Le Président togolais Faure Gnassingbé, après sa médiation réussie entre le Mali et la Côte d’Ivoire, est de nouveau sollicité par les autorités nigériennes comme facilitateur entre leur pays et la communauté internationale. Le Togo sera aux côtés des Etats-Unis comme garant du désengagement militaire des troupes françaises au Niger.
La demande a été introduite au cours d’un entretien à Lomé, accordé par le dirigeant togolais, Faure Gnassingbé, à une délégation officielle du Niger conduite par le ministre d’Etat et de la défense, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody.
« Dans la situation particulière de votre pays, le Togo comprend et veut vous aider pour qu’enfin, il y ait la paix, l'harmonie et la stabilité (...) Aider le Niger, selon le président Faure, c’est aider la Cedeao, et c’est aider la région, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler », a souligné le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, lors du point de presse conjoint organisé à l’issue de l’audience.
#Africanophonie#APA #AfricanPoliticalAlliance#PanafricanCongress#LomePanafricanCongress
— Robert Dussey (@rdussey) November 6, 2023
#Lome2024 #Panafrican#Panafricanism #LPSF#LPSF2023 #OurAfrica #USA @StateDept @AsstSecStateAF
Suite à l audience accordée par le Président Faure Gnassingbé, je voudrais :
- vous… pic.twitter.com/qKfU97swVm
Selon la diplomatie togolaise, un Groupe de soutien à la transition (GST-Niger) sera mis sur pied sous la présidence des deux pays, avec le concours de l’Alliance politique africaine (APA), pour mener à bien cette médiation
Ce Groupe va essentiellement faciliter le dialogue entre le gouvernement de transition et la communauté internationale, et contribuer à la fourniture d’un appui adapté à la situation du pays.
Pour rappel, la France a entamé depuis début octobre, le processus de désengagement de ses troupes au Niger et devrait aboutir avant la fin de l’année.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Programme Seuil, après deux ans de mise en œuvre, a enregistré une avancée notable, selon le Conseil d’Administration de l’Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account-Togo (OMCA-Togo) qui a tenu en octobre dernier, sa cinquième réunion ordinaire.
D’après Bougonou N’gname Jeanne, le Directeur Général de l’OMCA-Togo, le programme Seuil est marqué par un taux de réalisation de physique de 71 % pour le projet relatif aux TIC et de 100 % pour celui de Réformes Foncières pour l’Accroissement de la Productivité Agricole (LRAP). Par ailleurs, le taux d’exécution financière globale est de 21 % à fin septembre 2023.
Bien que ces résultats aient permis au Togo d’obtenir en décembre 2022, son éligibilité au Programme Compact de la MCC, le Conseil présidé par le ministre conseiller Stanislas Baba, prévoit de mettre davantage l’accent sur le suivi-évaluation du programme Seuil. Cet outil qui définit les indicateurs de suivi et d’évaluation du programme et décrit les objectifs des projets dudit programme, les résultats attendus, les hypothèses et risques, les rôles et responsabilités des différents acteurs, devrait permettre au Conseil d'atteindre les objectifs assignés.
Il faut noter que le premier projet financé à hauteur de 20,5 millions de Dollars US consiste en l’amélioration de l’accès à des services TIC de haute qualité et à des prix abordables au Togo, grâce à une concurrence accrue entre fournisseurs des TIC du secteur. Le second, avec une dotation de 8 millions de Dollars US, vise à améliorer la sécurité du régime foncier pour accroître les investissements dans le secteur agricole, grâce à une assistance technique fondée sur une double approche pour améliorer l’application du Code foncier et domanial.
Esaïe Edoh
Cette semaine, CSquared Woezon, la société en charge du projet "Equiano", célèbre la transformation numérique au Togo à travers la "Woezon Tech Week 2023 (WTW)". Cet événement, qui se déroule du 6 au 10 novembre, a été présenté lors d'une conférence de presse par le top management de la société, une joint-venture entre le Togo et le groupe Csquared, à Lomé.
L’évènement est soutenu par des partenaires tels que l'Agence Togo Digital, les opérateurs de réseaux mobiles et les fournisseurs d'accès Internet, comme Cafe Informatique, Moov, GVA, Teolis, et TogoCom.
