Togo First

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Au Togo, les activités de service ont fait preuve de résilience au mois de mai, comparées à la même période l'an dernier. En effet, le pays a enregistré des services marchands (incluant des activités comme les services rendus aux particuliers, l'hébergement-restauration, les activités immobilières, l'information-communication) en croissance de 4,4% en mai 2023, en glissement annuel, selon la BCEAO, dans une récente note de conjoncture. La tendance est cohérente avec l'ensemble de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où les pays membres ont enregistré une augmentation du chiffre d'affaires des services marchands.

Parmi les pays de l'UEMOA, le Togo affiche la troisième meilleure progression, derrière le Sénégal et la Guinée-Bissau, qui ont enregistré des hausses notables, de 5,7% et 4,7% respectivement. 

Dans l’ensemble, au sein de l’UEMOA, les services marchands non financiers ont connu une progression de 3,4% en mai 2023, en glissement annuel, contre 3,8% un mois plus tôt. D’un mois à l’autre (entre avril et mai 2023), la progression a été plus modeste, mais robuste, de 1,4% en mai 2023, après une légère baisse de 0,9% le mois précédent.

En ce qui concerne les services financiers, la tendance est également positive avec une croissance annuelle de 16,4% pour le pays. Au sein de l'Union, les chiffres d'affaires des services financiers ont augmenté de manière significative. La Côte d'Ivoire, notamment, a enregistré une progression de 19,3%.

La Maire de la commune Ogou 1, Yawa Kouigan va co-diriger durant les deux prochaines années, le Conseil des Collectivités Territoriales de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CCT-UEMOA) en qualité de première Vice-présidente. Elle a été élue à ce poste ce mardi 22 août 2023 lors d’une assemblée extraordinaire de l’organisme à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

L’actuelle présidente de la faîtière des communes du Togo (FTC), Yawa Kouigan, a été plébiscitée à ce poste, une reconnaissance pour le Togo qui respecte les principes démocratiques, selon le CCT-UEMOA. Notamment la représentation équitable des différentes catégories de collectivités territoriales dans l’État membre, la répartition géographique équitable des délégués sur le territoire de l’État membre, la prise en compte du rôle spécifique des villes capitales et le respect de la représentativité des femmes.

La Togolaise, avec ce statut de membre du nouveau bureau, va participer à la révision et à la mise en œuvre de la feuille de route de l’Organe.

Notons que le CCT est un organe de l’UEMOA, qui contribue aux réflexions sur les politiques et stratégies concernant la décentralisation, le développement local, la gouvernance, le partenariat public privé, l’environnement, l’emploi des jeunes et des femmes.

Esaïe Edoh

Des experts nationaux des membres de la Cédéao et ceux de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) évaluent depuis le lundi 21 août à Lomé, les plans pays de sécurité nucléaire. Jusqu’au vendredi 25 août, ils vont explorer également les opportunités d’une coopération régionale.

Les échanges au cours de cette rencontre de Lomé, sont axés sur les défis liés à la mise en œuvre du plan intégré pour la sécurité nucléaire dans les pays de la CEDEAO. « Nous sommes à Lomé pour explorer ensemble des plans d’action pour assister les Etats membres de la Cédéao en matière de sécurité et de sûreté nucléaires », a déclaré Richard Ndi Samba, directeur scientifique pour le département de l’AIEA.

Les cadres réglementaires et législatifs des Etats de la zone ouest-africaine seront présentés et des réflexions seront menées en vue de leur harmonisation. Le Togo particulièrement, va partager avec les autres Etats membres, ses actions mises en œuvre en matière de sécurité nucléaire ainsi que les résultats obtenus.

Notons que cette rencontre de Lomé, est organisée dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Intégré d’Appui à la Sécurité Nucléaire (INSSP), qui  permet aux pays d'identifier,  hiérarchiser et évaluer les actes, menaces et risques criminels impliquant des matières nucléaires ou radioactives échappant au contrôle réglementaire.

