Togo First

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Après avoir conclu récemment avec le Bénin un accord de Free Roaming, le Togo a signé le 1er novembre dernier à Accra, le même protocole avec le Ghana. La signature de cet accord est intervenue entre Michel Yaovi Galley, Directeur Général de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et Anokye Joe, Directeur Général de la National Communications Authority (NCA) du Ghana.

Cette signature est le fruit de plusieurs mois de concertations entre les deux régulateurs et les représentants des opérateurs mobiles du Ghana notamment MTN, Airtel, Vodafone et ceux du Togo en l’occurrence Moov Africa Togo et Togo Cellulaire, indique le communiqué publié par l’ARCEP.

Suite à cette signature, désormais, les frais d’itinérance (roaming) sont supprimés. Par conséquent, les usagers de téléphonie mobile des deux pays pourront bientôt communiquer à moindre coût, sans changer de carte SIM. En effet, les opérateurs de téléphonie mobile des deux Etats, ont décidé de baisser les tarifs pour les voyageurs togolais en visite au Ghana et vice-versa.

Concrètement la réception d’appel devient dorénavant gratuite durant les trente (30) premiers jours consécutifs pour le consommateur ghanéen en visite au Togo ainsi que pour le Togolais en séjour au Ghana, alors qu’elle est actuellement facturée à 240 Fcfa par minute chez Togo Cellulaire et 207 Fcfa chez Moov Africa Togo.

Également, l’émission d’appel coûtera dorénavant 8,67 Fcfa par minute alors qu’elle est actuellement de 279 Fcfa chez Togo Cellulaire et 550 Fcfa chez Moov Africa Togo. Sur le même trend, la consommation internet subira une baisse drastique, et sera désormais plafonnée à 1,6 FCFA le Mo. Actuellement, elle est à 8400 FCFA au plus, chez Togocel et à 200 FCFA (au plus) chez Moov.

Cet accord s’appliquera à compter du 1er mars 2024, selon un communiqué de l’ARCEP.

Esaïe Edoh 

Starlink, le fournisseur d’accès internet par satellite d’Elon Musk, le milliardaire américain d'origine sud-africaine, poursuit son implantation en Afrique de l'Ouest, et se rapproche de plus en plus du Togo.

Le fournisseur d'accès internet détenu par SpaceX, qui s'appuie sur un vaste réseau de satellites de communication autour de la terre, vient de lancer son activité au Bénin voisin, juste après le Nigéria. 

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Selon la carte d’accessibilité de Starlink, le réseau est annoncé comme “bientôt disponible” au Togo, les dernières prévisions notant même le troisième trimestre de cette année.  Si un tel déploiement devait se faire, il nécessiterait l'assentiment des autorités, et de l’ARCEP, gendarme des Télécoms au Togo, qui régule notamment l'activité de fournisseurs d'accès internet (FAI) déjà présents comme GVA, le Groupe Vivendi Afrique (promoteur de Canalbox), Togocom, Moov (internet mobile) ainsi que Café informatique, et Teolis. Son implantation devrait apporter encore plus de variétés dans l’offre disponible pour les consommateurs togolais.

Notons que le fournisseur Starlink propose trois formules différentes. Une offre à 110 $ (environ 67 300 FCFA) par mois avec des frais d'équipement uniques de 599 $ (un peu plus de 366 000 FCFA) ; l’offre Starlink RV qui coûte 135 $ (environ 82 500 FCFA) par mois avec des frais d'équipement de 599 $ (environ 366 250 FCFA). Starlink Business coûte 500 $  (environ 305 700 FCFA) par mois avec des frais d'équipement uniques de 2500 $ (environ 1,5 million FCFA), selon les données de Forbes..

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées a bouclé le mardi 31 octobre 2023, sa tournée nationale de sensibilisation à l’endroit des élus et cadres municipaux sur la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, à Atakpamé (région des Plateaux). L’opération qui avait débuté le 25 mai à Lomé, s'est ainsi achevée, après avoir parcouru les chefs-lieux des préfectures à travers tout le pays.

Cette fin a été marquée par une cérémonie de clôture, présidée par le ministre délégué chargé du développement des territoires, Edjeba Essomanam.

