Au Togo, 107,59 milliards FCFA ont été octroyés aux Togolais exclus des services financiers classiques, en 9 ans, à travers le Fonds national de la finance inclusive (FNFI). C’est ce qu’indiquent les données publiées le 25 juillet 2023 par le ministre chargé de l’Inclusion financière et de l’organisation du secteur informel.
Dans le détail, au 21 juillet 2023, plus de 1,8 million de personnes issues de toutes les couches socioéconomiques du pays ont bénéficié de crédits alloués via 13 produits fonds. Le taux de remboursement était de 94,76% au 27 janvier 2023.

Selon les statistiques publiées, le produit Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF) a permis d’allouer le plus important volume de crédits, soit 37,56 milliards FCFA. Ce produit lancé en avril 2014, est un crédit destiné à soutenir et encourager les activités génératrices de revenus (petit commerce, agriculture, artisanat etc.). Il s'agit d’un produit générique à 4 cycles, accessible aux femmes et hommes pauvres économiquement mais capables de réaliser des activités génératrices de revenus. Il sera suivi d’AGRISEF avec 34,47 milliards FCFA distribués.
Alors que le nombre de bénéficiaires évolue, les autorités togolaises maintiennent leur vision 2025, de toucher 255 000 bénéficiaires supplémentaires à l’horizon 2025.
Rappelons que le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a été créé en 2014, pour renforcer les capacités financières et opérationnelles des Prestataires de services financiers (PSF) décentralisés afin de satisfaire de façon permanente, les besoins de produits financiers de proximité, exprimés par les communautés n’ayant pas accès à des services financiers classiques.
Esaïe Edoh
Au Togo, les experts de l’éducation, de la société civile et des éditeurs, ont validé hier mercredi 02 Août 2023 à Lomé, un plan pour renforcer le secteur, à travers l’introduction des Ressources Educatives Libres (REL). Ces dernières sont des matériels d’apprentissage, d’enseignement et de recherche sur tout format et support, relevant du domaine public, ou biens protégés par le droit d’auteur et publiés sous licence ouverte.
Un document stratégique de production, d’intégration et diffusion des REL au Togo a été validé à la faveur d’un atelier, initié par la commission nationale de l’UNESCO, dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Ressources éducatives libres (REL) », piloté par l’UNESCO et financé par l’Agence Française de Développement (AFD).
La stratégie couvre plusieurs volets dont, « le volet production, toutes les ressources à mettre en place pour pouvoir produire ces ressources par les pays. Le volet intégration de ces ressources dans le système. L'approche pédagogique et leur diffusion, que ces ressources soient mises à la disposition des bénéficiaires, et les enseignants et les élèves », selon le Point focal de la commission nationale pour l'UNESCO, Dometo gbokpa.
Les REL autorisent leur consultation, réutilisation et utilisation à d’autres fins, ainsi que leur adaptation et redistribution gratuites par d’autres. « Elles sont facilement portées par les technologies de l’information et de la communication pouvant grandement faciliter leur accès efficace, équitable et inclusif. Elles sont accessibles à tous, en tout lieu et en tout temps. Les ressources éducatives libres, tout en permettant de répondre aux besoins de chaque apprenant, favorisent efficacement l’égalité des genres », a indiqué Ayaba Edwige Akouété, Secrétaire générale de la Commission Nationale togolaise pour l’UNESCO.
La validation de ce document devrait permettre ainsi au pays de disposer d’une base de données documentaires et d’analyse prospective pour la collaboration, la production, la diffusion et l’accès aux ressources éducatives numériques, notamment au profit des enseignements primaire et secondaire.
Le quatrième remorqueur annoncé au Port autonome de Lomé (PAL) est enfin arrivé, a annoncé récemment le Ministre togolais de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, Kokou Edem Tengue, via Twitter. L’équipement naval a été livré par Boluda Towage, leader mondial du remorquage maritime.
