En marge du sommet du Commonwealth (CHOGM 2024) à Samoa, le Togo a officiellement établi des relations diplomatiques avec les Bahamas. L’annonce a été faite par Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, suite à une signature conjointe avec son homologue bahaméen, Frederick A. Mitchell.
"Il est maintenant temps de concrétiser notre vision commune du développement en tant que nations africaine et afro-descendante. Ensemble, nous sommes plus forts", a déclaré le ministre togolais sur son compte X (ex-Twitter).
#Africanophonie #APA#GovTG #Africa #AfricanPoliticalAlliance#PanafricanCongress#LomePanafricanCongress#Lome2024 #Panafrican#Panafricanism #LPSF #OurAfrica
— Robert Dussey (@rdussey) October 26, 2024
On the sidelines of #CHOGM2024 in #Samoa , I signed with my friend Frederick A. MITCHELL Minister of Foreign Affairs… pic.twitter.com/L7j2WKz8JD
De fait, l’accord ouvre la voie à des collaborations entre le pays ouest-africain et l’archipel caribéen dans divers domaines, notamment le tourisme.
Pour Lomé, cet accord marque une nouvelle extension de son réseau diplomatique, dans le contexte du Commonwealth, dont les deux pays sont membres, et l’occasion d’explorer de nouvelles opportunités économiques, notamment dans les secteurs du tourisme et des services financiers.
En effet, le tourisme représente plus de la moitié du PIB des Bahamas, un archipel de plus de 700 îlots, situé dans l'océan Atlantique (au nord de Cuba et à l'est de la Floride). Dans le même temps, les services financiers, incluant la banque offshore et la gestion d’actifs, comptent pour environ 15 % de leur économie.
Cette nouvelle signature fait écho à l’ouverture diplomatique du Togo, quelques mois plus tôt, avec l'Ouzbékistan, en Asie Centrale.
Ayi Renaud Dossavi
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Après des années de désengagement dans le secteur financier, le gouvernement togolais s’emploie à conserver l’Union togolaise de Banque (UTB) dans son portefeuille. Unique banque publique restante après les privatisations successives de la BTD, de la BPEC et de la BTCI, l’UTB demeure un instrument stratégique pour l’État, malgré sa situation financière fragile.
Au premier trimestre 2024, Lomé a discrètement recapitalisé la banque, redressant un capital tombé en territoire négatif. Selon nos sources, cette opération de sauvetage, validée par un notaire, a permis de ramener les fonds propres négatifs de la banque à zéro, une étape cruciale pour éviter une intervention de la BCEAO.
Le montant exact de cette injection de fonds demeure confidentiel, bien que la Loi de finances ait prévu au moins 13 milliards FCFA (21,4 millions $) pour stabiliser la banque, en plus de 66,9 milliards FCFA pour acquérir les infrastructures de l’UTB et de IB Bank (ex-BTCI), privatisée en 2021.
Ensemble, l'UTB et IB Bank concentrent 18,9 % des actifs bancaires du Togo, mais leurs capitaux propres réglementaires étaient négatifs, représentant 1,8 % du PIB fin 2023. Malgré la recapitalisation, le ratio de solvabilité du secteur bancaire togolais, autour de 7,5 % en mars 2024, reste en dessous de la norme minimale de 11,5 %. Ce taux représente néanmoins une progression par rapport aux 5 % enregistrés fin 2023 et seulement 2,6 % en 2019.
S’il se montre attaché à sa dernière banque publique, le gouvernement togolais n’exclut pas de nouvelles injections de capitaux pour stabiliser l’UTB. Une vente semblait encore possible en début d’année, mais l’acheteur potentiel s’est désisté, réticent à ajuster son offre après la recapitalisation. Pour obtenir une vision claire de la situation, Lomé a mandaté un audit indépendant pour une évaluation transparente de la santé financière de l’UTB.
Le redressement de l’UTB a été confié à Simplice Toyi Assih, nommé directeur général en août 2024. Cet expert financier, avec plus de 23 ans d’expérience, a pour mission de restaurer la confiance des créanciers et des clients, tout en répondant aux exigences de la Commission bancaire de l’UMOA.
