Le Togo est à la recherche de 6 milliards de dollars FCFA pour assurer sa résilience climatique. Ce besoin en ressources financières a été dévoilé par le ministre togolais de l’environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi Katari, lors de la rencontre pour les Contributions Déterminés au niveau national (CDN) des pays africains, en marge de la COP28 à Dubaï le mardi 5 décembre dernier.
La mobilisation de ce financement devrait permettre d’atténuer les effets dévastateurs du changement climatique et promouvoir une résilience au sein des communautés vulnérables, selon le ministère de tutelle.
« Il nous faut seulement 6 milliards de dollars, et nous avons déjà ce que nous appelons des engouements conditionnels et inconditionnels. Le Togo lui-même est un engouement conditionnel et est prêt à faire des efforts allant jusqu’à 20% de réduction, même s’il est à 5 ou 8% de réduction », a soutenu l’officiel.
Selon le ministère, les CDN du Togo vont financer essentiellement, l’actualisation des données et des informations au regard des nouveaux développements programmatiques et politiques, la prise en compte du secteur des infrastructures, une meilleure intégration du secteur des ressources en eau ainsi que l’intégration des hydrofluorocarbures (HFC) et des polluants atmosphériques et climatiques de courte durée de vie dans les gaz dont les émissions sont à réduire.
Esaïe Edoh
Au Togo, la 18e Foire Internationale de Lomé (FIL 2023) qui bat son plein depuis deux semaines, affiche des chiffres de participation en hausse, avec 394 000 visiteurs sur la période.
Ces chiffres diffusés par la Direction générale du Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF-Lomé) marquent déjà une augmentation de 28 % par rapport aux 307 000 visiteurs enregistrés lors de l'édition 2022, qui s'était étalée sur trois semaines.
Ces données provisoires devraient d'ailleurs être encore dépassées, car il reste encore deux jours pour clore cette 18e édition, initialement prévue pour durer 12 jours, avant d’être prorogée.
La rencontre internationale se poursuit ainsi jusqu'au dimanche 10 décembre 2023, sur le site du CETEF.
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Signé en février 2019, le programme de Seuil obtenu par le Togo, a maintenant fait son chemin. Jeudi 07 décembre dernier, l’occasion était au bilan d’étape du dispositif, lequel vise à établir un secteur foncier propice à l'investissement et un secteur des TIC compétitif, en adéquation avec l'ambition togolaise de devenir un hub digital régional.
Pour Jeanne Ngname Bougonou, la Directrice de l’OMCA, organisme représentant les intérêts togolais dans le cadre de ce programme mené avec le MCC américain, les divers projets, TIC et foncier, qui s'achèveront en 2026, sont sur la bonne voie.
“Nous avons achevé la première phase du projet foncier en septembre dernier. Nous entamons maintenant la seconde phase, qui durera neuf mois”, a-t-elle déclaré à la presse locale.
Selon la dirigeante, cette nouvelle phase du projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole (LRAP), impliquera des expérimentations sur le terrain et l'engagement de diverses parties prenantes. Parmi les aspects essentiels de cette étape, figurent la cartographie et le géoréférencement des terres en milieu rural, ainsi que l'identification exhaustive des droits y afférents, allant au-delà de la simple propriété. Sachant qu’une phase pilote a déjà permis à l'équipe de gestion du projet de réaliser la cartographie des terres rurales et d’effectuer le géoréférencement des limites des parcelles dans les zones pilotes, à savoir Tchamba, Zio, Wawa, Dankpen et Oti Sud.
Un autre défi pour l’OMCA dans ce volet du programme Threshold concerne l'enregistrement des terres “notre but est de simplifier ce processus pour le rendre plus accessible et moins onéreux, surtout pour les populations rurales. Même pour nous, qui sommes plus instruits, enregistrer nos propriétés est un défi, et il l'est d'autant plus pour nos aînés. Nous testerons donc de nouvelles méthodologies et approches pour faciliter cette démarche”, a-t-elle promis, citant les progrès déjà réalisés par l’Office togolais des recettes.
La gestion du système d'information foncière est également essentielle pour préserver les droits et potentiellement valoriser les terres. L’OMCA prévoit en conséquence de se pencher sur la gestion des conflits fonciers, dans un pays où 70% des litiges devant les juridictions sont de nature foncière.
“La sécurité foncière favorisera l'augmentation des investissements, l'exploitation durable et le développement économique sans craindre d'être exclu”, a déclaré Kossigan Tobi, Coordonnateur du projet LRAP.
Deuxième phase en ligne de mire
Concernant le projet TIC, la première phase est toujours en cours et devrait s’achever en janvier prochain. Toutefois, Bouyo Piyabélan, la coordinatrice de ce projet, actuellement en pleine campagne de plaidoyer pour étendre sa durée jusqu’en 2026 au lieu de 2024, se montre confiante, évoquant des “progrès remarquables” réalisés depuis son lancement.