Au total, indique-on, 2 200 participants, notamment des élus et cadres des 117 communes du Togo, ont été touchés par cette campagne de sensibilisation, visant à les outiller sur les moyens et les bonnes pratiques pour combattre la corruption.

Cette tournée de sensibilisation a bénéficié de l’appui financier de la République fédérale d’Allemagne, à travers son agence de coopération GIZ, dans le cadre du projet « Bonne gouvernance financière ».

En pleine mutation, les systèmes financiers africains se situent actuellement à un carrefour déterminant, où la balance oscille entre les méthodes éprouvées et les innovations disruptives. Les banques de développement n’y échappent pas, mieux quand elles sont dans une région frappée ces dernières années pas d’instabilités à facettes multiples : sécurité, politique, social, économie…

En marge de la 9e édition du Rebranding Africa Forum où il s’est vu décerner le « Prix du Champion du Développement », George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son conseil d’administration, revient pour l’Agence Ecofin sur les enjeux de taille qui façonnent le paysage financier et économique de la sous-région. Renforcement des capacités productives, mobilisation de financements durables, amélioration des infrastructures, intensification du commerce intra, développement des technologies financières… sont autant de leviers cruciaux pour catalyser la croissance économique et l’intégration régionale en Afrique, nous raconte le dirigeant ghanéen. Interview ! 

Agence Ecofin : Vous avez participé à l’édition 2023 du Rebranding Africa Forum qui cette année était placée sous le thème : « les systèmes financiers africains en mutation, concilier authenticité et modernité : les chemins de l’inclusion financière ». En quoi ce thème est-il pertinent pour la BIDC et quelle importance revêt-il pour vos initiatives ?

George Agyekum Donkor : L’inclusion financière est indispensable au bien-être économique de nos populations. Elle permet de stimuler la croissance économique et la productivité grâce à la promotion de l’épargne au sein de la population. En effet, l’épargne est un levier de l’entrepreneuriat, de l’innovation et de l’investissement, et contribue à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Un assainissement de la conjoncture économique mondiale contribuera à terme à une optimisation des opérations de la Banque, dans la mesure où cela réduira la probabilité de survenue de prêts en souffrance (due au non-paiement de ces derniers) et améliorera le profil de risque de la sous-région, et par ricochet, le portefeuille de la Banque, ce qui facilitera son accès aux meilleures ressources qu’elle pourra consacrer aux initiatives de développement.

Les innovations du secteur financier, telles que les services de paiement par téléphonie mobile et les services bancaires électroniques, ont également joué un rôle majeur dans l’amélioration de l’inclusion financière des populations rurales ou à faible revenu, grâce à un dispositif facilitant l’ouverture de comptes et la réalisation de transactions financières. Cependant, d’après les données statistiques, plus de 350 millions de personnes ne sont toujours pas bancarisées en Afrique, dont la majeure partie réside en Afrique de l’Ouest.

C’est dans cette optique que la BIDC est enthousiaste à l’idée de soutenir les innovations financières dans la sous-région de la CEDEAO, grâce aux ressources qui seront allouées au secteur financier ainsi qu’aux facilitateurs de la technologie financière, tels que les acteurs du secteur des télécommunications et de l’électricité. Nous sommes convaincus qu’au fil des années, l’innovation financière permettra de réduire considérablement le taux de non-bancarisation dans la sous-région.

Agence Ecofin : En 2021, la BIDC a lancé la mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique. Quels sont les progrès réalisés à ce jour dans l’exécution de ce plan ?

George Agyekum Donkor : La Banque est en passe de réaliser les objectifs énoncés dans sa Stratégie 2021-2025. En effet, la majorité des objectifs fixés à mi-parcours ont déjà été atteints à fin mars 2023. A titre d’exemple, les taux d’approbation de nouveaux projets et d’engagements étaient respectivement de l’ordre de 77,7 % et de 97,5 %. Les taux de réalisation des décaissements et de la mobilisation de ressources s’élevaient également à 63,9 % et 62,1 %, respectivement, tandis que les objectifs de croissance du portefeuille de prêts et du bilan ont été dépassés de 7 % et 23,1 %.

Par ailleurs, la Banque intensifie ses activités de financement en faveur des Etats membres, compte tenu des défis posés par les différents soubresauts économiques rencontrés récemment. 

