Togo First

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Une délégation du Port Autonome de Lomé (PAL), conduite par son directeur, Fogan Adegnon, est en mission de prospection et de promotion dans les pays du Sahel depuis le 6 octobre 2024. La première étape de cette mission qui consiste à sensibiliser les opérateurs économiques aux nouvelles mesures mises en place au Port de Lomé pour améliorer les échanges commerciaux, s'est déroulée à Niamey au Niger.

Dans ce pays, la délégation a rencontré les autorités locales, les opérateurs économiques, les syndicats des transports, ainsi que les importateurs et exportateurs nigériens. Lors de ces échanges, les représentants du port ont présenté les avantages offerts par le PAL pour faciliter le transit des marchandises à destination ou en provenance du Niger.

Ces mesures interviennent alors que les autorités nigériennes ont choisi le Port de Lomé comme la plateforme privilégiée pour leurs échanges commerciaux internationaux, dans un contexte de tensions politico-diplomatiques entre Niamey et Cotonou.

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Cette mission s’ajoute aux multiples initiatives menées pars le Togo et les trois pays de l’hinterland pour positionner le Port de Lomé comme un lien stratégique entre l'AES et le reste du monde.

En juin dernier, les douanes des quatre pays ont signé un accord d’interconnexion de leurs systèmes d’informations douanières, pour faciliter ainsi les échanges commerciaux. Deux mois après la mise en œuvre de cet accord, les statistiques montrent que les échanges du Togo avec les pays de l’AES représentent désormais 74 % de ses échanges globaux, contre 64 % il y a cinq ans, soit une augmentation de 10 points.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Système des Nations unies a un nouveau représentant, en la personne de   Coumba Sow, nommée à ce poste la semaine dernière, par le Secrétaire général de l’Organisation, António Guterres.

La fonctionnaire sénégalaise aura ainsi pour mission de coordonner le travail de l'ONU au Togo. Ceci afin que le Système puisse apporter “une réponse collective, cohérente et intégrée aux priorités et aux besoins nationaux, dans le cadre des objectifs de développement durable et des autres engagements internationaux”.

Coumba Sow aura sous sa supervision pour l’Organisation des Nations Unies, treize agences, fonds et programmes spécialisés résidents et non résidents qui interviennent dans différents secteurs spécifiques, dans le cadre de leur coopération avec le gouvernement.

Du haut de ses 20 ans d'expérience dans le domaine du développement et de l'aide humanitaire, cette économiste a occupé plusieurs positions avant ce nouveau poster. Notamment celle de représentante de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Rwanda et à Djibouti, Coordinatrice des urgences et de la résilience pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, ou encore Responsable pour l'Afrique au bureau du Directeur général de la FAO.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l’acte 5 du Mois du Consommer Local a été lancé ce jeudi 10 octobre 2024 à Kpalimé (120 km de Lomé) par la ministre de tutelle, Rose Kayi Mivedor.

C’est à la faveur d’une cérémonie qui s’est tenue au stade municipal de Kpalimé, avec la participation de nombreuses autorités politiques, administratives, traditionnelles, religieuses, et d’invités, en tenue traditionnelle pour la plupart. Un seul mot d’ordre : valoriser le made-in-Togo.

Dans son allocution d’ouverture, la ministre Mivedor a notamment rappelé la vision du gouvernement de faire des produits locaux, un véritable levier de développement économique. Elle a invité les citoyens à privilégier les produits locaux. 

« Il s'agit pour nous de valoriser davantage nos potentialités productives agroalimentaires, artistiques, artisanales, textiles ainsi que dans le domaine des services de l'innovation », a-t-elle expliqué. Ceci, « afin de stimuler une production nationale de biens et services diversifiés et compétitifs et pour faciliter leur accès au marché local et international ».