Esaïe Edoh 

Au Togo, la commune Haho 1, dans la région des Plateaux, recense en tout, 5 221 contribuables au total, dont 4 866 sont liés à des recettes non financières et 355 à des recettes financières. 

L’information a été partagée avec les acteurs locaux et les contribuables, lors de l'atelier organisé à Notsè le vendredi 18 août, pour vulgariser les résultats du recensement de contribuables, lancé le 24 juillet dernier par la municipalité, comme le rapporte l’ATOP. Ce processus d'actualisation est organisé avec l’appui de la Coopération allemande (GIZ). 

Dans le détail de ces contribuables, 2 843 femmes et 2 023 hommes composent les recettes non financières, tandis que 244 hommes et 111 femmes contribuent aux recettes financières.

Le canton de Notsè, centre administratif de la commune Haho 1, abrite le plus grand nombre de contribuables, avec 3 560 individus, soit 68% des contribuables. Suivent ensuite les cantons de Dalia avec 599 contribuables, Hahomégbé avec 393 et Atchavé avec 314. 

Notons que le commerce prédomine en termes d'activités, avec 3 461 contribuables, puis l'artisanat avec 1 119, les prestations de service avec 272, tandis que les unités de transformation ou l'industrie sont moins représentées avec seulement 7 contribuables.

Ces données seront ainsi dans une base de données réelle, qui servira de base afin de planifier les actions de développement et l'établissement d'un budget réaliste pour la commune.

Ainsi, pour Sepenu Yaovi Laurent, maire de la commune Haho 1, la mise à jour du fichier des contribuables, favorisera une gestion plus transparente et efficiente des recettes communales, et permettra de promouvoir le développement dans sa localité. 

Ayi Renaud Dossavi

Après l'opérationnalisation des Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) en Aquaculture, élevage et bâtiment, celui dédié aux énergies renouvelables sera ouvert bientôt. Les référentiels de métiers et de formation ont été remis la semaine dernière à l’Agence Education Développement (AED) à Lomé. 

Le document contient essentiellement des propositions de modules de formation au sein du futur IFAD. « La formation qui y sera dispensée sera en adéquation avec les besoins du monde du travail », a assuré le président du Conseil national du Patronat (CNP), Laurent Tamégnon.

Ledit document est élaboré par la Synergie des Acteurs des Énergies renouvelables (SAER) qui est un regroupement d’une trentaine d’entités. Leur participation à l'élaboration du contenu des cours s’inscrit dans la lignée de la collaboration mise en place entre les IFAD et le secteur privé à travers le CNP.

La remise de ce document constitue ainsi un pas de plus dans la mise en service du futur IFAD-Energies renouvelables dont le chantier de construction de l’infrastructure d’accueil est presque à terme.

Notons que les IFAD sont initiés par le gouvernement dans l’optique de former des professionnels compétents, capables de s'intégrer immédiatement dans la vie active et de s'adapter aux évolutions de leur secteur d'activité.

Un nouveau chapitre s'ouvre pour la compagnie aérienne Asky, avec l’entrée à son capital de l’Etat togolais, à hauteur de 14,39%. Avec cette opération, l'Etat injecte quelque 6 milliards francs CFA dans la compagnie communautaire Asky, pour capter 600 000 actions du groupe.

L’accord entre le pays et la Compagnie dont le siège est à Lomé, a été signé ce lundi 21 aout 2023, par Sani Yaya, ministre togolais des Finances, et Gervais Djondo, fondateur du groupe Asky, en présence de plusieurs officiels togolais ainsi que de représentants de partenaires comme la BOAD (Serge Ekue) et de la BIDC (George Agyekum Donkor).

« Nous avons la ferme conviction que cette prise de participation à hauteur de 6 milliards de francs CFA, soit 14,39% du capital social d’ASKY par l’Etat, va contribuer sans aucun doute à la consolidation financière et opérationnelle de cette compagnie aérienne à laquelle le Chef de l’Etat et le Gouvernement accordent la plus grande attention. » a indiqué Sani Yaya.   