Toutefois, le Fonds monétaire international (FMI) reste prudent face aux risques budgétaires de cette recapitalisation. L’institution a exhorté les autorités togolaises à réformer la gouvernance des entreprises publiques afin de limiter les impacts potentiels sur la stabilité financière. Selon des estimations internes, le soutien de l’État à l’UTB et à la BTCI pourrait creuser le déficit public de 1,1 % du PIB, un fardeau supplémentaire pour Lomé dans un contexte économique tendu.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo veut faire inscrire les sites métallurgiques de Bassar au patrimoine mondial de l'UNESCO. Dans cette perspective, un plan de conservation et de gestion de ces sites a été validé récemment à Bassar, a rapporté l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Les documents approuvés et qui seront soumis au Centre du patrimoine mondial (CPM) définissent un plan de gestion quinquennal des sites concernés, avec une intégration des analyses des différentes recherches archéologiques menées sur place. Précisément, sept sites ont été sélectionnés pour figurer sur la liste de l’UNESCO : M'pampou 1, M'pampou 2 et Dikpassanware dans la commune de Bassar 1 ; Bitchabé et Tchogma à Bangeli dans Bassar 2 ; ainsi que N’nababoun et Tatre-Apoutandior dans Bassar 3.
Sur certains de ces sites, les activités métallurgiques remontent à 400 ans avant Jésus-Christ et se sont développées progressivement jusqu’au 20e siècle, selon les recherches archéologiques. Parmi les vestiges encore visibles, on dénombre près de 100 fourneaux de fonte partiellement ou entièrement debout, notamment à M'pampou 1 et M'pampou 2, ainsi que des traces d'extraction minière, des amas de scories atteignant parfois quatre mètres de hauteur, des likoumanjoole (lieux de concassage de fer) dans les zones de Bitchabé, et des dépôts de scories de forge.
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Pour le ministère chargé de la Culture, ces sites de métallurgie ancienne constituent « des exemples éminents illustrant une variété de techniques locales de fonte, de réduction et de forgeage du fer en pays Bassar ». Ainsi, avec le plan de gestion quinquennal désormais en place, le directeur du patrimoine culturel, Ayikoué Adama, appelle les communautés propriétaires des sites à s’engager dans une gestion participative et à assurer leur protection stricte.
Cet effort collectif devrait permettre aux autorités d'accélérer le processus d'inscription de ces sites historiques, symboles du patrimoine culturel et de la tradition du peuple bassar.
Cette dynamique est entreprise dans un contexte où le Togo travaille à faire de son secteur touristique et culturel, un levier de développement économique. De fait, le pays s’est doté d’une stratégie nationale de développement de la culture qui vise à réhabiliter et à renforcer les infrastructures culturelles.
Esaïe Edoh
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Après une première saison marquée par un franc succès et un remarquable engouement du public, la web-série togolaise ‘Ahoé’ sera bientôt de retour sur les écrans. La saison 2, déjà évoquée depuis plusieurs mois, aura bien lieu, a confirmé dimanche 27 octobre, la productrice Angela Aquereburu Rabatel.
La cofondatrice de Yobo Studios, la maison de production cinématographique à la manette du projet, s’exprimait lors du rendez-vous final des projections publiques organisées depuis plusieurs semaines au Grand Rex à Lomé.
⚠️ ARRÊT des projections !
— AHOÉ | Ciné Dimanche (@ahoewebserie) October 25, 2024
Dernière chance de voir les films MA KLO et L'INTERROGATOIRE, ce dimanche 27 octobre 2024 au Grand Rex Lomé.
Ne manquez pas cette ultime occasion !
? Séances : 15h - 17h - 19h
?️ Tickets : 2000 FCFA, disponibles sur Gozem.#Cinedimanche #Yobostudios pic.twitter.com/P83Tfe339P
Si les principales manœuvres (écriture, tournage, entre autres) sont annoncées pour le 1er semestre 2025, la deuxième fournée devrait à nouveau mettre un gros plan sur les réalités quotidiennes locales et aborder une panoplie de sujets de sociétés (relations familiales, trahison, justice sociale, notamment..). La recette, éprouvée avec subtilité et humour en mina (sous-titrée en français et anglais) dans la saison inaugurale, avait en effet fait mouche auprès du grand public, mobilisant des centaines de milliers de spectateurs lors de chaque diffusion et cumulant à ce jour, plus de 6 millions de vues.
