Togo First

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Au Togo, le budget de l'État devrait passer pour la première fois de son histoire la barre des 2000 milliards. C'est selon le projet de loi de finances 2024 validé par le gouvernement, réuni hier jeudi 23 novembre 2023 en conseil des ministres. Le budget pour l'année prochaine est ainsi projeté à 2 166,1 milliards FCFA, en hausse de 9,6% par rapport aux 1 975,5 milliards FCFA de la loi de finances rectificative 2023, selon le communiqué du conseil des ministres.

Climat des affaires, Digital et social

« Le projet de loi de finances pour l'exercice 2024 est aligné sur les axes stratégiques de la feuille de route gouvernementale, consacrant respectivement 669,186,668 francs CFA, soit 48% des ressources à la promotion de l'inclusion et au développement du capital humain, 419,363,033,000 francs CFA, soit 30,1% à la transformation économique, et 304,451,095,000 francs CFA, soit 21,9% au renforcement de l'État », indique le communiqué du Conseil.

S'il ne fait pas l'objet de modifications majeures, une fois soumis à l'assemblée nationale pour approbation, ce projet marquera ainsi une première pour le pays, alors qu'il était encore à 1381 milliards FCFA en 2019.

Par ailleurs, selon les prévisions de la feuille de route gouvernementale Togo 2025, le pays devrait poursuivre sa stratégie de promotion du numérique, avec un budget marqué par "une forte composante digitale", selon le gouvernement. 

Mobilisation des ressources domestiques

Cet accent mis sur le digital s’inscrit notamment dans la perspective de renforcer la transparence et une mobilisation efficiente des ressources domestiques. L'exécutif compte sur la poursuite de l'amélioration du climat des affaires pour augmenter la contribution du secteur privé à ses projets d'activités et à la mise en œuvre de la feuille de route.

Ces dernières années ont du reste vu une notable augmentation de la contribution des recettes fiscales aux recettes domestiques. Pour les trois premiers trimestres de cette année, l'Office Togolais des recettes a ainsi mobilisé 729 milliards FCFA à fin septembre 2023, en hausse de 12,78% en glissement annuel, contribuant ainsi au budget de 1 975 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, au nord du territoire, la région la plus exposée aux défis du sous-emploi et du chômage est celle des Savanes. Dans cette région d'environ 1,14 million d'habitants, le taux combiné de chômage et de sous-utilisation de la main-d'œuvre atteint un niveau alarmant de 25,6%, le plus élevé du pays. Ces données proviennent d'une étude sur l'état de l'emploi des jeunes dans la région des Savanes, réalisée par la Coalition nationale pour l'emploi des jeunes (CNEJ) et validée lors d'une réunion en présence des acteurs régionaux intervenant dans l'emploi des jeunes, le mardi 21 novembre dernier à Dapaong.

En détail, près d'un tiers de la population jeune de 15 à 35 ans de cette région se trouve dans la catégorie "ni en emploi, ni en éducation, ni en travail". Seuls 3% des jeunes de la région ont accès aux mécanismes d'insertion socio-professionnelle.

Entrepreneuriat

L'étude indique notamment que le niveau d'entrepreneuriat est assez faible chez les jeunes, avec seulement 14,30% des entreprises appartenant aux jeunes, tandis que les personnes de plus de 35 ans détiennent la majorité des entreprises. Cette situation contraste avec le fait que l'écosystème entrepreneurial de la région est marqué par une confiance élevée en soi (97,6% de la population active pensent avoir les compétences pour entreprendre) et une perception positive des opportunités entrepreneuriales dans leurs zones de résidence (80,5%). Néanmoins, malgré une augmentation du nombre d'entreprises créées dans la région, celles-ci restent de petite taille, avec un ratio moyen de 5,36 employés par entreprise.

