A Dubaï où se tiennent les discussions sur le climat dans le cadre de la COP28, trois communes togolaises, Golfe 1, Golfe 7 et Kloto 1, ont conclu un accord d'assurance paramétrique avec AXA Climate, une filiale du courtier londonien Howden. La convention signée le lundi 4 décembre au Pavillon Togo, sera mise en œuvre par AXA Climate et l’ONG togolaise, pionniers en Action pour le Développement Intégré à l'Environnement (PADIE).
A travers cette convention, le Fonds InsuResilience Solutions (ISF) va cofinancer la mise en œuvre de solutions d'assurance contre les inondations. Ceci, dans le but de renforcer la capacité financière de ces municipalités en cas d'inondation catastrophique et d’activer un plan de réponse d'urgence prédéfini.
Des solutions (projets) visant à réduire les risques d’inondation, entre autres, la construction des bassins de rétention et la plantation des arbres pour éviter le ruissellement, seront proposées à ces trois communes qui comptent plus de 700 000 habitants.
« En tant qu’assureur climatique engagé, la science de l’adaptation fait réellement partie de notre ADN. Nous sommes honorés d’aider ces villes à mieux se préparer aux futures inondations », déclare Karina Whalley, responsable du secteur public chez AXA Climat.
A cet effet, une série d'ateliers sera organisée avec les décideurs municipaux, les experts techniques et la communauté pour identifier précisément les mesures d'adaptation prioritaires et les actions d'urgence que les indemnités d'assurance pourraient financer.
« Notre risque d'inondation est triple : il peut être pluvial, fluvial et côtier. Il est essentiel de mieux mesurer d'où vient le risque, afin d'en déduire les mesures d'adaptation prioritaires », indique Joseph Koamy Gomado, maire de Golfe 1.
Notons que pour le compte de la première année du programme, le courtier londonien Howden dont AXA Climat est une filiale, décaissera 100 000 $, soit environ 60 millions FCFA pour les primes d'assurance.
Esaïe Edoh
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a lancé hier, dimanche 3 novembre, son Fonds d'Études sur le Climat (FEC) pour renforcer ses intentions en matière de financement vert dans la sous-région. Ce nouvel outil, lancé à Dubaï (Émirats arabes unis), en marge de la COP28, vise à mobiliser davantage de ressources financières dédiées au climat, au profit des pays membres de l'Uemoa.
Dans la foulée, l'institution sous-régionale a conclu un accord de financement pour une subvention à hauteur de 15 millions d’euros avec l'Agence française de développement (AFD), notamment pour appuyer le nouveau fonds. La signature a été réalisée par Serge Ekue et le Directeur Général de l'AFD, Rémy Rioux. Ces ressources permettront ainsi de financer le FEC, ainsi que le Programme d’urgence à impacts rapides dénommé Programme SONGTAABA.

Présent à cette cérémonie où il représentait la Commission de l’UEMOA en charge de l'agriculture, Kako Nubukpo, Commissaire à l'agriculture au sein de la commission, a indiqué que « ce fonds constitue un instrument important qui vient compléter et renforcer le paysage régional des outils mis à la disposition de nos États membres pour les accompagner dans la mobilisation des financements requis, à la hauteur de nos ambitions de développement durable ».
Rappelons que le FEC a été mis en place pour accompagner les porteurs de projets climat grâce à la réalisation d’études de faisabilité très spécifiques. Sa création a été actée par le Conseil des Ministres de l’UEMOA lors de sa session du 22 septembre dernier.
Au Nord du Togo, la Commune Kéran 1 a ouvert la semaine dernière, sa quatrième session budgétaire annuelle à Kantè, avec comme annonce, un budget prévisionnel pour l'année 2024 estimé à 132 millions de francs CFA. La session qui prend fin jeudi 7 décembre, est en effet exclusivement dédiée aux questions budgétaires en lien avec l'investissement et le fonctionnement de la commune.
L'objectif principal de cette "session budgétaire" est de permettre aux conseillers municipaux d'évaluer les réalisations de l'année en cours et de discuter des perspectives pour l'année à venir. Ainsi, en 2023, le budget s'est équilibré à 136,6 millions de FCFA en recettes et en dépenses, soit un peu plus que les prévisions pour l'année prochaine.
