Togo First

Togo First

Au Togo, le ministère du Tourisme a lancé le mardi 21 novembre 2023, le projet de création d’une plateforme numérique de réservation des hôtels pour les grands événements. Cette initiative qui est en droite ligne avec la promotion et la valorisation du secteur touristique, notamment le tourisme d’affaires, sera co-réalisée avec le ministère de l’économie numérique, à travers l’Agence Togo Digital (ATD),

Cette future plateforme sera à l’image de Booking.com ou Expedia mais typiquement togolaise, et devrait participer au renforcement du flux touristique. Elle prendra en compte les systèmes d’information des hôtels, la gestion des inscriptions, réservations, annulations et remboursements.

Elle sera mise à profit lors des grands événements que le pays va accueillir. « Le projet s’inscrit dans la droite ligne du gouvernement en matière de promotion du tourisme par tous les canaux de visibilité et surtout celui du numérique », a indiqué le ministre de la culture et du tourisme, Kossi Lamadokou.

Dans cette dynamique, le ministère du tourisme va actualiser le répertoire des hôtels en tenant compte de leur capacité d’accueil. Aussi indique-t-on, seules les structures hôtelières homologuées en termes de standing seront inscrites sur la plateforme afin de préserver l’image de marque du Togo. 

La présidente non exécutive du Conseil d'administration d'Air France, Anne-Marie Couderc, a rencontré lundi 20 novembre le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbé, pour échanger sur les activités de la compagnie qui célèbre son 90ème anniversaire.

"Nous avons profité de l'opportunité de fêter les 90 ans d'Air France, dont 76 ans de liaison avec le Togo, pour faire un point sur nos relations et voir comment nous pouvions les améliorer et les développer. Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer la Première ministre qui nous a accueillis. Nous avons pu évoquer à la fois les points de satisfaction et les points qui pouvaient demander des améliorations.", a indiqué Anne-Marie Couderc, au sortir de la rencontre.

Il s’agit également pour la compagnie de renforcer ses relations avec le Togo, dans un contexte plus tendu au niveau sous-régional, plus précisément avec les pays du Sahel à savoir le Mali, le Burkina Faso ou encore le Niger. 

Il nous paraît que dans ces périodes qui sont des périodes un petit peu compliquées, il faut renforcer nos liens.” a ainsi confié la dirigeante. 

Dans ce contexte, la compagnie a indiqué son intention d'affecter un nouvel avion pour assurer sa liaison au Togo.

Aujourd'hui, nous avons une liaison directe Paris-Lomé, 5 liaisons par semaine, en direct.”, indique-t-on notamment. 

Ayi Renaud Dossavi

Des producteurs de coton de 15 pays ouest et centre-africains sont en conclave à Lomé depuis le mardi 21 novembre 2023 pour définir de nouvelles stratégies d’amélioration de leur filière. C’est une rencontre organisée par l’Association des producteurs de coton africain (AProCA).

A ce rendez-vous qui devra prendre fin le 23 novembre, des acteurs de la filière coton, auront essentiellement à aborder des questions relatives au mécanisme de fixation du prix de vente de la fibre de coton sur le marché international et la recherche de financement pour former les producteurs.

Ces discussions annoncées devraient aboutir à des résolutions, notamment celles de la professionnalisation du secteur, de l’augmentation du rendement et de l’amélioration des conditions socio-économiques des producteurs du coton africains.

« Les associations des producteurs de coton africains ont pris conscience que les problèmes de la filière cotonnière en Afrique ne pourraient être résolus que si l’ensemble des acteurs de la filière cotonnière deviennent des vrais professionnels, chacun à son niveau… », a indiqué Kouroufei Koussouwè, Président de l’AProCA.

Notons que l’AProCA a été portée sur les fonts baptismaux en décembre 2004 à Cotonou au Bénin. Sa mission principale : la défense des positions des producteurs africains dans les instances régionales et internationales du coton.