Ce nouveau navire spécialisé est destiné à l'appareillage, l'accostage et au sauvetage de navires commerciaux. Il devrait renforcer les capacités de remorquage de Lomé container terminal (LCT), notamment pour les megaships. In fine, cet équipement va améliorer les capacités opérationnelles du port et maintenir Lomé dans sa position concurrentielle face aux ports d'Abidjan et de Tema dans la région ouest-africaine, ainsi qu'au port de Lekki au Nigeria, qui s'est récemment développé.
L'attente est terminée !
— Kokou Edem TENGUE (@kokouedemTENGUE) July 28, 2023
Le nouveau remorqueur promis a accosté au @portdelome. Rendez-vous en septembre pour la cérémonie officielle de baptême. pic.twitter.com/rbFP0Qg9tD
Selon le ministre Tengue, « la cérémonie officielle de baptême de ce nouveau remorqueur est prévue pour le mois de septembre 2023 ».
Pour rappel, l’arrivée de ce nouveau remorqueur avait été conclue en mai dernier entre Antonio Bordils Montero, PDG de la multinationale BOLUDA, et l’officiel togolais Edem Tengue, au cours d’une réunion.
Esaïe Edoh
La foire « Made in Togo », événement de promotion du consommer local, initié par le gouvernement, fait son grand retour cette année. Cette quatrième édition, qui a débuté la semaine dernière, le vendredi 28 juillet 2023, marque une reprise après 3 ans d'interruption due à la Covid-19.
La rencontre, qui se tient au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) de Lomé, rassemble cette année, plus de 70 exposants venant de tout le territoire national, pour présenter leurs produits au grand public.
L'ouverture de la foire a été marquée par la présence du Directeur de cabinet du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale, Koffi Mensah Vignon, qui a rappelé la vision du gouvernement de promouvoir le consommer local ; et de la présidente par intérim de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), Nathalie Manzinèwè Bitho.

Hormis les expositions, la foire « Made in Togo 2023 » sera marquée par des conférences-débats, des panels, des ateliers et des soirées culturelles, qui mettront en valeur la richesse agricole, culturelle et artistique du Togo. Parmi les sujets abordés, on retrouvera notamment la thématique de la « consommation des produits locaux, facteur de développement économique et durable », le « renforcement des capacités des petites et moyennes entreprises dans la mise en œuvre de la ZLECAf et de la loi AGOA », ainsi que « les normes, la qualité et l’emballage dans la promotion des biens et services locaux ».
La Foire se tient sur 10 jours et prendra fin le dimanche 6 août.
Au Togo, les transferts monétaires en faveur des familles défavorisées, dans le cadre de la phase additive du programme Filets sociaux de Base, ont démarré hier à Lomé. Ces transferts concernent 26250 ménages vulnérables, de 35 quartiers des communes d’Agoè-Nyivé 1, 4 et 6, Golfe 1, 4, 6.
Ce démarrage a été marqué par une cérémonie hier 31 juillet 2023, en présence de représentants des bénéficiaires, de l’ANADEB (Agence Nationale d'Appui au Développement à la Base), bras opérationnel du gouvernement sur le projet, et de la ministre en charge du développement à la Base, Myriam Dossou-d’Almeida.
« Cette nouvelle phase met un accent particulier sur la résilience socio-économique de 15000 ménages les plus pauvres. Ceux-ci bénéficient naturellement d'un accompagnement spécifique pour le développement des AGR, afin de sortir définitivement de la pauvreté au-delà du projet. », indique la ministre.
A ce jour, le programme affiche une couverture de 61% de sa cible.
« Sur 125 000 ménages ciblés à l'échelle nationale par le financement additionnel du projet FSB, 75 988 ont déjà reçu leur premier paiement de 15 000 FCFA. Nous sommes dans la proportion de 61% de couverture de la cible au plan national. », indique ainsi Katanga Mazalo, patronne de l’ANADEB. « S'agissant des mesures d'inclusion économique, 8 025 ménages ont bénéficié de transferts monétaires sur une prévision de 15000, ont reçu la subvention en vue de promouvoir leur accès aux opportunités d'inclusion économique. », ajoute-t-on.
