Togo First

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Au Togo, le gouvernement s’apprête à franchir une étape importante dans le développement des infrastructures électriques et numériques, alors même que le pays, dans ses stratégies, vise l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030 et ambitionne de devenir un hub numérique à l’horizon 2025. 

D’après les informations obtenues par Togo First de sources proches du dossier, le Togo devrait se voir accorder, dans les tout prochains mois, un financement record de 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour le projet IDEA (Improved Digital Access and Electricity Access). Une telle enveloppe serait la plus importante obtenue par le pays depuis le début de sa coopération avec l’institution de Bretton Woods, apprend-on. Le projet que ces fonds financent vise à améliorer de manière significative l'accès à l'électricité et à Internet dans le pays. “Ce projet est en préparation déjà depuis un certain temps”, indique une source, évoquant l’imminence d’une signature. 

D’après les documents consultés par Togo First, l'objectif principal de ce projet est quadruple. Premièrement, il se concentre sur l'amélioration de la fiabilité des services de transmission dans le nord du Togo, pays où les pertes actuelles dans la distribution d'électricité représentent plus de 17%, selon les dernières statistiques. Deuxièmement, il cherche à élargir la couverture des services d'électricité, tant sur le réseau qu'hors réseau, dans des zones cibles.Troisièmement, IDEA ambitionne d'augmenter la couverture des réseaux à large bande et l'accès aux services numériques, ce qui est d'une importance cruciale, étant donné qu'en début 2023, la situation de l'accès au numérique au Togo indiquait qu'il y avait environ 3,13 millions d'utilisateurs d'Internet dans le pays, représentant un taux de pénétration d'Internet de 35%, selon DataReportal. Enfin, le projet compte améliorer la performance opérationnelle de la CEET, l'entreprise nationale de distribution d'électricité.

Au cœur de cette initiative d’envergure, se trouve la construction d'une ligne de transmission haute tension de 161 kV pour renforcer le réseau électrique de la CEET. IDEA prévoit de construire environ 262 km de lignes, une infrastructure qui,non seulement apportera de l’électricité, mais aussi connectera des régions jusqu'alors isolées. Parallèlement, le nouveau projet intègre une dimension numérique innovante. Des câbles en fibre optique seront installés le long de ces nouvelles lignes de transmission haute tension, créant ainsi une infrastructure de communication de pointe. Les autorités togolaises et l’institution de Bretton Woods espèrent que cette intégration permettra de tisser un réseau d'accès Internet étendu à travers le pays, ouvrant la voie à un avenir numérique plus connecté et accessible pour la population togolaise.

“Ces lignes seront équipées de câbles en fibre optique pour étendre la portée du réseau en fibre optique du SIN [la société chargée de gérer les infrastructures numériques et télécoms publiques de l’État, ndlr], permettant ainsi une distribution équitable de la bande passante à tous les opérateurs de télécommunications au Togo,” confient des personnes proches du dossier. Une dorsale, fusionnant l'électricité et la technologie numérique, qui représente “une avancée particulièrement significative”, indique-t-on, car “elle permettra de réduire la fracture numérique et de stimuler le développement socio-économique dans les zones auparavant isolées du Togo”, alors que le Togo accueille désormais le câble sous-marin de très haut débit Equiano de Google.

Par ailleurs, le projet soutient le déploiement de systèmes solaires autonomes intelligents dans les zones rurales, tentant de s’aligner sur des projets nationaux tels que CIZO, qui fournissent des systèmes solaires domestiques abordables. 

Fiacre E. Kakpo




Au Togo, le ministère de l’économie numérique et de la transformation digitale vient de  lancer une étude sur les besoins des startups togolaises. Le sondage initié à travers l’Agence Togo Digital, et soutenu par l’Allemagne dans le cadre du projet ProDiGiT, devrait permettre aux autorités togolaises d’identifier les défis des startups en matière de levée de fonds pour leurs projets.

La participation du public (Startups, incubateurs, ou encore investisseurs en activité au Togo) à cette enquête est ouverte jusqu’au 1er décembre prochain. Les informations collectées devraient permettre de définir les axes prioritaires de renforcement des capacités des acteurs sur ces questions.

