Togo First

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Le Togo est attendu à la 28ème session de la Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP28), qui s’ouvre le 30 novembre prochain à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. En Conseil des ministres le 23 novembre dernier, le ministre chargé de l’environnement, Foli Bazy-Katari a indiqué que le pays était prêt pour rendre visibles les priorités nationales en matière de lutte contre les changements climatiques.

Concrètement à cette rencontre, le pays ouest-africain va présenter ses priorités, notamment l’agriculture durable. De fait, des projets et initiatives de pratiques agroécologiques et de la maîtrise de l’eau seront mis en avant, indique-t-on.

Aussi, la politique de construction d’une économie résiliente aux changements climatiques et à faible émission de carbone portée par le pays sera mise en avant.

A l’occasion, le pays, à l’instar d’autres Etats participants, a aménagé un bureau et un pavillon pour « assurer une meilleure visibilité des actions réalisées, en cours, ou planifiées par le Togo, dans ses efforts de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques », a indiqué le ministre Foli Bazy-Katari.

Notons que la participation du Togo à cette rencontre fait suite à plusieurs rencontres préparatoires auxquelles différents acteurs impliqués dans la lutte contre le changement climatique ont pris part et au cours desquelles il a été formulé des recommandations.

Esaïe Edoh

Le Togo lance une nouvelle vitrine pour la promotion des produits locaux, dénommée "Togo Mall". La structure a été inaugurée officiellement le 23 novembre dernier par le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, à l'occasion du lancement des activités de la 18ème Foire internationale de Lomé.

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Togo Mall se veut le tout premier supermarché exclusivement consacré aux produits Made in Togo. Situé au sein du Centre des expositions et foires (CETEF), il couvre un large éventail de secteurs tels que l'agroalimentaire, l'habillement, l'artisanat, et l'électroménager.

Le site restera ouvert tout au long de l'année. Ce lancement intervient quelques semaines après la clôture, au Togo, de la quatrième édition du mois du consommer local, dédiée à la promotion du Made-in-Togo.

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Le Fonds de Solidarité Africain (FSA) sera-t-il bientôt un partenaire du Togo dans le cadre du projet des 20 000 logements sociaux à Kpomé-Dalavé, piloté par le ministère de l'urbanisme ? C'est ce que laisse entendre une visite de travail qui s'est déroulée en début de semaine dernière (le 20 novembre 2023), où le ministre d'État, Ministre en charge de l'urbanisme et de l'habitat, Kodjo Adedze, a reçu une délégation de l'institution multilatérale basée à Niamey (Niger).

La mission du FSA, dirigée par son Directeur général, Abdourahmane DIALLO, avait pour objectif de présenter les activités et les atouts de cette institution à vocation panafricaine. Elle a également permis d'aborder la question du projet des logements sociaux, et le gouvernement togolais a exprimé la volonté de voir se concrétiser rapidement un partenariat avec le FSA.

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Selon le ministère de tutelle, un tel partenariat permettra au Togo d'encourager et de soutenir le développement des investissements directs étrangers et nationaux pour l'effectivité du projet (projet P7 inscrit dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025). « Le Togo en a besoin pour la réussite de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 », a souligné le Ministre d'État Kodjo Adedze, tout en souhaitant la signature de ce partenariat "dans un bref délai".

Fondé en mars 1975, le FSA vise notamment à faciliter à ses 21 pays membres africains, l'accès aux crédits destinés à financer des projets d'investissements productifs.

Notons que cette initiative bénéficie de l'appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 5,13 millions de dollars (environ 3 milliards FCFA).

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Comment faire émerger les industries des oléagineux et les rendre compétitives, dynamiques et modernes en Afrique de l’ouest ? Cette question a fait objet d’une rencontre de l’Association des industriels de la filière oléagineuse (AIFO) de l’UEMOA et de la CEDEAO en fin de semaine dernière à Lomé.

Les discussions lors de cette rencontre qui marque la 23è assemblée générale de l'organisation, interviennent à l’heure où l'industrie des oléagineux est confrontée à des problématiques qui ralentissent son essor. Il s'agit, notamment, de la présence des barrières douanières interpays, défavorables à l’unification des espaces économiques ainsi qu’à l’invasion du marché sous-régional par des huiles importées frauduleusement (ou légalement) d’Asie.

« Il y a donc urgence, d’agir, et d’engager des actions nécessaires pour impulser une dynamique nouvelle en vue d’assainir les environnements industriel et commercial. Pour venir à bout de toutes ces préoccupations », a alerté le 1er Vice-président de l’AIFO, Thierry Awesso, également Président directeur général de la Nouvelle industrie des oléagineux du Togo (NIOTO).

Lors des échanges, les directeurs généraux des unités industrielles de l’organisation ont adopté des stratégies pour lutter contre la concurrence déloyale. Selon Afawoubo Afi, représentant le ministre chargé du commerce, « le Togo accordera une attention particulière aux propositions et recommandations formulées ».  

Dans la dynamique d’une revalorisation de la filière, un mémorandum d’entente a été signé entre l’AIFO et Catholic relief services (CRS) dans le cadre de son projet d’enrichissement alimentaire à grande échelle en Afrique de l’ouest (LSFF).

Notons que l’AIFO est créée en 2000 pour participer à la réduction de la pauvreté, soutenir les industries de transformation des matières oléagineuses et maintenir la coopération technique entre les sociétés industrielles des pays de l’UEMOA.

Esaïe Edoh 

Au Togo, le gouvernement a annoncé en fin de semaine dernière lors du Conseil des ministres, le démarrage imminent des travaux de construction de 21 ponts dans le cadre de sa politique de désenclavement des zones rurales.

Selon le ministre du désenclavement et des pistes rurales, Kanfitine Issa Tchede, qui a présenté le projet au cours de cette rencontre de l’exécutif, des discussions sont déjà entreprises avec des sociétés spécialisées dans la construction des ouvrages de franchissement de type pont métallique modulable.  Ces échanges « ont abouti à l’identification de 21 ponts modulaires mixtes acier-béton de type uni-bridge, à construire dans les 5 régions du pays », a indiqué l’officiel.

Ces travaux, à terme, devraient faciliter aux populations rurales bénéficiaires, l’accès aux services socioéconomiques de base, et l’écoulement de leurs produits agricoles.

Ce projet de construction de 21 ponts dans les 5 régions économiques du Togo a déjà reçu l’appui financier de la France avec une enveloppe de 78 millions d’euros, soit plus de 50 milliards FCFA. L’accord de financement a été signé en juin dernier entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau.

Cette enveloppe vient s’ajouter à une autre de 30 millions d’euros, soit près de 20 milliards FCFA de la Team Europe, destinée au financement partiel du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR II).

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la 18è Foire internationale de Lomé (FIL) a été officiellement lancée le jeudi 23 novembre 2023, par la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé. Grand rendez-vous commercial, elle s'est ouverte avec la participation de plus de 1000 exposants venus de 22 pays d'Afrique, d'Asie et d'Europe, selon la direction du Centre togolais des expositions et foires (CETEF).

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Cette nouvelle édition regroupe des acteurs des secteurs de l'agriculture, de l'agro-business, de l'énergie, de l'industrie, des bâtiments et travaux publics (BTP), du commerce, du tourisme et de l'électronique qui animent déjà les stands. La rencontre commerciale qui va durer 12 jours, outre des expositions, sera marquée par des conférences, des rencontres BtoB et des ateliers autour du thème : « connecter les marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux »,

Ce thème, selon la ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale, Rose Kayi Mivedor, est en droite ligne avec l'ambition des autorités du pays, celle de « renforcer l’attractivité du Togo auprès des investisseurs, conformément à l’axe III de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 ».

Alors que l’Afrique continue de subir les conséquences de la Covid-19 et des crises mondiales actuelles, cette 18è foire, d’après l’officielle, « offre l’opportunité de réfléchir sur les mécanismes à mettre en œuvre, pour connecter davantage les marchés en vue d’assurer une croissance pérenne et résiliente des économies africaines affectées par de multiples crises ». 

Esaïe Edoh 

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La Chambre africaine de commerce et de services (CACS) de la région de Dakhla (au Maroc) et la chambre de commerce et de l'industrie du Togo (CCI -Togo) ont conclu ce vendredi 24 novembre 2024, un accord de partenariat. La convention a été paraphée par la présidente de la délégation spéciale de la chambre consulaire du Togo, Nathalie Bitho et le président de la CACS, Abdelmonaim Faouzi, a l’occasion de la 2è édition de « AFRICA Executif Meeting », que Lomé abrite.

Désormais, grâce à cet accord, les opérateurs économiques vont travailler pour le renforcement des liens de coopération entre le pays ouest-africain et le royaume chérifien, précisément la région de Dakhla. Ce qui devrait consolider leurs relations diplomatiques et économiques.

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« Une continuité du renforcement des relations entre le Togo et le Royaume du Maroc en général et la région Dakhla-Oued Eddahab s’impose ainsi à tous les décideurs des 2 nations afin de créer une dynamique plus nourrie et basée sur un partenariat gagnant-gagnant pour la communauté des affaires », a soutenu Nathalie Bitho.

Dans le cadre de ce partenariat, les opérateurs économiques des deux pays vont explorer et nouer des partenariats d’investissement dans des domaines tels que la santé, les énergies renouvelables, l’agriculture, le tourisme et l’éducation.

Notons que les relations entre le Maroc et le Togo datent de plusieurs années dans divers domaines. Au plan diplomatique, les deux Etats étaient parvenus en juillet 2022 à un accord de suppression de visas pour les détenteurs de passeports ordinaires.

Au plan commercial, le royaume chérifien est le cinquième partenaire commercial du Togo en Afrique. Selon la CCI-Togo, sur l’année 2019, le Togo a importé pour un peu plus de 13 milliards FCFA de produits en provenance du pays maghrébin, essentiellement des fertilisants, des équipements électroniques et électriques, et denrées agro-alimentaires.

S’agissant des exportations togolaises à destination du Maroc, elles sont évaluées à près de 4 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

En partenariat avec la Millennium Challenge Corporation (MCC), le gouvernement togolais a lancé depuis septembre, un appel à expertise pour des études de faisabilité dans les services digitaux. Cette initiative s'inscrit dans la préparation d'un Compact, prévu pour fin 2024.

Sélectionné en automne 2022 pour un financement compact de la MCC, le Togo s'est engagé dans une démarche d'analyse approfondie des contraintes à sa croissance économique, conclue en février 2023.

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Ce travail préalable a révélé deux secteurs clés nécessitant une attention particulière : l'énergie, avec ses coûts élevés et sa fiabilité précaire, et le numérique, marqué par une utilisation insuffisante des bandes passantes et des coûts prohibitifs des services.

Pour le gouvernement togolais, le défi est de taille : déterminer les investissements les plus adaptés pour transformer ces faiblesses en forces. Dans le secteur énergétique, cela pourrait se traduire par des améliorations dans la production, le transport, et la distribution. Pour le numérique, l'accent est mis sur l'expansion de la connectivité et la mise en place de systèmes de paiement interopérables et d'innovations technologiques.

La Cellule de Mise en œuvre du programme Compact du Togo (CMC-Togo), financée par la MCC, est en quête de firmes compétentes, nationales comme internationales, pour ces études. Les propositions, attendues jusqu’au 4 décembre 2023, feront l'objet d'une sélection rigoureuse, basée sur la qualité et le coût, indique-t-on.

Dans le cadre de la deuxième phase de déploiement du projet WACA au Togo, l'initiative de protection côtière et de lutte contre la pollution marine va combler le bras lagunaire mort d'Aného (à 40 km de Lomé). Les travaux consisteront à remblayer le bras lagunaire avec du sable prélevé en haute mer, dans l'objectif de créer un espace ainsi dégagé pour en faire un site touristique et de loisirs.

« Près de 450 000 m³ de sable prélevé à 10 km au fond de la mer serviront à remblayer ce bras lagunaire, avec un reboisement de cocotiers sur une superficie de 10 hectares. », indique Eusebio César, ingénieur génie civil senior du projet WACA.  « Le bras lagunaire d'Aného, c'est la frange d'eau qui va de l'embouchure, après l'hôtel Oasis, vers Sanvee Condji à la frontière. Cette frange d'eau, le projet WACA côté Bénin, avait déjà comblé la partie béninoise. Donc c'était déjà prévu depuis (...) Après ce rechargement en sable de mer, il est prévu également de planter des cocotiers sur environ 10 hectares dans la zone. », ajoute-t-on.

Ces futurs travaux ont fait l'objet de consultations en milieu de semaine, menées par l'Agence Nationale de Gestion de l'Environnement (ANGE), en collaboration avec le programme de gestion côtière, dans le but de susciter l'adhésion des bénéficiaires, tout comme ce fut le cas pour les populations des localités de Gbodjomé et Agbodrafo.

Il est à noter que pour cette deuxième phase, le WACA, soutenu par la Banque mondiale, a obtenu un appui supplémentaire de l'Agence française de développement (AFD), d'un montant de 29 millions de FCFA, notamment pour des travaux de protection côtière sur le tronçon Agbodrafo-Gbodjomé.

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Le Togo va lancer une initiative globale d'appui aux populations affectées par le terrorisme et les défis sécuritaires, dénommée "Programme d'urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés". Un décret a été pris à cet effet, hier jeudi 23 novembre 2023, en conseil des ministres.

"Le Programme d'urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés vise à mettre en œuvre l'ensemble des actions permettant de renforcer la résilience des populations sur tous les plans. [Il] concerne l'ensemble du territoire national et couvre spécifiquement les zones touchées ou menacées par des actes de terrorisme et d'extrémisme violent identifiés sur la base des niveaux de menaces", indique notamment le communiqué du Conseil.

Le mécanisme vient apporter une composante sociale au soutien à apporter aux populations à la base, face aux "graves menaces" et "attaques terroristes" ainsi qu’à "l'augmentation de la criminalité transfrontalière", notamment dans la partie nord du pays et la région des Savanes. Il devrait s'appuyer sur des initiatives déjà existantes, notamment le Programme d'urgence pour la Région des Savanes (PURS), qui a par ailleurs obtenu récemment, un financement de 30 milliards FCFA de la BOAD.

Au nombre de ces acquis, on compte "des résultats encourageants dans les principaux domaines d'action couverts par le programme", notamment une amélioration de l'accès à l'eau, et à l'électricité rurale.  Par exemple, l'accès à l'eau potable s'est étendu à près de 80 000 nouvelles personnes, ce qui a fait progresser le taux de desserte en milieu rural de 64 % en 2021 à 73,5 %. Dans le secteur de l'énergie, avec un taux moyen d'accès à l'électricité de 66 %, l'électrification rurale a également augmenté, avec 15 000 ménages supplémentaires raccordés à l'électricité, faisant passer le taux de 22 % en 2021 à 27 % en 2022. Enfin, dans le secteur agricole, le gouvernement revendique plus de 1 000 hectares de bas-fonds aménagés, et plus de 21 000 tonnes d'engrais vivriers distribués, ainsi que la fourniture de kits d'irrigation et la construction de forages.

Rappelons que la région des Savanes, exposée aux incursions terroristes, reste en état d'urgence sécuritaire.

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