Défis sécuritaires et programmes d'appui d'urgence

Ces chiffres dessinent une situation encore plus sensible, sachant que cette région, déjà considérée comme la plus pauvre du Togo, est également confrontée à des défis sécuritaires en raison de menaces terroristes aux frontières nord. Cette région est en état d'urgence sécuritaire depuis juin 2021. Selon Imkakpamale Mouhamed, directeur régional du Travail et des Lois sociales des Savanes,  cité par l’ATOP, un tel tableau rappelle la nécessité de renforcer les offres d'accompagnement des mécanismes publics et privés dans la région. La zone est déjà l'objet d'une attention particulière de l'exécutif, et bénéficie de plusieurs programmes d'appui et de renforcement de la résilience de sa population, notamment le Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS) , ou encore le Projet COSO

Ayi Renaud Dossavi

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Les produits “Made in Togo”, notamment ceux issus des unités industrielles installées sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), ont été exposés du 9 novembre au 15 novembre 2023 à la Foire intra-africaine du commerce (IATF) au Caire (Egypte), par le groupe ARISE IIP.

Précisément, les vêtements confectionnés par l’unité textile Garment Training Center (GTC) et les produits de Togo soja ont été vantés à cette rencontre commerciale du continent.

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Ces produits ont attiré l’attention des participants à l’IATF, au rang desquels l’ex-star du football ivoirien, Didier Drogba. L’ancien footballeur, indique-t-on, a félicité le groupe et ses filiales « pour leur engagement dans le développement de l'industrie textile sur le continent ».

La valorisation de l’industrie textile à cette exposition intervient au moment où le Togo ambitionne de devenir un acteur clé de ce secteur sur le continent. Dans cette dynamique, le pays ouest-africain a exporté en octobre dernier, des vêtements confectionnés par cette unité, vers le sol américain. Au total, 123 380 pièces estampillées "Made in Togo", pour garnir les rayons de la marque The Children’s Place.

Esaïe Edoh

Au Togo, la Cour des Comptes renforce son engagement en faveur de l'égalité des genres. L’institution vient de valider à Lomé une "stratégie genre" ainsi qu’un plan d'actions associé pour la période 2024-2026.

C’était à l'occasion d'un atelier organisé le lundi 21 novembre, avec le soutien de la coopération allemande (GIZ), dans le cadre du projet "Bonne gouvernance financière", visant à renforcer la gouvernance financière au Togo.

Cette stratégie vise à renforcer l'intégration des questions de genre au sein de l'institution, notamment en promouvant les compétences techniques et professionnelles des femmes. Ainsi, elle implique notamment l’intégration de la dimension genre dans les critères de vérification de performance lors du contrôle des finances publiques.

Notons d’ailleurs que l’institution est membre du Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques d'Afrique francophone subsaharienne (CREFIAF), dont la stratégie genre a été adoptée par l'African Organisation of Supreme Audit Institutions (AFROSAI) en 2018. Un précédent plan stratégique (2021-2025) intégrait déjà les objectifs de la stratégie genre de l'AFROSAI.

Cette stratégie genre s'annonce également dans un contexte plus global où le Togo fait l’expérience de la budgétisation sensible au genre.

Au Togo, Huawei Technologies a bouclé la formation de quinze étudiants en Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), dans le cadre de son programme, « Seeds for the Future » (Graines de l’Avenir).  La fin de cette première édition du programme a été marquée par la remise de diplômes aux récipiendaires le mercredi 22 novembre 2023 à Lomé.

Tous de l’Université de Lomé notamment de l’Ecole Polytechnique, ces étudiants qui ont déjà reçu des formations théoriques, ont été durant une semaine, formés à la pratique leur permettant d’avoir une connaissance approfondie en 5G, intelligence artificielle (IA), énergie numérique et informatique en nuage (Cloud).

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Grâce à cette formation, les 15 étudiants togolais ont désormais un identifiant leur permettant de se former en ligne gratuitement sur la plateforme Huawei. « Vu le meilleur que ces jeunes ont donné d’eux, ils sont déjà ciblés par Huawei. Et ceux qui veulent travailler avec Huawei sont donc les bienvenus en tant que stagiaires ou salariés », a rapporté Alfred Dominique Agbessi, directeur général Huawei Togo.

Alors que ce programme a pour ambition de créer un écosystème dans lequel Huawei et les structures spécialisées en TIC pourront puiser directement des talents et de la main d’œuvre compétente, il sera élargi à un plus grand nombre d'étudiants togolais pour le compte de la prochaine édition, d’après, le directeur général Huawei Togo.

Pour sa part, le Président de l’Université de Lomé, Adama Kpodar, a souhaité que l’initiative s’étende au-delà de l’Université de Lomé, notamment à l’Ecole Nationale d’Administration.