Au Togo, 4,2 millions d'électeurs sont enregistrés sur le fichier électoral définitif de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). C’est ce qu'indique Dago Yabre, président de la Commission ce lundi 20 novembre 2023, dans une note adressée aux responsables des partis politiques, de la société civile, à d'autres parties prenantes, ainsi qu’à l'opinion nationale et internationale. Ceci vient en conclusion du recensement électoral effectué du 29 avril au 14 juin 2023 sur l'ensemble du territoire, et des opérations de vérification et d’audit interne qui s’en sont suivies. 

Notons que ceci représente environ la moitié des quelque 8 millions de résidents du Togo, selon le dernier recensement de l’INSEED. Sur ces 4,2 millions, on compte 53,82 % de femmes (2 262 396) et 46,18 % d'hommes (1 941 315). Ce nombre a été obtenu après le traitement d'un fichier originel comportant un nombre brut d'électeurs recensés établi à 4 432 936. À la suite des travaux de vérifications, près de 130 000 électeurs (129 225) ont été radiés, comme l'indique le Président de la CENI, 

Il convient de rappeler que le pays avait sollicité l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour réaliser un audit externe du fichier provisoire afin d'en déterminer la conformité aux normes nationales et internationales, ce qui a été validé la semaine dernière.

Selon Dago Yabre, ce nouveau fichier électoral "définitif" et "reconnu fiable" servira de référence pour les prochaines élections régionales et législatives au Togo, dont les dates définitives n'ont pas encore été annoncées. Une partie de l’opposition togolaise émet des réserves sur la fiabilité de ce fichier et conteste son caractère définitif.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l'OIF juge fiable le fichier électoral

Togo : après le recensement, la CENI annonce une opération d’apurement du fichier électoral

 

Au Togo, le ministère des travaux publics vient de lancer un Avis d’appel d’offres international (AAOI) pour le recrutement d’une entreprise qui se chargera de la réalisation du projet routier Aléhéridè-Kpaza-Tchamberi.

Selon l’avis publié dans le quotidien national, l’entreprise sélectionnée, réalisera des travaux tels que le dégagement des emprises, les terrassements, la mise en œuvre de la chaussée et le revêtement ainsi que l’éclairage public. Les soumissionnaires devront déposer leurs offres au plus tard, le 23 janvier 2024.

Ce tronçon long de 30 km, qui quitte la Nationale 1, aura une chaussée de 7,4 m de largeur. Sont prévus des travaux connexes de construction de 5 forages, 5 bâtiments scolaires à trois classes, 30 hangars couverts de marché et 10 blocs latrines.

Notons que  le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) avait annoncé en juin 2022 au terme de sa 131ème session ordinaire, avoir approuvé l’octroi d’un crédit de 28 milliards FCFA au Togo pour ce projet qui devrait démarrer en avril 2024. Délai d’exécution annoncé : 24 mois.

La réalisation de ces travaux dans la zone septentrionale du pays, indique-t-on, « va contribuer au désenclavement de la zone et à la facilitation des échanges économiques, sociaux et culturels au niveau national et sous-régional ».

Esaïe Edoh

Le Togo va accueillir en mars 2024, la semaine de l’intelligence artificielle (SIA). L’événement qui sera organisé par la branche togolaise Conseil International pour l'Intelligence Artificielle (CONIIA-Togo), a été annoncé le dimanche 19 novembre à Lomé.

Cette première édition de la SIA est prévue du 19 au 24 mars 2024 et va réunir les acteurs du secteur au Togo, qui vont d’abord dresser l’état des lieux de l’IA et ensuite, explorer ses opportunités.

Cette rencontre sera marquée par la sensibilisation du grand public, des étudiants, des décideurs et des institutionnels aux avancées de l’intelligence artificielle.

Selon Jérôme Ribier, co-organisateur de l’événement, la SIA 2024 sera un rendez-vous de partage à travers des ateliers interactifs, des conférences informatives et des séances de démonstration pratique.