Pour rappel, cette phase additionnelle du projet de filets sociaux de base est appuyée conjointement par l’Etat, la Banque mondiale, la Coopération française (à travers l’AFD), pour un investissement d’environ 18 milliards FCFA, dont 10 milliards FCFA de la Banque, 6,5 milliards FCFA de l’AFD et 1,5 milliard FCFA de l'État togolais.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la ministre de l'énergie et des mines, Mawunyo Aziablé, a procédé le lundi 31 juillet 2023, à Gbargou-Gbangbagou dans la commune de Tône 4, au lancement des travaux d'électrification de 18 localités dans les Savanes. Elle a implanté en cette occurrence, le premier poteau électrique. Ceci, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS), qui vise à renforcer la résilience de cette partie du pays en proie à la menace djihadiste.
L’initiative, indique-t-on, vise à étendre le réseau électrique, dans cette région du pays et à stabiliser la situation socioéconomique et sécuritaire au nord-Togo. Elle vient compléter le Projet d’installation de 50 000 lampadaires solaires autonomes et intelligents lancé par le Président Faure Gnassingbé en avril 2023.
Notons que le PURS nécessite, selon le gouvernement, une enveloppe globale de 200 milliards FCFA. En février dernier, l’exécutif togolais évaluait à 150 milliards FCFA, le cumul des ressources déjà mobilisées auprès des partenaires techniques et financiers (PTF) en faveur du programme.
Plus tôt en 2022, 50 milliards FCFA avaient été engagés et avaient permis d’améliorer de 15 à 20% le réseau de pistes rurales, d’offrir à 80 000 personnes, l’accès à l’eau potable et à 15 000 ménages supplémentaires, de l’électricité.
Esaïe Edoh
Du 24 au 28 juillet, Lomé, capitale du Togo a accueilli la 14ème réunion du Comité des régulateurs nationaux de Télécommunications des États membres de l'UEMOA (CRTEL). Un événement qui a rassemblé des experts de huit pays autour des défis majeurs du secteur.
À l'ordre du jour, trois préoccupations ont dominé les échanges : comment réduire davantage les tarifs des communications régionales, assurer une meilleure qualité de service et intégrer les avancées de l'intelligence artificielle dans la régulation.
Selon les données présentées par l'ARCEP-Togo, des baisses tarifaires ont déjà été constatées sur le territoire togolais au cours des deux dernières années. Les tarifs mobiles et internet fixe auraient respectivement diminué de 67% et 64% en moyenne. Des chiffres impressionnants montrent que, même s’il est encore timide, un vent de changement souffle sur le paysage des télécommunications de la région.
Mais au-delà des tarifs, la qualité du service reste un enjeu critique. Dans cette optique, les régulations à degrés divers semblent miser sur la technologie. C’est le cas de l’ARCEP-Togo qui revendique l'utilisation d'outils digitaux tels que "MyPerf by ARCEP" et des plateformes de supervision intégrant l'intelligence artificielle.
Si l'adoption de l'IA dans le domaine des télécommunications n'en est qu'à ses prémices en Afrique de l'Ouest, les discussions à Lomé témoignent d'une volonté commune d'aller de l'avant. Mais cette évolution technologique soulève également des questions : quelles seront les implications en termes de régulation ? De protection des données ? De création d'emplois ?
Les experts de l'UEMOA, conscients des enjeux, ont convenu de la nécessité de collaborer étroitement pour relever ces défis. Leur travail ne fait que commencer, et les décisions prises à Lomé pourraient bien modeler l'avenir des télécommunications de toute une région, indique-t-on au terme de ces rencontres de 5 jours.
Ainsi, s’il est clair que l'UEMOA aspire à une transformation numérique profonde, en témoignent le plan Togo Digital 2025, et d’autres plans de même teneur dans d’autres pays de l’Union, une vision mêlant régulation, innovation et coopération régionale, il reste toutefois à savoir si ces ambitions se traduiront par des actions concrètes sur le terrain.