Si ce développement vient renforcer le niveau de soutien que le pays peut apporter au transporteur à vocation panafricaine, il semble également s’aligner sur son ambition de faire de Lomé, un hub logistique à l'échelle sous-régionale.

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« Pour le Gouvernement, la prise de participation dans le capital d’ASKY est donc plus qu’un simple investissement financier. Il s’agit pour l’Etat d’un investissement stratégique au regard de sa politique d’intégration de la sous-région et d’ouverture de notre pays au reste du monde. », indique à cet effet l’argentier du gouvernement togolais.

De fait, le transporteur panafricain a contribué également à renforcer le statut du pays en tant que plaque tournante régionale, avec notamment. Cet accord intervient dans un contexte de hausse des activités de la compagnie. Au premier trimestre de cette année, le trafic total de passagers à l’aéroport de Lomé a progressé annuellement de 35,7%, par rapport à la même période en 2022.

Depuis Lomé, cet accord intervient environ deux ans après que - encore dans les soubresauts de la Covid-19 - la compagnie aérienne, portée par son partenaire stratégique Ethiopian Airlines, s’est fixé pour objectif de doubler son capital, passant ainsi de 35,69 milliards FCFA à 60 milliards FCFA.

Pour rappel, fondée en 2008, Asky exploite actuellement une flotte de treize appareils, dont neuf Boeings 737-800, et quatre 737-700, et dessert 26 villes dans 24 pays du continent, depuis sa base de Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le village de Koto-Copé, situé à 17 km au sud de la localité d'Atakpamé, a inauguré en fin de semaine dernière, un nouveau réseau électrique.  Les installations, rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP), comprennent un réseau de 20 mètres en moyenne tension, un transformateur MT/BT de 50 kVA, 700 mètres de réseau basse tension et 15 lampadaires pour l'éclairage public.

Cette réalisation, portée par le ministère délégué chargé de l'Énergie et des Mines, s'inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale d'électrification, conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025. La cérémonie d'inauguration a réuni des représentants clés, dont le préfet de l'Ogou, Akakpo Edoh, des députés, des maires ainsi que des autorités militaires, traditionnelles et religieuses. 

Appui du Fonds Tinga 

Dans la foulée, l'initiative bénéficiera également du Fonds d'électrification Tinga, qui vise à faciliter l’accès des ménages ruraux aux services d'électrification. 

« Pour faciliter l’accès de la population au raccordement à l’électricité à partir du réseau construit, les offres du Fonds Tinga sont proposées », a indiqué aux populations Essenouwa Degla, directeur général adjoint de la CEET. Celui-ci les a conviées à une bonne utilisation de ce réseau. « Tous les ménages éligibles pourront bénéficier d’un raccordement au réseau de distribution de la CEET, moyennant le paiement d’un ticket d’entrée de 1 000 FCFA ; le reste du coût de raccordement sera échelonné sur une période allant jusqu’à 10 ans », ajoute-t-on.

Pour rappel, le Togo vise un taux d'électrification de 75% d'ici 2025, et l'accès universel à l'électricité à l’horizon 2030.

Au Togo, le réseau d’adduction d’eau potable dans la région des Savanes va connaître une extension précisément dans les localités de Dapaong et Naki-est. Le ministre chargé de l’urbanisme et de l’habitat, Koffi Tsolenyanu, a lancé les travaux en fin de semaine dernière dans la préfecture de Tône.

A Dapaong, 40 km de réseau seront déployés dans 10 quartiers, au bénéfice de 2.500 personnes, tandis qu’à Naki-Est, environ 5.000 personnes bénéficieront de 4 forages, d’un château d’eau d’une capacité estimée entre 100 et 300 m3 et de 33 bornes fontaines.

Lesdits travaux seront réalisés en soutien à la population de ces localités menacées depuis novembre 2021 par des groupes terroristes. Ils seront financés par le Projet d'Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU) évalué à 16 milliards FCFA accordé par la Banque mondiale sur les ressources IDA.