Les élus locaux aborderont également des questions liées à l'exploitation des infrastructures commerciales et des taxes non fiscales, notamment les taxes sur la publicité, l'encombrement des voies publiques, l'occupation des domaines publics et les taxes de marché.
Pour rappel, située au nord-est du pays, la Commune Kéran 1 est située dans la préfecture de la Kéran, avec une population d'environ 94 000 habitants.
Au Togo, le ministre en charge du Commerce a formé, la semaine dernière, une soixantaine de chefs de TPME venus de tout le pays en matière de gouvernance d'entreprise. Cette formation de deux jours s'est déroulée à Kara (à 420 km de Lomé) et a été assurée par le cabinet Agritorch.
La rencontre avait pour objectif de renforcer les compétences de ces chefs d'entreprise afin qu’ils atteignent leurs objectifs stratégiques et améliorent leurs performances. Elle a permis d'aborder des thématiques telles que le profil de gouvernance des TPME, les faiblesses des entreprises, les opportunités, l'engagement et la responsabilité, ainsi que la charte des TPME. Les processus et modèles visant à atteindre les objectifs opérationnels et stratégiques ainsi que la gestion des équipes et le pilotage du changement, ont également été au menu des discussions.
Les travaux se sont déroulés dans un contexte où les TPME togolaises représentent plus de 90% des unités économiques, créant environ 60% des emplois et contribuant à hauteur de 40% au produit intérieur brut, comme l'a rappelé Feou Bilakimwé, le représentant du ministre du Commerce, lors de ces travaux. L'un des défis de ces acteurs, pointé par le ministère de tutelle est l'accès au financement et aux marchés, ainsi que l’acquisition et le renforcement des capacités managériales.
Pour le ministère de tutelle, cette formation, pilotée à travers la cellule de suivi de la charte des TPME, s'inscrit dans le cadre de la réforme R4, visant à renforcer le soutien aux TPME, conformément à la feuille de route gouvernementale 2022-2025. Après la formation, un suivi de six mois sera effectué auprès des dirigeants de TPME pour s'assurer de la mise en œuvre des bonnes pratiques au sein de leurs entreprises.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la cérémonie annuelle de distinction des personnalités et entités marquantes, ‘Togo Top Impact’, se profile à nouveau. L'Organisation nationale pour l’excellence et le développement intégral du Togo (ONEDI-Togo), promotrice de l’événement, a officiellement lancé le samedi 02 décembre dernier, la 6ème édition, sous le thème des « stabilités sociale, climatique et sécurité des communautés ».
Au total, 15 catégories de prix, parmi lesquelles deux nouvelles dites « populaires », sont inscrites, et récompenseront des travaux et actions réalisés de novembre 2022 à décembre 2023. A ces dernières, s’ajouteront 5 prix spéciaux, qui, à l’instar des années précédentes, permettront de « célébrer le Togo qui réussit ».

Le chronogramme devant mener à la grande soirée de distinction le 27 janvier 2024 à l’Hôtel Sarakawa de Lomé a par ailleurs été dévoilé. On retiendra surtout la publication de la liste des nominés le 12 décembre prochain, et le début de la phase des votes à partir du 15 décembre.
En marge des activités classiques, plusieurs innovations ont été introduites, comme la Journée d’écojogging et les ateliers de formation des jeunes sur les changements climatiques et la fiscalité.
« Nous voulons que l’événement soit totalement inclusif, ce qui justifie l’introduction de ces deux catégories populaires que sont la meilleure initiative jeunesse de l’année et la meilleure revendeuse de plats togolais de l’année, en hommage à ces femmes qui contribuent énormément à l’économie et au développement », a expliqué le président du comité d’organisation, Ali Tossa.
Octave A. Bruce
L’hôpital de référence “Dogta Lafiè” inauguré dans la capitale togolaise en avril dernier, dispose désormais d’une clinique annexe. Elle est érigée dans la Commune Golfe 3 (Grand Lomé) et est mise en service, depuis le vendredi 1er décembre 2023.
Située précisément à la résidence Renaissance à Lomé, cette annexe propose 16 spécialités médicales notamment la médecine générale, la cardiologie, la pédiatrie et l’ophtalmologie.
Elle est précisément dédiée à des soins pluridisciplinaires d’urgence de qualité aux « résidents » et aux populations des quartiers environnants, indique-t-on.