Notons que le programme « Seeds for the Future » est initié par le groupe chinois Huawei au niveau mondial avec pour objectif de former des talents dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Esaïe Edoh

Au Togo, les exonérations ont coûté près de 140 milliards FCFA à l’Etat entre janvier et septembre 2023, en hausse de 18%.

C'est une équation budgétaire délicate à Lomé : entre janvier et septembre, les exonérations fiscales ont coûté à l'État togolais au moins 139 milliards FCFA, une augmentation de 18,5% par rapport à l'an dernier. Les projections tablent même sur un total de 146 milliards FCFA pour l'année en cours. Ces recettes "non liquides", c'est-à-dire non encaissées effectivement, ont un impact direct sur les finances publiques, mais s'inscrivent dans une stratégie gouvernementale de soutien à l'économie en temps de crise.

Pour alléger le quotidien des ménages et répondre à l'inflation, Lomé a mis en œuvre des exonérations fiscales d'ampleur ces dernières années. Les plus récentes : la suppression totale de la TVA pour les cantines universitaires et d'entreprises se veut un soulagement direct pour les étudiants et les salariés.

Côté entreprises, le cap est mis sur la promotion de l'investissement et la relance économique. En témoigne l'exonération des droits et taxes de douane sur les équipements dédiés aux Bâtiments et Travaux Publics (BTP), une initiative pour booster un secteur clé. 

Par ailleurs, cela fait déjà plusieurs années que l’exécutif togolais est en offensive dans le secteur agricole, qui bénéficie lui aussi d'exonérations, notamment sur les coûts des intrants. On notera également des incitations pour les nouveaux investisseurs, notamment dans les zones franches. Les entreprises en difficulté reçoivent un soutien temporaire, et les ONG ainsi que les institutions internationales profitent de conditions fiscales avantageuses. Des exonérations douanières ciblent également certaines importations cruciales, soutenant ainsi l'économie locale.

Malgré le poids de ces politiques sur les finances publiques, l'Office togolais des recettes (OTR) affiche des résultats encourageants. Avec 590 milliards FCFA entrés effectivement dans ses caisses à fin septembre 2023, l'OTR a atteint environ 77% de son objectif de recettes liquides fiscales annuelles, fixé à 765 milliards de FCFA, marquant une progression notable de plus de 11% par rapport à l'année précédente.

Toutefois, alors que la pertinence de ces exonérations fait débat, aucune étude récente n'a encore évalué leur impact positif ou négatif sur l'économie. Une première étape dans cette direction a cependant été franchie : l'OTR s'efforce depuis quelques années de dresser un tableau détaillé des dépenses fiscales, incluant les exonérations, les exemptions et les allégements fiscaux. Cette démarche, essentielle pour une transparence accrue, pourrait à terme fournir les données nécessaires à une évaluation objective de l'impact réel de ces politiques sur l'économie togolaise.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le ministère du Tourisme a lancé le mardi 21 novembre 2023, le projet de création d’une plateforme numérique de réservation des hôtels pour les grands événements. Cette initiative qui est en droite ligne avec la promotion et la valorisation du secteur touristique, notamment le tourisme d’affaires, sera co-réalisée avec le ministère de l’économie numérique, à travers l’Agence Togo Digital (ATD),

Cette future plateforme sera à l’image de Booking.com ou Expedia mais typiquement togolaise, et devrait participer au renforcement du flux touristique. Elle prendra en compte les systèmes d’information des hôtels, la gestion des inscriptions, réservations, annulations et remboursements.

Elle sera mise à profit lors des grands événements que le pays va accueillir. « Le projet s’inscrit dans la droite ligne du gouvernement en matière de promotion du tourisme par tous les canaux de visibilité et surtout celui du numérique », a indiqué le ministre de la culture et du tourisme, Kossi Lamadokou.

Dans cette dynamique, le ministère du tourisme va actualiser le répertoire des hôtels en tenant compte de leur capacité d’accueil. Aussi indique-t-on, seules les structures hôtelières homologuées en termes de standing seront inscrites sur la plateforme afin de préserver l’image de marque du Togo. 

La présidente non exécutive du Conseil d'administration d'Air France, Anne-Marie Couderc, a rencontré lundi 20 novembre le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbé, pour échanger sur les activités de la compagnie qui célèbre son 90ème anniversaire.