Une stratégie nationale du Consommer Local

Dans la foulée, la ministre a annoncé la prochaine stratégie nationale de promotion de la consommation locale, qui est « en cours d'adoption »

En effet, « par cette stratégie, le gouvernement envisage d'augmenter les capacités productives, améliorer la compétitivité des biens et services locaux, sensibiliser les consommateurs, stimuler la demande nationale, renforcer la capacité des acteurs de la promotion de la consommation locale, réduire les importations de certains biens, augmenter les exportations de produits finis et semi-finis », explique-t-on en substance. 

Notons qu’en marge de ce lancement, un panel d’experts animera une conférence cet après-midi (la première d’une série tout au long du Mois), sur le thème : "Développement du tissu industriel pour une consommation locale dynamique et durable : enjeux et défis".

Pour rappel, le mois du Consommer Local est désormais une tradition, instaurée de commun accord par les pays de l’Uemoa, le 25 octobre 2019 à Ouagadougou, à la faveur d’une réunion des ministres chargés du commerce. L'objectif est de promouvoir la consommation des produits locaux, dans l'espace UEMOA. 

Le Togo va se doter d’un Centre national de santé digitale (CNSD) à Lomé. Les travaux qui seront financés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) démarrent ce jeudi 10 octobre 2024.

Ce centre, qui sera le premier en Afrique de l’ouest, à terme, va contribuer à améliorer l’accessibilité des soins de santé grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Dans cette dynamique, il va « assurer la gouvernance opérationnelle des activités de santé numérique à travers la mise en place de fondamentaux, comme l’interopérabilité et la conformité des projets, ainsi que la collecte des données sanitaires pour participer à la surveillance épidémiologique », d’après Aristide Afèignindou Gnassingbé, le coordinateur national de la santé.

Le projet va faciliter l’accès aux soins, en particulier pour les populations vivant dans des zones rurales et reculées, en mettant en place des solutions de téléconsultation, téléexpertise, télésurveillance et télé-échographie. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale Togo Digital 2025 et contribue à l’extension du projet d’Assurance maladie universelle (AMU), en place depuis janvier 2024.

Cette infrastructure jouera également un rôle central dans le développement de solutions numériques pour renforcer la capacité de réponse du pays face aux crises sanitaires. Ceci à travers l’adoption de systèmes de surveillance automatisés et l’optimisation de la gestion des ressources médicales.

Cette initiative dans le secteur de la santé vient s’ajouter à d’autres mesures mises en place par les autorités pour garantir la couverture de soins de la population. Celles-ci ont permis de faire passer le taux d’accessibilité aux soins de santé de 71% en 2020 à 90,7% en 2023, selon les données officielles.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé a effectué le mercredi 9 octobre 2024 la visite du chantier de réhabilitation du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lomé (campus). Objectif : constater l’état d’avancement des travaux et s’assurer du point présenté plus tôt par la société Ellipse Projects, chargée de l'exécution du projet.

Sur le terrain, le Premier ministre s’est assuré du « bon démarrage du projet de construction et de réhabilitation » et a annoncé que le gouvernement veillerait à la qualité des travaux et au respect du délai de livraison.

Concrètement, le projet consiste en la construction d’un nouveau plateau technique et d’une maternité par un procédé de construction modulaire, ainsi qu'en la réhabilitation des infrastructures existantes, notamment les bâtiments, les voiries, et les réseaux d’eau et d’électricité. Le même projet est dupliqué à au CHU de Kara où le groupe Ellipse Projects se prépare à lancer les travaux.

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Au terme du projet, les centres hospitaliers seront entièrement rééquipés en matériels neufs. Le CHU de Kara disposera de 345 lits contre 239 auparavant, tandis que celui de Lomé comptera 332 lits contre 197 avant les travaux de rénovation. Ceci devrait contribuer à « améliorer fortement la prise en charge des patients » dans un contexte où les autorités œuvrent pour assurer la couverture de santé à toute la population.

Cette rénovation des deux hôpitaux publics est financée par l’État français à hauteur de 70 milliards FCFA. Le Togo a signé à cet égard, en mars 2023, un accord de financement avec la France.

