Le Togo a récemment été classé cinquième parmi les pays africains offrant la meilleure mise en œuvre de l'ODD 4 des Nations Unies (qui porte sur l’accès pour tous à l’éducation). C’est selon le rapport "Financing Africa" de la Fondation Mo Ibrahim, qui analyse les besoins financiers nécessaires pour atteindre tant les objectifs de développement que les objectifs climatiques de l’Afrique.
Deuxième en Afrique de l’Ouest
Sur cet indicateur, le pays se classe en effet au cinquième rang en Afrique, avec un score de 80,1 points. En Afrique de l’Ouest, le pays est juste derrière son voisin, le Ghana (84,5), et devant des pays comme le Cap-Vert (78,6), la Gambie (51,5), le Bénin (57,3), ou encore le Sénégal (31,7) et le Nigeria (38,8).
Le Rapport Financing Africa de la Fondation Mo Ibrahim sur la mise en œuvre de l'ODD 4 classe le Togo au deuxième rang en Afrique de l'ouest et dans le top 5 sur le continent africain.#ODD#Éducation#GouvTg pic.twitter.com/Xq8b7korJ5
— Gouvernement Togolais/Togolese Government (@GouvTg) November 3, 2024
Le score, qui le positionne notamment comme premier dans la zone UEMOA sur cet indice, est pour les autorités togolaises, la consécration des efforts consentis dans la mise en œuvre de réformes éducatives, notamment l'introduction de l'éducation de base gratuite et l'amélioration des infrastructures scolaires.
Ceci étant, le score marque également des défis à relever pour atteindre les standards des pays les mieux classés.
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Lomé accueille depuis ce lundi 4 novembre 2024, un atelier régional consacré à la gestion des interventions en cas d’incidents de sécurité nucléaire dans les installations. Co-organisé par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et le Togo, cet atelier sera axé sur l’élaboration des stratégies de prévention, de détection et de réponse aux menaces liées aux matières nucléaires et radioactives.
La rencontre qui s'étend sur 5 jours, permettra à des experts nationaux et régionaux d’envisager de nouvelles formes de gestion des réponses en cas d’événements de sécurité nucléaire dans les installations, qu’il s’agisse de matières en stockage ou en cours d’utilisation. De fait, au cours de la rencontre, ils alterneront des présentations de cas concrets, exercices pratiques et échanges d’expériences. Ceci leur permettra de renforcer la coordination entre les différents acteurs de la sécurité nucléaire, tant sur site qu’hors site.
S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture, le Secrétaire Général du Ministère togolais de la Santé et de l’Hygiène Publique, Wotobe Kokou Marin relève que la sécurité nucléaire est une responsabilité étatique et que la question engage la protection de la société et de l’environnement. Il note que dans la situation mondiale actuelle en général et celle africaine en particulier, l’utilisation à des fins criminelles ou sans autorisation, ne peut plus être exclue.
D’après l’officiel, alors que de nombreux Etats africains se lancent dans les applications pacifiques des sciences et technologies nucléaires afin de rattraper le gap technologique, le nombre d'installations nucléaires va croître sur le continent, avec comme corollaire, une augmentation du risque de survenue d'événements de sécurité nucléaire. « Nous devons nous préparer plus encore que les pays disposant depuis plusieurs décennies de ces technologies et qui y sont certainement déjà préparés », a-t-il lancé.
C’est dans cette optique que le Togo, membre de l’AIEA depuis 2012, a d’ailleurs renforcé son cadre institutionnel avec la création de l'Autorité Nationale de Sûreté et de Sécurité Nucléaire (ANSSN) en 2020.
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Au Togo, la commune Wawa 2, située à l’ouest du pays, à 245 km de Lomé, a officialisé un jumelage avec celle d’Archigny, en France. Ce partenariat a été paraphé par les maires Bossiadé Koudzo et Roy Jacky lors d’une cérémonie tenue le 2 novembre à Gbadi-N’kougna. Il s’agit ainsi de renforcer la coopération entre les deux communes, notamment dans les domaines culturel, touristique et d’échanges d’expériences.