Une adhésion qui avait d’ailleurs permis à la productrice d’être reçue par la cheffe du gouvernement, Victoire Dogbé, qui l’a assurée de l’intérêt de l’exécutif pour ce chef d’oeuvre.
L’éternel écueil du financement
Toutefois, la question du financement de la série est loin d’être résolue. Le projet, entièrement financé de façon participative (à hauteur de 8 millions FCFA sur un budget initial de 150 millions FCFA) lors de sa première sortie, avait tenté de mobiliser et rallier à sa cause. Mais le résultat reste mitigé.
A la date du 28 octobre 2024, “seulement” 17 millions FCFA, déboursés par 661 contributeurs répartis dans le monde, ont été récoltés via la cagnotte électronique mise en place en janvier. Encore très loin des 200 millions (un peu plus de 300.000 euros) espérés, a déploré Angela Aquereburu.
S’il constitue un exemple palpable de l’intérêt constant du public pour le contenu local, la web-série Ahoé est encore plus confrontée aux difficultés qu’éprouve l’industrie du 7ème art au Togo.
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Octave A. Bruce
La campagne de commercialisation du soja pour la saison 2024-2025 a été officiellement lancée au Togo, le vendredi 25 octobre, à Atakpamé (située à environ 160 km au nord de Lomé). Pour cette année, le prix du kilogramme de soja a été fixé à 250 FCFA, soit une augmentation de 25 % par rapport au prix de la saison dernière, 200 FCFA par kilo.
Ce nouveau tarif est le fruit d’une consultation entre les principaux acteurs de la filière, notamment la Fédération nationale des coopératives productrices de soja (FNCPS), l'Association togolaise des transformateurs de soja (ATTS), et l'Association nationale des commerçants-exportateurs du soja (ANCES). L’accord trouvé entre ces acteurs, soutiennent-ils, va contribuer à assurer une commercialisation équitable, intégrant les intérêts de chaque groupe de la chaîne de valeur.
« Nous nous sommes engagés à garantir une meilleure commercialisation qui prend en compte les intérêts de chaque acteur de la filière. À cet effet, nous avons organisé une concertation préalable pour fixer un prix plancher pour la vente bord champ, en tenant compte des coûts d'exploitation de chacun », a précisé Koriko Mounirou, président du Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS-Togo).
Au cours de cette nouvelle campagne, 200 000 tonnes de soja seront commercialisées contre environ 260 200 tonnes en 2023. Les acteurs espèrent que cette stabilité au niveau des quantités mises en vente permettra d’assurer des revenus équitables tout au long de la chaîne de production.
Esaïe Edoh
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Orabank-Togo vient de lancer son API (Application programming interface). Cette solution qui va permettre aux e-commerçants et à leurs clients d'effectuer des transactions de vente et d'achat de produits en ligne a été présentée le 24 octobre 2024 à Lomé.
Concrètement, les e-commerçants, les entreprises évoluant dans des secteurs comme l’hôtellerie, les assurances ou qui offrent des services par abonnement peuvent intégrer cette API dans les fonctionnalités de leurs sites ou applications. Via l’API configurée pour prendre en charge plusieurs méthodes de paiement notamment les cartes VISA, MASTERCARD, Samsung Pay, Apple Pay, les consommateurs peuvent effectuer des paiements sécurisés. Orabank simplifie ainsi la gestion des flux financiers, les paiements étant automatiquement crédités sur ce compte.
En offrant cette solution, Orabank se positionne en intermédiaire direct dans les transactions et s’offre des opportunités d'attirer et de fidéliser davantage ses clients. Également, la banque peut proposer des produits complémentaires aux e-commerçants utilisateurs de son API. Ceux-ci peuvent également accéder à d'autres services bancaires, comme des facilités de trésorerie, des lignes de crédit ou des options de financement de leurs activités.
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« Cela représente une opportunité pour les commerçants togolais de développer leurs ventes », a déclaré Kalil Macky, le directeur banque digitale chez Orabank-Togo, précisant que la solution offre un avantage en matière de protection des transactions dans un contexte d’augmentation de la cybercriminalité.
