Togo First

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Au Togo, le ministère chargé du commerce et de la consommation locale a effectué jeudi 27 juillet, une tournée de sensibilisation dans les supermarchés, à la création en leur sein des aires de distribution des produits locaux. La démarche fait suite à la recommandation du gouvernement adressée aux promoteurs de ces centres commerciaux, de promouvoir les produits made in Togo.

Cette sensibilisation intervient après le constat selon lequel, les supermarchés installés dans le pays, notamment dans la capitale Lomé, commercialisent majoritairement des produits importés en dépit de la recommandation gouvernementale aux supermarchés de se doter des aires de distribution des produits locaux.

« Après la visite, nos attentes ne sont pas comblées, parce que dans certains supermarchés, nous avons constaté l’absence des produits locaux, par contre dans d’autres, les produits locaux sont noyés dans ceux importés et le consommateur n’est pas suffisamment informé. Il n’y a pas d’invitation pour le consommateur d’opérer un choix local. Nous avons saisi l’occasion pour sensibiliser les responsables et nous avons discuté avec eux des difficultés rencontrées, notamment, l’approvisionnement, le prix, l’emballage et la qualité », a informé la Directrice de la consommation locale, Kafui Adovon.

Notons que la décision de dédier un espace à la promotion des produits locaux dans les supermarchés, est une réponse à la sollicitation des producteurs locaux pour valoriser leurs productions.

Soulignons que les autorités togolaises dans le but de promouvoir les produits locaux togolais, organisent chaque année depuis 2020 le mois du consommer local en octobre.

Le Togo a exporté 12 800 tonnes de mangues en 2022, contre 10400 tonnes l'an dernier, selon les données du Conseil interprofessionnel de la filière mangue (CIF Mangue). Ceci représente un peu plus du quart (25,3%) de la production enregistrée cette année 2022, selon le groupement de producteurs, qui est de 50 500 tonnes. Ce dernier chiffre représente une progression de 31% en termes de fruits produits, par rapport aux 38500 produits en 2021. 

En effet, malgré les pressions exercées par la pandémie de Covid-19, la production de mangue a connu une augmentation sur les trois dernières années, selon le CIF-Mangue, grâce aux activités de transformation. Une dizaine d’unités de transformation sont ainsi répertoriées au plan national, et entre 2020 et 2022, elles ont transformé respectivement 8 000 tonnes, 12 800 tonnes et 10 200 tonnes.

1 production

Dans le pays d'Afrique de l'ouest, les variétés essentielles produites sont, Kent, Palmer, Eldon et Somnole. Si leur culture est répandue dans les cinq régions, une plus forte concentration se relève dans les régions maritime et centrale, comme le traduisent les chiffres rendus publics.

Maritime et Centrale

Ainsi, dans le détail, la région maritime signale une production de 17 700 tonnes en 2022, avec les villes de Vogan, Tsevie et Badja comme pôles de production. Au total, 136 producteurs ont participé à l'effort de production dans cette région côtière du pays, selon le CIF-Mangue.

La région Centrale, principal point de production en 2022, concentre 20 980 tonnes selon les statistiques, soit 41% de la production. Les villes de Sotouboua, Sokodé, Adjengré, Tchamba et Sada y sont les principaux foyers de production.

Les autres régions

Dans la région des Plateaux, on enregistre 5 600 tonnes de mangues dans l'Ouest, et la moitié, soit 2 450 tonnes dans l'Est. Les villes de Kpalimé, Agou, Lavie et Kpélé, d’une part, et d'Agbonou et Sada, d’autre part, sont les plus importantes en ce qui concerne la production de mangues dans cette région.

Enfin, les régions de la Kara et des Savanes affichent respectivement une contribution de 1 650 tonnes et 2 120 tonnes de mangues en 2022.

Pour rappel, au Togo, le ministère de l'agriculture et les acteurs de la filière mangue ont adopté un plan d'investissement à hauteur de 1,715 milliard FCFA, des fonds mobilisés pour développer la filière sur cinq ans.

Ayi Renaud Dossavi

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Les derniers chiffres de la filière Mangue au Togo  

Au Togo, la prévalence du VIH est estimée à 1,7% en 2022, traduisant une baisse soutenue au cours de la dernière décennie. En effet, sur la période de 2010 à 2022, les nouvelles infections ont diminué de 65%. Sur le même trend, les décès liés au virus ont connu une réduction de 64%.