“Nous avons mené à bien 16 études sur les 31 prévues, avec un engagement financier de 32% et un décaissement de 19%”, détaille la responsable de ce projet, qui bénéficie à lui seul, de 20,5 millions $ sur les 35 millions $ engagés par les États-Unis dans le cadre du programme Seuil. La prochaine étape consistera à démarrer les phases pilotes, axées sur l'accès aux services, notamment dans les domaines de l'éducation et de la santé, notamment la réalisation des phases pilotes d’internet communautaire ainsi que le raccordement de quelques établissement scolaire et de santé.
“Nous avons déjà réalisé plusieurs études essentielles à cette phase. Dès février, nous débuterons la seconde phase, au cours de laquelle nous mettrons en œuvre les recommandations de ces études. Cette phase comprendra également le lancement de projets pilotes significatifs pour la population, certains devant se poursuivre dans le cadre du compact”, un programme, doté d’un budget potentiel de plusieurs centaines de millions de dollars. Ce programme servira de prolongement au projet TIC, mais devrait également intégrer un volet consacré au secteur de l’énergie.
Pour la responsable du projet, l’OMCA a, durant cette première phase, apporté son soutien au gouvernement, notamment en matière de renforcement de la structure organisationnelle du ministère de l’Économie numérique, de la loi sur les startups encore en discussion au Parlement, de la création de l’Agence Togo Digital et du renforcement de la régulation. L’unité collabore avec les autorités togolaises pour opérationnaliser un Fonds de Transformation Digitale, afin de faciliter l'accès à Internet et aux services numériques.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo et la Côte d’Ivoire ont conclu le mercredi 6 décembre 2023 à Abidjan, le protocole d’accord de mise en œuvre opérationnelle du Free Roaming. La république de Côte d'Ivoire devient ainsi la 3è nation ouest-africaine avec qui le Togo signe la convention de Free Roaming, après le Bénin et le Ghana.
Cet accord dont les documents sont paraphés par Namahoua Touré, DG de l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC (ARTCI) et Michel Galley, n°1 de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP Togo), implique des avantages aux abonnés des opérateurs de téléphonie mobile des deux pays. Il s’agit de la baisse de tarifs de communications pendant leurs déplacements dans les deux pays.
Concrètement, la réception d’appel devient dorénavant gratuite durant les trente premiers jours consécutifs pour le consommateur en situation de roaming dès le 10 janvier 2024. Également, l’émission d’appel vers le Togo (vice-versa) baissera d’environ 600% avec un prix plafond de 150 Fcfa par minute alors qu’elle est facturée actuellement jusqu’à 1062 Fcfa la minute chez Togo Cellulaire et 300 Fcfa chez Moov Africa Togo. La consommation internet sera facturée au plus à 2,2 Fcfa le Mo alors qu’elle est facturée actuellement jusqu’à 6000 Fcfa chez Togo Cellulaire et jusqu’à 200 Fcfa chez Moov Africa Togo.
Au surplus, les deux régulateurs ont décidé la revue à la baisse d’environ 50% des tarifs des communications internationales hors roaming entre les deux pays qui sont désormais plafonnés à 150 Fcfa la minute.
Cette convention sera mise en œuvre au plus tard le 1er février 2024, selon un communiqué de l’ARCEP.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement met à profit les acteurs du secteur privé en vue d'améliorer la qualité de la formation des jeunes togolais, et de les rendre plus compétitifs en termes de main d’œuvre pour les investisseurs. Le ministre chargé de l’investissement, Manuella Modukpe Santos, a organisé ce jeudi 07 décembre 2023, une rencontre d'échanges et de travail sur les défis en lien avec la main-d'œuvre professionnelle. La rencontre a réuni les représentants du patronat, de l'Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), de l’Association des Sociétés de Zone Franche (ASOZOF) et plusieurs autres acteurs du secteur privé.
« Avoir une main-d'œuvre togolaise qualifiée, compétitive et adaptée aux besoins de nos investisseurs, est une priorité autour de laquelle je souhaite que nous échangions aujourd'hui. Notre rencontre s'inscrit dans une démarche d'identification des spécificités de la main-d'œuvre recherchée par vos entreprises déjà installées ou qui ont en projet de s'installer au Togo », a indiqué la ministre Manuella Santos, en prélude des travaux. Par ailleurs, « Cet exercice d'identification des caractéristiques des besoins permettra d'améliorer les initiatives en cours pour l'élaboration du curriculum de formation adapté. L'objectif à terme est de former au Togo pour les besoins en ressources humaines de nos entreprises et exporter pourquoi pas le surplus », a-t-on ajouté.

