Au Togo, la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) annonce l’ouverture depuis le vendredi 7 juillet dernier, du 18ème poste de péage sur le territoire. Ce nouveau point de perception de droit d’usage de la route est installé sur la N16, Kara-Kémérida-Frontière Bénin (Préfecture de la Binah).
Cette nouvelle infrastructure, indique-t-on, devrait permettre au gouvernement par l’entremise de la SAFER, de mobiliser davantage de ressources financières pour la construction et le maintien en bon état de l’ensemble du réseau routier national.
« Le poste de péage de Kémérida dont l’ouverture se tient aujourd’hui contribuera sans doute à renforcer la capacité de financement de l’entretien routier dont les besoins croissent sans cesse », a rappelé le chargé des affaires juridiques à la SAFER.
Le nouveau poste, équipé de trois sources d’énergie notamment le courant conventionnel, le groupe électrogène et l’alimentation photovoltaïque, est bâti sur une emprise de deux voies.
Notons que depuis sa création il y a une décennie, la SAFER a financé l’entretien d’environ 17 500 km de routes, toutes catégories confondues.
Esaïe Edoh
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Les Etats-Unis ont annoncé lundi 10 juillet 2023, le décaissement d’une enveloppe d’aide humanitaire de 3 millions de dollars, soit 1,8 milliard FCFA au profit des populations du nord du Togo affectées par des violences et les déplacés fuyant les menaces terroristes dans le sahel. Ce financement est apporté par l'intermédiaire du Bureau d'assistance humanitaire de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID).
Cette aide est essentiellement destinée à l’assistance vitale à plus de 460 000 individus dans le besoin d'une solution nutritionnelle d'urgence.
« Grâce à cette contribution financière, les partenaires de l'USAID, le Programme alimentaire mondial (PAM) et Catholic Relief Services (CRS), travaillant en collaboration étroite avec le gouvernement du Togo, fournissent une assistance vitale aux personnes nouvellement déplacées et aux membres vulnérables de la communauté d'accueil », indique un communiqué de l’Ambassade des USA au Togo.
Avec cette allocation, 27 000 autres personnes recevront des aides financières afin de couvrir leurs besoins de base. Également, 37 000 personnes bénéficieront, durant 3 mois, d’un appui en vivres. « Ce soutien permettra d'aider les populations vulnérables pendant la période de soudure, au cours de laquelle les familles ont généralement le plus besoin d'aide ».
Notons que ce financement est l’un des deux annoncés récemment par la diplomate américaine. Le second investissement, d'un montant d'un million de dollars, sera octroyé à la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées.
Esaïe Edoh
Le Groupe TogoCom a un nouveau patron, le Français Pierre Antoine Legagneur, qui vient d’être nommé directeur général. Ce dernier vient remplacer Tarik Boudiaf, qui assurait l'intérim depuis la démission de Paulin Alazard en aout 2022. L’information, qui était d’abord une rumeur, a été confirmée le Groupe Axian, qui détient 51% de Togocom, dans un communiqué, le vendredi 07 juillet 2023.
« J’ai le plaisir d’annoncer la nomination de Pierre-Antoine Legagneur en tant que Directeur Général de Togocom. Je suis convaincu qu’il apportera une véritable valeur ajoutée au marché togolais. », annonce ainsi Stéphane Oudin, Directeur Général d’AXIAN Telecom.
Le nouveau venu, Pierre Antoine Legagneur, est un expert des télécommunications, et occupait auparavant le poste de directeur au sein de la société TELCO OI, un opérateur télécom appartenant au groupe Axian (tout comme TogoCom), actif dans les départements français de Réunion et de Mayotte.
Son expérience dans le secteur sera certainement mise à contribution, notamment après les critiques de l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) contre le groupe télécom, issu de la fusion de Togocel et Togo Telecom. Le gendarme des télécoms avait notamment infligé une sanction financière de 2,3 milliards FCFA, en 2021.