Esaïe Edoh

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Le Togo se prépare à adopter des Plans de développement de ses filières café et cacao (PDCC) à l’horizon 2030. Une rencontre de discussions s’est ouverte à cet effet ce mercredi 9 octobre 2024 à Lomé pour trois jours, pour l’adoption de ces plans qui devraient mobiliser un investissement global de 22 milliards FCFA. 11,7 milliards FCFA pour le Café et 10,3 milliards FCFA pour le Cacao.

Ces plans élaborés par une équipe de consultants togolais, spécialistes de café-cacao, mettent l'accent sur plusieurs axes prioritaires, notamment la restructuration des deux filières ainsi que la mise en place d’un mécanisme de financement à destination des petits producteurs qui sont considérés comme les maillons faibles de la chaîne. Les documents stratégiques proposent ainsi un cadre professionnel pour améliorer la rentabilité des producteurs et assurer un revenu vital à leurs familles.

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D’après Enselme Gouthon, président du Comité de coordination des filières café et cacao (CCFCC), l’ambition principale à travers ce document est de renforcer la productivité et d’encourager la transformation locale du café et du cacao, deux cultures qui jouent un rôle important dans l'économie agricole du pays.

« À l’horizon 2030, l’ambition est d’avoir des filières café et cacao performantes sur toute leur chaîne de valeur, créatrices de richesses et d’emplois décents, notamment en milieu rural », a déclaré Enselme Gouthon. Selon lui, il est indispensable de bâtir une culture professionnalisée, compétitive et durable. Ces plans de développement, une fois adoptés, devront permettre au Togo de mieux se positionner sur les marchés régionaux et internationaux.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de relance des filières café et cacao au Togo, qui ont traversé des périodes de baisse de production et de difficultés commerciales. En effet, ces dernières années, les quantités produites n’ont pas atteint les objectifs fixés.

Esaïe Edoh

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Lomé accueille cette semaine la 20e édition des Journées Scientifiques Internationales (JSIL) à l’Université de Lomé. La rencontre académique réunit plus de 1000 chercheurs venus de 24 pays, dont le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d'Ivoire, et des nations d’Europe et d’Amérique. 

Les travaux qui ont débuté lundi 7 octobre 2024 à l’Université de Lomé (et se poursuivront jusqu'au 11 octobre), permettent d’échanger sur le thème : « Recherche et Innovations au service de la transformation structurelle et du développement des pays africains »

Ces JSIL ont pour objectif de faire le point sur les acquis et les défis auxquels les chercheurs africains sont confrontés. L'enjeu est d'exploiter pleinement les potentiels scientifiques et technologiques de l'Afrique, afin de contribuer aux objectifs de développement durable (ODD 2030) et à l'Agenda 2063 de l'Union Africaine.

A l’ouverture des travaux, le Président de l'Université de Lomé, Prof Adama Mawulé Kpodar, a appelé à ce que ces journées ne se limitent pas à de simples débats intellectuels, mais qu'elles servent à définir des stratégies concrètes pour soutenir les politiques publiques. De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur, Kanka-Malik Natchaba, a réaffirmé l'engagement des autorités à accompagner les recherches au service du développement national.

La société Ellipse Projects, chargée de l'exécution du projet de rénovation des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) de Lomé (campus) et de Kara, a fait à la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, le point sur l’état d’avancement des travaux le mardi 8 octobre 2024. Selon Stéphane Terranova, directeur général d’Ellipse Projects, les chantiers progressent significativement.

Quelques mois après le démarrage des travaux, la société a annoncé des progrès notables dans la construction des bâtiments modulaires à Lomé et se prépare à entamer une phase similaire à Kara. « A Lomé, nous avons avancé de façon significative sur la construction de ces bâtiments modulaires et nous sommes en train de commencer à Kara cette phase. Les projets vont bien », a déclaré Stéphane Terranova, précisant que malgré certaines difficultés rencontrées, les travaux devraient être terminés et les ouvrages livrés en 2026.

Concrètement, le projet consiste en la construction d’un nouveau plateau technique et d’une maternité par un procédé de construction modulaire, ainsi qu'en la réhabilitation des infrastructures existantes, notamment les bâtiments, les voiries, et les réseaux d’eau et d’électricité.

