Les passagers à l'arrivée et au départ de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIEG) de Lomé sont désormais exemptés de la présentation obligatoire de test Covid-19 et de pass sanitaire. Les autorités du pays ont levé cette mesure restrictive prise dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Covid-19.
« Aucun document de voyage en rapport avec la Covid-19 (preuve de vaccination, résultat négatif de test PCR ou de test antigénique) n’est plus requis pour entrer ou sortir du Togo », a communiqué l'exécutif togolais.
#Togo: Allégement des règles sanitaires. Retrouvez les nouvelles dispositions sanitaires à l'entrée et à la sortie du Togo sur le site https://t.co/fpcB4BAjZz
— Primature Togo (@PrimatureTogo) July 15, 2023
Néanmoins, les autorités sanitaires recommandent aux voyageurs, au départ du Togo, de vérifier les conditions sanitaires en lien avec la COVID-19 en vigueur dans leurs pays de destination afin de s’y conformer.
Rappelons que suite à l’apparition de la Covid-19 en 2020, la présentation par le passager au départ comme à l’arrivée, d’un document sanitaire, précisément une preuve de vaccination, un résultat négatif d’un test PCR ou d’un test antigénique, était obligatoire.
Esaïe Edoh
Ecobank, le premier groupe bancaire panafricain, est désigné pour la 2e année consécutive, meilleure Banque d’Afrique de financement des PME (Petites et moyennes entreprises) aux Euromoney Awards for Excellence.
Ce prix, selon le jury qui a dévoilé la liste des lauréats le 13 juillet dernier, récompense les solutions de financement proposées par la banque basée à Lomé pour répondre aux besoins des PME. En effet, la banque a mis en place plusieurs initiatives en faveur des PME au cours des douze derniers mois.
Concrètement, la banque a créé un espace d’échanges commerciaux au sein du Marché Unique de Ecobank, visant à soutenir les PME dans le cadre de la ZLECAf. Elle a aussi mis en place le produit RapidCollect, grâce auquel les entreprises clientes peuvent recevoir instantanément des paiements de leurs clients dans leur pays d’origine et à travers le réseau Ecobank composé de 33 filiales.
Aux solutions proposées par Ecobank, vient s’ajouter le partenariat avec Mastercard Farm Pass à travers lequel l’acteur bancaire a numérisé la chaîne de valeur agricole pour les petits exploitants, en simplifiant le processus d’obtention d’un prix équitable pour la production et en sécurisant les paiements.
La série de cours d’éducation financière initiée par la banque panafricaine au profit des dirigeants de PME, a été également un facteur déterminant dans le choix du jury.
« Nous avons pour objectif d’être la banque de choix des PME africaines. Il ne fait pas de doute que les PME sont les principaux moteurs de la croissance économique de l’Afrique, alors qu’elles créent des emplois et génèrent de la prospérité tout en éliminant la pauvreté sur l’ensemble du continent », a affirmé Jeremy Awori, Directeur général du Groupe Ecobank suite à l’annonce de cette nouvelle distinction.
Notons qu’Ecobank avait déjà remporté cette distinction en 2022.
Esaïe Edoh
Le Fonds Vert pour le Climat (FVC), au terme de sa 36ème réunion de son Conseil d’Administration tenue du 10 au 13 juillet 2023 en Corée du sud, a réaccrédité la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Le fonds va ainsi octroyer à l’acteur bancaire, des ressources pour lutter contre les changements climatiques conformément à son plan stratégique 2024-2027.
L’approbation de cette réaccréditation a été faite avec une revue à la hausse du niveau sur le plan de la catégorisation environnementale et sociale. De fait, la Banque pourrait mobiliser des ressources jusqu’à hauteur de 250 millions de dollars, soit environ 146 milliards FCFA par projet au profit des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Ces Etats pourront bénéficier des dons et prêts à des taux compris entre 0 et 1,75% ainsi que des garanties, et des lignes de refinancement pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques.
« A la BOAD nous demeurons déterminés à accompagner nos Etats membres dans le financement de projets visant l’atténuation et la mitigation des effets néfastes des changements climatiques, et à appuyer leur efforts dans le sens d’un développement économique décarboné, en droite ligne avec les engagements de notre plan stratégique 2021-2025 dont l’un consiste à consacrer 25% de nos financements pour soutenir nos Etats membres en vue du renforcement de leur résilience face aux changements climatiques », a déclaré Serge Ekue, Président de la BOAD.
Cette réaccréditation, après la première accréditation datant d’avril 2017, selon le FVC, est motivée par les interventions de la BOAD dans les domaines de résultats du Fonds tels que les infrastructures, la production et l’accès à l’énergie, les moyens de subsistance des personnes et des communautés, les forêts et l’utilisation des terres, les écosystèmes et les services écosystémiques, la santé, l’alimentation et la sécurité hydrique.