Esaïe Edoh

Le projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest au Togo (WACA-Togo), appuyé par la Banque mondiale, prépare la phase additionnelle de ses grands travaux de protection côtière, pour le tronçon Agbodrafo-Gbodjomé. 

En détail, cette phase du projet consistera à construire 22 épis le long du segment Gbodjomé, Agbodrafo-Goumoukopé, à recharger 770 000 m3 des 22 casiers et à combler 450 000 m3 du bras lagunaire au niveau d’Aného. 

Le coût, d’environ 29 milliards pour une durée des travaux estimée à 24 mois, est couvert par plusieurs partenaires, dont le principal est l’Agence Française de Développement (AFD).

Cette prochaine étape a fait l’objet de consultations publiques (réunissant les populations locales, les autorités administratives et traditionnelles) organisées par le WACA-Togo, et le ministère en charge de l’environnement à travers l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE), hier mardi 21 novembre 2023. 

img 7

Ces consultations publiques sont pour partager avec les communautés sur le projet. Quels sont ses différents impacts ? Quelles sont les mesures qui ont été apportées ? Et aussi par rapport aux mesures de compensation et réinstallation si besoin”, a indiqué Lieutenant-colonel Souleymane Abdelganiou, directeur des évaluations environnementales à ANGE.

Pour rappel, les travaux précédents réalisés par le WACA sur la côte togolaise ont consisté en la construction et la réhabilitation de 14 épis (ouvrages en enrochement destinés à lutter contre l’érosion du littoral) et d’un brise-lame, ainsi que le rechargement de casiers et l’érection d’une digue de sable. Ces travaux ont été réalisés par l’entreprise néerlandaise Boskalis BV, toujours en pole position pour poursuivre avec cette phase additionnelle.

Ayi Renaud Dossavi

En marge de la visite effectuée à la ZAAP d’Agnron par une délégation de la Banque mondiale et du ministère de l'agriculture, un site dont les résultats encouragent tant le gouvernement que son partenaire, Togo First s’est entretenu avec Chakib Jenane, directeur régional pour le développement rural à la Banque mondiale, couvrant l'Afrique de l'Ouest et Centrale. Réformes, potentiels, futur projet “d'envergure” pour transformer le secteur agricole togolais, Togo First a questionné l’expert.  Interview.

TF : Selon votre analyse, quelles réformes pour le Togo, face aux défis du secteur agricole ? 

CJ : Il faut tout d’abord préciser que le Togo et son gouvernement ont choisi l’agriculture comme secteur prioritaire. C'est essentiel pour relever les défis de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté et de la création d'emplois. Au cours des dernières années, le Togo a réalisé des avancées significatives, notamment avec la création de l'Agence de Transformation Agricole. Cette réforme, bien qu'elle doive être renforcée, est cruciale. Les pays qui ont réussi à progresser dans ce domaine, comme le Rwanda, l'Éthiopie et le Maroc, ont mis en place des agences similaires, qui ont été la clé de voûte pour l'exécution de projets d'infrastructure, le soutien aux agriculteurs et la diffusion de services de vulgarisation, entre autres. C'est donc un progrès significatif.

Le deuxième point concerne les Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP). Nous avons déjà constaté des résultats tangibles, par exemple dans la production de maïs, où les rendements sont passés de 600 kg par hectare à 3 tonnes par hectare à Agnron. Cela a été réalisé grâce à l'accompagnement de l'Agence de Transformation Agricole, le ministère de l'Agriculture, qui fournit des semences sélectionnées, un accès aux engrais et un encadrement aux agriculteurs. Toutefois, il reste beaucoup à faire, notamment en ce qui concerne la mécanisation, un domaine coûteux. Nous devons envisager des mesures incitatives pour permettre aux agriculteurs et aux ZAAP d'acquérir des tracteurs et d'autres équipements agricoles. Il est également essentiel de diversifier davantage la production, en incorporant l'élevage, l'horticulture et d'autres cultures plus rentables. Il y a donc de nombreux aspects à prendre en compte, et la Banque entretient un dialogue sur ces questions depuis près d'un an.