"Nous avons profité de l'opportunité de fêter les 90 ans d'Air France, dont 76 ans de liaison avec le Togo, pour faire un point sur nos relations et voir comment nous pouvions les améliorer et les développer. Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer la Première ministre qui nous a accueillis. Nous avons pu évoquer à la fois les points de satisfaction et les points qui pouvaient demander des améliorations.", a indiqué Anne-Marie Couderc, au sortir de la rencontre.

Il s’agit également pour la compagnie de renforcer ses relations avec le Togo, dans un contexte plus tendu au niveau sous-régional, plus précisément avec les pays du Sahel à savoir le Mali, le Burkina Faso ou encore le Niger. 

Il nous paraît que dans ces périodes qui sont des périodes un petit peu compliquées, il faut renforcer nos liens.” a ainsi confié la dirigeante. 

Dans ce contexte, la compagnie a indiqué son intention d'affecter un nouvel avion pour assurer sa liaison au Togo.

Aujourd'hui, nous avons une liaison directe Paris-Lomé, 5 liaisons par semaine, en direct.”, indique-t-on notamment. 

Ayi Renaud Dossavi

Des producteurs de coton de 15 pays ouest et centre-africains sont en conclave à Lomé depuis le mardi 21 novembre 2023 pour définir de nouvelles stratégies d’amélioration de leur filière. C’est une rencontre organisée par l’Association des producteurs de coton africain (AProCA).

A ce rendez-vous qui devra prendre fin le 23 novembre, des acteurs de la filière coton, auront essentiellement à aborder des questions relatives au mécanisme de fixation du prix de vente de la fibre de coton sur le marché international et la recherche de financement pour former les producteurs.

Ces discussions annoncées devraient aboutir à des résolutions, notamment celles de la professionnalisation du secteur, de l’augmentation du rendement et de l’amélioration des conditions socio-économiques des producteurs du coton africains.

« Les associations des producteurs de coton africains ont pris conscience que les problèmes de la filière cotonnière en Afrique ne pourraient être résolus que si l’ensemble des acteurs de la filière cotonnière deviennent des vrais professionnels, chacun à son niveau… », a indiqué Kouroufei Koussouwè, Président de l’AProCA.

Notons que l’AProCA a été portée sur les fonts baptismaux en décembre 2004 à Cotonou au Bénin. Sa mission principale : la défense des positions des producteurs africains dans les instances régionales et internationales du coton.

Esaïe Edoh

Le projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest au Togo (WACA-Togo), appuyé par la Banque mondiale, prépare la phase additionnelle de ses grands travaux de protection côtière, pour le tronçon Agbodrafo-Gbodjomé. 

En détail, cette phase du projet consistera à construire 22 épis le long du segment Gbodjomé, Agbodrafo-Goumoukopé, à recharger 770 000 m3 des 22 casiers et à combler 450 000 m3 du bras lagunaire au niveau d’Aného. 

Le coût, d’environ 29 milliards pour une durée des travaux estimée à 24 mois, est couvert par plusieurs partenaires, dont le principal est l’Agence Française de Développement (AFD).

Cette prochaine étape a fait l’objet de consultations publiques (réunissant les populations locales, les autorités administratives et traditionnelles) organisées par le WACA-Togo, et le ministère en charge de l’environnement à travers l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE), hier mardi 21 novembre 2023. 

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Ces consultations publiques sont pour partager avec les communautés sur le projet. Quels sont ses différents impacts ? Quelles sont les mesures qui ont été apportées ? Et aussi par rapport aux mesures de compensation et réinstallation si besoin”, a indiqué Lieutenant-colonel Souleymane Abdelganiou, directeur des évaluations environnementales à ANGE.

Pour rappel, les travaux précédents réalisés par le WACA sur la côte togolaise ont consisté en la construction et la réhabilitation de 14 épis (ouvrages en enrochement destinés à lutter contre l’érosion du littoral) et d’un brise-lame, ainsi que le rechargement de casiers et l’érection d’une digue de sable. Ces travaux ont été réalisés par l’entreprise néerlandaise Boskalis BV, toujours en pole position pour poursuivre avec cette phase additionnelle.

Ayi Renaud Dossavi

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