A noter que le FVC est un fonds mondial créé pour soutenir les efforts des pays en développement, pour répondre au défi du changement climatique. Il aide les pays en développement à limiter ou réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et à s’adapter aux changements climatiques.
Esaïe Edoh
Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, la portabilité des numéros de téléphone devrait être opérationnelle d'ici à la fin de cette année. Cette mesure, prévue avant la fin de l'année 2023, permettra aux abonnés de conserver leur numéro de téléphone lorsqu'ils changent d'opérateur télécom (Togo Cellulaire et Moov Africa, les deux principaux acteurs du marché togolais). C'est ce qu'a indiqué l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), le jeudi dernier.
En effet, selon Kadiri Ouro-Agoro, directeur juridique et de la protection des consommateurs à l’ARCEP, des mesures techniques sont en cours pour assurer une transition rapide et sans interruption de service.
La mise en œuvre technique de la portabilité des numéros mobiles a débuté en avril dernier, conformément à la réglementation adoptée en juillet 2022 et approuvée par le gouvernement un mois plus tard. Cette décision fait elle-même suite à une étude de marché réalisée par l'ARCEP en octobre 2021, qui a révélé que 95 % des consommateurs togolais étaient favorables à la portabilité des numéros mobiles.
L'initiative est en phase avec la loi togolaise sur les communications électroniques de 2012, qui définit la portabilité des numéros comme la possibilité pour un abonné de conserver le même numéro lorsqu'il change de fournisseur, sans changer de localisation géographique.
À terme, ce déploiement devrait offrir aux consommateurs togolais une plus grande liberté de choix en leur permettant d'opter pour l'opérateur télécom proposant les meilleurs tarifs, la meilleure qualité de service ou les fonctionnalités les plus adaptées à leurs besoins, sans avoir à changer de numéro.
Avec la portabilité, la concurrence devrait également se renforcer entre Togo Cellulaire et Moov Africa Togo, le duopole souvent pointé du doigt par le régulateur pour non-respect des seuils réglementaires de qualité et des obligations de permanence de services.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la communauté estudiantine de Lomé se familiarise depuis quelques mois avec une nouvelle application mobile : ‘Miabe Campus’. La solution, développée par ‘Social Informatic’, une start-up locale constituée de jeunes, et spécialisée dans la création et le déploiement d’outils numériques, se veut l’instrument incontournable pour les étudiants désireux de saisir des opportunités économiques avant même d’entrer dans la vie active. Zoom.
“L’Université de Lomé sur votre téléphone portable”. C’est ainsi que se présente sommairement le dernier-né de Social Informatic sur sa page LinkedIn. Et pour cause, la solution, jugée révolutionnaire, s’efforce d’offrir une vue panoramique de la plus vieille université publique du pays.
Actualité universitaire, localisation des infrastructures clés avec description à l’appui, menu du restaurant, la solution veut apporter une valeur ajoutée aux milliers d’étudiants qui essaiment le campus.

Mais, c’est sur un tout autre terrain que “Notre Campus”, pour reprendre la traduction en langue mina (parlée au Sud-Togo), ambitionne vraiment d’apporter la révolution. En effet, l’appli permet aux étudiants de l’UL de consulter aisément les offres de stages et d'emplois, tant internes qu'externes au temple du savoir. Grâce à cette fonctionnalité pratique, ils peuvent postuler directement lorsque des opportunités suscitent leur intérêt, facilitant ainsi leur intégration dans le monde professionnel.
Si elle encourage la collaboration entre les étudiants et les entreprises locales, l'application offre également aux entreprises partenaires, des espaces publicitaires et des opportunités de promotion de leurs produits. Les étudiants ont ainsi la possibilité de découvrir les entreprises de leur région et d'établir des contacts professionnels pertinents. Une interaction entre les étudiants et le tissu économique local, qui devra favoriser la création d'un réseau professionnel solide et offrir aux étudiants, de nouvelles perspectives d’avenir.
Un vide à combler
Malgré ses nombreux avantages, ‘Miabe Campus’ ne dispose pas actuellement de fonctionnalités spécifiques axées sur l'entrepreneuriat étudiant ou l'accès à des emplois à temps partiel.
Néanmoins, l'équipe de développement envisage d'explorer ces pistes à l’occasion des futures mises à jour de l'application. « Une fois la section dédiée aux opportunités entrepreneuriales ou aux emplois à temps partiel intégrée, elle facilitera davantage la recherche et la participation des étudiants à ces activités », ont laissé entendre les responsables.
Une aide précieuse également pour d’autres acteurs
L'impact économique dépasse largement le cadre des étudiants. L'application peut en outre aider les enseignants à trouver des étudiants intéressés par des sujets spécifiques.