Nous avons déjà approuvé un projet de résilience des systèmes alimentaires de 90 millions de dollars et un programme de sécurité alimentaire de 20 millions de dollars. Nous souhaitons accompagner davantage le gouvernement togolais pour une transformation réelle du secteur agricole. L'objectif est que le Togo puisse, d'ici à 5 ou 10 ans, satisfaire entièrement ses besoins en matière de sécurité alimentaire et créer de nombreux emplois pour les jeunes.

Lire aussi :  Togo : l'Agence de transformation agricole opérationnelle en janvier 2023, un recrutement lancé 

TF : Qu'est-ce qui distingue l'Agence de Transformation Agricole ?

CJ : L'élément clé de l'Agence de Transformation Agricole est la mise en place d'une structure capable de réaliser des projets. Les ministères sont généralement chargés de la politique agricole et des incitations, mais il faut une structure opérationnelle pour exécuter ces politiques. Il s'agit d'un accompagnement technique essentiel, qui va au-delà de la politique, en fournissant une assistance directe aux agriculteurs. Les structures comme les ZAAP mises en place par le gouvernement ont besoin d'un accompagnement technique, et c'est le rôle de l'Agence de Transformation Agricole.

TF : Quels sont les obstacles à la modernisation de l'agriculture togolaise ?

CJ : Globalement, en Afrique, il y a eu peu d'investissements publics dans le secteur agricole, malgré son importance économique. Les investissements sont relativement faibles, ce qui entrave la productivité des agriculteurs. "L'accès au financement reste très limité pour le secteur agricole." Il est donc essentiel que le secteur public investisse davantage pour améliorer la productivité.

Une autre barrière concerne la question foncière. Pour les agriculteurs, la terre est souvent utilisée comme garantie pour obtenir des prêts bancaires, notamment pour l'achat de tracteurs. La sécurisation foncière est donc cruciale. De plus, l'accès aux services de vulgarisation, qui fournissent des informations techniques aux agriculteurs, est limité, de l'ordre de 16 à 20 %. Il devrait être beaucoup plus élevé et développé au Togo.

Lire aussi : Banque mondiale : le Togo prépare un "projet d'envergure" dans le secteur agricole

TF : Nous avons entendu parler récemment d'un projet majeur en préparation pour soutenir davantage le Togo. Pouvez-vous nous en dire plus ?

CJ : Ce projet est conçu comme un programme à long terme en réponse aux besoins du gouvernement. Il vise à renforcer les capacités de l'Agence de Transformation Agricole pour mieux accompagner les agriculteurs et à former les ressources humaines nécessaires à la mécanisation. L'irrigation sera également développée pour intensifier et diversifier les cultures. De plus, le stockage sur place sera renforcé et les marchés seront diversifiés pour offrir de meilleures opportunités aux agriculteurs. À terme, le Togo pourra répondre non seulement à ses besoins alimentaires, mais aussi à une partie des besoins de la région en termes d'exportations et de produits alimentaires.

TF : Existe-t-il un calendrier pour ce projet ?

CJ : Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement. Le Président Faure Gnassingbé a souligné l'importance du secteur agricole, et nous travaillerons rapidement pour répondre à ces besoins.

au changement climatique pourraient atteindre 460 milliards dici 2050 rapport wak

TF : Il y a quelques mois, la Banque mondiale a annoncé un financement de 1,5 milliard de dollars supplémentaires pour la région Afrique de l'Ouest et l'île centrale. Où en est-on ?

CJ : Les 1,5 milliard de dollars annoncés lors de la table ronde de Lomé sont en cours de déploiement. Des projets sont en préparation et la plupart seront approuvés avant juin 2024. Cette promesse de la Banque mondiale est en train d'être mise en œuvre dans plusieurs pays de la région, avec des projets visant à développer des chaînes de valeur prioritaires, en mettant l'accent sur la productivité et la compétitivité. De plus, un accord a été signé entre plusieurs pays, dont le Togo, la Guinée et le Bénin, et l'Office Chérifien de Phosphates (OCP). Le Togo possède d'importantes réserves de phosphate, plus d’1 milliard de tonnes. Et l'OCP travaille avec le pays pour transformer ces ressources en engrais phosphatés, répondant ainsi aux besoins du Togo et de la région. Les études sont en cours, mais les résultats sont prometteurs.