« Nous n’avons pas d’hospitalisation ici, mais nous avons des soins d’urgence. En cas d’éventuelle hospitalisation, le patient est référencé au centre de santé de son choix », a expliqué Ingrid Awadé, Directeur général de la CNSS qui pilote le projet Dogta Lafiè.
Cette clinique est dotée entre autres de bloc de médecine générale, d’une salle de pédiatrie, de bureaux de cardiologie, une salle d’observation pour enfants, une salle d’observation pour adultes, une lunetterie médicale et d’un local technique muni de 2 autoclaves.
Selon Ingrid Awadé, « la construction de l’annexe de l’hôpital de référence Dogta Lafiè a été motivée par la volonté politique de rapprocher la santé des populations. Pour décongestionner l’hôpital de référence HDL qui se situe à la sortie de la ville de Lomé ».
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Centrale solaire photovoltaïque de Blitta (environ 260 km de Lomé) connaîtra une nouvelle extension pour être dotée d’une capacité totale de 100MWc. Elle sera financée par la société AMEA Power basée aux Emirats arabes unis, avec qui le Togo a conclu un accord de financement le samedi 2 décembre 2023 à Dubaï, en marge des travaux de la COP28.
Alors que des travaux d’extension de la Centrale de Blitta sont en cours afin de porter sa capacité de 50MWc à 70MWc, l’appui financier d’AMEA dont le montant n’est pas dévoilé, servira à doter l’infrastructure d’un supplément de 30 MW et d’un stockage de batterie supplémentaire d’au moins 10 MWh.
En marge des travaux de la 28è édition de la Conférence des parties sur le climat (#COP28), le Togo et la société AMEA Power basée aux Emirats arabes unis, ont procédé ce 02 décembre 2023 à la signature d’un protocole d’accord de financement pour la construction de l’extension de… pic.twitter.com/OlsIwcVD9Q
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) December 3, 2023
En rappel, AMEA, filiale d'Al Nowais Investments (ANI), est le développeur de cette centrale dont l’exploitation lui a été concédée pour 25 ans.
L’infrastructure énergétique de base d’une capacité de 50 MWc avec plus de 5 000 plaques solaires et qui génère environ 90 255 MWh d'énergie par an au profit d’environ 158 333 ménages togolais, a été financée à hauteur de 21 milliards FCFA par la Banque ouest africaine de développement (BOAD), et le fonds d'Abu Dhabi Fund pour le développement (ADFD).
Esaïe Edoh
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Au cours de la période de 2010 à 2022, le Togo a enregistré une réduction significative des nouvelles infections, qui ont chuté de 65%. De même, les décès liés au virus ont diminué de 64%. Ces statistiques ont été rendues publiques par le Conseil National de Lutte contre le SIDA au Togo, en marge de la journée mondiale de lutte contre la maladie, ce vendredi 1er décembre.
L'occasion de réfléchir aux progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie, et de présenter les chiffres du dernier rapport des activités de riposte contre le VIH, rendu public en juin dernier.
Au total, en 2022, pas moins de 57 000 personnes ont été dépistées, et 18 millions de préservatifs ont été distribués. Le pays recensait quelque 110 000 personnes vivant avec le VIH (dont plus de 60% de sexe féminin).
En termes de traitements antirétroviraux, 86 679 personnes vivant avec le VIH ont été appuyées, tandis que 75% des patients sous traitement ont eu l'opportunité de tester leur charge virale, parmi lesquelles 90% ont atteint une suppression de la charge virale.
En outre, dans le pays, on se félicite d'une gestion efficace de la co-infection tuberculose- VIH, grâce à des traitements adéquats. Dans l'ensemble, le taux de décès lié à la maladie virale est resté stable au cours des cinq dernières années, se situant à environ 15%.
Au Togo, la 18è Foire de Lomé initialement (FIL) ouverte le 22 novembre dernier, prendra fin le 10 décembre prochain alors que la date initiale de clôture était fixée au dimanche 3 décembre 2023. Le ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, a pris cette décision, pour « permettre à toute la population de tirer pleinement profit de cette dynamique et de toutes les opportunités », indique un communiqué diffusé ce vendredi 1er décembre 2023.
A cette mesure, s’ajoute un nouvel ajustement des prix d’entrée. Du lundi au vendredi, le ticket d’entrée est vendu à 300 FCFA et à 500 FCFA les samedi et dimanche. Par ailleurs, l’entrée est désormais gratuite pour les enfants de moins de 10 ans.