En effet, à travers ce système, Orabank conserve une trace de toutes les transactions, offrant aux e-commerçants un tableau de bord pour suivre leurs ventes et gérer leur comptabilité. Cela permet aussi de générer des rapports détaillés pour chaque transaction, facilitant la gestion et la vérification des paiements.
Cette solution vient s’ajouter à celle de paiement au moyen de mobile money qui est jusque-là adoptée par les e-commerçants. À terme, elle devrait contribuer à la croissance du secteur e-commerce au Togo, grâce à l’adoption par des entreprises des solutions de paiement numériques.
Esaïe Edoh
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Les femmes ont un rôle central dans le développement économique des pays, et au Togo, cette inclusion est une priorité. C’est ce qu’a déclaré Sandra Ablamba Johnson, ministre et Secrétaire générale de la Présidence de la République togolaise, lors de son intervention au panel « les femmes transforment le monde » le jeudi 24 octobre 2024 à Washington, en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI.
Aux côtés de plusieurs personnalités comme Ajay Banga, Président du Groupe de la Banque mondiale, Sandra Johnson a souligné que la femme constituait un levier incontournable pour le développement durable. « Il est juste impossible aujourd’hui de concevoir le développement de notre continent sans la gent féminine, parce qu’elle est majoritaire », a-t-elle affirmé.
L’officielle a soutenu que l’implication des femmes dans le développement économique faisait partie des priorités du Sommet de l’Etat togolais ; ce qui se traduit par des nominations de femmes à des postes de prises décisions et leur participation aux initiatives visant la croissance nationale.
« Le gouvernement a très tôt compris que la meilleure solution pour éliminer les diverses formes de vulnérabilités était de renforcer l’autonomisation économique des femmes », a-t-elle souligné.
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En effet, le renforcement de la position de la femme dans la prise de décision ainsi que son soutien au plan économique sont au cœur de l’action publique. Cet engagement a valu au Togo des résultats notables, confirmés par la Banque mondiale à travers son rapport 2024 : “Les femmes, l’entreprise et le droit”, où le Togo obtient un score de 97,5 points, le plus élevé en Afrique subsaharienne.
Mais ce rôle, la Secrétaire Générale de la Présidence togolaise rappelle que les femmes togolaises l’ont de tout temps, joué. Avec comme point d’orgue, les Nana-Benz, figures historiques du commerce de pagnes entre 1980 et 2000. Aujourd’hui, une nouvelle génération de ces femmes d'affaires pourrait bénéficier du soutien de la Banque mondiale, leur permettant d’avoir plus d’impact économique. En ce sens, une délégation de hauts responsables de l’institution de Bretton Woods a rencontré ces femmes pionnières à Lomé, afin d’échanger sur des possibilités de partenariat.
Notons que le Togo a mis également en place, divers programmes dédiés à l’essor des femmes. Notamment le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) et l’attribution de 25 % des marchés publics aux jeunes et aux femmes.
Esaïe Edoh
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Alors que l’actualité faisant état de l’effondrement d’un immeuble à cinq étages à Lomé (Golfe 7, quartier Sagbado) continue de défrayer la chronique, mettant en lumière des défaillances à divers niveaux, le ministère de l’urbanisme a organisé jeudi 24 octobre 2024 à Lomé, en collaboration avec l’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT), une formation à l’adresse des architectes.
Il s’agissait d’une session de renforcement des capacités dont la cérémonie d’ouverture a connu la présence du Coordonnateur de la Cellule Climat des Affaires (CCA), Eric Galley, du Directeur de Cabinet du ministère de l’Urbanisme de l’Habitat et de la Réforme foncière, Komla Edoh, ainsi que des représentants des institutions comme l’Agence Togo Digital (ATD), des directeurs centraux, de la Direction des Services techniques du District Autonome du Grand Lomé (DAGL) et de la société CAGECFI.
D’entrée, le N°1 de la Cellule Climat des Affaires a au nom de la ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République togolaise, Sandra Ablamba Johnson, salué la collaboration et l’accompagnement de l’ONAT, dans le cadre de la facilitation des procédures de délivrance du permis de construire, digitalisées depuis quelques années.
Dans son discours d’ouverture, le DC a pour sa part, inscrit la rencontre dans une logique de renforcement des capacités de tous les acteurs, en matière de permis de construire.