Ces travaux viennent s’ajouter à ceux portant sur la construction de postes d’eau autonomes (PEA) dans le pays notamment dans la région des Savanes, dans le cadre des actions de l’exécutif togolais pour renforcer le système d’alimentation et de distribution d’eau potable de la zone septentrionale.

Cette extension est également un pas de plus pour les autorités du pays qui visent d’ici à 2025, des taux d’accès de 85% au plan national, 95% en milieu rural, 85% en milieu semi-urbain, 75% en milieu urbain hors Grand Lomé et 80% dans le Grand Lomé

Esaïe Edoh

Au Togo, les recettes fiscales mobilisées et versées au budget de l’Etat par l'OTR ont atteint 368,32 milliards FCFA au premier semestre 2023, contre 348 milliards FCFA au cours du même semestre en 2022, soit une hausse de 5,8%. C’est ce qu’indique le Tableau des opérations financières (TOFE) à fin juin 2023, publié par le ministère de l’économie et des finances.

Ce chiffre représente un taux de réalisation de 48,1% des prévisions annuelles, puisque le gouvernement togolais prévoyait de mobiliser 912 milliards FCFA sur toute l'année. 

Cette augmentation s'inscrit dans un contexte économique positif, alors que l'administration fiscale continue de se moderniser et de se renforcer dans la collecte des impôts et taxes. 

Dans la répartition, 200 milliards FCFA ont été générés par le commissariat des impôts, la première régie du fisc togolais, une légère progression de 2% par rapport aux 196 milliards FCFA de l'année précédente. La régie des douanes affiche, quant à elle, une croissance plus substantielle, passant de 152,25 milliards FCFA à 168,13 milliards FCFA. Soit une progression de 10,4%, par rapport au 1er semestre de l’année dernière. 

Le fisc togolais tire principalement ses revenus des taxes sur le chiffre d'affaires (TVA & TAF) pour la collecte intérieure et de la TVA sur les produits importés pour ce qui concerne les recouvrements aux frontières. Au total, ces taxes ont représenté un montant cumulé de 116 milliards FCFA au premier semestre 2023, en comparaison avec 128 milliards FCFA durant la même période de l'année précédente.

Ils sont suivis des droits de douanes, qui ont atteint 61 milliards FCFA, et des impôts sur les Sociétés, qui contribuent au budget de l'État à hauteur de 59 milliards FCFA. 

Toutefois, ce tableau, bien qu'encourageant, n'éclipse pas les défis subsistants. Le taux de pression fiscale au Togo reste en deçà de la norme régionale de 20%, signalant un champ fiscal encore non exploité. Conscient de cette réalité, le gouvernement a martelé à plusieurs reprises, son engagement dans la poursuite des réformes visant notamment à élargir l'assiette fiscale et moderniser les dispositifs de collecte. Conformément à la stratégie définie par l'OTR pour la période 2023-2025, l'ambition est de porter le taux de pression fiscale de 13,6% en 2021 à 15% d'ici à 2025.

Fiacre E. Kakpo

L’Etat du Togo, après avoir franchi la barre de 500 milliards FCFA d’emprunt sur le marché financier régional ouest-africain cette année, ambitionne à nouveau, de lever 25 milliards FCFA. Le Trésor public a lancé à cet effet, une nouvelle émission simultanée de Bons (BAT) et d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) qui sera bouclée le 25 août prochain.

Les BAT sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les OAT, quant à elles, sont d’un nominal de 10.000 FCFA et rémunérées aux taux d’intérêt de 6% et 6,25%, sur les maturités respectives de 3 et 5 ans, annonce Umoa-Titres.

Cette nouvelle sortie en vue de la mobilisation de l'épargne des personnes physiques et morales de l’Uemoa va permettre au Togo d’assurer la couverture des besoins de financement de son budget, exercice 2023, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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