Enfin, la Banque procède actuellement à une évaluation à mi-parcours de la Stratégie 2025 afin de réajuster certains de ses objectifs, sur la base des résultats enregistrés au cours des deux années et demie écoulées.

Agence Ecofin : La BIDC entend jouer un rôle significatif dans le développement de l’espace CEDEAO, avec des engagements nets dépassant 3 milliards de dollars. Cependant, la question du développement inclusif reste un défi pour la région. Quelle est votre approche de solution en la matière ?

George Agyekum Donkor : L’inclusion financière constitue l’une des priorités de la Stratégie 2025 de la BIDC, comme en témoigne l’adoption des dix premiers Objectifs de développement durable (ODD) qui visent la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le cadre des interventions de la Banque en faveur des Etats membres. La Banque a déployé des efforts délibérés durant les processus d’évaluation et d’identification des projets pour soutenir les projets menés par les femmes et les jeunes dans toutes les chaînes de valeur, et ce, afin de promouvoir l’inclusion financière.

Agence Ecofin : La BIDC a procédé l’année passée à une augmentation de son capital autorisé. Quelles sont les raisons qui ont motivé cette décision et quelle est la prochaine mesure que la Banque compte prendre à cet effet ?

George Agyekum Donkor : La Banque a procédé à une augmentation de son capital autorisé afin d’accroître ses ressources destinées au financement des programmes de développement des Etats membres, sans pour autant compromettre l’effet levier de son bilan. 

L’augmentation du capital autorisé, en plus d’être une marque de soutien des actionnaires, permettra également à la Banque d’apporter une plus-value à ses clients, en particulier dans un environnement où le coût des financements est élevé, grâce à un mécanisme de prêt axé sur un mixage du nouveau capital et des lignes commerciales existantes afin de réduire le coût des financements à des niveaux inférieurs à ceux du marché.

A long terme, cela contribuera à une meilleure notation de la Banque et la rendra plus réactive et plus pertinente par rapport aux besoins de ses parties prenantes pour se conformer aux normes de l’industrie.

Agence Ecofin : Vous avez réussi à mobiliser des fonds auprès de diverses institutions ces dernières années. Quels sont les facteurs clés de cette réussite ?

George Agyekum Donkor : Nos partenaires ont pris conscience de notre nouvelle orientation stratégique et étaient convaincus que nous étions en mesure de redresser la situation financière de la Banque et de la sous-région. Malgré l’environnement économique difficile créé par la pandémie de Covid-19 et la crise entre l’Ukraine et la Russie, la Banque a toujours honoré ses engagements. Nous avons repris contact avec nos anciens partenaires et fait appel à de nouveaux partenaires qui partagent notre vision pour la sous-région et ont réalisé la bancabilité de notre approche, tout comme notre engagement inébranlable.

En outre, les performances exceptionnelles enregistrées par la Banque au cours des trois dernières années témoignent de l’efficacité de nos nouvelles initiatives et de l’amélioration des processus mis en place. Nous avons obtenu une meilleure note de Moody’s et de Fitch Ratings, amélioré la qualité de nos actifs et renforcé notre gouvernance.

Agence Ecofin : En dépit des défis sociopolitiques de la sous-région, notamment des crises et des coups d’Etat, la BIDC a connu une hausse de ses engagements. Quelle est la stratégie opérationnelle qui sous-tend cette résilience ?

George Agyekum Donkor : Les banques de développement sont plus utiles en période de crise. Nous avons pu accroître nos engagements, car nous avons démontré aux Etats membres que nous pouvions répondre à leurs besoins. Cela explique l’apurement des arriérés de capital par les principaux Etats membres, en dépit de la crise économique actuelle. La disponibilité des ressources (aussi bien des fonds propres que des ressources commerciales) nous a permis d’engager et de déployer ces ressources de façon opportune et rentable. Nous avons élaboré des solutions pour répondre aux besoins de financement des Etats membres en cette période éprouvante.

Agence Ecofin : Quels sont notamment les défis que votre institution doit relever en raison du climat actuel d’instabilité ?