L’entente fait suite à un premier partenariat signé en mai dernier, grâce à l’ONG Carrefour de Solidarité Togo (CASO-Togo). « Ici, dans la commune de Wawa 2, il y a déjà des projets qui ont commencé. Nous avons déjà envoyé deux conteneurs de matériel médical dans la commune pour des projets de santé », selon Ossobé Firmin, président de CASO Togo. « En ce qui concerne les projets à venir, nous travaillons actuellement sur deux initiatives : l'une qui porte sur le développement des filières de poivres et de gingembre dans la commune de Wawa 2, et l’autre projet qui couvre le marketing touristique dans la même localité. Donc c’est une belle opportunité pour cette commune d’avoir cette coopération qui va booster le développement du milieu », indique-t-on.
Le préfet de Wawa, Soménu Atsu Yinassè, a salué cette initiative comme un soutien à la décentralisation amorcée par le Togo, soulignant l’engagement du gouvernement dans le développement local. Le maire de Wawa 2 a remercié les partenaires ayant contribué à ce projet, et affirmé que le développement harmonieux de la commune est sa priorité. De son côté, le maire d’Archigny a exprimé sa volonté d’apporter des contributions significatives dans les secteurs de l’agriculture, de la santé et de l’éducation.
La commune de Wawa 2 compte notamment sur un certain potentiel touristique. La localité abrite ainsi 8 cascades, une grotte et 2 cavernes. On y exploite du café, du cacao et du gingembre, alors que des produits vivriers comme le maïs, le haricot, le taro, le manioc et l’igname y sont cultivés, principalement pour la consommation.
Au Togo, le gouvernement veut optimiser le processus de délivrance du permis de construire et renforcer la Commission d’Inspection des Travaux de Construction (CITC). C’est ce que laisse entendre une session de travail organisée la semaine dernière (jeudi 03 novembre 2024) par le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière.
La rencontre qui a rassemblé divers acteurs du secteur, notamment les ministères de l’Administration territoriale et de la Sécurité, ainsi que des professionnels du bâtiment, visait à aborder les défis liés à la construction anarchique qui compromettent la sécurité et l’urbanisation dans le pays.
Dématérialisation

La réunion a permis d’évaluer le cadre actuel et de proposer des stratégies pour améliorer l’accessibilité au permis de construire. Les participants sont convenus de la nécessité d'un système dématérialisé et d’une collaboration renforcée entre les services concernés. M. Akidjetan Kossi Makissè (photo), président de la CITC, a expliqué que seul un architecte assermenté peut élaborer un projet, garantissant ainsi la qualité et la conformité des constructions.
Ce nouvel élan pour une meilleure régulation, vise à sécuriser les projets de construction et à améliorer le cadre de vie des Togolais, tout en prévenant de futurs sinistres. Il survient quelques jours après un tragique incident : l’effondrement d’un édifice en construction dans le quartier Sagbado à Lomé, le 18 octobre 2024, qui a causé des pertes en vies humaines.
Ayi Renaud Dossavi
Une mission économique turque sera au Togo à partir du 15 novembre prochain. C’est ce qu’a annoncé le Conseil économique Turquie-Togo, à travers une note du Conseil des relations économiques extérieures de la Turquie (DEIK), citée par plusieurs médias nationaux.
Selon Abide Gülel, présidente du Conseil d'affaires Turquie-Togo, le programme comprendra des visites d'institutions, des réunions bilatérales et des sessions de réseautage pour explorer les possibilités de coopération économique entre la Turquie et le Togo.
Notons que la mission s'inscrit dans le cadre du Festival international d'histoire d'Aného, où la Turquie sera l'invitée d'honneur.
« Nous prévoyons un programme de délégation du secteur privé pour les villes d'Aneho et de Lomé au Togo entre le 15 et le 19 novembre 2024. Dans le cadre de ce programme, des visites d'établissements institutionnels, des réunions d'affaires bilatérales et des réunions de réseautage seront organisées pour évaluer la coopération économique et les opportunités d'investissement entre la Turquie et le Togo. », indique Abide Gulel.
“7,7 milliards $ d’opportunités d’investissements”
Selon l’Agence Anadolu, citant les promoteurs de cette prochaine visite, les opportunités d’investissements sont totalisées à l’importante somme de 7,721 milliards de dollars.