Par ailleurs, le 31 mai dernier, l'ARCEP remettait les couverts, avec une mise en demeure contre Togo Cellulaire (branche “mobile” de Togocom) et Moov Africa-Togo, les deux opérateurs de téléphonie mobile présents au Togo, pour "des manquements graves à leurs obligations de qualité de services".
La nouvelle direction devrait ainsi s’atteler à redresser la situation du groupe et renforcer sa position sur le marché de la téléphonie mobile au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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La Compagnie de Réassurance des États membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurance (CICA-RE) basée à Lomé, affiche un chiffre d'affaires de plus de 106 milliards de FCFA pour l'exercice 2022, avec un résultat de 8 milliards de FCFA.
La performance a été présentée au public et aux actionnaires lors de la 41ème Assemblée Générale Ordinaire (AGO), qui s'est tenue à Lomé le vendredi dernier, 7 juillet 2022.
Ce chiffre marque trois années de progression soutenue en termes de chiffre d'affaires. Ainsi, selon la direction générale de la CICA-RE, le chiffre d'affaires est passé de 87 milliards FCFA en 2020 à 96 milliards FCFA en 2021, pour atteindre 106 milliards FCFA en 2022.
Pour le top management, ces résultats jugés encourageants n'ont pas été sans défis, notamment dans un contexte où le résultat net ne suivait pas forcément le chiffre d'affaires.
« Quand nous sommes venus, nous avons audité toutes les souscriptions et il y a beaucoup d'affaires qui vous payent les primes, mais le montant des sinistres est très élevé. Ce qui fait que le chiffre d'affaires est important, mais le résultat ne suit pas. Moi, mon objectif est de corréler le chiffre d'affaires au résultat », a confié à Togo Bresse Karim Diarassouba, directeur général de la compagnie, qui a pris les rênes en janvier 2021.
« Toutes ces prouesses ont permis à la CICA-RE d'être notée par l'AM Best B+, la meilleure notation de la zone et même de l'Afrique. Ce qui a permis d'intégrer la Banque Africaine de Développement (BAD) dans notre actionnariat », s'est réjoui le manager, alors que la société travaille sur un plan stratégique de développement 2024-2028, avec notamment pour objectif d'être plus visible et de renforcer sa structuration interne.
Pour 2023, la CICA-RE table sur un chiffre d'affaires prévisionnel de 110 milliards. Une cible encourageante sachant qu'après 6 mois, près de 70% aurait déjà été atteint, selon la direction.
Fondée en 1987 sous l'égide de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurance (CIMA), la CICA-RE opère dans le secteur de la réassurance, assurant les compagnies d'assurance elles-mêmes. Basée à Lomé, elle réunit des pays d’Afrique de l’Ouest ainsi que des pays d’Afrique centrale. A savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Togo : les opérations d’affacturage et de crédit-bail ont enregistré un bond à fin mars 2023
Au Togo, l'affacturage et le crédit-bail continuent leur progression météorique, quelques années après leur introduction, selon les informations rendues publiques par Sani Yaya, ministre de l'économie et des finances du Togo. C’était lors de la récente réunion du Conseil national du crédit, où l'argentier a souligné les résultats positifs obtenus par ces deux outils.
Ainsi, les financements par affacturage ont enregistré une progression soutenue, avec un encours qui a atteint 19 milliards FCFA à la fin du mois de mars 2023, soit près du triple des 7 milliards enregistrés un an plus tôt (une évolution annuelle de 171%), montrant ainsi l'adoption croissante de l'affacturage par les entreprises comme moyen de financement de leurs activités.
De leur côté, les concours par crédit-bail ont également connu une croissance significative, doublant en l'espace d'un an pour atteindre 23 milliards de francs CFA à la fin du premier trimestre 2023.
En comparaison, l'encours du financement par affacturage est passé de 2 milliards en juin 2021 à 9 milliards à fin juin 2022 (une progression de 350% en glissement annuel), tandis que les activités de crédit-bail progressaient de 16% en glissement annuel, pour atteindre 14 milliards à fin juin 2022.