L’objectif, selon Yawo Marcel Aziako, Commissaire aux Activités du Conseil Supérieur de l’Ordre (CSO), est d’affûter les architectes en termes de maîtrise de la plateforme qui loge le système de gestion intégré des permis de construire, les outiller à bien renseigner les informations demandées, à savoir quels éléments inscrire afin que leurs dossiers soient traités avec succès.
De fait, le permis de construire a été rendu obligatoire depuis un décret pris en 1967 ; en 2016, un nouveau décret sera rendu pour encadrer sa délivrance. Mais en 2017, à la faveur des réformes du climat des affaires, un système de gestion intégré sera mis en place, avec le Grand Lomé comme phase pilote, a précisé le représentant de l’ONAT.
Or, seul l’architecte est habilité à initier la demande de permis de construire, qui se passe obligatoirement en ligne, dans le District Autonome du Grand Lomé. Sa maîtrise du système permettra de délivrer dans un délai de 5 jours au maximum, ce document qui sécurise la construction.
Notons que dans le cadre de cette session, la plateforme Services publics sur laquelle la procédure est initiée, a été présentée par l’ATD. Tout comme la procédure de certification d’architecte pour le permis de construire ainsi que celle d’obtention de ce document. Les présentations ont été suivies de longs débats au cours desquels les difficultés, dysfonctionnements et attentes des architectes ont été évoqués, démontrant du reste, tout l’intérêt des architectes pour ce système. Tout ceci, dans une dynamique d’amélioration des services offerts.
Séna Akoda
L’agence internationale de notation Moody’s améliore sa note pour la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA), institution financière basée à Lomé. En effet, le mercredi 23 octobre, l’évaluateur a révisé la perspective de la Caisse, de « négative » à « stable », tout en confirmant ses notes Ba2 pour la dette à long terme en monnaie locale et Ba3 pour la dette en devises étrangères.
Cette révision est attribuée à l’amélioration de l’environnement économique au sein de l’UEMOA, ceci en dépit des tensions politiques persistantes au Niger, au Mali et au Burkina Faso (pays de l’AES). La solidité de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), principal actionnaire de la CRRH-UEMOA avec 24 % de participation, a également été soulignée, sa note étant confirmée à Baa1, relève notamment l'Agence Ecofin. La levée des sanctions au Niger en février 2024 a également permis à la CRRH-UEMOA de recouvrer ses cotisations auprès des banques nigériennes.
Ceci étant, des défis demeurent pour cet opérateur sous-régional, notamment, indique-t-on, au niveau de son modèle d’activité centré sur le refinancement hypothécaire, qui limite sa rentabilité. En réponse, l’institution a lancé en mai 2024, en partenariat avec le Fonds de solidarité africain, une garantie de prêts au logement pour faciliter l'accès au financement.
Fruit d’une coopération entre la BCEAO, la BOAD et l'AMF-UEMOA, la CRRH-Uemoa a été créée en 2010. L’institution a pour mission de promouvoir l'accès à l'habitat décent dans les huit pays de l'UEMOA, à savoir au Togo, Bénin, Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, au Mali, Niger, et Sénégal.
La délégation de l'Union Européenne (UE) au Togo veut faciliter des partenariats entre les secteurs privés togolais et occidental. Les bases de cette coopération future ont été posées par l’ambassadeur de l’UE Gwilym Jones et le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo), José Syménouh, lors d’une rencontre en début de semaine à Lomé.
D’après la délégation de l’UE et la CCI-Togo, cette coopération sera axée sur l’attraction des investisseurs européens qui pourront nouer des partenariats avec des opérateurs togolais évoluant dans les secteurs de l'agriculture et du tourisme, notamment. D’après le diplomate, ces secteurs sont essentiels pour le développement économique du Togo.
Dans cette dynamique, la représentation de l’UE va poursuivre son appui aux autorités engagées dans l'amélioration du climat des affaires à travers des réformes économiques. « L'Union européenne souhaite être aux côtés de la chambre pour accompagner les entreprises et favoriser l'investissement européen au Togo », a déclaré Gwilym Jones.
L’UE qui apporte déjà son appui au Togo dans divers domaines, entend renforcer sa contribution au développement économique du pays, indique la délégation.
Esaïe Edoh
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