L'information provient du rapport des activités de riposte contre le VIH/Sida réalisées au Togo l'année dernière, présenté cette semaine devant différents acteurs de la lutte, notamment le Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS/IST).

En 2022, les services de prévention ont permis de dépister plus de 57 000 personnes, de distribuer 18 millions de préservatifs et d'atteindre toutes les populations cibles de la riposte nationale, mais à des niveaux variables.

La même année, le nombre de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) bénéficiant d'antirétroviraux (ARV) s'est établi en hausse à 86 679, marquant un taux de couverture thérapeutique de 81% avec un bon accès aux soins, selon la même source.

Notons également que 75% des PVVIH sous traitement ont pu tester leur charge virale, et parmi elles, 90% ont une charge virale supprimée. Les performances en matière de prise en charge de la co-infection Tuberculose/VIH sont bonnes, avec plus de 99% des tuberculeux dépistés et mis sous traitement. Cela a permis de stabiliser le taux de décès autour de 15% au cours des 5 dernières années.

Selon le coordonnateur du CNLS/IST, Pr Palokinam Vincent Pitché, les acquis de la lutte au Togo ne cachent pas les nombreuses faiblesses et les goulots d'étranglement qui, selon lui, entravent la performance globale de la réponse nationale.

L'expert souligne que le dépistage des PVVIH reste un véritable défi, le taux de couverture étant actuellement à 81%, alors que le pays s'est fixé pour objectif d'atteindre la barre des 95%.

Ayi Renaud Dossavi

A la recherche de 35 milliards FCFA, le Trésor public togolais a réussi jeudi 27 juillet 2023, à collecter auprès des investisseurs d’Afrique de l’ouest, 36 milliards FCFA, à la clôture de son émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT).

Ces ressources ont été mobilisées auprès de 36 investisseurs qui ont soumissionné à hauteur de 39 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 111,41%, selon le compte rendu de l’opération, consulté par Togo First.

D’après ce rapport, le Togo a levé 19 milliards FCFA via les BAT sur la maturité de 182 jours et 17 milliards FCFA sur les OAT stipulées sur 3 et 5 ans et assorties de taux d’intérêt 6% et 6,25%.

Cette enveloppe qui va également contribuer à  assurer la couverture des besoins du budget 2023 de l’Etat du Togo, porte à 466 milliards FCFA le total de fonds mobilisés par le pays cette année sur le marché des titres publics de l’Umoa, soit plus de 3/4 de sa prévision annuelle estimée à 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Le Togo représenté par Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances, et la Banque africaine de développement (BAD) par Wilfrid Abiola, son responsable pays, ont signé deux nouveaux accords de financement, jeudi 27 juillet 2022. Ces engagements portent sur deux projets d'initiatives : le financement du Projet d’accompagnement des jeunes hommes et femmes entrepreneurs sur les chaînes de valeur créatrices d’emplois, à hauteur de 28,1 milliards de francs CFA ; et des études de faisabilité pour le Programme de construction de 20 000 logements à coûts abordables au Togo, pour un montant d’environ 3,1 milliards FCFA.

1 Sani

28,1 milliards francs CFA pour l’entrepreneuriat des jeunes

Dans le détail du premier financement (le projet d’accompagnement des jeunes hommes et femmes entrepreneurs, sur les chaînes de valeur créatrices d’emplois), le Groupe de la BAD décaisse un don de 12,4 milliards FCFA, et un prêt de 2,7 milliards FCFA. Ceci comprend également un cofinancement prévu sous forme de don de la République fédérale d’Allemagne, via sa banque de développement KfW, pour un montant de 9,739 milliards de francs CFA, avec une contrepartie togolaise sur le budget de l'État qui s’élève à 3,410 milliards de francs CFA. "Ce projet vise spécifiquement à renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes, à booster la compétitivité et accroître les parts de marché des TPME des jeunes et à augmenter le volume des financements aux jeunes entrepreneurs", indique le ministre Sani Yaya. De plus, "Ce projet concrétise l’une des ambitions de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, notamment la réforme quatre, qui vise à mettre en œuvre des plans d’accompagnement aux TPME à travers la facilitation d’accès au financement et au foncier.", selon l’argentier du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé.

Études de faisabilité pour 20 000 logements sociaux

Le deuxième accord de financement, portant sur des études du Programme de construction de 20 000 logements à coûts abordables au Togo, couvre un montant réparti sous la forme d’un prêt d’environ 2,9 milliards FCFA et d’un don d’environ 128 millions FCFA.