Alors que le Togo se distingue à la 23ème position en Afrique et occupe la 145ème place à l’échelle mondiale dans le classement d’Oxford Insights 2023 des pays les mieux préparés à l’adoption de l’intelligence artificielle, cette rencontre de mars devrait élever le pays au rang de leader dans le domaine du futur, selon le CONIIA-Togo.

Notons que cette première édition de la SIA sera coorganisée par le CONIIA-Togo et Human-AI qui est une structure spécialisée dans le développement des nouvelles technologies.

Esaïe Edoh 

Au Togo, une nouvelle étape décisive vient d’être franchie pour le projet de construction de la voie de contournement de la ville de Sokodé (340 km au Nord de Lomé). En effet, après la phase des études techniques détaillées, le gouvernement togolais vient de conclure une entente avec la Coopération Japonaise (JICA), en partenariat avec l'ambassade du Japon au Togo, couvrant un don de 16 milliards FCFA, pour lancer officiellement les travaux. La ministre des Travaux Publics, Zouréhatou Kassah-Traoré, a été la principale signataire de cet accord, au nom du gouvernement togolais, le vendredi 17 décembre 2023.

Ces ressources constituent « le montant le plus important jamais atteint en termes d’assistance, dans le cadre de la coopération bilatérale », selon Katsuya Ikkatai, l'ambassadeur japonais au Togo, 

Dans le détail, ce projet de contournement, qui fait corps avec la Route nationale 17, prévoit la construction d'une route de 12 kilomètres de long sur 11 mètres de largeur. La nouvelle infrastructure comportera deux voies de circulation, ainsi qu’un système de drainage des eaux.

Cette voie de contournement de Sokodé devrait contribuer à améliorer la fluidité de la circulation sur la Route nationale 17, réduisant ainsi la congestion dans le centre-ville de cette agglomération. 

Pour le pays, l'infrastructure devrait également renforcer la compétitivité du corridor togolais vers l'hinterland, favorisant ainsi le commerce et le développement économique de la région.

Les travaux sont prévus pour s’achever d'ici la fin du premier trimestre de 2024.

Ayi Renaud Dossavi

Faure Gnassingbé, le Chef d'État togolais, est à Berlin, en Allemagne ce lundi 20 novembre, où il prend part au 4ème Sommet G20 Compact with Africa (G20-CWA), à l'invitation de son homologue allemand, le Chancelier Olaf Scholz.

Cette initiative allemande visant à renforcer la coopération économique avec le Continent, rassemble des chefs d'État africains, des investisseurs allemands, ainsi que des représentants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Pour le numéro 1 togolais, ce sera de nouveau, l'occasion non seulement de mettre en avant son pays, en présentant notamment les réformes économiques entreprises au Togo ces dernières années, mais aussi de positionner son pays comme terre d'accueil d'opportunités d'affaires, notamment dans le secteur énergétique. Il s'agira également de présenter les fruits de la coopération entre le Togo et l'Allemagne.

Notons à cet égard que la coopération entre Lomé et Berlin s'articule autour de quatre axes clés : le développement économique durable et la formation professionnelle, la transformation agro-industrielle, la décentralisation et la bonne gouvernance financière, ainsi que le renforcement du système de santé.

Lire aussi : Togo: un appui de 20 millions € de la Banque de développement allemande pour les communes

Pour rappel, la semaine dernière, l'Allemagne a accordé au Togo un financement de 20 millions d'euros (13 milliards FCFA) pour des projets durables dans 69 communes des régions de la Kara, de la Centrale et des Plateaux.

Le Togo, à travers le ministère de la décentralisation et du développement des territoires et l’Allemagne via sa banque de développement KfW, ont conclu le jeudi 16 novembre 2023, une convention au profit de 69 communes du pays ouest-africain. Il s’agit d’un financement de 20 millions d’euros, soit 13 milliards FCFA, pour soutenir les projets durables dans les régions de la Kara, de la Centrale et des Plateaux, avec pour objectif d’améliorer les services publics au niveau local.

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Cet appui financier de la banque de développement allemande KfW, servira à financer divers projets d’amélioration des services publics au niveau local dans les communes ciblées au cours des 4 prochaines années dès 2024.

