Au Togo, l’incubateur national Nunyalab de Lomé s’associe avec Fiatope, une plateforme de financement participatif par dons, active dans plusieurs pays d’Afrique francophone. Ce partenariat vise à appuyer les incubés du centre dans leur opération de mobilisation de ressources, et marque le dernier développement dans le cadre des activités de l’incubateur, actif depuis 2019.
« Nous sommes extrêmement heureux de vous informer de notre récent partenariat avec Fiatope. Cette plateforme offre à des porteurs de projets, des particuliers et organisations, la possibilité d'initier des campagnes de levée de fonds », se félicite NunyaLab. Ce partenariat « représente une alternative de financement qui contribuera de manière significative à l'épanouissement et à la réussite de nos startups tout en stimulant l'innovation sociale et économique », ajoute-t-on.

La plateforme Fiatope facilite aux jeunes porteurs de projets, la mobilisation de fonds, qu'ils soient individus ou entités. Dans le cadre de ses activités, elle revendique 300 000 euros (près de 200 millions FCFA) déjà mobilisés au profit de jeunes entreprises sociales en Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, des agents de contrôle du ministère du commerce vont effectuer des descentes de terrain pour s'assurer du respect des prix des fournitures scolaires sur le marché. La décision a été prise à la suite d’une rencontre d’échange le jeudi 07 septembre 2023 à Lomé entre le ministère chargé du commerce et les importateurs et distributeurs des articles scolaires.
Selon le ministère, alors que la reprise des cours approche (25 septembre 2023), ces contrôles seront régulièrement faits sur le terrain afin de lutter contre la spéculation sur les prix des fournitures, généralement constatée chez les détaillants.
En effet, selon les grossistes, le paquet de 100 pages qui était vendu à 1500 FCFA l’année dernière est livré cette année entre 1200 et 1300 FCFA en fonction de la qualité. Malgré cette baisse décidée par les importateurs et distributeurs des articles scolaires, les détaillants vendent les articles scolaires à des coûts fixés unilatéralement.
« La spéculation est formellement interdite dans les textes qui réglementent le commerce. C’est pourquoi dès lundi, nous ferons le nécessaire sur toute l’étendue du territoire national pour nous assurer que les prix communiqués par les différents importateurs soient respectés sur le terrain », a insisté Talime Abe, le directeur général du commerce.
Notons que l’année dernière, à la veille de la rentrée scolaire, le ministère avait décidé le plafonnement des prix des articles scolaires, suite aux spéculations notées sur les marchés.
Esaïe Edoh
La ministre togolaise de la promotion de l’investissement, Rose Kayi Mivedor, prend part depuis le mardi 5 septembre 2023, au Forum africain sur les systèmes alimentaires (AGRF) à Dar es Salam, en Tanzanie. A cette rencontre, l’officielle, dans une intervention le jeudi 7 septembre 2023, a levé le voile sur les opportunités d’investissement qu’offre le Togo qui se positionne comme une porte d’entrée de l’Afrique de l’ouest dans le cadre de la mise oeuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Selon la ministre, le Port autonome de Lomé, doté du tirant d'eau naturel le plus profond et qui offre une voie d'accès pour des pays enclavés, notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso, fait du Togo, naturellement, la porte d'entrée de l'Afrique de l'Ouest.
« Nous jouons un rôle essentiel en tant que corridor de communication entre les pays côtiers, en passant par le Nigeria, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Ainsi, nous nous positionnons en tant que plateforme qui facilite le stockage des marchandises en vue de leur redistribution vers d'autres nations », a indiqué l’officielle.
En dépit de cette position du Togo, la ministre soutient qu’il est primordial pour chaque pays de s’orienter vers une approche de complémentarité. « Je pense qu'un des éléments primordiaux réside dans la capacité des pays à identifier leurs avantages comparatifs, par rapport aux produits sur lesquels ils ont une bonne marge de manœuvre en termes de productivité. Cela permet à chaque pays de bien se positionner et qu'il y ait une complémentarité », a commenté Kayi Mivedor.
En rappel, le forum africain sur les systèmes alimentaires 2023, une plateforme continentale pour faire avancer l'agenda des systèmes agricoles et alimentaires sur le continent.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, va connaître un renouvellement de ses membres. Dans cette perspective, la représentation nationale a lancé le mercredi 06 septembre 2023, le processus d’élection de deux nouveaux membres “au titre des membres à élire par l’Assemblée nationale”.
Selon l’appel à candidatures, les deux futurs membres devraient être des non députés.