George Agyekum Donkor : L’instabilité politique actuelle affecte la Banque sur plusieurs plans. Nous avons dû suspendre les programmes de décaissement dans certains pays en proie à l’instabilité, en raison des sanctions qui leur ont été imposées. En outre, certains remboursements de prêts des pays concernés sont en souffrance pour les mêmes raisons, ce qui a entraîné la classification de ces actifs par les agences de notation comme étant des prêts non performants. De manière générale, l’instabilité politique a détérioré l’environnement économique dans lequel la Banque mène ses opérations, ce qui a eu des incidences négatives sur sa notation de crédit et pourrait, à terme, se répercuter sur le coût de ses financements.

Agence Ecofin : La BIDC est-elle engagée dans la lutte contre le changement climatique ? Si oui, quelles sont les mesures prises par la Banque pour relever les défis inhérents à cette question ?

George Agyekum Donkor : Le 10 octobre dernier, la BIDC a organisé une première réunion d’experts dans le cadre de la résilience climatique et du développement vert durable, dénommée « Table ronde du Président ». Cet événement avait pour thème « Rendre l’Afrique de l’Ouest plus verte », et était dédié au financement et à la promotion des programmes et projets de développement durable de la CEDEAO dans divers secteurs, en sus des questions de viabilité environnementale et de résilience climatique qui ont été débattues.

S’agissant des mesures prises par la Banque, l’objectif 13 des ODD est l’un des objectifs sur lesquels notre plan stratégique s’est aligné. La Banque a pris des mesures résolues pour identifier et financer les projets de lutte contre le changement climatique. A fin mars 2023, le taux d’engagement de la Banque en faveur des énergies renouvelables s’élevait par exemple à 72,1 % de l’objectif de la stratégie 2025. Il s’agit essentiellement des projets de production d’énergie solaire et des projets d’irrigation alimentés par l’énergie solaire dans l’ensemble de la sous-région.

La Banque a également investi dans des initiatives d’agriculture durable avec des mesures environnementales pour lutter contre le changement climatique, telles que le Projet de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué, dans la région de Djenné, dans la région de Mopti (PDI-BS II) au Mali et le Projet de pôle agro-industriel dans le nord de la Côte d’Ivoire (2 PAI-Nord-CI). Ces projets sont liés aux ODD 1, 2 et 13, qui s’attaquent respectivement à l’éradication de la pauvreté, à la sécurité alimentaire et au changement climatique.  

Nous sommes déterminés à en faire davantage dans ce domaine dans le cadre de la mise en œuvre de notre Stratégie 2021-2025, d’autant plus que des efforts sont en cours pour obtenir des financements environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Agence Ecofin : D’après les statistiques, seulement 3 % des financements climatiques sont destinés à l’Afrique. Le financement climatique reste faible, notamment dans l’espace CEDEAO. Quelles stratégies les banques de développement et d’investissement devraient-elles adopter pour impulser le financement de ce secteur en Afrique ?

George Agyekum Donkor : La BIDC a publié son premier cadre de financement ESG au premier trimestre de cette année, en vue de promouvoir une croissance résiliente, inclusive et durable dans ses Etats membres. Le coût actuel élevé des financements a mis à mal la mobilisation des ressources à un coût raisonnable, y compris les ressources ESG.

Toutefois, il est important pour les banques de développement et d’investissement de privilégier cette question dans le cadre de leurs opérations. En outre, ces banques doivent affecter une partie de leurs ressources à la promotion de cette cause, étant donné que le changement climatique est devenu une menace non seulement pour la survie des générations futures, mais également des nôtres.

Agence Ecofin : Quels sont les secteurs prometteurs que la BIDC et d’autres institutions financières ont identifiés pour leurs investissements futurs ?

George Agyekum Donkor : Il s’agit bien évidemment des secteurs de la technologie financière, de l’innovation et des ESG. L’innovation est la clé des progrès économiques futurs, mais la Banque ne devrait pas perdre de vue les investissements ESG. En effet, ces derniers ne devraient pas être sacrifiés au profit des divers projets d’innovation. Nous devons plutôt promouvoir des innovations qui mettent en avant les questions ESG. Nous nous emploierons à financer les projets favorisant l’inclusion des femmes et des jeunes dans notre espace économique, tout en accordant une attention particulière aux questions environnementales.