Fiacre E. Kakpo
Au Nord du Togo, la commune de Cinkassé 1, revoit à la hausse son budget pour cette année. En effet, la municipalité a entamé le mercredi 26 juillet, la troisième session ordinaire de l'année 2023, centrée sur l'étude et l'analyse du budget supplémentaire de l'exercice 2023.
Dans le détail, ce budget supplémentaire s'élève à 52,8 millions FCFA, comme le rapporte la municipalité. Ce montant est le résultat du compte administratif de l'exercice 2022 et porte le budget général de la commune pour l'exercice 2023 à 302,25 millions FCFA, en hausse de 21% par rapport aux 249,44 millions FCFA initialement adoptés.

Prévus sur 8 jours, les travaux de cette session ordinaire de la Commune de Cinkassé 1 s’achèveront le jeudi 03 août 2023. Outre l'examen du budget supplémentaire, cette session va offrir aux élus locaux l'occasion d'échanger et de trouver des solutions aux problèmes d'intérêt général de la commune.
Dirigée par le maire Nagnango Koundjo, la commune de Cinkassé 1 couvre quatre cantons (Cinkassé, Boadé, Noaga et Gouloungoussi), pour une population estimée à 47500 habitants.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la problématique de la gestion des déchets plastiques fait l’objet d’une attention soutenue depuis quelques années. Aux efforts des pouvoirs publics, se sont ajoutées des initiatives privées novatrices, le plus souvent portées par des jeunes, soucieux de concilier approche environnementale et création de valeur économique. C’est dans cette dynamique que se positionne « Rôbalôtô » (collecteur de sachets usés en EWE, langue vernaculaire parlée au Sud-Togo), une jeune startup, à travers une solution technologique innovante.
Lancé en 2018 après plusieurs années de démarches auprès des autorités administratives, le projet consiste à équiper les écoles togolaises de “poubelles connectées” pour faciliter le recyclage des déchets plastiques.
Munie d'un système de QR Code sophistiqué, cette poubelle intelligente permet l'envoi de données et d'alertes essentielles pour optimiser la collecte des déchets, adapter les itinéraires grâce à la géolocalisation et prévenir tout débordement indésirable.
Mode d’emploi
Concrètement, l’équipe du projet a mobilisé certaines personnes-clés, qu'il s'agisse d'un surveillant, d'un enseignant ou même d'un élève, qui sont activées sur une plateforme tierce et se voient conférer le pouvoir exclusif de transmettre des informations cruciales.
À la fin de chaque journée, ou à tout autre moment impérieux, l'une de ces personnes se charge de scanner le code QR et d'accéder à l'application en utilisant ses identifiants personnels. Elle peut ainsi transmettre des informations relatives au remplissage en temps réel des poubelles ou soumettre une demande de maintenance.

Des équipes de collecte informées en temps réel
Par ailleurs, les équipes en charge de la collecte disposent également d'un accès spécial, leur permettant d'enregistrer des données précieuses telles que le poids et le type de déchets évacués.
Grâce à l'utilisation d'algorithmes spécifiques, le système analyse minutieusement les données recueillies et génère des priorités pour les équipes de collecte. Il suffit à ces dernières de consulter l'application pour connaître instantanément les poubelles qui nécessitent une intervention, facilitant ainsi énormément le processus d'évacuation.
Financer les activités environnementales en vendant les déchets
S’il encourage les élèves à participer activement au tri sélectif et au recyclage des déchets, le projet entend également leur inculquer des valeurs entrepreneuriales.
Dans ce sens, une partie de l’argent issu de la vente directe ou indirecte des déchets est reversée aux établissements scolaires concernés, surtout pour financer les activités des ‘Club Environnement’ en leur sein.
L’initiative, qui a tôt fait de recevoir le quitus des responsables éducatifs, “répond à plusieurs objectifs de développement durable des Nations Unies” (notamment les ODD 11, 12 et 13, ndlr), explique Aymane Gbadamassi, le promoteur du projet.