La rencontre a notamment mis à profit le Ministre délégué de l'enseignement technique, pour faire le pont entre les préoccupations des grands entrepreneurs et investisseurs togolais, et les structures gouvernementales en matière de formation technique et d’éducation.
En ce sens, le ministre Kokou Eke Hodin Hopdin, présent aux travaux, a rappelé les dernières initiatives du gouvernement en matière de formation technique plus adaptée aux besoins de l'heure, notamment la construction et l'ouverture du centre de formation aux métiers de l'industrie (CFMI), l’initiation d’un projet de construction du centre d'excellence de formation technique et professionnelle de la PIA (CFDP-PIA), ainsi que le lancement prochain de la construction de neuf établissements et centres modernes d'enseignement technique et de formation professionnelle par l'opérateur Planète.
Rappelons qu’au Togo, les investissements ont progressé en moyenne de 4,5 % ces 5 dernières années, selon les chiffres officiels. Au premier trimestre de cette année, le Togo a validé 4 projets d’investissements étrangers, pour un montant total de 19 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Le gouvernement togolais s'apprête à renforcer sa collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Des discussions en ce sens ont en effet eu lieu en fin de semaine dernière à Vienne, en Autriche, entre Manuella Santos, ministre togolaise chargée de la Promotion des Investissements, et Gerd Müller, directeur général de l'ONUDI.
C'était en marge de la 20ème session de la Conférence générale de l'Organisation, où les deux parties ont abordé le projet de mise en place d'un nouveau programme pays axé sur l'agro-industrie, ainsi que l'application du Protocole de Montréal concernant les substances industrielles nocives pour la couche d'ozone.
Gerd Müller, le directeur général de l'institution, a rassuré que : « l’ONUDI apportera son soutien avec une infrastructure de qualité ».
Il y a trois mois, en septembre dernier, Tidiane Boye, représentant de l'ONUDI, avait déjà exprimé lors d'une rencontre avec le Premier ministre à Lomé, la volonté de l'Organisation d'apporter un soutien renforcé au Togo dans divers secteurs.
Rappelons que l'ONUDI est une agence spécialisée des Nations Unies ayant pour mission de promouvoir, stimuler et accélérer le développement industriel au sein de ses pays membres. Il y a quelques semaines, l'agence onusienne avait facilité la visite de plusieurs entreprises allemandes au Togo pour des échanges avec les entrepreneurs togolais.
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Pour l'année 2023, le concours des Meilleurs Volontaires de l'année, organisé par l'Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT), a récompensé de nouveaux champions pour leur dévouement et leur contribution aux projets de volontariat.
Ces derniers ont été distingués par l'agence de volontariat nationale lors d'une cérémonie de célébration de la Journée Internationale des Volontaires, le mardi 05 décembre 2023. Cette année, l'événement avait pour thème : « Et si tout le monde faisait ».

Les lauréats ont été récompensés en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le Professeur Dodzi Komlan Kokoroko, ministre des Enseignements Primaire, Secondaire et Technique, représentant le gouvernement togolais, Zouréhatou Kassah-Traoré, ministre des Travaux Publics, Vovor Yawotsè, Directeur de cabinet au ministère du Développement à la Base, représentant Mme le ministre, et les représentants des ambassadeurs.
Plusieurs lauréats
Dissirama KATAGNON a ainsi été honoré en tant que Meilleur Volontaire de l'année et a reçu un prix d'une valeur de 1 000 000 francs CFA. Ce dernier a également reçu sa distinction des mains du ministre en charge de l'éducation, Kokou Dodji Kokoroko.

Emmanuel Doka, à la deuxième place, a obtenu une cagnotte de 700 000 francs CFA. La troisième place est revenue à P'Guedinam Awesso, qui est repartie avec un prix de 500 000 francs.
L'ANVT a également honoré, pour l'occasion, la meilleure volontaire Femme, en la personne de Tebin Kalanfai Gnigbante, qui a décroché un prix global d'une valeur de près de 800 000 FCFA.
L'Union européenne (UE), en tant que partenaire privilégié du programme de volontariat, a également apprécié plusieurs volontaires actifs sur ses projets. À cet effet, Assotina Lombo a été distinguée en tant que Meilleure Volontaire sur projet financé par l'UE et a reçu un prix global d'une valeur d'environ 880 000 FCFA, pour son engagement dans ce domaine spécifique du volontariat.
Pour rappel, depuis 2011, l'ANVT indique avoir mobilisé 64 084 volontaires nationaux, dont 5 530 sous PROVONAT et 58 554 sous l'ANVT, déployés sur des missions de développement et de soutien aux efforts des communautés lointaines dans le pays. De plus, l'agence recense plus de 2000 volontaires internationaux, de tout corps confondu, venus de tous les pays du monde en mission au Togo.
