La Banque africaine de développement (BAD) a signé en fin de semaine dernière à Lomé, avec les autorités togolaises, un accord de financement de 16,4 milliards FCFA pour soutenir le Projet de Transformation Agroalimentaire du Togo. Les documents de cet accord ont été paraphés par le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, et le représentant pays de la BAD, Wilfrid Abiola. Soit, quelque deux mois après l'annonce de ce financement.
Ce nouveau financement s'inscrit dans le cadre de la phase 2 du Projet de Transformation Agroalimentaire du Togo (PTA). Les ressources financeront des initiatives visant à accroître la production agricole, réduire les importations alimentaires et créer des emplois. Il vient en complément des appuis précédemment accordés par la banque panafricaine à ce projet, à sa phase de démarrage.
On se rappelle que la BAD, la BOAD, la Fondation coréenne Saemaul et l’Etat togolais avaient participé à la mobilisation de 35 milliards FCFA. La BAD avait également approuvé un décaissement ultérieur de près de 3 milliards FCFA au profit de ce projet, sur le Fonds spécial du Nigeria (FSN).
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Les actions prioritaires ciblent les filières rizicole, soja, sésame, poulet de chair et noix de cajou, principalement dans les zones d’aménagements agricoles planifiées (ZAAP) et l’agropole de la Kara. Ceci, en accord avec le plan stratégique de promotion des agropoles et la première phase du projet.
“La phase II du projet va se concentrer sur le renforcement de ces acquis et sur l’extension des zones de transformation agro-alimentaire. A cet effet, il est prévu, entre autres, la construction et l’opérationnalisation d’un parc agro-industriel moderne, équipé d’infrastructures modernes telles que la voirie, les réseaux d’eau et d’électricité, et même une fibre optique pour attirer l’installation d’entreprises agro-industrielles”, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances.
La première phase du projet a couvert 11 100 hectares dans 31 ZAAP et permis la construction de 7 centres de transformation agricole (CTA). Avec cette nouvelle phase, le Togo entend poursuivre son objectif de développer un secteur agricole compétitif, capable d’assurer sa sécurité alimentaire.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement veut attirer davantage d'investissements, en ligne avec les Objectifs de Développement Durable (ODD). L'exécutif vient en effet de publier son Cadre de Financement Durable, conçu par le Ministère de l’Économie et des Finances, pour attirer des partenaires nationaux et internationaux axés sur des projets à impact environnemental et social fort.
Dévoilé la semaine dernière (le mercredi 9 octobre 2024), le Cadre constitue une “feuille de route” pour ainsi orienter les fonds vers des secteurs clés. Il détaille notamment quatorze catégories de dépenses éligibles : cinq sont dédiées aux actions climatiques et environnementales, tandis que neuf concernent des projets sociaux prioritaires, principalement destinés aux populations les plus vulnérables. “Notre priorité est d'attirer des investissements qui non seulement soutiennent une croissance économique inclusive au Togo, mais aussi respectent l'environnement et améliorent la qualité de vie de nos citoyens”, selon Essowè Georges Barcola, Le ministre de l'Économie et des Finances.
L’objectif est ainsi de soutenir une croissance économique inclusive tout en améliorant les conditions de vie des citoyens, en accord avec la feuille de route gouvernementale Togo 2025.
Validé notamment par S&P Global Ratings, en tant que fournisseur de Second Party Opinion, le cadre togolais respecte les normes internationales, notamment celles de l'International Capital Market Association (ICMA) et de la Loan Market Association (LMA), indique-t-on.
A ce titre, le gouvernement veut mobiliser les acteurs du secteur privé, les organisations de la société civile et les partenaires au développement, et les appelle à "s'engager dans ce processus afin de continuer à bâtir ensemble un avenir durable pour le Togo”.
La Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) va soutenir le développement de la filière rizicole à travers le Projet d’appui à la valorisation du riz togolais (PAVRIT). Ce projet a été présenté le jeudi 10 octobre 2024 à Kpalimé, en marge du début officiel des activités du mois du consommer local, sera concentré sur la promotion de la consommation de riz local.
Le projet repose sur deux axes majeurs. D'une part, il offre un soutien technique et financier aux producteurs locaux de riz, et d'autre part, il vise à renforcer les liens entre les différents acteurs de la chaîne de valeur rizicole au Togo.
Dans sa phase opérationnelle, le projet mettra un accent particulier sur la sensibilisation des acteurs de la filière. Il encouragera également des initiatives de plaidoyer visant à limiter les importations de riz par des mesures réglementaires.