Agence Ecofin : Les petites et moyennes entreprises (PME) sont souvent considérées comme le moteur d’une économie, en particulier dans les pays en développement. Quelles sont les mesures prises par la BIDC en matière de financement des PME au sein de l’espace CEDEAO ? Quels programmes ou mécanismes spécifiques avez-vous mis en place pour soutenir ces entreprises ?

George Agyekum Donkor : Les PME constituent l’un des principaux centres d’intérêt de la Stratégie 2021-2025 de la BIDC. La complexité, la taille et le nombre des PME sont tels que les banques de développement qui n’ont pas autant d’agences que les banques commerciales auront du mal à suivre convenablement leurs opérations pour réduire les risques de non-paiement de prêts. La stratégie de la BIDC, et de plusieurs banques de développement à l’instar de la nôtre, consiste à octroyer des prêts aux PME par le biais des banques commerciales locales, qui sont mieux placées pour suivre leurs opérations.

Cela explique en partie les raisons pour lesquelles les engagements de la BIDC dans le secteur financier ont à fin mars 2023, dépassé de 122 % l’objectif énoncé dans la Stratégie 2025. La Banque continue de donner une suite favorable aux demandes de financement des PME.

Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le poste de pesage de Tsévié, inauguré en juin 2022, est officiellement mis en service le jeudi 2 novembre 2023. Il devient le deuxième poste de pesage pour véhicules gros porteurs, opérationnel après celui de Djéréhouyé (180 Km de Lomé).

La nouvelle infrastructure sera gérée par la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) et va contribuer au renforcement de la sécurité routière, de la régulation du trafic, et à la préservation des infrastructures routières du pays.

« L’objectif principal de ce nouveau poste de pesage est de garantir le respect des normes en matière de gabarit et de poids. Cette mesure vise à prévenir la détérioration prématurée des infrastructures routières », a rappelé Dermane Tadjudini, directeur des transports routiers et ferroviaires.  

Une fois à ce poste, les camions seront dirigés vers le parc où un personnel qualifié est déployé pour contrôler leur charge à l’essieu ainsi que le respect des spécifications du Taux de Trafic Chargé Autorisé (TTCA). En cas de surcharge, le véhicule est délesté du surplus et est passible d’une amende de 60 000 à 80 000 FCFA, conformément à l’article 14 du code routier.

Notons que la réalisation et la mise en service de cette infrastructure s’inscrivent dans le cadre du programme d’action communautaire des infrastructures et du transport routiers (PACITR) de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Les travaux ont nécessité une enveloppe de 1,2 milliard de FCFA, octroyée par l’Uemoa.

Esaïe Edoh

Au Togo, la neuvième édition de la Revue Annuelle des Réformes, Politiques, Programmes et Projets Communautaires de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a démarré à Lomé, ce jeudi 02 novembre 2023. 

Pour cette session d’évaluation, 131 textes ainsi que cinq projets et programmes communautaires seront évalués par des experts de l’organe communautaire. Pendant trois jours, ces derniers se pencheront également sur des solutions visant à améliorer les conditions de vie des populations.

La revue annuelle réalisée en 2022 a déjà permis de constater des progrès significatifs dans la mise en œuvre des réformes. Kanan Bouhari, Secrétaire permanent de la cellule CEDEAO, représentant le ministre de l'Économie et des Finances, a souligné l'engagement continu des gouvernements, dans la poursuite des réformes structurelles, couvrant divers domaines.

Les projets appuyés par l’Uemoa au Togo, « concernent l'agriculture, l'élevage, l'artisanat, l'énergie, l'industrie, etc. », indique Traoré Abasso, directeur des finances publiques et de la fiscalité intérieure. On compte notamment, un programme régional des aménagements hydrauliques, des programmes de structuration et de développement dans plusieurs filières agricoles, des travaux de construction d'un marché à Bétail à Tsévié et d’un autre à Cinkasse.

Les travaux, prendront fin lundi 06 novenbre prochain.

Le géant américain du textile Charles Komar & Sons, devrait bientôt lancer ses activités à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) au Togo, à travers sa filiale sri-lankaise Star Garments Group (SGG), spécialisée dans la fabrication de vêtements.