Le projet de construction de logements sociaux décents à coût abordable dans la localité de Kpomé a démarré par les travaux d’ouverture et d’aménagement de piste le long du pourtour. Le constat du démarrage des travaux est effectué le lundi 4 décembre dernier par le ministre chargé de de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, Kodjo Adedzé.

Les travaux d’ouverture et d’aménagement de piste le long du pourtour sur une distance de 17 Km, se réalisent en prélude du début effectif de la construction des logements. Dans cette dynamique, le Ministre d’Etat Kodjo Adédzé a exhorté l’entreprise ZET en charge des travaux à « renforcer son dispositif matériel en vue d’accélérer et de livrer dans les délais requis le chantier ».
Parallèlement à l’ouverture du pourtour, le reprofilage et le rechargement systématique du tronçon N1- Kpomé-N34 sont également en cours.
Notons qu’avant cette étape, il y a eu en novembre dernier, la validation du rapport intermédiaire du Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) du site de Kpomé.
Pour rappel, le projet de 20 000 logements à coût abordable sera réalisé grâce à l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) qui a conclu en juillet 2022 avec le Togo, un accord de financement de 5,13 millions de dollars (environ 3 milliards FCFA).
Esaïe Edoh
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La filiale togolaise du groupe bancaire panafricain, Ecobank, est déclarée pour la quatrième année consécutive, Banque de l’année au Togo, lors de la cérémonie de remise des trophées “The Banker 2023”, le 30 novembre 2023 à Londres, au Royaume-Uni.
Selon l’acteur bancaire, cette distinction récompense son engagement à promouvoir l'excellence au sein du secteur bancaire grâce à sa capacité à générer des rendements, à acquérir un avantage stratégique et à servir le marché togolais.

« Ce nouveau prix est une autre consécration de nos efforts et la reconnaissance du leadership de notre banque dans le financement de l'économie togolaise. Il témoigne de notre capacité à répondre à l’évolution des besoins et des attentes de nos clients des secteurs de la Banque des Particuliers, de la Banque commerciale, et de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement au Togo », a déclaré Souleymane Touré, directeur général de Ecobank-Togo.
De son côté, le magazine The Banker relève qu’Ecobank-Togo est l’institution financière dominante sur le marché bancaire au Togo. Le lancement des initiatives du groupe bancaire telles que FarmPass de Mastercard ou encore le Hub de Marché Unique d'Ecobank, de même que la participation de la banque à la réalisation du projet de la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) grâce à un partenariat avec Afreximbank et le groupe industriel Arise IP, ont milité en faveur de la banque togolaise.
A la suite de cette nouvelle distinction, la branche togolaise de la banque panafricaine, ambitionne de continuer à tirer parti de la technologie pour offrir des solutions pratiques, abordables, innovantes à sa clientèle. « Notre engagement à fournir des services bancaires innovants et une expérience client supérieure est constant. Ce prix nous donne une nouvelle occasion de remercier nos clients et partenaires pour leur confiance et leur fidélité », a ajouté le N°1 d’Ecobank-Togo.
Notons que lors de cette prestigieuse soirée de distinction, les filiales béninoise, guinéenne, libérienne et malienne ont aussi remporté le prix “Banque de l'année 2023” dans leurs pays respectifs. S’agissant d’Ecobank Zimbabwe, elle a remporté le “Prix mondial de l'Inclusion financière”.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le projet de loi de finances exercice 2024 est soumis depuis le mercredi 6 décembre 2023 à l’étude de la commission des finances de l’Assemblée Nationale. L’étude devrait aboutir au vote du budget de l’année prochaine, par les élus du peuple au plus tard le 31 décembre 2023.

Cet exercice va consister à passer en revue les prévisions financières du gouvernement et à s’assurer de leur conformité avec les projets de développement du pays dans les domaines social, environnemental, éducatif, politique, sécuritaire et économique au profit des citoyens. Aussi, les parlementaires vont-ils apprécier les mesures envisagées pour la mobilisation optimale des ressources budgétaires et évaluer les actions des différents départements ministériels pour asseoir une meilleure capacité d’absorption des crédits liés à l’investissement.
Au cours de cet examen, les députés pourront également reformuler et réajuster certaines dispositions fiscales et faire des recommandations d’amélioration et d’assainissement des finances publiques.
Durant les travaux qui vont durer quelques jours, l’Assemblée nationale pourrait saisir l’exécutif pour apporter tout l’éclairage possible sur le projet de loi de finances, gestion 2024.
Notons que le budget, exercice 2024, est projeté à 2.166,1 milliards FCFA en ressources et charges contre 1975,5 milliards FCFA dans la loi de finances rectificative 2023, soit une hausse de 9,6%.
Esaïe Edoh