Cette assistance technique devrait notamment faciliter la structuration du projet (au plan juridique et institutionnel) et baliser la voie à son démarrage rapide, notamment en prenant en charge les études de viabilisation du site pilote de Kpomé.

"Ces deux interventions du Groupe de la Banque témoignent de notre disponibilité à accompagner le Gouvernement togolais dans la réalisation de projets structurants pour le développement économique et social durable et inclusif. C’est pourquoi nous exhortons l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ces projets et programmes à ne ménager aucun effort dans l’atteinte des objectifs de ces interventions", a indiqué Wilfrid Abiola.

Notons que les deux accords sont signés trois jours seulement après que la BAD a déployé au Togo sa plateforme RASME, qui facilite le suivi des projets de la banque sur le territoire.

Ces nouveaux engagements vont renforcer le portefeuille d’intervention de l’institution financière au Togo, qui jusqu’à récemment, s’élevait à 310,34 millions d'euros (environ 203 milliards FCFA).

Ayi Renaud Dossavi

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Les Etats-Unis, un des partenaires clés du Togo, vont apporter leur appui au pays sur le plan sécuritaire, précisément dans le secteur maritime. Le Gal Michael Langley, Commandant du Commandement militaire des États-Unis en Afrique (AFRICOM), en visite de travail au Togo, a échangé le 26 juillet 2023 avec le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé en ce sens.

« Nous avons discuté du secteur maritime, notamment l’excellent travail que le Togo fait au niveau de sa côte et comment nous pouvons l’accompagner à étendre sa capacité », a déclaré le Gal Michael Langley.

Concrètement, les Etats-Unis vont soutenir le pays ouest-africain dans la sécurisation du secteur maritime et la protection du littoral. En effet, le Golfe de Guinée est en proie aux actes de piraterie et de brigandage, ce qui oblige les autorités togolaises à maintenir des patrouilles permanentes dans ses eaux.

Notons que la lutte contre la sécurité maritime est un défi pour l’exécutif togolais qui a d’ailleurs organisé en 2016, un sommet extraordinaire de l'Union africaine sur la sécurité maritime, la sûreté et le développement en Afrique.

Esaïe Edoh

Le Centre International d'Arbitrage et de Médiation (CIAM), créé par l'Association Internationale pour le Développement de l'Arbitrage en Afrique, vient de lancer un appel à candidatures pour le recrutement d'arbitres et de médiateurs. L'objectif est de répondre à la demande croissante en matière de résolution de litiges dans les secteurs maritime et financier.

Situé au cœur de Lomé, ville portuaire et un hub financier, réputée pour sa position stratégique en Afrique de l'Ouest, le CIAM vise, à travers ce renforcement d'effectifs, à devenir l'acteur principal en matière de résolution de litiges maritimes et financiers, offrant une alternative fiable à la justice traditionnelle, indique-t-on.

Ce projet d’expansion de l’équipe du CIAM témoigne de l'ambition de l'institution de se positionner comme un acteur incontournable dans la résolution des litiges maritimes et financiers.

Les candidats potentiels doivent avoir une expérience professionnelle d'au moins cinq années dans les domaines des affaires, maritimes ou financiers, et être titulaires d'une formation académique pertinente. Les candidatures doivent être envoyées par voie électronique à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  au plus tard le 10 août 2023, selon un communiqué consulté par Togo First.

Une formation approfondie sera ensuite dispensée du 05 au 08 septembre 2023 à Lomé à l’endroit des candidats retenus, avec d'éminents professeurs et praticiens internationaux. Cette formation, essentielle pour le renforcement des compétences, couvrira divers aspects allant des principes fondamentaux de l'arbitrage à l'éthique dans l'arbitrage et la médiation, en passant par les évolutions récentes en droit maritime et financier, selon les informations de Togo First.

Avec cette nouvelle initiative de recrutement, le CIAM entend renforcer et consolider sa position en tant qu'acteur incontournable dans le règlement des litiges maritimes et financiers à l'échelle internationale, dans un monde des affaires de plus en plus globalisé, où les échanges financiers et maritimes occupent une place prépondérante, entraînant une multiplication des litiges dans ces domaines.*

L’Avis d'appel à candidature : https://ciamlome.com/a-la-une/avis-dappel-a-candidature-pour-le-recrutement-darbitres-et-mediateurs-pour-le-centre-international-darbitrage-et-de-mediation-ciam/

Au premier trimestre 2023, les exportations du Togo s'élevaient à 211,8 milliards de FCFA (pour une quantité d'exportation de 886 575 tonnes en produits), selon les statistiques nationales rendues publiques par l'INSEED (Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques).