Lire aussi Engrais : la Banque mondiale et l'OCP s'associent pour soutenir le Togo et trois autres pays

TF : À quelle échéance pouvons-nous nous attendre à voir ces projets se concrétiser ?

CJ : Ces projets impliquent d'importants investissements et nécessitent des études détaillées. Cependant, les résultats obtenus jusqu'à présent sont encourageants, et nous espérons les voir se réaliser dans un avenir proche.

TF : Avec les ZAAP d'Agnron, nous avons déjà vu les rendements passer de 600 kg à 3 tonnes par hectare. Il a même été évoqué la possibilité d'atteindre 6 à 8 tonnes par hectare. Comment le Togo peut-il réaliser cette transition à grande échelle ?

CJ : Pour augmenter les rendements à grande échelle, il est essentiel de mieux gérer la densité des semences par hectare et d'investir davantage dans la technologie, notamment pour faire face aux changements climatiques. L'utilisation combinée de la mécanisation, de l'irrigation, des engrais et des semences sélectionnées, est la clé. Un encadrement technique adéquat est également nécessaire pour que les agriculteurs puissent bénéficier pleinement de ces technologies. Notre objectif est de les aider à atteindre un certain niveau de rentabilité, ce qui les encouragera à investir dans des technologies plus avancées, à accéder au financement bancaire et à regrouper leurs exploitations pour réaliser des économies d'échelle.

Lire aussi : Zone d’aménagement agricole planifiée d’Agnron : Faure Gnassingbé salue une réussite !

TF : Un dernier mot ?

CJ : Je pense que le Togo est sur la bonne voie. Nous avons observé des progrès notables, ce qui nous encourage à travailler encore plus étroitement avec nos partenaires locaux.

Interview réalisée par Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi : Marc Stocker (Banque mondiale) : Agriculture, port, commerce extérieur … “avec la ZLECAf, le Togo pourrait voir ses IDE croître jusqu'à 135% d'ici à 2035”

La Banque Ouest Africaine de développement (BOAD) va injecter 30 milliards FCFA dans le Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS) au Togo. L’annonce a été faite au sortir du 138ème Conseil d'Administration de l'institution de développement, ce mardi 21 novembre à Lomé, “en phase avec la Feuille de Route Gouvernementale (FRG) 2020-2025”, selon le communiqué sanctionnant la rencontre.

Cette facilité, sous forme de prêt, a été approuvée en appui aux populations dans la région septentrionale du pays, notamment pour améliorer les infrastructures, les services sociaux de base et la résilience économique.

Il s’agira d'appuyer notamment : l’aménagement de 125 km de pistes rurales pour le désenclavement des localités de la région ; la réalisation d’infrastructures de base dans plusieurs localités (par l’extension de réseaux d’électricité, d’adduction d’eau potable, comprenant l’équipement de 302 forages en système de pompage en énergie solaire, l’appui à la transformation des produits agricoles à travers la construction de magasins équipés). Enfin, les fonds vont soutenir le renforcement des services sociaux de base, tels que la santé, l’éducation, l’administration territoriale et la sécurité.   

Ces ressources viendront s’ajouter à celles déjà mobilisés par l'exécutif togolais, depuis la mise en place de ce programme. En effet, l'an dernier, c’est en tout 50 milliards FCFA qui avaient été engagés dans la mise en œuvre du PURS. Depuis, le gouvernement a mobilisé plusieurs autres partenaires, autour de ces interventions de soutien, notamment la Banque mondiale et le Royaume-Uni.

En début de cette année, le gouvernement deVictoire Tomegah-Dogbe cherchait ainsi à mobiliser quelque 35 milliards FCFA, en faveur de ces interventions multiformes. 

