Togo First

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Au Togo, la route nationale 1 (RN1) sera déviée à partir de samedi 18 novembre jusqu'au dimanche 26 novembre prochain, au niveau de l'hôtel de ville de Tsévié (à 30 min de Lomé). Des perturbations sont donc à attendre sur la période, à cause de l'exécution des travaux d'aménagement et de bitumage de la voie d'accès au nouveau marché de la ville de Tsévié, comme l'annonce le ministre chargé des travaux publics.

En effet, dans un récent communiqué, Zouréhatou Kassah-Traore, ministre de tutelle, « porte à la connaissance des usagers de la route nationale N°1 (RN1) que dans le cadre de l’exécution des travaux d’aménagement et de bitumage de la voie d’accès au nouveau marché de la ville de Tsévié, il est prévu la construction d’un ouvrage hydraulique en travers de la route nationale N°1 à Tsévié, non loin de l’hôtel de ville ».

Pour rappel, la RN1 constitue la principale voie routière du pays. Reliant la capitale Lomé à plusieurs villes de l’intérieur du pays, elle s’étend sur environ 624 Km.

Ayi Renaud Dossavi

L’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) et l’Union européenne (UE) viennent de conclure, le jeudi 16 novembre 2023, un nouvel accord de coopération. Le texte, signé à Apia, une ville du Pacifique, capitale des Samoa, définit le nouveau cadre juridique global des relations entre ces Etats pour les 20 prochaines années, et fait suite aux accords de Cotonou, signés en 2000, et arrivés depuis à expiration.

« Après des mois de négociations, l’accord entre les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et l’Union européenne, appelé accord de Samoa, qui succède à l’accord de Cotonou est signé. », s’est félicité Robert Dussey, négociateur en chef pour les pays ACP. « Le processus a été laborieux et par moments, difficile, mais l’essentiel et ce qui compte au final, c’est l’accord conclu. (...) Désormais, travaillons pour sa ratification selon chacune de nos législations. », a ajouté le chef de la diplomatie togolaise.

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Rappelons que le mandat de négociation de l’OEACP, en vue de l’Accord post-Cotonou, avait été remis au Togo en fin mai 2018. Le texte ainsi validé, couvre les relations entre 79 pays (dont 47 pays d'Afrique, 16 pays des Caraïbes et 15 pays du Pacifique, ainsi que la République des Maldives) et l’Union européenne. En tout, ils représentent un ensemble de 1,5 milliard d'individus.

Pour un changement de paradigme

L'accord qui vise à renforcer la capacité des pays ACP et de l'UE à relever ensemble les défis mondiaux, couvre notamment six domaines prioritaires : la démocratie et les droits de l'homme, la croissance et le développement économiques durables, le changement climatique, le développement humain et social, la paix et la sécurité, ainsi que les migrations et la mobilité.

Dans le contexte de ces négociations, Robert Dussey a rappelé les nombreux appels de l’Afrique en faveur d’un “changement de paradigme” dans les relations Europe-Afrique, dans un contexte de mutation de l'échiquier géopolitique, tant interne au continent qu'au niveau mondial. « L’Afrique est en profonde mutation dans un monde lui-même en mutation, et l’Europe doit tenir compte de cette nouvelle donne dans son nouveau rapport avec l’Afrique », a ainsi relevé le chef de la diplomatie togolaise.

Ayi Renaud Dossavi

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A la tribune du troisième Sommet de l’Industrie financière africaine (AFIS), le Président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a rappelé l'importance du partenariat public-privé et le rôle des Etats dans cette collaboration en vue du développement de l’Afrique. Le dirigeant s'est adressé à près de 1.000 leaders et acteurs de premier plan de la finance continentale à l’ouverture du sommet à Lomé, le mercredi 15 novembre 2023.

D’après le Président Faure Gnassingbé « le développement est largement porté par le financement du secteur privé, le dynamisme de la fintech, la dynamique des secteurs agricoles et industriels, la réduction des coûts d’accès à Internet, une population jeune, une croissance rapide et de plus en plus urbanisée ». 

Le secteur privé contribue ainsi à la baisse de l’inflation et à l'amélioration de la croissance. Sur cette base, le dirigeant a appelé les acteurs privés à jouer pleinement leur rôle dans le financement des politiques de développement en Afrique. « Le secteur privé est appelé à jouer un rôle crucial dans le financement du développement africain ».

