Au Togo, à deux mois du déploiement effectif de l’Assurance maladie universelle (AMU), les autorités du pays ont entamé des concertations avec toutes les parties impliquées. Le mardi 7 novembre à Lomé, des membres de l’exécutif ont rencontré les acteurs de la santé, constitués notamment des représentants des ordres, des associations de paramédicaux, et des syndicats.
A cette rencontre, les ministres en charge de la santé, de l’accès universel aux soins, de l’action sociale, et la directrice de l’Institut national d’assurance maladie, ont présenté le schéma de la mise en œuvre du projet et sollicité l’implication du corps médical, qui est un acteur important du processus.
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— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) November 7, 2023
L'AMU, au centre des échanges entre des ministres et les acteurs de la santé que sont les ordres, les associations de paramédicaux et les syndicats ce 07/11/2023. Schéma de la mise en œuvre présenté afin de solliciter l'implication du corps médical. pic.twitter.com/nAuN69Z6jt
« L'objectif n'est pas seulement de fournir une couverture maladie universelle, mais aussi de garantir des soins de qualité. C’est bien la mission du personnel de santé dans son ensemble », a indiqué Jean-Marie Tessi, ministre de l’accès universel aux soins.
Notons que ce projet qui vise à garantir un accès aux soins de santé essentiels à toutes les couches de la population sera conjointement géré par l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Esaïe Edoh
Le Togo s’apprête à se doter jusqu’à la fin de l’année prochaine, de sa carte de l’investissement orienté vers les objectifs de développement durable (ODD). Des manœuvres ont été lancées dans ce sens en début de semaine à Lomé, à la faveur d’une rencontre entre des acteurs issus de divers secteurs.
L’initiative, portée conjointement par le ministère de la promotion de l’investissement et le PNUD, vise notamment à « accélérer l’accès à l’espace financier » des pays, dans la mise en œuvre des objectifs.
Concrètement, cet outil d’intelligence dont les données seront agrégées au niveau mondial (SDG Investor Platform), devra fournir des données, des informations et des aperçus sur les opportunités d'investissement susceptibles de contribuer au développement durable. Des investissements, précise-t-on, axés entre autres, sur l’éducation, la santé, l’énergie propre, l’industrie, la lutte contre la pauvreté, l’accès à l’eau potable, ou encore l’environnement.
« L’élaboration de cette carte contribuera à l'accélération des objectifs du gouvernement, et partant, des ODD », a expliqué le directeur intérimaire de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF), Atsouvi Yawo Sikpa.
A ce jour, une quarantaine de pays dans le monde (dont une dizaine sur le continent), ont déjà finalisé leur carte.
Octave A. Bruce
Au Togo, le câble internet Equiano de Google, est opérationnel depuis le mois d'août 2023. L’information a été donnée en début de semaine par le top management de Csquared Woezon, une joint-venture formée par la société Csquared et le gouvernement togolais, chargée de la gestion de ce câble et de la mise en vente au Togo de la capacité internet qui en émane. L'information a été dévoilée alors que la société lançait à Lomé la “Wozeon Tech Week” (du 06 au 10 novembre), pour célébrer les progrès de la transformation digitale dans le pays, et promouvoir l'entrepreneuriat digital.
Le Togo était, en effet, le premier pays d’Afrique à se connecter à ce câble sous-marin de dernière génération, qui devrait offrir environ 20 fois plus de capacité de réseau par rapport aux structures précédentes. Cela lui aurait d’ailleurs permis de mitiger l'impact de la rupture du câble WACS (le premier câble sous-marin ouest-africain) en août dernier, perturbant la connectivité internet dans plusieurs pays dans le Golfe de Guinée.
« Le câble est opérationnel depuis août 2023, et est en exploitation », a indiqué Eudes Gbessi, directeur pays de Csquared Togo. « Nous avons des fournisseurs d'accès et des opérateurs mobiles qui sont déjà connectés à ce câble et qui, à travers ce câble, offrent des services internet aux citoyens togolais », a-t-il ajouté.