Pour rappel, l'affacturage est un outil de financement qui permet à une entreprise de céder ses créances clients à une société spécialisée (qui s'occupera de recouvrer ces créances) en échange de liquidités, améliorant ainsi sa trésorerie et finançant ses activités. Le crédit-bail, quant à lui, est utilisé pour l'acquisition d'actifs tels que des équipements, des véhicules ou des biens immobiliers, sous forme de "location". Dans ce mécanisme, le locataire paie des loyers convenus et à terme, devient propriétaire des équipements à la fin du contrat. Cela permet aux entreprises d’acquérir du matériel sans trop affecter leur trésorerie.
Lun des principaux acteurs de ces deux types de financement reste African Lease Togo (ALT), qui s'est positionné à l'avant-garde de l'adoption de ces mécanismes au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Lancé en 2018 au Togo, le programme WACA Resip a investi au total, 431millions FCFA dans la gestion des forêts communautaires, selon des données consultées par Togo First. Ces appuis, destinés à soutenir la conservation et la gestion durable des ressources forestières, tout en renforçant les activités économiques des communautés locales, se déploient à travers 5 sous-projets.
5 sous-projets
On compte ainsi l'appui à hauteur de 89 millions FCFA à la conservation et à la gestion durable de la Forêt Sacrée Akissa, l'appui à la gestion intégrée des mangroves le long du Chenal de Gbaga, d'un montant de 99,6 millions FCFA, l'appui à la gestion durable des mares aux hippopotames d'Afito, pour 81,5 millions FCFA, l'appui à la mise en œuvre du Plan d'Aménagement et de Gestion de la forêt sacrée Godjé-Godjin, pour 64,9 millions FCFA, et l'appui à la gestion durable et participative de la forêt communautaire de Nyamessiva, avec une enveloppe de 94,9 millions FCFA.

« Par le canal du projet WACA, le ministère (en charge de l'environnement) appuie les communautés qui ont encore des reliques de forêts, à la gestion durable, en finançant par exemple la surveillance, la lutte contre les feux de végétation, et l'initiation d'activités génératrices de revenus. Il est noté que les populations qui vivent autour des forêts ont pour principales ressources ces forêts où elles prélèvent leurs ressources pour leur survie », selon Yawo Komi, coordinateur-adjoint du programme WACA au Togo.
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À Akissa, les activités couvrent le renforcement de la surveillance de la forêt sacrée Akissa, la lutte contre les feux de végétation grâce à l'aménagement de pare-feux, le reboisement de la mangrove, la construction d'une plateforme multifonctionnelle dans le village d'Adamé, ainsi que la mise en place d'activités génératrices de revenus telles que le maraîchage.
Au Chenal de Gbaga, dans la préfecture des lacs, le programme a renforcé la surveillance des ressources du Chenal, le reboisement des plantations scolaires, la formation des femmes dans la production d'huile de coco, l'acquisition d'équipements pour les femmes transformatrices de noix de coco, ainsi que l'aménagement de la voie d'accès au chenal dans le village d'Agokpamé.
Le programme de gestion de la marre d'Afito veut faciliter aux villageois de la localité, la recherche d’un "compromis" dans leur vie avec les hippopotames, espèces protégées dans la zone. Outre le renforcement de la surveillance du complexe des mares aux hippopotames, on compte le reboisement, la lutte contre les feux de végétation, la délimitation des aires de conservation, l'acquisition de pirogues et de filets de pêche, ainsi que la construction d'infrastructures touristiques et la mise en place d'activités génératrices de revenus.
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Dans la localité de Godjé-Godjin, la forêt sacrée d'une cinquantaine d'hectares, très riche en biodiversité, a bénéficié d'activités de surveillance pour lutter contre le braconnage, l'entretien des pistes de surveillance, la lutte contre les feux de végétation, ainsi que la construction d'infrastructures dans le village de Godjémé (préfecture de Yoto).