En glissement annuel, les exportations ont augmenté de 11,4 % en valeur, comparées au premier trimestre 2022. Cependant, apportées au trimestre précédent (4e trimestre 2022), on note une baisse de 5,5 % en valeur (et de 1,8 % en quantité).

Phosphates, Soja, et produits plastiques

Sur la période, les exportations restent toujours aussi concentrées, avec le Top 10 des produits pour le premier trimestre de l'année, qui représente jusqu’à 63,5 % des ventes à l'étranger.

En première position, viennent les phosphates, avec une valeur de 41,57 milliards de FCFA d'exportations, soit près d'un cinquième (19,6 %) des exportations du trimestre.

Ensuite le soja, une légumineuse qui fait de plus en plus concurrence au coton en tant que culture de rente. Les "Fèves de soja" sont le deuxième produit exporté avec une valeur de 14,8 milliards de FCFA (avec 43 654,8 tonnes exportées), représentant 7,0 % des ventes à l'export du Togo.

Pour clore le trio de tête, on retrouve les "Sacs, sachets, pochettes et cornets en matières plastiques", exportés pour une valeur légèrement inférieure au soja, de 14,18 milliards de FCFA, soit 6,7 % des exportations nationales.

Les autres produits du Top 10

A la quatrième position, on retrouve un autre produit de rente, l'huile de palme raffinée et ses fractions, pour 11,52 milliards de FCFA, soit 5,4 %. Les exportations de produits de beauté ou de maquillage préparés, en cinquième position, ont représenté 11 milliards de FCFA, soit 5,2 %.

De la sixième à la dixième position, le pays a exporté : les tourteaux et autres résidus de soja, pour 10,7 milliards de FCFA (5,1 % des ventes ) ; le bitume de pétrole et autres résidus des huiles de pétrole, pour 9 milliards de FCFA (soit 4,3 %) ; les huiles de pétrole bitumineux (8,4 milliards de FCFA, soit 4,0 % ) ; le clinker, pour 6,69 milliards de FCFA (soit 3,2 % ) ; et enfin, les motocycles (cylindrée supérieure à 50 cm3 mais ne dépassant pas 250 cm3), réexportés à 6,42 milliards de FCFA (soit 3,0 %).

Après ces 10 principaux produits, les ventes au Togo représentent une valeur de 77,2 milliards FCFA, soit 36,5% de l’ensemble de ce que le pays fournit au reste du monde.

Sur la période, les trois principaux partenaires commerciaux du Togo, en termes d’exportations, sont l’Inde (19,3 % des exportations du trimestre),  le Burkina Faso (10,1% ) et le Bénin (8,7%).

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l'Agence nationale de la météorologie (ANAMET) veut se doter d'un plan national stratégique (PNS) quinquennal pour améliorer la satisfaction des utilisateurs des services climatologiques et météorologiques du pays. C'est dans cette perspective que s'est ouvert mercredi 26 juillet 2023, un atelier national de consultation de deux jours à Adéticopé, dans la commune d'Agoè-Nyivé 6.

Les travaux réunissent les parties prenantes essentielles, dont les ministères, les agences et les instituts qui dépendent des données météorologiques et climatiques pour la bonne organisation et la gestion de leurs activités. L'objectif est notamment de recueillir les contributions de ces parties en vue d'élaborer un plan stratégique à moyen et à long termes.

Ce plan d’action vise à définir une vision à 10 ans et un plan d'action sur 5 ans, à formaliser les orientations et axes stratégiques, à élaborer des programmes et projets spécifiques, ainsi qu'à établir un cadre de diffusion, de mise en œuvre et d'évaluation.

À l'ouverture des travaux, Dr. Issaou Latifou, directeur de l'ANAMET, cité par l'Agence togolaise de Presse (ATOP), a insisté sur la nécessité d'équiper l'agence du matériel adéquat pour garantir son bon fonctionnement, aussi bien dans la collecte des données que dans l'élaboration des projets.

Pour Komlan Tindano, Secrétaire général du ministère des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires, « le PNS permet de comprendre et de maîtriser les dimensions stratégiques de la planification et l'adéquation de la démarche stratégique avec le contexte national ».