Par ailleurs, expliquent les promoteurs, les informations sur les différents lieux et services à l'Université fournies par Miabe Campus peuvent être utiles aux administrateurs universitaires pour la gestion des installations et des ressources, contribuant au renforcement de l'ensemble de l'écosystème éducatif.

Gratuite, pour l’instant…
Concernant son modèle économique, l’appli est entièrement gratuite, pour l’instant, pour les utilisateurs. Mais l'équipe de développement explore diverses options pour développer des sources de revenus.
« Des fonctionnalités avancées pourraient être proposées via des abonnements payants, ou des partenariats publicitaires pourraient être établis avec des entreprises ciblant les étudiants », d’après Parfait Toke, responsable de la startup.
Des projections qui font sens au regard de l’engouement suscité par la solution. Car, depuis son lancement, Miabe Campus a enregistré plus de 10.000 téléchargements, et revendique à ce jour, plus de 4 000 utilisateurs actifs. Une base d'utilisateurs consolidée par les mises à jour régulières et l'expansion continue des fonctionnalités.
« La publicité de l'application demeure un défi économique important. Promouvoir massivement l’application auprès des étudiants nécessite des ressources financières considérables. Néanmoins, grâce au soutien de Social Informatic, elle a pu offrir une expérience optimale à ses utilisateurs jusqu'à présent, ce qui explique l’engouement », affirme Parfait Toke.
Cap sur d’autres marchés
Pour maintenir son attractivité, Miabe Campus prévoit désormais d'explorer d’autres marchés. Des partenariats stratégiques avec des entreprises ciblées à l'introduction de fonctionnalités avancées, réservées aux abonnés payants, en passant par une expansion vers d'autres marchés universitaires, la jeune pousse ne s’interdit rien.
“C’est notre campus, alors rendons le meilleur”, conclut Parfait.
En 2022, le Togo a connu la plus forte croissance annuelle de l'offre de crédit bancaire, la quantité de crédit proposée par les institutions financières du pays aux emprunteurs potentiels. Sur la période, l'offre enregistrée dans le pays a dépassé de loin celle des autres membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon les données de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), le pays a enregistré une augmentation exceptionnelle du volume de crédit mis en place de 55,7%, atteignant 1 265,9 milliards de francs CFA au Togo sur la période sous revue, contre 812,9 milliards de FCFA en 2021.
Cette tendance haussière s'aligne sur celle observée dans l'ensemble de l'UEMOA, où le volume de crédit a augmenté de 9,9%, atteignant 19 539,1 milliards FCFA. Les pays voisins qui ont enregistré les progressions les plus significatives en termes de crédit bancaire sont le Togo (+55,7%), le Bénin (+46,6%), le Sénégal (+10,2%) et le Mali (+8,3%).
Tenant compte de la taille de son marché, la progression de l'offre au Togo, peut toutefois être relativisée. Ainsi, le Bénin voisin atteint, en valeur absolue, un montant total des crédits mis en place de 1 491,3 milliards FCFA. Au Burkina Faso, au Nord, où la hausse annuelle a été "seulement" de 8,2%, les volumes ont atteint 2 595,3 milliards de francs CFA. En Côte d'Ivoire, mastodonte de l'Union, la croissance, modérée à 1,3% en 2022, a porté le montant des crédits à 6 463,8 milliards FCFA, soit plus de 5 fois le volume de l'offre au Togo.
Une évolution moins favorable est notée au Niger et en Guinée-Bissau, tant en termes de volume que de progression. Ainsi, le Niger a connu une légère baisse de 3,4%, portant le volume de crédit à 730,3 milliards FCFA, alors que la Guinée-Bissau a enregistré un recul annuel de 22,9% de son volume de crédit, réduit à un montant de 108 milliards FCFA.
Au Togo, en 2022, on recensait 17 établissements de crédits, dont 14 banques (avec en tête Orabank, Ecobank et Coris Bank en termes de volumes d'actifs) et 3 établissements financiers.
Ayi Renaud Dossavi
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A la recherche de 30 milliards FCFA sur le marché financier régional, le Togo devra se contenter de 16 milliards FCFA ce vendredi 14 juillet 2023, à la clôture de sa nouvelle émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT). Une modeste performance pour le pays qui a renoué depuis mars avec le succès lors de ses précédentes sorties sur le marché des titres publics.
D’après le rapport de l’opération, Lomé a emprunté 2 milliards FCFA via les BAT sur la maturité de 182 jours et 14 milliards FCFA sur les OAT stipulées sur 3 et 5 ans.
Cet appel d’offres du Togo a enregistré la participation de 28 investisseurs qui ont proposé 33 milliards FCFA correspondant à un taux de couverture de 110,94%.
Avec ces nouvelles ressources, le Trésor public togolais qui a déjà cumulé 414 milliards FCFA au premier semestre, totalise désormais au titre de fonds levés cette année, 430 milliards FCFA. Sa prévision annuelle est de 574 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, à fin juin 2023, 8283 nouvelles entreprises ont été enregistrées dans les registres du Centre de formalités des entreprises (CFE). En comparaison, ce bilan dégage une tendance haussière de 15% par rapport aux 7195 créées au premier semestre 2022.
Selon les données consultées par Togo First, sur la période, 5989 sont portées par des hommes, contre seulement 2294 par les femmes, soit seulement 27%. Cette portion d’entreprises lancées par les femmes est en baisse rapportée aux 2907 dont elles étaient propriétaires durant les 6 premiers mois de 2022.
Les statistiques rapportent également que sur les 8283 structures économiques enregistrées au CFE, 6871 sont à l'initiative des Togolais contre 6.092 l’année dernière, ce qui traduit une progression de 12%. Sur la même période, 1412 sont portées par des étrangers.
Autre détail, la part déclarée par les personnes physiques a évolué de 4379 au premier semestre 2022 à 5015 cette année contre 3268 pour les personnes morales, également en hausse de 16% en glissement annuel.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la ville de Kara (412 km de Lomé) dispose désormais d'une nouvelle gare routière. L'inauguration a eu lieu mercredi 12 juillet en présence de Kodjo Adédzé, ministre en charge du commerce, et de son homologue en charge des transports, Affoh Atcha-Dédji. Ce nouvel aménagement, fruit d'un projet d'investissement de 1,12 milliard de FCFA, vise à moderniser le secteur des transports dans la ville de Kara. Les travaux avaient commencé en 2017.

Pour Kodjo Adedze, « l’opérationnalisation effective et pérenne de cette gare routière va, j’en reste persuadé, contribuer au renforcement de l’attractivité de la ville de Kara. ». De plus, l'infrastructure devrait permettre « de connecter producteurs, transformateurs, commerçants et consommateurs de nos produits locaux, créer par ricochet des emplois pour nos jeunes et femmes, et améliorer la qualité de vie de nos concitoyens », attend-on.
Notons que la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) a financé les travaux qui se sont déroulés sur une superficie de 11 250 m², avec le concours de la municipalité, qui offert le terrain.
Dans le détail, la nouvelle gare routière comprend un bâtiment à trois niveaux abritant les services administratifs et un restaurant. Elle compte également 15 boutiques de 45 m² chacune, équipées de magasins et de toilettes intégrés. Deux autres bâtiments sont dédiés aux services de police et de sécurité civile, tandis qu'une esplanade de 2 120 m² a été aménagée. L'infrastructure dispose également d'une cour intérieure de plus de 8 000 m² comprenant un hangar avec cinq guichets, un espace pouvant accueillir plus de 200 voyageurs, ainsi qu'un bloc de latrines pour hommes et femmes et un réservoir d'eau surélevé de 5 m³.
À l'occasion de cette inauguration, le ministre Adédzé a souligné que cette infrastructure routière permettra désormais aux conducteurs de travailler dans des conditions optimales, contribuant ainsi à la croissance de l'économie togolaise. De son côté, la présidente de la délégation spéciale consulaire de la CCI-Togo, Bitho Nathalie, exprime sa conviction que cette nouvelle gare routière stimulera certainement le secteur des transports et les échanges commerciaux dans la région de la Kara.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la vie des communes connaît un nouveau développement, avec le lancement par le gouvernement du “Bureau du citoyen”, une structure de proximité pour aider au dialogue entre les autorités municipales et leurs administrés.
Le ministre de l'administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, Payadowa Boukpessi, a récemment pris un arrêté visant à mettre en place ces structures, qui auront pour mission de recueillir les attentes, préoccupations et suggestions des citoyens afin de les transmettre au maire et d'encourager la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales.
Selon les informations, le Bureau du Citoyen devrait ainsi être composé d'un coordonnateur et d'un rapporteur, tous deux issus de la société civile et originaires de la commune concernée. Ces derniers travailleront en collaboration avec le maire pour promouvoir la citoyenneté et faciliter la communication entre les citoyens et les autorités locales. Le Bureau du Citoyen mettra également à disposition des informations sur la gestion des affaires locales pour informer les citoyens et les sensibiliser à leurs droits et devoirs.
Par ailleurs, l'organisation du Bureau du Citoyen est prévue au chef-lieu de chaque commune, où cette structure disposera d’un local équipé. Le Bureau devra élaborer un plan de travail et un budget annuel, qui seront pris en compte dans le budget communal, sous réserve des ressources disponibles. Il pourra également bénéficier du soutien des partenaires techniques et financiers de la commune, avec l'accord du gouvernement.
Ceci étant, prévient-on, en cas de non-respect des obligations des membres du Bureau, le maire pourra mettre fin à leurs fonctions, après avis du conseil municipal.
Ayi Renaud Dossavi