« Avec des projets d'une valeur de 7 milliards 721 millions de dollars, les entreprises européennes et chinoises ainsi que les entreprises turques offrent une importante opportunité d'investissement en Afrique. En outre, tous ces projets sont garantis par l'État », ajoute une autre source, citant Gulel.
En particulier, cette mission économique veut mobiliser les acteurs économiques turcs opérant dans le secteur de la sidérurgie, de la santé, de la construction et de l'infrastructure, des matériaux de construction, des machines de production alimentaire et agricole, des technologies de l'information et des secteurs bancaires.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Fonds monétaire international (FMI) va continuer de soutenir le Togo dans ses efforts de développement. C’est ce qu’a indiqué Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI, lors d'une rencontre avec le président togolais, Faure Gnassingbé en fin de semaine dernière à Lomé.
Au cours de cet échange, le représentant du FMI a réitéré la volonté de l’institution d’appuyer la politique de développement menée par le Togo. « Le Fonds monétaire international (FMI) est toujours disponible pour aider le Togo et les autres pays de la sous-région », a-t-il affirmé.
Cette déclaration est faite peu après l’annonce par le FMI d’un nouveau décaissement de près de 58,7 millions de dollars (environ 35 milliards FCFA) pour financer des projets de développement au Togo, dans le cadre d’un programme de 42 mois appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). Ce programme prévoit une enveloppe totale de 293,60 millions de DTS, soit environ 390 millions de dollars.
Cette annonce offre une garantie supplémentaire au Togo, qui attend l’approbation finale du conseil d’administration du FMI lors de sa prochaine réunion en décembre prochain.
Début octobre, une mission d'évaluation de l’institution de Bretton Woods avait déclaré que « la mise en œuvre des réformes engagées par le gouvernement togolais dans le cadre de ce programme se déroulait de manière satisfaisante ».
Esaïe Edoh
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Afriland First Holding (AFH), une société d’investissement, filiale du groupe Afriland First Group, appartenant au magnat Paul Kammogne Fokam, pourrait bientôt lancer ses activités au Togo. Cette information a été confirmée par le milliardaire camerounais lors d'une rencontre avec le président togolais Faure Gnassingbé, vendredi 1er novembre 2024 à Lomé.
Cette nouvelle société qui couvrira toute l'Afrique de l’Ouest, se concentrera sur la prise de participations dans des entreprises et projets d’investissement. En plus des prises de participation, la société proposera des services de conseil et d’assistance dans divers domaines, notamment l'administration, le commerce, la comptabilité, la gestion des ressources humaines et la technique.
Afriland First Holding est d’ailleurs déjà enregistrée au Centre de formalité des entreprises (CFE) depuis septembre 2022, avec un capital de 100 millions de FCFA. Elle sera la première filiale du groupe Afriland First Group dédiée uniquement à l’investissement.
D’après Paul Kammogne Fokam, le choix du Togo pour abriter le siège de cette branche, s’explique par la vision des autorités togolaises de transformer le pays en un espace favorable à la création de richesse pour tous. « Nous sommes là pour accompagner le chef de l’État dans son combat pour mieux partager la richesse entre les différentes couches de la population », a-t-il déclaré.
La direction de la nouvelle filiale sera assurée par Christian Fogaing Kammogne, fils de Paul Kammogne Fokam, d’après les documents du CFE consultés par Togo First.
Depuis sa base à Genève, en Suisse, où il est implanté depuis mars 2008, Afriland First Group étend son réseau bancaire avec des filiales en France et en Chine. Le groupe est déjà présent au Bénin à travers la CCEI-Bank, ainsi qu’en Guinée Conakry avec Afriland First Bank Guinée.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la commune Lacs 1 (incluant la ville d’Aného, à 40 km à l’est de Lomé) a réussi à mobiliser des recettes s’élevant à 206,9 millions FCFA au cours des neuf premiers mois de l'année 2024, réalisant un taux d'exécution de 50,92 % par rapport à ses prévisions initiales de 406,4 millions FCFA.