Au Togo, Equiano avait été réceptionné en mars 2022 par le chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, et la ministre chargée de l'économie numérique, Cina Lawson. L'équipement visait à vendre la capacité, non seulement à TogoCom, Teolis, Café informatique, mais aussi à d'autres acteurs étrangers.
Depuis Lomé, l'ambition est désormais à deux niveaux : renforcer le partenariat pour vendre cette capacité aux pays voisins comme le Ghana, le Bénin et le Burkina, d’une part, et renforcer le réseau de fibre optique sur l'ensemble de son territoire, notamment pour desservir d'autres villes jusqu'au nord du pays, d’autre part. Tout comme dans le domaine portuaire, Lomé veut se positionner comme "point d'entrée" de la connectivité internet dans la sous-région.
« Nous allons donc continuer à étendre le réseau dans tous les coins et recoins du pays. », a indiqué à cet effet Lanre Kolade, DG de Csquared Group. La Joint-Venture, détenue à 44% par le gouvernement togolais, et 56% par Csquared, a également repris le contrôle du réseau E-Gouv, qui connecte diverses administrations et œuvre à son renforcement, au sein de la nouvelle architecture internet qui se dessine.
Ayi Renaud Dossavi
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Pour le compte du MCC 2024, le Togo qui est éligible au Programme Compact du Millenium Challenge Corporation des Etats-Unis d'Amérique, a validé 14 indicateurs de performance sur 20, conservant ainsi son score de 2023. Ce résultat publié récemment a été présenté à la presse locale, mercredi 8 novembre 2023 à Lomé par la Cellule MCA-Togo.
Comme en 2023, le pays ouest-africain valide 7 sur 8 indicateurs dans le domaine de la “liberté économique”, 5 sur 6 dans celui de “gouverner avec justice” et 2 sur 6 au niveau de “l'investissement dans le capital humain”.
Selon la carte des scores, les indicateurs au rouge sont “Droits politiques” (avec un score de 15, contre un minimum requis de 17), “Taux d'immunisation”, (avec un score de 76,5, contre un médiane de 76,5), “Politique fiscale” (avec un score de -6,7 contre une médiane de -4,1), “Dépenses de santé” (avec un score de 1,24 contre une médiane de 1.36), “Protection des ressources naturelles” (avec un score de 41,1 contre une médiane de 41,5) et la “Santé infantile”, (avec un score de 54,1 contre une médiane de 59,6).
Avec ce score de 14/20, le Togo est toujours éligible au programme Threshold et à la formulation du compact, le coordonnateur du MCA-Togo, Stanislas BABA.
Notons que c'est en décembre 2022 que le Togo est devenu éligible au Compact, après plusieurs années de réformes et de positionnement sur ce programme de financement américain. Le pays entend finaliser son accord "Compact" avec la Millennium Challenge Corporation (MCC) jusqu’à fin 2024.
Esaïe Edoh
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Alors que la Loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) adoptée en 2000 devrait arriver à son terme en septembre 2025, plusieurs dirigeants africains ont plaidé pour une prorogation de 10 ans. Parmi ces dirigeants, Kayi Mivedor, Ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale qui représentait le Togo au 20è Forum AGOA (African Growth and Opportunity Act), du 2 au 4 novembre 2023, à Johannesburg en Afrique du Sud.

A ce rendez-vous placé sous le thème « établir des partenariats pour construire une AGOA résiliente, durable et inclusive », l’officielle togolaise a d’abord rappelé les avantages que le Togo tire de cette opportunité. « L’accès au marché américain sous l’AGOA a contribué au développement des petites et moyennes entreprises (PME) notamment celles dirigées par des femmes et des jeunes dans les secteurs du textile et de l’agroalimentaire ».
Elle a aussi relevé que « cette opportunité de marché a facilité l’attrait des investissements dans des programmes d’industrialisation, conduisant ainsi à la création de milliers d’emplois ».
L’idée via ce plaidoyer, est de « mettre en confiance de nouveaux investisseurs et accroître davantage les investissements afin de soutenir les divers programmes d’industrialisation ».