La Woezon Tech Week 2023 comprendra diverses activités, notamment une journée carrière spéciale (Career Day) destinée aux étudiants, des activités sportives (la Fiber Cup), une formation de deux jours et une incubation sur les questions du numérique (Tech Hub).
La Career Day, qui se tient ce mardi 07 novembre 2023, offrira aux étudiants l'occasion de se familiariser avec les carrières dans le domaine de la technologie. Le Tech Hub de deux jours aura pour thème "Se lancer dans l'entrepreneuriat à l'ère du digital", mettant en lumière l'importance des outils numériques dans la croissance des entreprises.

La Woezon Tech Week 2023 devrait promouvoir l'identité numérique du Togo et renforcer la collaboration entre les acteurs de l'écosystème numérique togolais. "La WTW est aussi un cadre d'échange, de concertation des acteurs de notre écosystème pour promouvoir l'identité numérique du Togo, par son positionnement comme plateforme incontestable de services numériques en Afrique de l’Ouest. Voici un aperçu des principaux événements qui vont la meubler", indique le gérant pays de Csquared Woezon, Eudes Gbessi.
En plus de promouvoir les activités de C-Squared, l'événement vise à souligner l'impact socio-économique positif de la présence d'Equiano, le câble sous-marin de Google, qui est entré en activité au Togo depuis août 2023.
"Depuis mars 2022, il y a eu des créations d'emplois, y compris l'installation des bureaux de CSquared Woezon ici à Lomé. La création continue d'emplois est prévue jusqu'à 37 000 nouveaux emplois d'ici à 2025, ce qui transformera inévitablement le Togo économiquement et augmentera la production économique du Togo jusqu'à 351 millions de dollars supplémentaires au cours de la même période", a indiqué Lanre Kolade, DG de Csquared Group.
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Le Togo qui prévoit la construction de 20.000 logements sociaux à Kpomé, a validé le vendredi 3 novembre dernier, le rapport intermédiaire du Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) du site. Cette validation balise la voie à l’amélioration et l’adoption de ce schéma directeur.
Le document validé est le résumé des résultats des études des caractéristiques physiques et démographiques du site et de ses environs ; des analyses de la culture, de l’identité, de l’organisation sociale, de la dynamique spatiale et de l’économie de la localité. Le rapport intermédiaire met également un projecteur sur les atouts et les opportunités de Kpomé.
Cette étape franchie, le ministère de l'urbanisme et ses partenaires pourraient avancer dans l’élaboration du SDAU de la localité qui va abriter bientôt les 20.000 logements sociaux. Le futur plan sera donc axé sur le développement urbain et territorial de Kpomé.
Selon le consultant, chargé de la planification et de l’organisation générale du développement du site, Fiefonou Atsou Akouété, Kpomé sera une ville nouvelle qui répondra à toutes les commodités et aux normes et standards internationaux. Elle sera durable (du point de vue économique, environnemental, culturel et social) et écologique.
« Le gouvernement s’attèle au renforcement des actions visant l’amélioration du cadre de vie des populations et cette étude vise à maîtriser et orienter rationnellement l’occupation du site de Kpomé », a rappelé le directeur de cabinet du ministère de l’urbanisme, Komla Edoh.
Notons que le projet de 20 000 logements à coût abordable sera réalisé grâce à l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) qui a conclu en juillet 2022, avec le Togo, un accord de financement de 5,13 millions de dollars (environ 3 milliards FCFA).
Esaïe Edoh
Le Togo, le Bénin et le Burkina Faso ont lancé en fin de semaine dernière à Lomé, la seconde phase du Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières. Ce lancement ouvre la voie à une nouvelle étape de l’engagement de ces pays voisins à faire face aux conflits communautaires.
Via ce projet, les trois pays vont s’attaquer aux facteurs de la fragilité dans les zones frontalières et améliorer leur résilience face aux chocs induits par la situation d’insécurité.
Les gouvernements du Bénin, du Burkina-Faso, du Togo et les Nations Unies sous la présidence du #MPDC, lancent à Lomé la 2e phase du programme d'appui à la prévention des #conflits et de l' #ExtrémismeViolent dans les Zones frontalières.