« Cette nouvelle approche a l’avantage de permettre la réalisation des projets avec un horizon de programmation et d’exécution qui prendra en compte les aspirations de nos populations », a indiqué le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires,  Hodabalo Awaté, lors de la signature de cette convention qui s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Financement des Communes (PAFC).

Notons que ces fonds seront mis à disposition des communes via des appels à projets, dans des domaines allant des infrastructures éducatives et sanitaires aux marchés et aux adductions d’eau.

Esaïe Edoh

Au deuxième et dernier jour du Sommet de l’Industrie financière africaine (AFIS) à Lomé, le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, a présidé le Forum de la titrisation en zone UEMOA. A cette occasion, il a soutenu que la titrisation était une alternative susceptible d’élargir le champ de financement des économies africaines.

D’après l’argentier du gouvernement togolais, qu’il s’agisse des entreprises, des institutions financières ou des projets structurants des Etats, le recours à la titrisation reste indispensable, étant « un instrument de financement alternatif et complémentaire de l’économie ».

L’officiel a d’ailleurs soutenu que le Togo faisait partie des pionniers en matière de titrisation dans la sous-région. En effet, en 2016, le pays a réalisé sa première opération de titrisation pour un montant de 150 milliards FCFA sur une maturité de 10 ans, après la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

La récente opération du pays ouest-africain est celle de Orabank-Togo qui a réalisé avec succès une titrisation de créances de 25 milliards FCFA, une première pour un établissement bancaire du pays.

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Ce Forum, a connu la participation de Edoh Kossi Amenounve, le directeur général de la BRVM (Bourse commune aux 8 pays de l’UEMOA), Serge Ekué, le président de la BOAD, et Sergio Pimenta, Vice-président pour l’Afrique de la SFI (Banque mondiale). 

Rappelons que la titrisation est un instrument de financement alternatif qui permet aux institutions financières, aux entreprises et aux Etats de mobiliser des capitaux en transformant leurs actifs, tels que des prêts hypothécaires, des créances commerciales ou des actifs immobiliers, en titres négociables sur les marchés financiers.

 Esaïe Edoh

Au Togo, à fin septembre 2023, les ressources du budget général sont évaluées à 1.484 milliards FCFA sur une prévision annuelle de 1.957 milliards FCFA dans le budget initial. Sur la même période, les charges ont représenté 1.286,34 milliards FCFA, selon la Direction générale du budget et des finances (DGBF), qui a publié son « Rapport d’exécution du budget de l’Etat exercice 2023 situation à fin septembre ».

Entre janvier et septembre, les ressources du budget général mobilisées correspondent à un taux de réalisation de 76%. Elles sont en progression de 23,11% par rapport à la même période de 2022 au cours de laquelle 1206 milliards FCFA ont été collectés.

Dans le détail, les recettes budgétaires sont ressorties à 872 milliards FCFA contre 775 milliards FCFA en 2022, tandis que les ressources de trésorerie sont à 612 milliards FCFA, soit une hausse de 43% en glissement annuel.

Alors que l’Etat a réussi la mobilisation de 1484 milliards FCFA, les charges ont été financées avec une enveloppe de 1.286 milliards FCFA. Par rapport à la même période de l’année dernière, les charges de l’Etat sont en hausse de 137 milliards FCFA, correspondant à un taux de progression de 11,94%.

Cette croissance, d’après la DGBF, est due à un accroissement des dépenses en atténuation de recettes (80 milliards FCFA contre 60 milliards FCFA en 2022), des dépenses de personnel (220 milliards FCFA contre 176 milliards FCFA), des dépenses d’acquisition de biens et services et des dépenses de transfert (163 milliards FCFA contre 122 milliards FCFA).

 En rappel, la loi de finances exercice 2023 a été rectifiée le 6 octobre dernier par la représentation nationale, à la demande de l’exécutif. Le budget national initialement fixé à 1.957,9 milliards de FCFA, s’équilibre désormais en recettes et en dépenses à 1.975,5 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh 

Lire aussi: 

Collectif budgétaire 2023 : ces ministères mieux dotés par rapport à la loi de finances initiale

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