Cette demande des Etats éligibles sera « étudiée minutieusement » par le Congrès américain, d’après la représentation américaine à cette rencontre.
Notons que l'AGOA est destiné à être un outil de transformation pour renforcer la prospérité inclusive en Afrique subsaharienne. Il offre un accès en franchise de droits au marché américain pour plus de 6 800 produits différents.
Esaïe Edoh
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Gozem, la société active dans la mobilité urbaine et les services de livraison, a des ambitions en matière de Technologie financière (fintech). La super app d'Afrique vient d'annoncer en effet l'acquisition de la startup béninoise Moneex, qui propose des services de comptes multidevises en matière de finances et de paiements internationaux.
« Nous sommes ravis d'accueillir Moneex dans la famille Gozem. Accueillir de nouveaux entrepreneurs talentueux a toujours été significatif pour notre capacité à innover. Avec beaucoup d'enthousiasme, le nouveau chapitre fintech de Gozem est officiellement ouvert. », déclare Jean-Martial Moulaud, Directeur du Groupe Gozem.
Gozem Money
Avec cette acquisition, Gozem ambitionne d'élargir ses services, dès le premier trimestre 2024 et d’étoffer son offre avec des services fintechs, au Togo et au Bénin, dans un premier temps. De nouvelles fonctionnalités rassemblées sous la bannière de “Gozem Money”, seront ajoutées à la super-app, offrant ainsi une large gamme de solutions de paiement et une expérience fintech enrichie.
Pour rappel, fondée en 2018 au Togo, Gozem avait initialement débuté ses activités, en se concentrant sur les services de transport par motos, tricycles et taxis, avant de se développer pour inclure la livraison et la logistique dans une seule Super App. Cette acquisition de Moneex est une nouvelle étape, dans le développement de cette société basée à Lomé.
Ayi Renaud Dossavi
La 3e édition du Marché international de l'artisanat du Togo (MIATO) et la 4e édition du Mois du Consommer Local ont pris fin le dimanche 5 novembre 2023, actant ainsi la conclusion de deux événements majeurs de l'économie togolaise. La cérémonie de clôture de la rencontre internationale de Lomé, marquée par la présence de la ministre en charge du commerce et de la consommation locale, Rose Kayi Mivedor, fut de l'occasion de récompenser les lauréats qui se sont distingués dans diverses catégories.
Ainsi, le "Prix spécial du Chef de l'État" a été décerné à deux entreprises artisanales togolaises, Nadiaka et Pagne Africain, qui ont respectivement occupé la première et la deuxième places. Ce prix prend en charge la participation des lauréats à une foire africaine de leur choix à l'étranger.
Le "Prix de l'innovation" d'une valeur de 1 000 000 de F CFA a été décerné à Traoré Mahamadou du Mali, tandis que le deuxième prix, d'une valeur de 600 000 FCFA, a été attribué à Kawe Eyaheza du Togo, et le troisième prix de la même catégorie, d'une valeur de 400 000 FCFA, à Frank Adomalinkpo du Bénin.
Dans la catégorie du "Prix de l'excellence", les distinctions sont revenues à trois Togolais : le premier prix de 650 000 FCFA a été attribué à Ekue Adoté, le deuxième prix de 500 000 FCFA à Offissa Kokou Dodji du Togo, et le troisième prix de 350 000 FCFA à Kadjala Nieky.

La cérémonie a également honoré Ornella Iyatan, la plus jeune exposante du MIATO, ainsi que Gaba Ayité, qui a remporté le prix du plus beau stand. Tous les lauréats des prix de l'encouragement ont reçu un chèque de 100 000 FCFA.
La ministre du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, Rosa Kayi Mivedor, a salué le succès de ces deux événements qui, selon elle, ont renforcé les liens entre l'artisanat et la consommation locale.
Pour cette édition, le MIATO a connu la participation de plus de 800 exposants togolais et ceux venus d’ailleurs. Notamment de Belgique, Tunisie, Cameroun, Gabon, Tchad, Burkina Faso, Bénin et surtout du Mali, pays invité d’honneur.