— Nations Unies Togo (@UN_Togo) November 3, 2023
Financement: #PBF . pic.twitter.com/Mqh2vwtWQf
Au Togo, la mise en œuvre de cette nouvelle phase sera axée sur le renforcement des mécanismes endogènes de prévention et la réponse aux conflits communautaires aux niveaux local et transfrontalier. Le second axe prendra en compte le renforcement de la résilience socio-économique des femmes et des jeunes dans la zone frontalière avec la participation du Bureau Togo de l’Organisation internationales pour les migrations (OIM).
Pour le Secrétaire général du ministère togolais en charge de la planification du développement, Baneto Béguèdouwè, cette 2è phase va permettre au Togo d’enregistrer des avancées dans la mise en œuvre de sa politique d’instauration d’une société pacifique, juste et inclusive, libérée de la peur et de la violence.
Notons que ce projet lancé en 2020, pour le compte de la première phase, bénéficie de l’appui financier et technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Le Togo vient d’adhérer officiellement à l’Institut mondial de la croissance verte (GGGI), une organisation intergouvernementale, avec pour rôle de faciliter la transition écologique de ses pays membres vers une économie verte.
Le Togo a franchi l’étape en devenant le 48ème État membre, lors de la dernière assemblée.
« Le GGGI est ravi d'accueillir le Togo en tant que 48ème État membre ! Ensemble, nous embrassons une vision commune d'un monde résilient à faible émission de carbone, favorisant une croissance forte, inclusive et durable pour tous. », s’est notamment félicitée l’institution basée à Séoul, en Corée du sud.
??GGGI is thrilled to welcome #Togo as our 48th #MemberState! Together, we embrace a shared vision of a low-carbon resilient world, fostering strong, inclusive, and sustainable growth for all. ? Let's embark on this #green journey together! pic.twitter.com/lajYXcCfhc
— GGGI (@gggi_hq) November 4, 2023
Pour le Togo, cette adhésion représente une nouvelle opportunité d'amplifier ses actions en faveur de la durabilité environnementale, notamment en tirant parti des mécanismes et de l'expertise du GGGI.
C’est en mai dernier que le Parlement togolais avait autorisé l'adhésion du pays à cette institution, par un vote à l'unanimité.
Le gouvernement togolais a déjà franchi des étapes importantes en adoptant, il y a quelques mois, une loi dédiée à la lutte contre les changements climatiques.
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Une délégation d'opérateurs économiques togolais, conduite par la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo) et le Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF), est actuellement présente en chine, à la faveur de la China International Import-Export (CIIE 2023), qui bat son plein dans la ville de Shanghai.
Le pavillon du Togo présente notamment une variété de produits mettant en avant les richesses de la nation ouest-africaine, notamment les produits tropicaux et les objets d'art, comme la Chambre de Commerce.

Notons que l'événement, qui va jusqu’au 10 novembre 2023, comprend également des rencontres B2B auxquelles les opérateurs togolais participent activement, favorisant ainsi l'établissement de relations d'affaires fructueuses. Une journée économique dédiée au Togo est prévue le 9 novembre, offrant une occasion idéale de promouvoir davantage la destination Togo auprès des investisseurs chinois.
Pour rappel, la CIIE a été lancée en 2018, avec pour ambition de promouvoir le marché intérieur chinois auprès des entreprises étrangères et stimuler la consommation intérieure. L'initiative, soutenue par le président chinois Xi Jinping, a attiré déjà des milliers d'entreprises étrangères.
Ayi Renaud Dossavi
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Par Elizabeth A.N. Fitzsimmons, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Togo
Lors du Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique en décembre 2022, le président Biden a affirmé : "Les États-Unis s'engagent pleinement envers l'Afrique".
L'avenir se trouve en Afrique. Un exemple en est sa population jeune : l'âge médian au Togo est de dix-sept ans et demi. D'ici 2050, un habitant de la planète sur quatre sera en Afrique. Ce qui se passe en Afrique aura un impact sur le reste du monde, et nous voulons travailler ensemble pour nous assurer qu'il soit prometteur, sûr et prospère.