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

PURS : appui de plus d’un demi-milliard FCFA aux producteurs agricoles de la Kéran - Togo First 

Projet d’urgence pour la région des Savanes : un peu plus de 35 milliards FCFA encore à mobiliser - Togo First

Togo: la Banque mondiale va injecter 95 milliards FCFA dans les projets socio-économiques

Programme d'urgence pour la région des Savanes : lancement d’un vaste chantier d’électrification de 18 localités - Togo First

Electrification rurale : la Banque mondiale appuie le Togo avec près de 40 milliards FCFA

Programme d’urgence pour la région des Savanes : 50 milliards FCFA déjà injectés en un an ! - Togo First

La société kényane CSquared, spécialisée dans la construction et l'exploitation de réseaux de fibre optique en Afrique, a levé ce mois-ci 25 millions de dollars dans le but d'étendre son réseau sur le continent. La société, présente notamment au Togo via CSquared Woezon, une joint-venture avec le gouvernement togolais, indique avoir pu mobiliser, pour cette levée de fonds, d'anciens et de nouveaux actionnaires. Parmi eux, le Convergence Partners Digital Infrastructure Fund (CPDIF), la Société financière internationale (IFC) et le Mécanisme de financement mixte du Guichet de promotion du secteur privé de l'Association internationale de développement (IDA).

« La connectivité à haut débit est essentielle au développement de l'Afrique. Notre investissement dans CSquared s'inscrit dans notre stratégie régionale de développement de l'infrastructure numérique et de promotion de l'économie numérique, qui peut contribuer à accélérer le développement de nombreux pays africains, à soutenir la croissance économique et à stimuler la création d'emplois », a indiqué Sarvesh Suri, directeur régional de l'infrastructure de l'IFC pour l'Afrique, l’un des bailleurs dans le cadre de cette levée.

Cette levée de fonds constitue la première étape d'un programme d'investissement plus vaste, d'une valeur totale de 65 millions de dollars, qui vise à soutenir l'expansion et la croissance de CSquared. Au Togo, CSquared exploite au bénéfice du gouvernement les capacités fournies par le câble sous-marin Equiano de Google, opérationnel depuis août dernier. La société souhaite également renforcer le réseau de fibre optique du pays, notamment en l'étendant à d'autres villes du Sud vers le Nord.

Outre le Togo, CSquared, fondée en 2011, est également présente en Ouganda, au Ghana, au Liberia, au Kenya et en République démocratique du Congo (RDC). Ces nouveaux fonds, indique-t-on, seront notamment utilisés pour étendre davantage son empreinte dans ces marchés.

Ayi Renaud Dossavi

Togocom et Csquared Woezon signent un accord pour renforcer la connectivité Internet au Togo

Togo : Le câble sous-marin Equiano de Google est opérationnel (Eudes Gbessi, Directeur pays de Csquared)

CSquared lance la "Woezon Tech Week 2023", pour célébrer la transformation numérique au Togo

Le groupe Vista, fondé et dirigé par le Burkinabè Simon Tiemtoré, obtient l’appui de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), pour soutenir l'acquisition de 61,4 % de la multinationale bancaire Oragroup, basée à Lomé.  Vista a en effet signé un accord avec Afreximbank, lors de la troisième Foire commerciale intra-africaine (IATF2023), pour un prêt de 275 millions de dollars.

Ces fonds de l’institution financière panafricaine se divisent en deux tranches. Une première, d'un montant de 140 millions d'euros, est destinée à Ora SPV, le véhicule spécial créé par le groupe Vista pour l'acquisition de parts dans Oragroup. Et une seconde tranche, de 113 millions d'euros, conclue avec ADI SVP/Vista Bank qui  sera déployée au Burkina Faso.

Pour Vista, cet appui fait suite à une précédente injection de liquidités, cette fois-là de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), obtenue en mars dernier, toujours pour le rachat d’Oragroup.