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« Le PAVRIT ne se limite pas à un simple soutien à la consommation locale. Il vise également à transformer en profondeur les pratiques industrielles, à travers des campagnes de sensibilisation et l'introduction de technologie plus efficace en vue de disposer d'un riz compétitif sur le marché », a soutenu José Kwassi Symenouh, président de la CCI-Togo. Selon lui, ce projet s'inscrit dans une vision de développement durable du secteur agricole, avec l'ambition de faire du riz produit au Togo un produit de qualité, apprécié sur le marché local et compétitif à l'international.
Pour garantir le succès de cette initiative, la CCI-Togo et le Conseil interprofessionnel de la filière riz prévoient de signer prochainement un protocole d'accord. Cette démarche devrait également contribuer à l'objectif du gouvernement togolais d'atteindre une production de 115 087 tonnes de riz d'ici 2030, afin de satisfaire les besoins nationaux en la matière.
Esaïe Edoh
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Une salle comble, des échanges vifs, et des intervenants déterminés à montrer que le Togo est sur la bonne voie. C’est dans ce cadre que s’est déroulé, lundi 7 octobre 2024, l’atelier de présentation du tout premier rapport B-Ready, nouvelle mouture du célèbre Doing Business de la Banque mondiale. Avec un classement honorable, plaçant le pays en troisième position sur le continent, derrière le Rwanda et Maurice, le Togo fait figure de modèle en matière de réformes du climat des affaires.
Présidée par Sandra Johnson, ministre Secrétaire générale de la Présidence, l'événement a rassemblé plusieurs figures importantes, dont Rose Kayi Mivedor, ministre du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, et Christopher Balliet Bleziri, représentant pays de l'IFC au Togo.
C’est devant ce parterre de personnalités qu'Eric Galley, coordonnateur de la cellule climat des affaires, a présenté les réformes déjà mises en place, ainsi que celles en cours, alors que le pays, fort de ce bond en avant, veut maintenir son rythme de réformes, démarrées depuis 2018, notamment dans les services publics, maillon faible du Togo, selon le nouveau rapport de la Banque mondiale. “Nous faisons les réformes pour améliorer le quotidien des Togolais. Nous ne faisons pas les réformes pour les classements, ni pour les institutions internationales”, a justifié Sandra Johnson.
L’objectif affiché par le Togo est clair : maintenir le cap des réformes, et surtout améliorer la performance de ses institutions publiques.
Accélérer le rythme des réformes
Depuis quelques années, le pays a fait des réformes économiques, sa priorité, un chantier titanesque mené à coup de dématérialisation, de modernisation et de simplification des procédures administratives. Le rapport B-Ready met en lumière les résultats de ces efforts. « Le Togo a connu une transformation remarquable », lance Eric Galley, en décrivant un panorama où la digitalisation des services publics et la transparence sont au centre de la stratégie gouvernementale.
Digitalisation, dématérialisation et simplification au cœur des réformes
Lors de son intervention, Eric Galley a mis en avant la volonté de l’État de simplifier les procédures administratives : « Le cadre réglementaire s'est toujours amélioré avec l'appui de nouvelles dispositions, notamment en matière de création d'entreprise. Aujourd'hui, le Togo est un pays où tout peut être fait en ligne ou presque », a-t-il déclaré. La dématérialisation des formalités d'enregistrement des entreprises, notamment via le Centre de formalités des entreprises (CFE), a déjà permis à des dizaines de milliers d’entrepreneurs de créer leur société en quelques clics seulement, sans passer par les lourdeurs administratives d'autrefois.
Pour le cadre de la présidence, les réformes ne s’arrêtent pas là. Le gouvernement a bien compris que l’amélioration du climat des affaires passait inévitablement par la digitalisation. Le Togo a ainsi mis en place une série d’initiatives visant à simplifier la vie des entreprises. Par exemple, le registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) a été digitalisé. Autrefois laborieuse, la procédure d’obtention des certificats de conformité pour les permis de construire est désormais entièrement numérisée également. Aujourd'hui, tout se fait en ligne, les délais de traitement ont été drastiquement réduits. De plus, le CFE a renforcé ses liens avec d’autres institutions, comme l’Agence nationale de gestion de l’environnement, pour simplifier l'accès aux études environnementales et obtenir les autorisations nécessaires. Une plateforme numérique est en cours de finalisation pour digitaliser totalement le processus d’obtention des études d'impact environnemental, apprend-on.