Nos histoires ont toujours été liées. Aujourd'hui, nous savons que notre succès, le succès de tous nos concitoyens, des deux côtés de l'Atlantique, est inextricablement lié. Nos partenaires africains y compris le Togo jouent un rôle central dans l'approche des États-Unis en matière de commerce, qui se veut accessible, équitable, concurrentielle et résiliente. Nous devons collaborer pour protéger la dignité de tous les travailleurs et la durabilité de notre planète, et poursuivre une course vers l'excellence au sein des institutions et des entreprises.
La Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique, ou AGOA, est un pilier clé pour réaliser cette vision de prospérité partagée. Depuis sa signature il y a plus de deux décennies, l'AGOA a fait une énorme différence pour des millions d'Africains. En offrant un accès en franchise de droits au marché américain pour plus de 6 800 produits différents, cette législation a contribué à créer des emplois et de nouvelles opportunités économiques, notamment pour les femmes et les jeunes. Si vous gérez une entreprise ici au Togo, je vous encourage à travailler avec la Chambre de commerce du Togo pour voir comment vous pourriez utiliser l'AGOA pour augmenter vos ventes, former davantage d'employés et améliorer votre communauté.
L'AGOA est un exemple de la manière dont nous pouvons utiliser le commerce comme une force pour le bien. Pour maintenir leur éligibilité, les pays doivent respecter plusieurs valeurs fondamentales propres aux sociétés libres et équitables : l'État de droit, le respect des droits de l'homme, la lutte contre la corruption et la protection des droits des travailleurs.
En résumé, l'AGOA est destinée à être un outil de transformation pour renforcer la prospérité inclusive en Afrique subsaharienne. Les outils politiques comme l'AGOA sont censés être utilisés, testés et affinés au fil du temps, c'est là le but de l'AGOA Forum qui se tient cette semaine à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Chaque année, le représentant américain au commerce et les ministres du commerce de chaque pays participant à l'AGOA se réunissent pour faire le point sur leur travail commun et trouver des opportunités pour en faire davantage. Cette réunion est l'occasion d'évaluer les progrès réalisés jusqu'à présent et, peut-être plus important encore, de discuter de la manière dont nous pouvons améliorer l'AGOA pour mieux servir davantage d'Africains et d'Américains.
De plus, le Forum est un catalyseur pour réunir une communauté plus large. Les responsables gouvernementaux, la société civile et les dirigeants syndicaux, ainsi que les investisseurs du secteur privé, se retrouvent tous en provenance de tout le continent et des États-Unis avec un objectif commun : utiliser le commerce pour créer de meilleures opportunités.
Voici un exemple de l'impact de l'AGOA sur le Togo. L'AGOA aide le Togo à poser les bases d'une industrie textile moderne, grâce à un accès préférentiel au marché américain. Le mois dernier, nous avons eu le plaisir d'assister au premier envoi d'exportations de vêtements depuis la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) vers les États-Unis dans le cadre d'un contrat avec Children's Place. Je souhaite que nous trouvions plus d'opportunités pour les entreprises locales d'exporter des produits de haute qualité et de grande valeur vers les États-Unis.
C'est pourquoi l'administration Biden-Harris soutient pleinement le renouvellement de l'AGOA, car les avantages de la législation sont appelés à expirer en 2025. Le Congrès des États-Unis a le pouvoir de réautoriser cette loi, et nous nous engageons à travailler en étroite collaboration avec le Congrès tout au long du processus pour garantir que cette législation soit efficace et
pertinente. Un autre signe de l'engagement du gouvernement américain à augmenter les opportunités commerciales pour les petites entreprises est la prochaine visite au Togo de la ministre et conseillère spéciale du gouvernement américain Isabel Guzman, à la tête de l'Administration des Petites Entreprises. Elle est la voix au sein du cabinet du président Biden pour les 33 millions de petites entreprises américaines, et du dimanche 5 novembre au mercredi 8 novembre, elle se rendra à Lomé, au Togo, et à Abidjan, en Côte d'Ivoire, pour promouvoir l'entrepreneuriat féminin et les opportunités de commerce international pour les petites entreprises.
Il s'agit d'un moment de privilège dans l'engagement économique du Togo avec les États-Unis, et j'attends avec impatience une conversation robuste et tournée vers l'avenir, lors du Forum de l'AGOA et au-delà."