Au Togo, les autorités communales réunies au sein de la Faîtière des communes du Togo (FTC) ont évalué les actions menées par leur regroupement entre 2020 et 2023 en faveur de la décentralisation. C’était au cours d’une assemblée générale tenue le mardi 7 novembre 2023 à Lomé.
Selon le bureau de la FCT, les trois premières années ont été marquées par un accompagnement technique de la faîtière aux administrations municipales, notamment la promotion de la décentralisation, le plaidoyer et le renforcement des capacités des élus et agents communaux.
Également sur la période, note, la présidente de la faitière, Yawa Kouigan, des initiatives ont été entreprises pour assurer le renforcement de la gouvernance de l’organisation ainsi que de son indépendance avec un accent sur l’autonomisation financière et le positionnement des maires au cœur de l’action communale.
En dépit de ces résultats, d’importants défis restent à relever « pour permettre à la FCT de jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance, de mobilisation de ressources et de création de richesses et d’emplois au profit de nos territoires. Nous devons redoubler d’efforts », a indiqué Yawa Kouigan.
Dans cette dynamique, deux commissions ayant pour mission de revoir les textes de l’organisation ont été mises en place. Elles travailleront à la définition de nouvelles stratégies, pour l’amélioration de la gouvernance locale.
Notons que la Faîtière des communes du Togo est créée en 2023 et sert d’interlocuteur entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers sur les questions liées à la décentralisation.
Près de 240 de ces femmes du Grand Lomé ont bénéficié mardi 07 novembre 2023, d’une enveloppe de 80 000 francs CFA chacune, dans le cadre du projet "Leadership, autonomisation économique des femmes et des filles, et lutte contre les violences basées sur le genre". C’est une initiative du ministère en charge de la promotion de la femme en collaboration avec l'ambassade de France au Togo. La cérémonie de don s’est ainsi déroulée en présence de la ministre du tutelle, Apédoh-Anakoma Adjovi Lolonyo, en charge de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, et d’Augustin Favereau, actuel ambassadeur de France au Togo.
Ces fonds serviront aux femmes à développer une activité génératrice de revenus, et s’inscrivent dans le contexte d'une initiative plus large, visant à autonomiser économiquement les femmes et les filles et à lutter contre les violences basées sur le genre (VBG).
Au total, 500 femmes vulnérables des centres d'écoute bénéficieront de ce soutien financier au cours de 11 sessions de formation qui seront organisées dans différentes régions du pays.
Les organisateurs indiquent du reste qu’un suivi-accompagnement sera assuré par les responsables des centres d'écoute, pour garantir le succès de ces projets et aider les femmes à rentabiliser les fonds reçus. Des visites sur les lieux de travail des bénéficiaires seront également effectuées, afin de s'assurer de la viabilité des activités entreprises et de fournir un soutien technique et des conseils.
« Vous devez donc considérer cet appui comme une opportunité pour vous de sortir de votre situation de précarité. Avec ce fonds, vous allez pouvoir initier une activité ou renforcer celle que vous réalisez déjà », a notamment indiqué Apédoh-Anakoma Adjovi Lolonyo, la ministre de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, à l’endroit des bénéficiaires.
A quelques semaines de la prochaine Foire Internationale de Lomé (FIL), le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) s'est doté d'une nouvelle identité visuelle. La mise à jour comprend un nouveau logo et la refonte de son site internet.
Il s'agit notamment pour le Centre de renforcer sa présence en ligne, de se rapprocher de son public, et d'attirer davantage d'exposants et de visiteurs dans le cadre de ses activités. Ceci intervient alors que le CETEF se prépare à accueillir la 18ème édition de la Foire Internationale de Lomé, événement phare de l'année, prévue du 22 novembre au 3 décembre.
Le thème de cette année mettra l'accent sur la "connexion des marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux".
Les inscriptions, ouvertes aux acteurs locaux et internationaux, sont en cours depuis le 18 septembre. Notons que l'édition précédente de la Foire Internationale de Lomé a enregistré une participation impressionnante avec plus de 325 000 visiteurs.