Et ce n’est pas tout. Le secteur de la propriété foncière bénéficie également d’une véritable révolution numérique. Le Togo a créé un identifiant unique national pour chaque parcelle, pour ainsi faciliter les recherches et les transactions immobilières. Dans le même esprit, les services de raccordement à l’eau et à l’électricité ont été modernisés. Fini les longues files d’attente : il est désormais possible de faire une demande de branchement en ligne, de suivre l’évolution du dossier en temps réel, et les factures d’électricité et d’eau peuvent être réglées en ligne. « Nous avons mis en place un système de gestion des performances des services publics, avec des indicateurs publiés en ligne », a ajouté Galley.
Dialogue avec le secteur privé et réformes fiscales
Kayi Mivedor, ministre du Commerce et du Secteur privé, n’a pas manqué de rappeler l’importance de la concertation entre le public et le privé pour garantir la pérennité des réformes. « Les réformes que nous mettons en place, nous les faisons pour répondre aux attentes des entreprises, qu’elles soient locales ou étrangères », a-t-elle insisté.
Pour faciliter ces échanges, une plateforme numérique a été mise en place afin de permettre aux entrepreneurs de poser leurs questions et de soumettre leurs préoccupations directement à l'administration. « Cette plateforme permet une transparence totale et un traitement rapide des dossiers. Ce canal de communication cherche à accroître la réactivité de l'administration face aux besoins du secteur privé », a précisé Galley.
Le secteur fiscal n’a pas été oublié dans cette vague de réformes. Les entreprises, y compris les petites et moyennes entreprises (PME), ont désormais à leur disposition une application mobile qui leur permet de déclarer et de payer leurs impôts en ligne. Cette application, autrefois réservée aux grandes entreprises, s'inscrit dans la volonté d'intégrer davantage de PME dans l'économie formelle.
Le commerce international bénéficie également de cette vague de modernisation. Les licences et autres documents délivrés par l'administration pour les exportateurs et importateurs sont désormais dématérialisés, une avancée qui facilitera les échanges commerciaux. Le lancement officiel de cette plateforme s’est déroulé jeudi, avec l’espoir d’un impact significatif sur le commerce transfrontalier, alors que les pays du Sahel utilisent de plus en plus le corridor togolais et le Port de Lomé pour leurs échanges avec le reste du monde.
Tribunal de commerce et réformes judiciaires
La justice commerciale fait également l’objet d’une modernisation. Comme l’a expliqué Eric Galley, le tribunal de commerce du Togo a mis en place un système de gestion numérique des affaires. Les litiges commerciaux peuvent désormais être traités en ligne ; les paiements des frais de justice se font également par voie électronique. Une innovation qui, selon lui, "renforce la confiance des entreprises en l’administration judiciaire".
En outre, le tribunal de commerce a inauguré une chambre dédiée aux procédures collectives, ce qui devrait faciliter la gestion des entreprises en difficulté. « C’est un signal de la volonté des autorités de rendre l’environnement des affaires plus sécurisé et transparent pour les investisseurs et les entreprises locales », a insisté Sandra Johnson lors de son discours.
D’ailleurs sur ce terrain de la transparence, le gouvernement togolais entend aller plus loin avec la digitalisation des procédures de marchés publics. Un système électronique a également été mis en place pour gérer les appels d'offres et les soumissions. Les entreprises peuvent soumettre leurs offres en ligne et suivre l’évolution des projets de marchés publics, a indiqué le présentateur du jour.
Bien que les réformes opérées jusqu’ici soient saluées, les autorités togolaises sont bien conscientes des défis qu’il reste à relever. Pour Christopher Balliet Bleziri, représentant de l'IFC au Togo, « les progrès réalisés sont impressionnants, mais il faut encore travailler sur l’efficacité des services publics pour véritablement transformer le paysage des affaires ». Cette remarque fait écho aux recommandations du rapport B-Ready, qui appelle à une amélioration continue des services administratifs et à une réduction des délais de traitement dans certaines administrations.
Fiacre E. Kakpo
Le Free Roaming est désormais en vigueur entre le Togo et le Ghana. Les deux pays ont officiellement concrétisé le 9 octobre 2024 à Accra, leur partenariat, signé en 2023, lors d'une cérémonie organisée par l'ARCEP Togo et l'Autorité de régulation du Ghana (NCA).
Désormais, les utilisateurs des services mobiles togolais en déplacement au Ghana peuvent profiter de tarifs réduits pour leurs communications. Les principales mesures incluent la gratuité totale de la réception des appels pendant les 30 premiers jours, ainsi qu'une réduction drastique des coûts d'émission d'appels, plafonnés à 8,67 F CFA par minute (contre 550 F CFA auparavant). De plus, l’utilisation des données internet est désormais facturée à 1,6 F CFA par Mo, bien loin des 8400 F CFA précédents.