Au Togo, on dispose désormais d’un outil de suivi des apprenants et anciens apprenants de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP). Dénommé, "Inserjeune", il a été lancé hier jeudi 2 novembre 2023 à Lomé, par Kokou Eké Hodin, ministre délégué chargé de l'Enseignement Technique.
Le système vise à mesurer le taux d'insertion des diplômés et à évaluer la satisfaction des entreprises vis-à-vis des compétences de ces jeunes professionnels. La cérémonie de lancement a également été marquée par la remise de certificats de réussite aux bénéficiaires de la formation en ingénierie Approche Par Compétence (APC).
« Les autorités ont besoin des informations sur le nombre d’élèves que nous formons, dans quelle filière nous formons et combien arrivent à trouver de l’emploi. Sans ces informations, il est difficile de mettre en place des programmes adéquats pour pouvoir absorber ces jeunes et résorber le problème de chômage. L’outil Inserjeune va collecter les informations sur les élèves pendant même qu’ils sont dans les établissements et les suivra jusqu’à la fin, au moment où ils décrochent leurs diplômes », a souligné le ministre Eke Odin.
Inserjeunes est le fruit d’une collaboration entre l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le sous-secteur de l'ETFP. Dans sa phase pilote, il a été expérimenté dans cinquante structures de formation, offrant des informations cruciales pour orienter les formations et les placements professionnels, indique-on.
Après trois ans de mise en œuvre, le système est désormais ouvert à l'ensemble du territoire, et intégré dans l'infrastructure informatique gouvernementale.
Selon Léna Diop Watt, spécialiste du programme de formation « Inserjeune » à l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (IFEF), de 2021 à 2022, trente (30) conseillers pédagogiques ont été formés au Togo, dans le cadre de l’Approche Par Compétence (APC). Par ailleurs, l’IFEF accompagne le ministère, depuis 2022, dans l’expérience de cet outil destiné à évaluer le taux d’insertion des jeunes diplômés de l’ETPF et le taux de satisfaction des entreprises, permettant ainsi d’ajuster l’offre de formation professionnelle.
Pour le gouvernement togolais représenté par le ministre de tutelle, ce nouvel outil se positionne alors que, d’ici à 2025, le gouvernement compte porter la proportion des apprenants de l’ETFP à 10% des effectifs de l’enseignement secondaire et assurer l’insertion professionnelle de 80% des sortants.
Après avoir conclu récemment avec le Bénin un accord de Free Roaming, le Togo a signé le 1er novembre dernier à Accra, le même protocole avec le Ghana. La signature de cet accord est intervenue entre Michel Yaovi Galley, Directeur Général de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et Anokye Joe, Directeur Général de la National Communications Authority (NCA) du Ghana.
Cette signature est le fruit de plusieurs mois de concertations entre les deux régulateurs et les représentants des opérateurs mobiles du Ghana notamment MTN, Airtel, Vodafone et ceux du Togo en l’occurrence Moov Africa Togo et Togo Cellulaire, indique le communiqué publié par l’ARCEP.
Suite à cette signature, désormais, les frais d’itinérance (roaming) sont supprimés. Par conséquent, les usagers de téléphonie mobile des deux pays pourront bientôt communiquer à moindre coût, sans changer de carte SIM. En effet, les opérateurs de téléphonie mobile des deux Etats, ont décidé de baisser les tarifs pour les voyageurs togolais en visite au Ghana et vice-versa.
Concrètement la réception d’appel devient dorénavant gratuite durant les trente (30) premiers jours consécutifs pour le consommateur ghanéen en visite au Togo ainsi que pour le Togolais en séjour au Ghana, alors qu’elle est actuellement facturée à 240 Fcfa par minute chez Togo Cellulaire et 207 Fcfa chez Moov Africa Togo.
Également, l’émission d’appel coûtera dorénavant 8,67 Fcfa par minute alors qu’elle est actuellement de 279 Fcfa chez Togo Cellulaire et 550 Fcfa chez Moov Africa Togo. Sur le même trend, la consommation internet subira une baisse drastique, et sera désormais plafonnée à 1,6 FCFA le Mo. Actuellement, elle est à 8400 FCFA au plus, chez Togocel et à 200 FCFA (au plus) chez Moov.
Cet accord s’appliquera à compter du 1er mars 2024, selon un communiqué de l’ARCEP.
Esaïe Edoh