Par ailleurs, « les candidatures, libres et individuelles, sont ouvertes notamment à tout citoyen de nationalité togolaise, inscrit sur une liste électorale, locale ou d’ambassade, n’étant pas membre d’un bureau exécutif ou des instances dirigeantes d’une formation politique, et n’ayant jamais subi une condamnation civile ou pénale », précise l’appel à candidature qui ajoute que les dossiers de candidature seront reçus du 08 au 22 septembre.
Notons que selon la loi organique adoptée en 2019, la Cour constitutionnelle est composée désormais de 09 membres : 02 nommés par le Président de la République, 02 élus par l’Assemblée nationale en dehors des députés, 02 élus par le Sénat en dehors des sénateurs, 01 choisi par le corps de la magistrature, 01 par le Barreau des avocats et 01 par les enseignants-chercheurs en Droit.
Rappelons également que depuis le décès du désormais ancien président de la cour constitutionnelle, Aboudou Assouma, le 26 mai dernier, son poste est resté vacant.
Les acteurs de la filière du soja biologique au Togo, les producteurs, transformateurs, commerçants, exportateurs, institutions financières et partenaires, étaient en conclave le mercredi 06 septembre 2023. C’était à l'occasion de la "Journée nationale de célébration et de consolidation des performances", où l’idée était de repenser la filière et relever les défis qui se présentent.
La rencontre, qui s’est tenue à Atakpamé, à 150 km de Lomé, a été organisée par le groupe Jonction de Croissance Agricole au Togo (JCAT), via sa fondation Équilibre Environnement Sécurité Alimentaire (EESA), en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture).
Selon Oyétounde Djiwa, responsable du bureau de la FAO, la journée a servi de cadre pour célébrer la qualité de l'organisation de la filière, une première dans le pays. Cela s'est accompagné de l'exploration des nouvelles procédures mises en place par l'Europe pour les exportations de produits biologiques.
Avec une production de 120 000 tonnes en 2022, le pays a élaboré un nouveau plan stratégique quinquennal en juin dernier, mettant l'accent sur le développement de la transformation locale, la valorisation des exportations et le renforcement des ressources humaines.
De même, les exportateurs de soja, réunis au sein de l'ANCES (Association nationale des commerçants exportateurs de soja au Togo), était en dialogue avec leurs partenaires des institutions financières, renforcer leur appui, en vue de la campagne agricole 2023-2024.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) voit de nouveau à la hausse son principal taux directeur, de 25 points de base ( 0,25 %). Ceci le fera passer de 3 % à 3,25 %, à partir du 16 septembre.
L’annonce a été faite au sortir de la réunion ordinaire de son Comité de politique monétaire (CPM), le mercredi 6 septembre dernier.
Selon le CPM, cette hausse vient répondre à « la montée des incertitudes au niveau régional, la persistance des tensions inflationnistes, le renchérissement des conditions financières sur les marchés internationaux et la moindre mobilisation de ressources extérieures ».
Il s’agit, au moyen de cette nouvelle hausse, de « prévenir et de contenir l'impact de ces facteurs de risque sur les perspectives macroéconomiques de l'Union ».
L’un dans l’autre, ce taux directeur, qui définit le taux auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la Banque centrale, et qui influe donc mécaniquement sur les taux d'intérêts pratiqués par les acteurs financiers vis-à-vis des emprunteurs de la sous-région, est en hausse régulière depuis plusieurs trimestres. Cette cinquième hausse du taux était dans l’air, et attendue par plusieurs observateurs, au mois de juin. Elle aura ainsi pris un trimestre de plus, avant d'être matérialisée par l’organe d’émission sous régional.
Entre début 2022 et cette année, on aura vu ainsi vu le taux passer graduellement de 2 et 3%, puis bientôt 3,25%.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le premier lot des travaux de réhabilitation de la nationale 2, notamment la mise en œuvre en 2x2 voies du tronçon Avépozo-Togokomé (10 km) et aménagements connexes, est achevé. L’annonce a été faite à la faveur d’une visite de terrain réalisée le mercredi 6 septembre 2023 par la ministre togolaise des travaux publics, Zouréhatou Kassah-Traoré.
Selon l’officielle, les travaux ont été réalisés en conformité avec le cahier des charges par les entreprises chinoise des ponts et chaussées CRBC, et tunisienne Soroubat.