Aux Etats, le n°1 togolais a conseillé de « rassurer le secteur privé, tout en valorisant les opportunités d’investissements », comme le font déjà les autorités togolaises. « Mon pays a d’ailleurs toujours été résolument engagé sur cette voie, notre ambition étant de faire financer la moitié de notre Feuille de Route 2025 par des investissements privés », rappelle-t-il avant d’indiquer « qu’il incombe aux États de rassurer le secteur privé, et de se montrer transparent et à l’écoute ».

Esaïe Edoh 

Au Togo, au terme du troisième trimestre 2023, l’Office togolais des recettes (OTR) a collecté des taxes et impôts d’une valeur de 729 milliards FCFA, selon la Direction générale du budget et des finances, à travers son document intitulé : « Rapport d’exécution du budget de l’Etat exercice 2023 situation à fin septembre ». Cette mobilisation des recettes correspond à un taux de réalisation de 79,97%, rapportée aux prévisions de 912 milliards FCFA.

En glissement annuel, cette collecte de recettes dégage une tendance haussière de 12,78%, comparativement aux 647 milliards FCFA mobilisés durant les 9 premiers mois de l’année 2022.

La hausse de recouvrement des recettes au troisième trimestre de cette année, selon l’administration fiscale, s’explique par l’augmentation du chiffre d’affaires taxable à la TVA (8,2%) et des importations en valeur (12,8%) par rapport à leur niveau à fin septembre 2022.

Cette augmentation est enregistrée grâce également à la réorganisation spatiale des services des impôts, avec la création des bureaux des opérations fiscales dans chaque commune du Grand Lomé et dans chaque préfecture de l’intérieur du pays ainsi qu’à l’exploitation des données du recensement fiscal effectué sur toute l’étendue du territoire national en 2022. Y compris le renforcement des codes de spécification tarifaire pour un meilleur contrôle de la valeur en douane des marchandises.

Selon le rapport, les recettes liquides sont évaluées à 590 milliards FCFA tandis que celles non liquides s’établissent à 139 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, bénéficiera d'un soutien supplémentaire de l'African Guarantee Fund (AGF) pour renforcer son appui aux PME africaines. Les deux acteurs ont signé dans la capitale togolaise, un accord de partage des risques d'une valeur de 200 millions de dollars pour stimuler la croissance économique en Afrique. Cet accord, conclu en marge du sommet sur les industries financières (Africa Financial Industry Summit - AFIS) qui se tient à Lomé cette semaine, vise notamment à soutenir les entreprises du continent, en mettant l'accent sur les PME dirigées par des femmes et les projets verts.

Notons que cette entente marque un renforcement de la collaboration entre Ecobank et AGF. En effet, le Fonds de garantie panafricain avait initialement fourni en 2013 une garantie pour sept pays avec un portefeuille garanti total de 50 millions de dollars. Cette garantie est passée, en 2018, à 14 pays, entraînant des décaissements cumulés de 230 millions de dollars depuis lors.

« Notre partenariat renforcé avec l'African Guarantee Fund marque une étape importante dans notre engagement à soutenir les PME à travers l'Afrique en leur proposant des financements abordables. Grâce à ce partenariat, nous prenons des mesures audacieuses pour améliorer le financement vert et le financement des entreprises dirigées par des femmes », s'est félicité Jeremy Awori, directeur général du Groupe Ecobank. « Ce faisant, nous visons à éliminer les exigences rigoureuses et restrictives en matière de garanties, qui entravent particulièrement l'accès au crédit des entreprises dirigées par des femmes. »

Le nouveau partenariat couvre désormais 27 pays au sein du réseau africain d'Ecobank, offrant une couverture de 50 % pour les PME éligibles sur l'ensemble de ces marchés cibles, indique-t-on.

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En unissant ainsi leurs forces, les deux institutions veulent relever les défis d'accès au financement auxquels sont confrontées les PME en Afrique. De fait, les points clés de cet accord incluent une couverture de garantie améliorée à 75 % pour le financement des entreprises dirigées par des femmes et des projets verts, une augmentation significative de la capacité de prêt d'Ecobank pour les PME, et l'atténuation des risques de crédit associés aux prêts aux PME. Cette collaboration favorisera l'inclusion financière en dirigeant les fonds vers des entreprises, y compris celles situées dans des zones mal desservies, contribuant ainsi à la croissance économique, à la création d'emplois et au développement durable en Afrique subsaharienne.