Lire aussi : Rachat d’Oragroup : la BOAD finance Vista Group de Simon Tiemtoré, à hauteur de plus de 40 millions $

Outre l'apport financier, Afreximbank accompagnera le groupe Vista dans sa stratégie d'expansion, qui vise à terme, une présence dans 25 pays africains. Cette institution conseillera également Vista sur ses opérations de financement du commerce intra-africain.

Ayi Renaud Dossavi

A Washington, Faure Gnassingbé échange avec Simon Tiemtoré, patron de Vista Bank, pressenti pour reprendre Oragroup

Le renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT) dans les Etats membres de la CEDEAO et au Sao Tomé ainsi que sur les Îles Comores, est au cœur d’une rencontre à Lomé. Organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (GIABA), elle est ouverte le lundi 20 novembre 2023 et prendra fin le vendredi 24.

A ce rendez-vous, des représentants des cellules de renseignement financier, des autorités chargées des enquêtes et poursuites pénales, des autorités judiciaires et d’autres agences spécialisées dans les poursuites judiciaires des pays membres du GIABA, planchent sur les typologies de BC/FT afin de mieux mener les enquêtes liées aux infractions de blanchiment. 

Selon Muazu Umaru, directeur des Recherches au GIABA, “aucun des pays membres n’a pu développer une stratégie efficace en matière d’investigation”. De fait, la rencontre de Lomé organisée dans un format d’échange d’expériences entre les pays membres sur les bonnes pratiques devrait aboutir à des recommandations, devant permettre de remédier aux lacunes dans les dispositifs nationaux de LBC/FT.

L’assise de Lomé sera consacrée également à la redynamisation de l’interaction entre les autorités opérationnelles sur les signaux d’alerte et les indicateurs de contenus.

Pour rappel, le GIABA, est un organe de la CEDEAO, qui assure la prévention et le contrôle du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme dans l’espace sous régional.

Esaïe Edoh

Le Président togolais, Faure Gnassingbé, invité au 4ème Sommet G20 Compact with Africa (G20-CwA) en Allemagne, a plaidé le lundi 20 novembre 2023, en faveur de l 'accès équitable aux énergies durables. Le dirigeant a fait ce plaidoyer lors de sa participation au panel consacré à l’approvisionnement en énergie et aux opportunités de commerce et d’investissement dans les marchés émergents africains.

Selon le leader togolais, l’accès équitable aux énergies durables constitue un défi majeur pour le continent africain en raison de l’augmentation de la demande, de la pression démographique et de l’insuffisance des infrastructures de production. A ces facteurs, s’ajoutent, le manque de financements, et des contraintes relatives à l’inégale répartition des ressources disponibles entre les zones urbaines et rurales.

« Dans les pays africains, nous avons un taux d’accès relativement élevé dans les zones urbaines par rapport aux zones rurales où le taux est très bas. Au Togo, nous sommes à 66% d’accès à l’électricité en ville contre 27% dans les zones rurales. Dans ces zones, c’est la biomasse qui est utilisée pour les besoins de la vie quotidienne, or c’est une source de pollution du point de vue environnemental », a souligné le chef de l’État ouest-africain.

Aussi, Faure Gnassingbé soutient-il que l’Afrique a besoin d’infrastructures en matière de production, de transport et de distribution qui restent encore insuffisantes. Il a invité les pays africains notamment les États membres du G20-Compact with Africa à renforcer les capacités d’investissement du secteur public et à créer des opportunités pouvant servir de levier aux investissements privés.

« Nous devons nous préparer à nous adapter au changement climatique. Les Nations comme l’Allemagne et les avancées faites dans le cadre de l’initiative G20 Compact with Africa doivent guider la communauté internationale à passer des paroles aux actes. Nous devons passer à la vitesse supérieure » a-t-il lancé.

Notons que ce 4ème Sommet G20 Compact with Africa (G20-CwA) est consacré aux réflexions sur le renforcement du partenariat entre le G20 et les pays africains dans le secteur des énergies renouvelables.

Esaïe Edoh 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.