« Nous avons constaté effectivement que les travaux sont bien exécutés. Il y a eu des caniveaux d’assainissement, des trottoirs pour les piétons et l’éclairage public. Nous avons fait l’option à ce niveau, dans le cadre du programme des infrastructures vertes, de l’éclairage solaire. Au niveau de Togokomé toujours, en dehors de la route qui a été exécutée en 2×2 voies, il y a eu des aménagements connexes. Globalement, le maître d’ouvrage que nous sommes, nous sommes satisfaits », a confié le membre du gouvernement.
Notons que les travaux lancés en 2020, s’inscrivent dans le cadre du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou. En 2021, le coût du projet pour les deux lots, était estimé à 47 milliards FCFA. Le 2è lot va consister en la mise en œuvre en 2x2 voies de la route nationale 2 sur le tronçon Togokomé-Aného (20 km) et aménagements connexes.
Esaïe Edoh
Après quelques années d'hibernation, le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, section Togo (REFAMP-Togo) a tenu mercredi 6 septembre 2023 une Assemblée générale, présidée par la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.
Cette rencontre a été l’occasion pour des femmes, membres du gouvernement et de l’hémicycle de faire l'état des lieux de ce regroupement et d’échanger sur les défis et enjeux du moment en faveur d'une intégration plus effective des femmes dans les processus de décisions et leur pleine participation au développement socio-économique du pays. C’est dans cette dynamique que ces femmes qui participent aux prises de décisions, annoncent leur participation active au dialogue politique et social pour ainsi « contribuer à l'émergence d'un modèle de développement ».

« Oui, mes chères sœurs, le REFAMP doit impérativement jouer sa partition dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques, des programmes et projets de développement qui structurent notre destinée commune », a lancé le premier ministre qui a d’ailleurs invité ses collègues « à être plus fortes, plus audacieuses et plus présentes pour jouer notre rôle, en tant qu'actrices et bénéficiaires ».
Dans la perspective de faire du REFAMP un maillon important dans la réalisation des ambitions du gouvernement notamment les projets prioritaires inscrits dans la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, une réflexion en interne est engagée sur l'élargissement du Réseau à l'ensemble des femmes élues.
Rappelons que le REFAMP a 25 ans d’âge. Durant ce quart de siècle, il a contribué à travers un plaidoyer efficace, à l'élaboration et à la mise en œuvre effective des politiques publiques du Togo, indique-t-on.
Esaïe Edoh
L’Etat du Togo, qui a racheté le 1er septembre dernier 17,511 milliards de FCFA de titres qu’il avait émis sur des maturités de 1 an ainsi que 2 ans et 11 mois, sollicite le marché financier régional. Objectif : mobiliser 30 milliards FCFA au moyen d’une émission simultanée de Bons (BAT) et d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
A travers cette opération qui sera bouclée le 15 septembre prochain, Lomé veut collecter des ressources via des BAT d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les OAT, quant à elles, sont d’un nominal de 10.000 FCFA et rémunérées aux taux d’intérêt de 6% et 6,25%, sur les maturités respectives de 2 ans 10 mois et 4 ans 11 mois.
Cette nouvelle sortie en vue de la mobilisation de l'épargne des personnes physiques et morales de l’Uemoa va permettre au Togo d’assurer la couverture des besoins de financement de son budget, exercice 2023, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.
Pour rappel, le pays totalise un emprunt de 530 milliards FCFA sur le marché financier régional, alors que sa projection de l’année est estimée à 574 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
A l'Assemblée nationale togolaise, c'est parti pour quatre mois de travaux dans le cadre de la deuxième session ordinaire, dite session budgétaire. Les travaux ont été lancés le mardi 5 septembre dernier, à la faveur d'une cérémonie solennelle, au siège de la Représentation nationale.
Les travaux seront principalement consacrés à l’examen et à l’adoption de la loi de finances pour l'année 2024.
13 projets de lois dans les tuyaux
La session permettra également de délibérer sur plusieurs projets de loi d’une portée toute particulière pour la nation togolaise, dont 13 sont en instance sur la table des parlementaires.
En ouvrant cette session, Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale, a mis en avant les perspectives macroéconomiques du Togo, marquées notamment par une consolidation de la croissance économique et un climat de stabilité et de sécurité favorable à la modernisation et au développement.
"Il s’agira pour nous d’apporter des amendements constructifs à ces projets de loi, à travers leur étude et leur examen tant en commission qu’en plénière", a expliqué la présidente de l'Assemblée.
Pour l'heure, le détail du projet de budget de l'année prochaine n'est pas encore connu. Cette année, la Loi de finances, hors collectif budgétaire, a arrêté un budget de 1957 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi