Les commissionnaires et les professionnels agréés en douane du Togo, du Bénin et du Ghana se sont engagés en fin de semaine dernière à collaborer pour construire une synergie d’actions dans les services douaniers transfrontaliers contre le trafic des produits illicites et dangereux. Plus précisément, il s’agira d’empêcher ces produits de s’introduire dans les différents espaces territoriaux, tout en étant un instrument de lutte contre les évasions fiscales. C’était au terme d’une visite des responsables des commissionnaires des deux pays voisins à Lomé.
Concrètement, l’Union des Professionnels Agréés en Douane (UPRAD), du Togo, la Fédération Béninoise des Commissaires Agréés en Douane (FEBECAD) et le Ghana Institute Of Freight Forwarders (GIFF) s’activent à aller vers l’opérationnalisation de l’intégration régionale. Une ambition née de la signature d’une convention d’échanges d’informations entre les services douaniers du Togo et Ghana.
Elles vont dans cette dynamique, travailler à engranger plus de recettes pour leurs Etats en faisant barrière contre la porosité des frontières, tout en favorisant une entente cordiale entre les services des différents pays.
Selon Patrick Magnon, le président de l’UPRAD, « pour arriver à l’essor économique, il est d’une nécessité, pour les commissionnaires et les professionnels des douanes de s’entendre, de faire un ménage en leur sein et surtout de former un bloc compact de part et d’autre et d’être les bons relais qui permettront à leurs pays de tirer le meilleur de l’intégration, tout en luttant contre les concurrences déloyales des investisseurs étrangers ».
Esaïe Edoh
Le Togo va bénéficier d'un décaissement de 128,17 millions d'euros, soit environ 84 milliards de FCFA de la Banque Islamique de Développement (IsDB), dans la lutte contre l'érosion côtière. Le Conseil des Directeurs exécutifs de l’IsDB a en effet approuvé, au cours de sa 352e réunion tenue le 9 septembre 2023 à Djeddah, au Royaume d'Arabie Saoudite, l’allocation de ce montant au pays ouest africain confronté au phénomène de l’érosion côtière.
Bien que davantage de détails sur l'utilisation future de ces ressources au Togo ne soient pas encore connus, ce financement devrait s'ajouter aux partenariats déjà établis, notamment avec l'AFD (35 millions d'euros) et Invest International des Pays-Bas (qui devrait fournir un soutien financier de 23 millions d'euros).
Au plan africain, l'IsDB a également approuvé un décaissement de 61,9 millions d'euros pour le Nigeria, destiné à stimuler le transport de l'électricité et à encourager l'innovation dans les secteurs de l'énergie et des technologies de l'information. Le Soudan bénéficiera pour sa part, d'un montant de 1,5 million de dollars pour aider les populations les plus vulnérables touchées par le conflit.
Au total, l'IsDB a alloué une enveloppe totale de 800 millions de dollars pour financer des projets de développement dans ses pays membres.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la société de microfinances Fédération des Unions de Groupements des Femmes de la Kozah (FUGFK), active dans la localité au Nord du pays, revendique avoir octroyé 106,4 millions FCFA de crédits en 2022 à ses membres, dont 75,3 millions FCFA pour les activités commerciales et 31,1 millions pour les activités agricoles. Ceci représente 71 % de crédits validés, comparé à une sollicitation de crédits s'élevant à 148,4 millions FCFA sur l'année.
Ces chiffres ont été divulgués à l'occasion de l'assemblée générale ordinaire tenue à Kara en fin de semaine dernière, au cours de laquelle elle a dressé le bilan de ses activités pour l'année 2022.
Néanmoins, les défis restent nombreux et impactent le rendement de la structure, a-t-on fait observer. Ainsi, sur les différents crédits octroyés, les taux de remboursement respectifs sont de 76,15 % (activités commerciales) et 89,55 % (activités agricoles), laissant l’encours de crédits autour de 22,38 %. Cette situation a d’ailleurs conduit à un résultat négatif sur la période.
Les difficultés pointées du doigt par le top management sont notamment le manque de réunions mensuelles au sein des unions, la faible collecte des cotisations et des crédits, ainsi que la mobilisation insuffisante de ressources financières pour les projets de la fédération.
Présent lors de l'assemblée, le conseiller municipal Palanga Koloudjowo, représentant le maire de la commune Kozah 1, a salué les efforts de la FUGFK pour renforcer l'inclusion économique des femmes et a encouragé ces dernières à honorer leurs engagements de remboursement.
Pour rappel, fondée en 2009, la FUGFK totalise 14 ans d'activités au Togo, et compte actuellement 1 550 groupements de base regroupés en 30 unions coopératives, avec un effectif total de 19 000 membres.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) vient d'annoncer le lancement de l'édition 2024 de son prestigieux "Prix Abdoulaye FADIGA pour la promotion de la recherche économique."
Pour cette édition, comme les précédentes, l'appel à candidatures, doté d'une cagnotte de 10 millions FCFA, s'inscrit dans le cadre de la politique de recherche de la BCEAO, visant à stimuler le développement des activités de recherche au sein de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Il s'agira de récompenser les travaux de recherche originaux portant sur des sujets d'ordre économique, monétaire ou financier, d'interpréter notamment, pour cette année, l'analyse des innovations financières et de la digitalisation, y compris les crypto-monnaies et les monnaies digitales de banques centrales, ainsi que les Fintech et le Big Data. Ceci, en relation avec des enjeux tels que l'inclusion financière, le financement des économies, la politique monétaire et la stabilité financière.
Ce prestigieux prix est ouvert aux chercheurs ressortissants des huit (8) États membres de l'UEMOA, âgés de quarante-cinq (45) ans au plus au 31 décembre 2023, qu'ils résident ou non sur le territoire de l'Union. Les candidats peuvent soumettre un travail de recherche personnel ou réalisé en collaboration avec une équipe. Une occasion exceptionnelle de contribuer à l'épanouissement économique de la région.
Consulter ici l'appel complet de la BCEAO
Au Togo, le Comité de réflexion sur la stratégie intégrée de lutte contre la drogue et les substances psychoactives chez les jeunes a annoncé en fin de semaine dernière, plusieurs actions pour protéger la jeunesse du pays contre les fléaux sociaux. Entre autres, le contrôle au niveau des frontières aériennes et terrestres, l’incitation des administrations communales à interdire la vente et la consommation des drogues, chicha et les produits psychotropes dans les communes.
Le comité ad hoc prévoit également la réglementation de l’accès aux réseaux sociaux surtout de ventes en ligne ainsi que le déploiement autour des établissements scolaires, des forces de l’ordre pour dissuader les dealers.

Les initiatives prévues devraient permettre aux enfants de grandir dans un environnement sain, en vue de diminuer les risques d’abus de la drogue et d’éviter aux jeunes de devenir addictes et victimes du crime organisé, d’extrémisme violent ou de terrorisme.
Dans la même perspective, « la coordination de la lutte contre la drogue sera renforcée », indique-t-on. Il sera procédé en outre « à la mise en place des programmes d’éducation et de prévention basés sur les données probantes, ciblant les jeunes, les familles et les communautés », a ajouté Kossi Amayi, président du comité.
Notons que d’après le ministère du développement à la base, ces actions annoncées sont suscitées par les données épidémiologiques du projet de recherche “West African Epidemiolofical Network Drug Use (WENDU)” sur l’usage des drogues dans l’espace CEDEAO, qui indiquent que la majorité des personnes en traitement au Togo sont âgées de 20 à 39 ans.
Esaïe Edoh
Le président Faure Gnassingbé a nommé Jean Marie Koffi Ewonoulé Tessi au poste de Ministre de l'Accès Universel aux Soins vendredi 08 septembre dernier. Ce choix stratégique intervient à un moment où la Couverture Maladie Universelle (CMU) occupe une place de plus en plus centrale dans les plans gouvernementaux.
Rattaché à sa création au portefeuille de la Santé, le ministère de l'Accès Universel aux Soins, instauré en septembre 2020, gagne ainsi en autonomie par rapport au ministère de la Santé. Cette indépendance institutionnelle coïncide avec une hausse significative du budget alloué à la CMU, qui passe de 19 milliards de FCFA en 2022 à 21 milliards de FCFA pour l'année en cours, soit 16 % du budget total du domaine de la santé. Selon le gouvernement, cette augmentation budgétaire vise à accélérer la mise en œuvre de l'Assurance Maladie Universelle (AMU), un projet prioritaire confié à l'Institut National d'Assurance Maladie du Togo (INAM).
Afin de légaliser la CMU, une loi (n° 2021-022 du 18 octobre 2021) a été adoptée fin 2021. Elle établit un objectif ambitieux mais graduel : couvrir 60 % de la population d'ici à 2025. Dans un pays où seulement 10 % de la population est couverte par une protection sociale, majoritairement des fonctionnaires et des salariés du secteur privé, le défi est de taille.
Ancien Directeur de GTA Assurances, passé notamment par NSIA Assurances–Togo, FEDAS TOGO (devenue OGAR ASSURANCES TOGO) et Beneficial Life Insurance Togo, actuellement Groupe Prudential, Ewonoulé n'est pas un novice dans le secteur de la couverture sociale.
Son recrutement pour ce portefeuille semble un choix tactique.
Avec une riche expérience dans le secteur de l'assurance, il dispose d'un bagage qui pourrait s'avérer crucial pour l'élaboration d'un modèle économique viable pour la CMU.
« Avec une solide expérience de plus de vingt ans dans le secteur des assurances, il possède une compréhension approfondie des systèmes de gestion des risques, ce qui pourrait être pertinent pour l'accès universel aux soins de santé », estime un consultant international spécialisé en assurance.
La mission qui attend le nouveau ministre est colossale. Il devra trouver un équilibre entre un panier de soins approprié et des options de financement innovantes et durables. Cela s'avère d'autant plus complexe dans un contexte où la pénétration assurantielle au Togo reste très faible.
Le chemin sera long, car même si le gouvernement a fait des efforts importants ces dernières années, ’l'Organisation mondiale de la santé (OMS) note que le Togo doit augmenter son budget de santé de plus de 50% pour atteindre la couverture sanitaire universelle, tout en indiquant que la forte dépendance vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, est une vulnérabilité à laquelle il faudra s’attaquer.
Selon l’expert qui est passé notamment par CIPRES (Conférence interafricaine de la prévoyance sociale), la mise en œuvre de l'AMU nécessitera une collaboration étroite entre différents acteurs, y compris les assureurs privés et les organisations à but non lucratif, le gouvernement et le secteur privé. Dans ce contexte, l'expérience d'Ewonoulé dans le privé, notamment comme Secrétaire Général de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), pourrait être un atout.
Au-delà de ces enjeux, le défi de la mise en œuvre de l'assurance maladie universelle demeure complexe et multidisciplinaire, impliquant des questions de couverture géographique, de qualité des soins et de viabilité du modèle. À cet égard, Lomé a récemment lancé un vaste programme de réhabilitation et de construction de structures de soins, avec le soutien de partenaires internationaux comme la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement.
En parallèle, diverses initiatives comme le programme Wezou, qui vise à garantir des soins maternels gratuits pour toutes les femmes enceintes, ont également vu le jour ces dernières années afin de progresser vers la couverture sanitaire universelle.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’association Youth for Youth (Y4Y) a organisé le samedi 9 septembre 2023, la première édition de la table ronde dénommée Youth Delivery Lab (YDL) à l’endroit de la jeunesse togolaise. Cette rencontre qui a mobilisé plus de 500 jeunes a été présidée par Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, en présence du Ministre-Conseiller, Stanislas Baba et bien d’autres collaborateurs du Président de la République.
La rencontre d’échanges et de partage d’expériences s’était déroulée autour du thème « de la promotion des PME locales à l’émergence des champions nationaux : enjeux stratégiques et pistes de solutions pour le Togo ». A travers cette thématique, les jeunes venus de toutes les régions économiques du pays et de divers secteurs d’activités ont discuté des fondamentaux de la construction nationale.
C’est avec un immense plaisir que j’ai ouvert hier, au nom du Chef de l’État SEM @FEGnassingbe, les travaux de la première édition de la Youth Delivery Lab.
— Sandra ABLAMBA JOHNSON (@SandraA_JOHNSON) September 10, 2023
Il est indéniable que les futurs dirigeants de notre pays sont parmi la jeunesse togolaise d’aujourd’hui,⤵️#Youth4Youth https://t.co/TTyq3bVO7V pic.twitter.com/O7FykpTlF7
L’initiative, selon Sandra Ablamba Johnson, est en phase avec la vision de l'exécutif togolais, précisément celle de promouvoir une jeunesse responsable, entreprenante, apte à assurer la relève de demain. De fait, elle a informé de la détermination du gouvernement à accompagner les jeunes porteurs d’initiatives novatrices.

« Nous avons un Président qui est disponible à vous accompagner, à appuyer l’entrepreneuriat des jeunes à travers des réformes pragmatiques et la mise en place de mécanismes y afférents parmi lesquels le programme présidentiel d’excellence. Ces efforts ne peuvent se réaliser sans une volonté manifeste des jeunes », a déclaré l'officielle lors de la rencontre.
La ministre Secrétaire générale a en outre invité la jeunesse togolaise au patriotisme, à la participation citoyenne, à l’excellence et à l'humilité.
Pour sa part, le ministre-conseiller du chef de l’Etat, Stanislas Baba a appelé les jeunes à l’honnêteté, à la citoyenneté, à plus de conscience professionnelle et d’ardeur « pour mieux faire valoir leur potentiel et génie créateur ».
Pour rappel, le Youth Delivery Lab se veut une instance de participation citoyenne des jeunes à la vision du gouvernement et un cadre d’échange, de réseautage et de partage de bonnes pratiques entre les jeunes.
Esaïe Edoh
Le Togo obtient 23 milliards FCFA (environ 35 millions d'euros) de l’Agence française de développement (AFD), sous forme de crédit, pour avancer dans les travaux de protection de ses zones côtières contre l'érosion marine, précisément sur un tronçon de 7 kilomètres, entre Gbodjomé et Agbodrafo.
Cette facilité, au profit du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP-Togo), appuyé par la Banque mondiale et d'autres partenaires, a fait l’objet d’un accord de financement le vendredi 08 septembre dernier à Lomé, signé par le ministre de l'Économie et des finances togolais, Sani Yaya, et l'ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau. C’était en présence de plusieurs acteurs des deux parties, dont le ministre en charge de l’environnment Foli-Bazi Katari, et de la directrice de l’AFD au Togo, Zolika Bouabdallah.

« Je me réjouis de la signature de l’Accord de crédit avec l’Agence Française de Développement qui porte sur un montant de 35 millions d’euros, soit environ 23 milliards de francs CFA, destiné à financer les travaux de la protection côtière sur 7 kilomètres entre les villages de Gbodjomé et Agbodrafo », a indiqué le ministre togolais des finances.
Si cet accord vient apporter des ressources financières au programme de protection côtière, l'AFD n'est pas le seul partenaire positionné sur ce tronçon. Quelques jours avant cet accord, Invest International, un acteur néerlandais, s’est positionné pour apporter un soutien financier supplémentaire, de plus de 16 milliards FCFA, pour compléter les investissements sur la bande de 7 km.
Ces ressources s'annoncent peu après la fin de grands travaux déjà menés sur la côte togolaise, réalisés par l'entreprise néerlandaise Boskalis, suite à des accords à hauteur de 63 millions d'euros (près de 42 milliards FCFA) avec le Togo et le Bénin, pour une bande d'une quarantaine de kilomètres.
Ayi Renaud Dossavi
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Le gouvernement togolais a un nouveau Secrétaire général (SGG). Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a officiellement nommé à ce poste vendredi 08 septembre, Christian Eninam Trimua.
Jusque-là ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté, des Relations avec les Institutions de la République, Christian Trimua était en outre l’un des préposés au porte-parolat de l’exécutif. Il remplace Kanka-Malik Natchaba, qui était en poste depuis trois ans.
Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé vendredi 08 septembre 2023, via décret, à de nouvelles nominations au sein du gouvernement. Plusieurs nouveaux ministres font leur entrée au sein de l’exécutif, tandis que d’autres changent de département.
Les nominations se présentent comme suit :
Ministre d'Etat, Ministre de l’Eau et de l’Hydraulique Villageoise : Général de Brigade Damehane Yark
Ministre d'Etat, Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme foncière : Kodjo Sévon Tépé Adedze
Ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires : Préfet Hodabalo Awate
Ministre de la Communication, des Médias, porte-parole du Gouvernement : Yawa Kouigan
Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Ambassadeur Calixte Batossie Madjoulba.
Ministre du Commerce, de l’artisanat et de la consommation locale : Kayi Mivedor.
Ministre de la Promotion de l'investissement : Manuella Modoukpe Santos
Ministre de l'Accès universel aux soins : Jean-Marie koffi Ewonoule Tessi