En outre, poursuit-il, “elle aborde une des problématiques soulevées dans l’ancien plan national de développement (PND) du Togo”.

Des idées susceptibles d’être répliquées
Selon Aymane Gbadamassi, les pratiques développées dans le cadre de Rôbalôtô peuvent être partagées avec d'autres acteurs pour soutenir leur politique de gestion des déchets.
« Prenons l'exemple de l'école X », déclare-t-il “Si le plastique le plus couramment utilisé dans cette école est le sachet de pure water, nous pourrons alors proposer au gouvernement de promouvoir l'utilisation de gourdes écologiques dans les fournitures scolaires des élèves”. Cette idée souligne l'importance de trouver des alternatives écologiques aux produits plastiques à usage unique et d'encourager les comportements responsables, dès le plus jeune âge.
Au surplus, poursuit-il, “la situation des écoles africaines, en particulier celle des écoles togolaises, confrontées à seulement deux options pour la gestion de leurs déchets plastiques, les brûler ou les déverser dans la nature, n’aide pas non plus”.
Selon ce dernier, ces pratiques impactent les potentielles retombées économiques, mais sont également préjudiciables à la santé des populations et causent des dommages environnementaux considérables.
Investir dans le plastique
“Le plastique est une ressource précieuse et non un déchet”, assure-t-il, avant d’évoquer la nécessité de repenser l’approche de sa gestion, afin de créer une économie circulaire.
Une notion d’autant plus importante pour le jeune promoteur, qui aura souffert de contraintes financières avant de pouvoir lancer son projet.
“Les débuts n’ont pas été de tout repos” relate-t-il. “Entre les démarches bureaucratiques et les écoles à convaincre, il a fallu beaucoup de persévérance. Mais la mobilisation des ressources a été le plus grand défi”.
Il faudra l’intervention providentielle de la coopération internationale allemande à travers la GIZ, à la suite d’une participation -infructueuse- à l’édition 2022 des Togo Digital Awards, pour que tout s’accélère.

Rôbalôtô participe à un autre concours, s’adjuge le premier prix et bénéficie d’une période d'incubation à « Innov’up ».
Un défi ambitieux : une couverture nationale
Désormais bien accueilli, le projet ambitionne de s’implanter durablement sur tout le territoire togolais. Déjà, Aymane Gbadamassi annonce des actions dès le mois d'août.
“Nous voulons entrer en contact avec tous les maires de Lomé afin d’engager des discussions approfondies sur notre intégration au sein de chaque commune”, dévoile-t-il.
L'objectif final ? “Équiper toutes les écoles publiques du Togo d'ici à l'année 2030”.
Au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR) a annoncé l’extension de la taxe sur la plus-value (TPV) jusque-là perçue sur les mutations totales de titres fonciers aux mutations partielles, à compter du 1er août 2023.
Selon un communiqué de l'administration fiscale rendu public cette semaine et adressé aux usagers de la Direction du cadastre, de la conservation foncière et de l’enregistrement (DCCFE), cette mesure est applicable « à toutes les nouvelles demandes de mutations partielles (morcellements) de titres fonciers ». La mesure est conforme aux dispositions du Code Général des Impôts du Togo, informe-t-on.
En rappel, la TPV est due par les personnes physiques ou les sociétés de personnes lors de la cession à titre onéreux de biens immeubles ou de droits immobiliers de toute nature sauf exonérations préconisées par la loi.
Elle est également due sur les plus-values réalisées par les personnes physiques ou morales résidentes ou non-résidentes au Togo qui cèdent directement ou indirectement des actions ou parts de sociétés immatriculées au Togo. Il en est ainsi en outre, des plus-values de cession réalisées par les personnes physiques ou morales qui cèdent directement ou indirectement des titres miniers ou des licences d’exploitations délivrées par les autorités togolaises.
Esaïe Edoh