Notons que la 18è foire bat son plein au Centre Togolais des expositions et foire (CETEF) autour du thème : « connecter les marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux ».
Esaïe Edoh
Au Togo, le secteur de la santé n’a pas échappé à la vague de solutions digitales et innovantes portées depuis quelques années par des acteurs de tout bord. Depuis la mi-2023, MLA Care, un service digital pensé par de jeunes professionnels togolais de la santé, s’érige en un rempart contre les maladies cardiovasculaires ou non transmissibles devenues au fil des années, un véritable problème de santé publique.
« Surveillez vos paramètres vitaux, donnez-vous les meilleures chances de rester en vie ». C’est l’un des nombreux slogans que lance depuis plusieurs mois la MedStudents Leaders Association, la jeune organisation engagée dans la lutte contre les maladies non transmissibles. Au Togo où infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux (AVC), diabète, cancer et autres maladies chroniques respiratoires comme l’asthme, sont devenus légion, il y avait urgence, explique Kiki Wilfried Akue, l’un de ses promoteurs.
“Contrairement aux autres initiatives de santé, avec MLA Care, c’est le personnel de santé qui se déplace vers le patient. Cette approche permet au patient de gagner du temps et de discuter plus longuement avec son soignant. De plus, le patient devient plus assidu du fait que le personnel de santé se déplace de lui-même. Ces différents éléments contribuent à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à diverses maladies”, souligne le praticien.
L’entreprise propose dans ce sens une application, MLA Care, basée sur un suivi digital des paramètres vitaux tels que la fréquence respiratoire, la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la température ou encore les paramètres anthropométriques (poids, taille, âge, périmètre ombilical) et la glycémie. Le patient y est inscrit, avec sa localisation et son numéro de téléphone, et voit ses paramètres vitaux enregistrés et actualisés après chaque visite. En cas d’anomalie, l’état du patient est représenté par un bouton qui se colore en rouge.
L'équipe, composée de 30 personnes, plus précisément des administrateurs et agents de terrain, se déplace à domicile pour effectuer ces contrôles réguliers et offrir un counseling fréquent sur un mode de vie sain. Pour les patients ayant une pathologie chronique sous-jacente, une prise médicamenteuse régulière est privilégiée.

Briser le mur de réticence
Malgré un engouement manifeste, observé parfois sur le terrain, le projet rencontre encore des défis de taille, notamment le désistement de nombreuses personnes intéressées, notamment en raison de contraintes financières.
“La population a globalement accueilli positivement cette nouvelle approche des soins de santé. Beaucoup sont reconnaissants du fait que l’on se soucie de leur santé, bien que certains restent méfiants vis-à-vis des nouvelles technologies”, précise Wilfried Akué.
Reconnaissance à l’international
Si elle n’est pas encore adoubée sur le plan national, MLA Care se distingue déjà au-delà des frontières.
L’année dernière, l’initiative s’est vu ainsi décerner le 2ème Prix du Falling Walls, un concours international qui récompense les projets scientifiques les plus prometteurs. En outre, à Emerging Valley 2022 et Viva Tech Paris 2023, deux des plus importantes messes des solutions digitales en France et en Europe, l’application a présenté ses fonctionnalités et s’est mise en relation avec de nombreux acteurs. Enfin, la start-up a été sélectionnée pour faire partie du programme l'Afrik De Demain porté par le média Ocean's News.
Grandes ambitions pour le futur
Fort de ces bonnes perspectives, MLA Care ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’équipe, composée de professionnels de santé formés par l’État togolais (médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes, techniciens supérieurs de laboratoire, entre autres), entend renforcer sa croisade pour le bien-être des populations.
D’ailleurs, le tableau de bord prévisionnel des prochaines années indique un quota de 5.000 nouveaux abonnés à inscrire, une place sur le podium des plateformes de soins de santé continentales, ou encore des ratios encourageants à atteindre dans la diminution des taux de décès ou des complications.
“MLA Care est encore à ses débuts, et il est trop tôt pour évaluer son impact sur la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles. Notre ambition est d’améliorer et prolonger l'espérance et la qualité de vie de la population togolaise”, conclut Wilfried Akue.