Cette dernière prévoit en effet de lancer la construction de son usine au sein du parc industriel, avant la fin de l'année en cours. L'unité industrielle se concentrera sur les activités de coupe, de couture, et de finition (Cut-make-trim, CMT), visant à augmenter la production de vêtements prêt-à-porter, notamment des robes, des chemisiers, et des vêtements pour enfants, destinés à être exportés vers des détaillants internationaux.

Le projet, d’un coût global de 25 millions $ (soit environ 15,5 milliards de FCFA), devrait bénéficier d’un crédit de la Société financière internationale (SFI ou IFC), à hauteur de 15 millions $. 

Selon le dossier de l'institution, l’usine occupera une superficie de 3,7 hectares, et créera environ 2 000 emplois.

« L'usine de Star Garments Group devrait avoir divers effets positifs à l'échelle de l'économie, notamment une valeur ajoutée nationale et régionale, résultant de l'augmentation des exportations grâce à l'expansion des opérations du CMT et la création directe de 2 000 emplois formels dans le secteur manufacturier, principalement pour les femmes, et d'un plus grand nombre d'emplois indirects", a déclaré l'institution basée à Washington.

Notons que la SFI s’est également positionnée, pour appuyer le déploiement de la PIA, à travers la société gestionnaire ARISE IIP, qui négocie un appui à hauteur de 250 millions Є, pour ses activités dans plusieurs pays, notamment au Togo. 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Premier ministre sud-coréen, Han Duck-Soo, a bouclé le mardi 31 octobre 2023, deux jours de mission de prospection au Togo. Objectif de cette visite officielle : renforcer la coopération bilatérale entre Lomé et Séoul. Cette visite de l’officiel sud-coréen dans la capitale togolaise a été marquée par plusieurs activités, notamment des visites de sites et des rencontres d’échanges. 

Arrivé à Lomé le lundi 30 octobre 2023, le Premier ministre coréen s’est entretenu avec la Cheffe de l'exécutif togolais à la Primature. Cette réunion élargie aux membres de gouvernement des deux pays a été l’occasion pour les deux délégations de faire le tour d’horizon de la coopération bilatérale qui date de près de 60 ans et de mener des réflexions pour l’approfondir dans les secteurs de l’agriculture, la sécurité, l’énergie, le digital, l’éducation et la formation professionnelle. 

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« Le nouveau gouvernement actuel veut partager son expérience qu’il a vécue, pendant ces 70 dernières années, concernant l’aide, le soutien et l’appui de la communauté internationale qui ont permis à la Corée de passer du statut de l’un des pays les plus pauvres dans le monde pour devenir la Corée qu’elle est aujourd’hui », a précisé le Sud-coréen.

Dans la perspective de renforcement de cette coopération dans divers domaines, Han Duck-Soo, a visité le Port autonome de Lomé, qui selon lui, « peut servir de porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest ».

Il s’est ensuite rendu à l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement dédié aux métiers du bâtiment (IFAD-Bâtiment) d’Adidogomé, ainsi que sur le site de l’IFAD Energies Renouvelable (IFAD-ENR) dont les travaux sont en cours de finition. « A l’Institut de formation professionnelle, j’ai pu voir les efforts déployés pour développer l’industrie locale et accueillir les industries étrangères. Cette formation en génie civil et en énergies renouvelables est vraiment ciblée sur le terrain, et je pense que c’est une formation qui va dans le bon sens », a commenté l’hôte de Victoire Dogbé après la visite.

« Nous avons beaucoup de domaines de coopération possibles. Vous avez une forte bonne volonté du gouvernement, vous avez les infrastructures nécessaires, et les politiques sont très bien construites. Ce sont autant de domaines de coopération sur lesquels nous pouvons travailler ensemble, et je suis très optimiste pour le partenariat à venir entre nos deux pays », a confié Duck-Soo, au terme de sa tournée.

Notons qu’outre les discussions et les visites de site, Han Duck-Soo a transmis à Victoire Dogbé, l’invitation de son président à son homologue togolais, à prendre part à la Conférence Afrique-Corée qui aura lieu, en 2024. Il a aussi sollicité l’appui du Togo à la candidature de son pays au Comité du patrimoine mondial pour le mandat 2023-2027 et pour l’Exposition universelle 2030.