Selon le responsable, les résultats de cette rencontre sont attendus avec impatience afin de permettre au Togo de promouvoir l'ANAMET.

Pour rappel, c'est en novembre 2022 que le gouvernement a adopté le décret portant création de l'Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET) du Togo, avec pour mission principale de produire et diffuser des services météorologiques et climatologiques fiables, au service des utilisateurs.

Ayi Renaud Dossavi

Une délégation togolaise, conduite par la ministre chargée de la promotion des investissements, Rose Kayi Mivedor-Sambiani, a séjourné du 18 au 20 juillet 2023, à l'Île Maurice. Objectif : renforcer les liens économiques entre les deux pays et explorer de nouvelles opportunités d'investissement. Cette visite prend tout son sens alors que pas moins de 80% des investissements directs étrangers enregistrés au Togo (hors zone franche) lors du premier trimestre de l'année 2023, provenaient de l’Ile. Et qu'Arise IPP, qui développe actuellement la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), l’un des plus gros investissements structurants du Togo ces dernières années, a choisi d'établir son quartier général à Maurice.

Bien que les échanges commerciaux entre le Togo et l'Île Maurice demeurent pour l'instant modestes et que la balance commerciale ait été en faveur du Togo ces deux dernières années, les autorités togolaises ont clairement l'intention de capitaliser sur l'intérêt croissant du secteur privé mauricien pour leur pays. 

Pour ce faire, après la rencontre entre le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé et le Premier ministre mauricien, il y a quelques mois, une étape majeure a été franchie lors de la visite de la délégation togolaise, accueillie par l'Economic Development Board (EDB) de l'Île Maurice, entité placée sous l'autorité du bureau du Premier ministre mauricien. Cette institution a vocation à positionner Maurice en tant qu'acteur clé sur la scène financière internationale. Et pour vendre la destination Togo aux investisseurs mauriciens, le Togo a mis les moyens. La délégation togolaise comprenait une représentation équilibrée des secteurs public et privé, avec la participation de la Présidence de la République, des Ministères de l’Économie et des Finances, du Commerce et de l'Industrie, des Affaires étrangères, ainsi que du Port Autonome de Lomé et de l'Office Togolais des Recettes (OTR). En outre, des acteurs clés du secteur privé togolais tels que la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI), le conseil National du Patronat (CNP) et l'Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche (API-ZF) et l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) ont également pris part à cette délégation. La Coopération Allemande (GIZ) a également apporté son soutien à cette mission économique.

Des accords 

1 EDB

Lors de cette visite, la délégation togolaise a ainsi signé un accord de coopération avec l'EDB, visant à instaurer un cadre collaboratif propice à l'encouragement des investissements mutuels dans les secteurs privés des deux pays.

L'annonce de cet accord de coopération a été faite par le ministère responsable de la promotion des investissements au Togo et représente l'une des retombées majeures de cette récente mission économique menée à l'Île Maurice.

Au cours des échanges avec l'EDB, la délégation togolaise a eu l'opportunité de se familiariser avec l'expertise mauricienne en matière de simplification administrative, de digitalisation des services publics, de planification économique et de développement de chaînes de valeurs industrielles.

Dans le cadre de ces échanges, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo a signé un protocole de partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice, marquant ainsi une volonté mutuelle de renforcer les échanges commerciaux et de favoriser les investissements privés entre les deux nations.

Par ailleurs, des sessions d'échanges (table ronde et B2B) ont été organisées avec 70 entreprises mauriciennes, ainsi que le gouvernement mauricien en vue de promouvoir les opportunités d'investissement offertes par le Togo. Rose Kayi Mivedor-Sambiani a notamment rencontré des membres du gouvernement mauricien, dont le ministre des Finances, de la planification économique et du Développement, Renganaden Padayachy, pour un futur accord de prévention de la double imposition entre les deux pays, Maneesh Gobin, le ministre de l’Agro- industrie et de la sécurité alimentaire. Avec le Mauritius Africa Fund (MAF), les deux parties ont discuté de la zone économique spéciale (ZES) du Togo, apprend-on.

Comme projection, une visite de prospection d'une délégation du secteur privé mauricien est attendue à Lomé au début du quatrième trimestre. Pour Lomé, cette visite représente une opportunité importante pour consolider les relations économiques bilatérales et ouvrir de nouvelles perspectives d'affaires entre le Togo et l'Île Maurice.

Ayi Renaud Dossavi

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