« Ce partenariat catalysera près d'un milliard de dollars de financement pour les PME, qui sont les véritables moteurs de la croissance des économies africaines. », a indiqué pour sa part, Jules Ngankam, directeur général du groupe African Guarantee Fund, saluant la collaboration entre ces deux institutions, en marge de la rencontre de Lomé.

Les pays couverts par ce partenariat sont : le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Cap-Vert, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Guinée équatoriale, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria, l'Ouganda, la République centrafricaine, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, le Sud-Soudan, la Tanzanie, le Tchad, la Zambie et le Zimbabwe.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la 18è édition de la Foire internationale de Lomé démarre la semaine prochaine, et couvrira la période du 22 novembre au 03 décembre 2023, soit 12 jours, moins que d'habitude. L'évènement est placé sur le haut patronage du Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, et a pour thème : "Connecter les marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux".

« Cette thématique est une piste de renforcement des liens économiques entre les pays participants et suscite une meilleure exploitation des atouts de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour une croissance économique et durable des États membres. », selon le ministère du Commerce

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Le Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF), qui abrite l’évènement, affiche d'ailleurs une nouvelle identité visuelle, en prélude à cette rencontre internationale, considérée comme le rendez-vous de “toutes les opportunités” au Togo.

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Au Togo, le ministère de la santé annonce des investigations sanitaires, à la suite de plusieurs cas de dengue enregistrés. Ces cas ont été signalés de manière dispersée, cinq cas dans la région maritime au Sud, un dans la région des Plateaux, et deux dans la région des Savanes, tout au Nord.

« Des investigations sont en cours pour la recherche d'éventuels cas dans la communauté en vue de leur prise en charge précoce. », a indiqué le ministre Moustafa Mijiyawa, dans un communiqué publié récemment.

Dans la foulée, le gouvernement a mis en place un plan d'action, comprenant l'organisation de la prise en charge des cas dans les établissements de santé, le renforcement de la détection précoce grâce à des confirmations en laboratoire, et la sensibilisation de la population aux mesures préventives.

Pour rappel, la dengue est une maladie infectieuse transmise par les piqûres de moustiques. Elle se caractérise par des symptômes non spécifiques, notamment la fièvre, une faiblesse intense, des céphalées, des douleurs articulaires et musculaires, des nausées, des vomissements et des éruptions cutanées. Cependant, dans les cas graves, on peut observer des saignements et d'autres complications majeures pour la santé.

Grave flambée au Burkina Faso 

Cette épidémie survient au Togo dans un contexte d'augmentation des cas dans la sous-région ouest-africaine. En octobre dernier, le ministère de la santé appelait à la vigilance, alors que le Burkina Faso connaît actuellement une grave épidémie, avec plus de 50 000 cas suspects recensés et 214 décès. Chez ce voisin du Sahel, l'épidémie s'est accélérée au cours des dernières semaines d'octobre, avec plus d'un tiers des décès (48) recensés seulement entre le 9 et le 15 octobre 2023.

Ayi Renaud Dossavi

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Le fichier électoral togolais est « suffisamment fiable » pour permettre la tenue des prochaines élections régionales et législatives « dans des conditions de confiance », a déclaré Désiré Nyaruhirira, Conseiller spécial politique et diplomatique de la Secrétaire générale de la francophonie.  Cette déclaration fait suite à l’opération d’audit du fichier électoral commanditée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) auprès de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Le rapport a été officiellement transmis au président de la CENI, Dago Yabré, le mercredi 15 novembre 2023, à Lomé.

Selon le fonctionnaire de l’OIF, « après les vérifications et analyses menées, les experts ont délivré des conclusions rassurantes sur la qualité du fichier électoral togolais ». « En sommes, je peux dire au nom des experts que le fichier électoral togolais est suffisamment fiable pour permettre la tenue des prochaines élections régionales et législatives dans des conditions de confiance », a-t-il ajouté.