Rappelons également que les 60 ans de coopération entre le Togo et la Corée du Sud sont marquées par plusieurs interventions de l’Etat asiatique en appui à divers projets initiés par Lomé. Récemment, la Corée a appuyé la mise en œuvre du projet d’Agropole de la Kara, et financé le projet d’’accès équitable durable aux services essentiels pour les enfants du Nord.

Esaïe Edoh 

L’opérationnalisation complète du poste de contrôle juxtaposé Noépé-Akanu, prévue prochainement, était au cœur d’une rencontre des ministres en charge des Infrastructures du Togo et du Ghana, mardi 31 octobre 2023 à Noépé. La réunion a été consacrée à la détermination de la part contributive de chacune des parties pour l’atteinte des objectifs, et faciliter davantage la libre circulation des personnes et des biens.

Ce poste de contrôle juxtaposé, en service depuis 2018, une fois totalement opérationnel, va assurer des opérations de douanes, d’immigration et de sécurité entre les deux frontières.

« Il y a eu des accords bilatéraux entre les deux pays. On est donc appelé à savoir qui prend quoi en charge, ainsi que la position de la CEDEAO », a indiqué Sediko Douka, commissaire en charge des infrastructures, de l’énergie et la digitalisation à la Commission de la CEDEAO.

Au cours de la réunion, les deux parties ont aussi évoqué la mise à disposition de la logistique, notamment l’électricité, l’éclairage public, l’adduction d’eau, l’internet et des outils de communication pour un meilleur et effectif fonctionnement du PJC.

« Nous avons donc fait un état de mise en œuvre des engagements et tout ceci, à titre transitoire, en attendant le recrutement d’un gestionnaire qui va gérer tout le site. Du côté de la CEDEAO, nous allons aussi prendre des engagements pour soutenir les deux pays, dans la prise en charge des frais. », a ajouté Sediko Douka.

Notons que le poste est construit sur une superficie de 17 ha, grâce à un financement de l’Union Européenne et sur une initiative de la Cedeao (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Il est subdivisé en plusieurs zones pour les opérations de transport de véhicules commerciaux et de passagers, ainsi que celles de manutention et du fret de marchandises, du transit et d’inspection du bétail.

Esaïe Edoh

A la tribune du 22è Forum économique international sur l’Afrique à Paris le mardi 31 octobre 2023, le président du Togo, Faure Gnassingbé, a présenté le tableau de l’économie de l’Afrique et s’est ensuite montré optimiste pour la croissance future du continent.

« En dépit de la situation géopolitique et écologique tendue, je suis optimiste pour l’Afrique, parce qu’après plusieurs années difficiles, le continent africain retrouve la croissance et présente de nouveau visage pour les investisseurs », a déclaré le dirigeant togolais lors de son intervention.

Le leader ouest-africain puise son optimisme dans la situation économique actuelle du continent favorable. En effet, le taux d’inflation est en baisse depuis le mois de juillet. Il est passé de 10% à 7%.  Également, la croissance devrait repartir à la hausse en 2024, selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI).

Convaincu du développement de l'Afrique, Faure Gnassingbé soutient par ailleurs que le redressement de l’économie des pays doit se baser sur les opportunités d’investissement. Dans cette logique, le président togolais conseille aux Etats, la mise en place des politiques idoines pour favoriser l’investissement privé et améliorer l’environnement des affaires.

« Il faut repenser le rôle de l’État. Il doit devenir le catalyseur de l’investissement privé. La question du climat des affaires dans ce contexte est importante et le Togo travaille chaque jour sur cette question », a-t-il souligné.

Faure Gnassingbé a également invité des investisseurs notamment institutions internationales et opérateurs privés à s'intéresser aux secteurs porteurs.  « Les opportunités d’investissement en Afrique sont considérables, notamment dans le domaine de la transition énergétique. Face à des besoins de financement immenses, les finances publiques des États africains ne peuvent suffire. Il faut donc qu’une partie plus significative des financements privés se réoriente vers notre continent. Et pour cela, notre tâche, c’est de fournir des bons projets » a lancé le Togolais.

Esaïe Edoh

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