La performance a été au cœur des échanges lors de la troisième réunion ordinaire de concertation des membres du comité communal de suivi des recettes, tenue cette semaine. C’était le mardi 29 octobre à Aného, comme le rapporte l’ATOP.
Les acteurs locaux se sont réunis notamment pour examiner les stratégies de mobilisation des recettes et identifier les défis rencontrés. Les discussions ont également porté sur la révision des taxes, notamment celles appliquées aux embarcations et aux pompes de distribution de carburant. L’objectif est de maximiser les revenus pour la municipalité. Dans le même temps, les acteurs ont aussi relevé la nécessité de sensibiliser les contribuables à l'importance du paiement des taxes.
Lors de ces travaux, Lawson Laté Kpekui, conseiller communal, a salué l'engagement des participants à soutenir les autorités municipales dans leur mission de développement durable. En juin dernier, la municipalité avait également lancé, dans ce sens, un recensement de ses contribuables pour mieux cibler ses mobilisations fiscales.
Parmi les atouts sur lesquels la commune Lacs 1 veut compter pour son développement économique, on compte le tourisme et l’économie de transit, ce territoire étant un point d’entrée et de sortie du Togo avec le Bénin, sur le corridor Abidjan-Lagos.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, Gilbert Bawara, ministre chargé de la fonction publique, vient d’annoncer l'annulation du concours national de recrutement de fonctionnaires qui s'est ouvert il y a quatre ans, le 22 janvier 2020. Dans la foulée, il annonce un nouveau concours au ministère de l'Économie et des Finances, dont les candidatures s'ouvriront le 4 novembre 2024.
Les dossiers de candidature peuvent être déposés jusqu'au 29 novembre 2024 à 17h00, à Lomé, au cabinet du ministre, ainsi qu'à Kara et Dapaong, dans les directions régionales du Travail et des Lois sociales. Les épreuves écrites sont programmées pour le 21 décembre 2024, indique le communiqué en date du 31 octobre 2024.
Dans le même temps, les candidats ayant participé à l'ancien concours et souhaitant se réinscrire sont dispensés des formalités de dépôt de dossier et de paiement des frais de quittance. Mais ils doivent quand même confirmer leur candidature par une demande manuscrite.
De plus, ajoute-t-on, des dérogations seront accordées concernant la condition d'âge, conformément aux limites prévues par l'arrêté d'ouverture.
Les conditions de participation au concours seront disponibles dans le quotidien national Togo-Presse et sur le site du ministère de la Fonction publique.
Ayi Renaud Dossavi
La ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République et Gouverneur du Togo auprès de la Banque mondiale, Sandra Johnson, et Sergio Pimenta, Vice-Président de la Société Financière Internationale (SFI) pour l’Afrique ont examiné l’état d’avancement des projets financés par la branche de l’institution de Bretton Woods dédiée au secteur privé dans le pays ouest-africain. C’était en marge des Assemblées générales du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale, clôturées en milieu de semaine à Washington.
Au rang des projets passés en revue, figure la connectivité internet au Togo. Dans ce secteur, la SFI avait octroyé un financement au groupe Togocom à travers le groupe Axian. Aussi l’investissement dans le groupe Zener dans le secteur énergétique et le soutien à Gozem dans le cadre de la mobilité ont été abordés.
Les Assemblées annuelles 2024 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ont pris fin le 26 octobre dernier avec la participation remarquable de Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, Gouverneur du… pic.twitter.com/c2SbWjg51a
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) October 29, 2024
Les échanges entre les deux délégations ont concerné également le projet de construction de 3 000 logements au Togo par la société Shelter Afrique ainsi que le démarrage dans les semaines à venir, des activités de Star Garments Group Limited grâce au financement de la SFI, sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Il s’agit d’une filiale de l’Américain Charles Komar & Sons dans le secteur textile.
Les perspectives de soutien au secteur agroalimentaire ont également été examinées. En effet, la SFI envisage de répondre aux besoins de financement des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) dans ce secteur via le crédit-bail agricole, en partenariat avec les banques et investisseurs locaux. Selon les premières estimations, ce projet de modernisation du secteur agricole, d’un montant estimé à 100 millions de dollars US, devrait se dérouler entre 2024 et 2030.
Esaïe Edoh
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