Au regard de la conclusion de l'examen du fichier, l’expert souligne que le Togo s’illustre comme un exemple d’inclusion.

Le rapport rendu est la résultante d’un travail d’une semaine (du 20 au 27 octobre 2023) réalisé par 3 experts (un informaticien, un juriste et un statisticien démographe).

Avec l’audit du fichier, le Togo vient de franchir une nouvelle étape dans la marche vers les élections législatives et régionales qui devraient, selon les prévisions gouvernementales, se tenir cette année.

Esaïe Edoh 

L’Organisation mondiale islamique pour l'éducation, la science et la culture (ICESCO) soutient l'intégration des TICs dans le système éducatif au Togo. L'institution organise en ce sens, depuis le 13 novembre 2023, un atelier de formation qui s’achève ce mercredi 15 novembre à Lomé.

Ces travaux visent en effet à appuyer les efforts des États membres de l'ICESCO en vue d’intégrer efficacement les technologies de l'information et de la communication (TICs) dans l'éducation et la formation. Ils permettent de renforcer les compétences des enseignants et des responsables pédagogiques dans l'utilisation efficace des TIC, notamment en ce qui concerne la maîtrise des outils technologiques, la création de cours interactifs et l'utilisation de ressources éducatives en ligne.

L'atelier comprend des sessions sur des thèmes tels que "l'introduction aux technologies éducatives", "l'éducation aux technologies dans l'enseignement et l'apprentissage", ainsi que "les outils et ressources technologiques pour l'éducation". Les participants ont également l'opportunité d'explorer des sujets tels que "la conception pédagogique et la création de contenu", "l'adaptation aux besoins spécifiques et à la diversité", ainsi que "la gestion et l'administration des technologies administratives".

Selon Kouma Bamissa, inspecteur de l'Éducation nationale, l'introduction de ces outils innovants dans le système éducatif devrait permettre d’améliorer la qualité de l'éducation dans le pays.

Notons que l’ICESCO, créée en 1979 et comptant une soixantaine de pays membres, œuvre pour la promotion de l'éducation, des sciences et du dialogue interculturel, en accord avec les valeurs islamiques de fraternité et de solidarité entre les nations. Le Togo est membre de cette organisation depuis 2002.

Ayi Renaud Dossavi

Le Port Autonome de Lomé (PAL) a reçu deux distinctions majeures lors de la 43ème session de l’Association des Ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC), qui s’est déroulée du 6 au 9 novembre 2023 à Lagos, au Nigeria. La plateforme portuaire de Lomé a remporté le prestigieux prix du “Meilleur Trafic Transit et Transbordement (Intégration des Économies Sous-Régionales)” en 2022 et de la “Meilleure Politique de Système de Management Intégré (SMI)”.

La première distinction est décernée en reconnaissance

de l’efficacité de ses opérations, avec un trafic transit atteignant 3,8 millions de tonnes et un trafic de transbordement impressionnant de 1,574 million de conteneurs EVP. Le second salue l’obtention de quatre certificats ISO (45001, 14001, 27001 et 9001), par le PAL.

« Ces deux distinctions reflètent l’engagement continu du Port Autonome de Lomé envers l’amélioration constante, la vision stratégique du gouvernement togolais à travers le ministère de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, et l’engagement inébranlable de toute l’équipe du port, ainsi que de ses partenaires et parties prenantes », commentent les autorités portuaires de Lomé.

Pour sa part, le ministre chargé de l’économie maritime, Edem Tengué, souligne que « ces distinctions renforcent davantage la position du Port autonome de Lomé en tant que leader régional incontesté dans le domaine portuaire ».

A la même occasion, la Directrice commerciale du Port Autonome de Lomé, Akuélé Yevona Adanlété-Lawson, a également été reconnue en tant que « Meilleure Femme Ayant Assuré avec Dynamisme des Fonctions dans le Secteur Maritime et Portuaire (RFPMP-AOC) ».

Notons que le Port de Lomé, pour la 3è année consécutive, est classé dans le Top 100 des ports mondiaux les plus actifs en termes de trafic conteneurs, d’après l’édition 2023 de la Lloyd’s List, publiée récemment. Cette performance a été attribuée aux réformes engagées par les autorités pour améliorer les coûts et alléger les procédures dans l’enceinte portuaire.

Esaïe Edoh

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