Pour le pays, c’est une avancée significative dans ses efforts de fluidifier les communications au niveau sous-régional. Le Togo a également signé des accords avec d’autres voisins, tels que le Bénin et la Côte d'Ivoire, qui sont déjà en vigueur.
Forte de ces développements, l'ARCEP Togo, à la manoeuvre de ce partenariat, appelle les usagers togolais en déplacement au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Ghana à faire “l’expérience de l’itinérance gratuite.”
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Commune de Vo 1, située au sud-est de Lomé, vient d'adopter son Plan de Développement Communal (PDC). Ce plan, validé en milieu de semaine à Vogan (chef-lieu de la commune), définit les principales initiatives que les autorités locales devront mettre en œuvre au cours des cinq prochaines années pour développer cette collectivité.
Ce PDC prévoit un investissement total de 2,4 milliards FCFA, qui servira à financer diverses actions. Parmi les priorités du plan figurent la promotion d'une gouvernance locale efficace, le renforcement du partenariat avec les acteurs de la société civile et la participation citoyenne.
Le plan met également l'accent sur l'accès inclusif aux infrastructures sociales de base et sur la création d'un cadre de vie durable pour les habitants de la commune. Une autre priorité de ce plan est l'amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour tous, ainsi que le renforcement de la résilience de la commune face aux défis environnementaux. Le document met aussi en avant des actions visant à rendre le territoire communal plus attractif, tant pour ses habitants que pour les investisseurs.
A la suite de la validation de ce document, les autorités de la commune de Vo 1 entendent désormais se mobiliser pour trouver les financements nécessaires à la mise en œuvre de ces projets. Elles comptent sur des partenariats, tant nationaux qu'internationaux, pour concrétiser les ambitions exprimées dans ce plan de développement.
Notons qu’à l'échelle nationale, de nombreuses communes togolaises ont déjà adopté des plans similaires, qui servent de guide pour la gestion des affaires locales. Ces plans s'inscrivent dans le cadre de la décentralisation entreprise par le Togo depuis quelques années.
Esaïe Edoh
L’Assemblée nationale togolaise se prépare à moderniser son administration grâce à la digitalisation. Jeudi 10 octobre 2024, son président, Sévon-Tépé Kodjo Adedze, a échangé avec Binta Sanneh, représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), sur les prochaines étapes d’une collaboration amorcée en ce sens.
Le projet, en partenariat avec le PNUD, vise à intégrer des solutions numériques afin d'améliorer l'efficacité et la transparence des services administratifs du Parlement. « Nous avons déjà travaillé sur le développement d’un système de travail collaboratif et de gestion électronique des documents », a précisé Binta Sanneh, au sortir de la rencontre.
Les discussions en cours visent du reste à finaliser les détails du projet, en vue d'accélérer et de fluidifier les activités parlementaires.
Mieux contrôler l’action gouvernementale
Toujours selon la représentante du PNUD, « les priorités sont la digitalisation et la modernisation de l’administration parlementaire ». Du côté du Parlement, il est assuré que le projet sera bientôt opérationnel.
En parallèle, on prévoit un renforcement des capacités techniques des parlementaires togolais, notamment dans le contrôle de l’action gouvernementale. Ceci est un aspect essentiel de l’action parlementaire, dans un contexte où, selon la nouvelle constitution en vigueur, l’assemblée joue un rôle encore plus grand dans le contrôle de l’action publique.
Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de digitalisation des services publics du pays, avec pour ambition de rendre 75% des démarches administratives accessibles en ligne d’ici 2025.
Le projet de l’Observatoire Régional du Littoral Ouest Africain (ORLOA) marque un nouveau cap, avec la signature du Protocole d’accord y relatif, par les ministres en charge de l’environnement des pays de l’UEMOA.
C’était le jeudi 10 octobre 2024, à Lomé, où les pays membres de l’Union, dans le cadre d’un atelier qui a réuni des délégations de plusieurs pays ouest-africains, ainsi que des partenaires tels que la Banque mondiale et l’Union européenne. « Nous avons longtemps espéré formaliser cet observatoire sous l'égide de la Commission de l'UEMOA. Ce protocole d'accord en est une avancée majeure », a déclaré le ministre togolais de l’environnement, Katari Foli-Bazi, appelant à des actions concrètes pour les populations concernées.

En effet, cet observatoire sous-régional, qui vise à assurer une gestion durable des littoraux de 12 pays africains, s'inscrit dans le cadre du projet WACA-ResIP, financé par la Banque mondiale.