Lire aussi: A Lomé, la Secrétaire d’Etat française au développement signe un accord de financement de 2 hôpitaux

En outre, les centres hospitaliers seront entièrement rééquipés avec des matériels neufs. Le CHU de Kara disposera de 345 lits contre 239 auparavant, tandis que celui de Lomé comptera 332 lits contre 197 avant les travaux de rénovation. Ceci devrait contribuer à « améliorer fortement la prise en charge des patients » dans un contexte où les autorités œuvrent pour assurer la couverture de santé à toute la population.

Le financement des travaux s’élevant à 70 milliards FCFA, est assuré par l’État français. Un accord a été signé à cet effet en mars 2023 à Lomé entre Chrysoula Zacharopoulou, Secrétaire d’État française chargée de la Francophonie, et Moustafa Mijiyawa, alors ministre togolais chargé de la santé.

Esaïe Edoh

En prévision de la prochaine mission économique d’entreprises belges au Togo le mois prochain, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-T) offre des opportunités aux opérateurs togolais intéressés par des rencontres B2B.

En effet, les temps forts de cette visite incluent, en plus d’une séance plénière prévue le jeudi 7 novembre à l'hôtel Sarakawa, des rencontres B2B le même jour et le 8 novembre. Ces sessions permettront aux entreprises togolaises de se connecter avec des partenaires potentiels venus de la Belgique. L’objectif est d’ouvrir la voie à de nouvelles opportunités d'affaires pour les différents acteurs, des deux côtés. Les discussions porteront sur des secteurs structurants comme l'industrie, la finance, les technologies, l'énergie, l'environnement, les infrastructures, la santé, le numérique, ou encore l'agriculture.

Rappelons que la mission économique, annoncée depuis plusieurs mois, vise à renforcer les relations commerciales entre la Belgique et le Togo, notamment dans des domaines stratégiques comme les infrastructures et le transport. Une quarantaine d'entreprises belges, opérant dans ces différents secteurs, devrait faire partie du voyage.

Les entreprises intéressées sont invitées à s'inscrire avant le 31 octobre 2024 auprès de la CCI-Togo.

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Le Togo et le Ghana ont repris, depuis le mardi 8 octobre 2024 à Lomé, leurs discussions sur la délimitation de leurs frontières terrestres. Prévue sur deux jours, la rencontre qui se tient à Lomé, devrait permettre aux délégations des deux pays de parvenir à un consensus concernant le tracé exact de la ligne de démarcation entre la Borne 1 et la mer, condition nécessaire à la poursuite du processus de réaffirmation des frontières communes.

Au cours de cette réunion, une revue des différentes séances des commissions techniques ainsi que des réunions du comité de suivi des travaux sera effectuée. Cette évaluation aidera les coordonnateurs nationaux des commissions frontalières à s’accorder sur les modalités de délimitation entre la Borne 1 et la mer.

Cet accord attendu, fait de la réunion de Lomé, une rencontre décisive avec de grandes attentes selon le Général Emmanuel Kotia, commissaire général et président de la commission ghanéenne de délimitation des frontières. « Nos attentes pour cette réunion sont très hautes. Nous avons déjà réalisé des travaux sur plus de 350 km, et notre souhait est de trouver un terrain d’entente pour permettre à nos équipes techniques de reprendre les travaux. Je suis convaincu que, grâce à notre bonne volonté et à notre engagement commun, nous surmonterons les malentendus, dans l’intérêt général de nos deux pays », a-t-il affirmé.

Cette initiative conjointe, lancée il y a quelques années, vise à renforcer la protection des territoires des deux pays, à prévenir d’éventuels conflits, et à apaiser un différend frontalier entre le Togo et le Ghana.

Les efforts conjoints des deux pays ont déjà porté leurs fruits en ce qui concerne la délimitation de leurs frontières maritimes. Un accord a été trouvé sur cette question en 2022.

Esaïe Edoh

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