L’ORLOA a pour mission de fournir des données essentielles pour l’aménagement et la résilience des zones côtières de pays comme le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, et le Sénégal. Il vise à renforcer la capacité des États à gérer durablement leurs littoraux, confrontés à des défis majeurs tels que l’érosion côtière et le changement climatique.
Cette signature, qui ouvre la voie à l’opérationnalisation de la plateforme, fait suite à une réunion préparatoire tenue en juillet 2024 à Lomé, au cours de laquelle le Comité régional de suivi de l’UEMOA avait examiné les premières ébauches du protocole.
Ayi Renaud Dossavi
Lancée il y a quelques mois, Ollo Africa, spécialisée dans la gestion des tontines et basée à Lomé, a récemment conclu un accord avec le géant bancaire Ecobank, également dans la capitale togola ise, pour s’étendre en Afrique.
Ce partenariat vise en effet à étendre l’accès aux services financiers à travers le continent, via l’application Ohana Africa, développée par la startup. A travers cette collaboration, les utilisateurs de l’application auront accès au Panafrican Wallet d’Ecobank, indique la jeune entreprise. Ceci, afin de renforcer l’accès aux services financiers pour les populations peu desservies.
Avec ce partenariat, l’idée est en outre d’élargir l’inclusion financière en Afrique, en commençant par le Togo, et en promouvant l’éducation financière.
« Le Togo est déjà un leader en matière d’inclusion financière en Afrique, et ce partenariat vise à renforcer cette position en créant un écosystème plus accessible pour les communautés mal desservies », a déclaré Mawuna Koutonin, Directeur Général de Ollo Africa.
Conquérir le secteur informel
L’entente avec Ecobank compte exploiter notamment le potentiel du secteur informel africain en combinant l'expertise des deux entités pour accélérer l’adoption des solutions fintech.
« Ensemble, nous pouvons répondre aux défis financiers des populations négligées et créer des opportunités de croissance économique. », a ajouté à cet effet Toba Tanama, Directeur Marketing d’Ollo Africa.
Les consommateurs togolais devraient rester en pole position pour expérimenter ces nouveaux développements, en tant que marché “pilote”, dans un contexte où le mobile money représente du reste plus de 3,5 millions d’utilisateurs, selon les dernières statistiques de l’ARCEP.
Ayi Renaud Dossavi
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A la tribune du Sommet pour le développement économique tenu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le jeudi 10 octobre 2024, Victoire Dogbé, cheffe du gouvernement togolais, a plaidé pour une relecture des conditions de financement de l'Association internationale de développement (IDA), afin de les adapter aux besoins actuels des pays bénéficiaires.
« Nous demandons à l’IDA et à nos partenaires de repenser les conditions de financement pour qu’elles soient plus adaptées à nos réalités locales et alignées sur nos priorités stratégiques », a déclaré la cheffe du gouvernement. Ceci, avant de proposer trois axes prioritaires pour instaurer un équilibre entre défis et opportunités dans la région d’Afrique principalement. Le premier volet porte sur la sécurité et la stabilité, des conditions préalables à tout développement durable. Selon l'officielle, « sans un environnement sûr et stable, aucun effort de développement ne saurait prospérer ».
Elle a ensuite mis en avant la question de l'énergie. Pour le premier ministre togolais, l’investissement dans la production et la distribution d'énergies renouvelables, domaine clé pour assurer une croissance économique durable, est indispensable.
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Le troisième point qu'elle a abordé concerne le capital humain, avec un accent particulier sur la jeunesse, qu'elle considère comme un atout essentiel pour l'avenir de l'Afrique.
Pour Victoire Dogbé, ce sommet de développement économique organisé en soutien à la 21e reconstitution des ressources de l’IDA est une réunion de l’urgence et de l’ambition. « Urgence face au tarissement des financements privés vers les pays à faible revenu et au renchérissement de leur coût, à l’explosion du service de la dette face aux chocs engendrés par les crises. Ambition au regard des défis en termes d’amélioration des infrastructures et de la nécessité de transformation structurelle des économies africaines », a-t-elle soutenu.
La rencontre conjointement organisée par Global Citizen, Bridge Water Associates et la Banque Mondiale, a pour objectif d’amplifier le plaidoyer pour la mobilisation de 120 milliards de dollars américains destinés au développement économique des pays à faible revenu, dont le Togo. À travers l’IDA 21, la communauté internationale espère apporter une réponse concrète aux nombreuses crises qui secouent ces nations.
Esaïe Edoh
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