Dans la forêt communautaire de Nyamessiva, les activités concernent également la formation des bénéficiaires sur les techniques d'apiculture et de maraîchage, ainsi que l'aménagement de zones pour le maraîchage et l'installation de systèmes d'énergie solaire.
Cependant, le chantier est vaste et les besoins nombreux. Si les populations riveraines apprécient ces appuis, elles pointent également du doigt certains retards, dus notamment aux processus de sélection des prestataires du projet. Des processus rendus d'autant plus complexes que le programme doit travailler en accord avec les communautés locales, ce qui génère des défis nouveaux en matière de mise en œuvre et de célérité. « Tout est fait par ces communautés et avec ces communautés, nous sommes obligés d'aller à leur rythme. », concède à ce titre le coordonnateur-adjoint du programme.
Le Togo qui a débuté l’année 2023 avec un objectif, mobiliser 574 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’Afrique de l’ouest, vient de boucler le premier semestre de l’année avec un cumul de 414 milliards FCFA, selon les compilations effectuées par Togo First sur la base des données de l’agence Umoa-titres. Soit un taux de réalisation de 72% des ambitions du pays en matière de mobilisation de fonds sur le marché financier régional.
Concrètement entre janvier et juin, le pays ouest-africain a levé auprès des investisseurs de la sous-région, via les Bons assimilables du Trésor (BAT), 211 milliards FCFA suite à 13 émissions de titres publics.
Au même moment, le Trésor public togolais a collecté 203 milliards FCFA à travers 24 émissions d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).
A fin premier trimestre, le total cumulé des emprunts du Togo sur le marché financier régional était évalué à 113 milliards FCFA, soit 19% de sa projection annuelle.
Si durant les 2 premiers mois de l’année, les fonds mobilisés par le pays traduisaient de modestes performances, la situation va totalement changer à partir de fin mars. C’est ce qui explique d’ailleurs ce taux élevé de réalisation des ambitions du pays sur le marché financier régional à fin juin.
Esaïe Edoh
Au Togo, le taux d’inflation s'est établi à 5,8% à fin mai 2023, contre 8% un an plus tôt, selon le Conseil national du Crédit (CNC). Cette baisse est portée essentiellement par deux facteurs.

Il s’agit « des bons résultats de la campagne agricole précédente (2022, ndlr) », soutient le CNC qui indique que la production agricole, une fois encore en hausse, « a permis un approvisionnement favorable des marchés ».
En effet, la production vivrière a connu une légère hausse en 2022, par rapport à l’année précédente, selon un rapport de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
La production de maïs a atteint 977,3 mille tonnes en 2022, en augmentation de 5% par rapport aux 929,0 mille tonnes une année plus tôt. Le mil et le sorgho ont enregistré une progression de 304,6 mille tonnes en 2021 à 317,9 mille tonnes en 2022. La production rizicole a également connu une évolution positive de 3,8%. Plus spécifiquement, celle du riz paddy a atteint 171,8 mille tonnes en 2022, comparée à 165,5 mille tonnes en 2021.
Le second facteur explicatif de la baisse de l’inflation, est tiré des impacts des diverses initiatives du gouvernement visant à lutter contre la cherté de la vie.
On note notamment l’élargissement de l’application de l’exonération des cantines scolaires de la TVA aux cantines universitaires et à celles des entreprises, la revue à la baisse du taux de la patente ainsi que les mesures sociales déjà prises en 2022 par le gouvernement pour améliorer les conditions des populations face à la cherté de la vie.
Avec cette baisse d’inflation, le pays a bouclé le premier trimestre avec une évolution favorable de la conjoncture économique.
Esaïe Edoh
Lorsqu'on rencontre Wilfried Kotche pour la première fois, l'une des choses qui frappe immédiatement, c'est son énergie contagieuse et sa passion pour l'innovation.
Déterminé, tenace et doté d'une curiosité insatiable, le jeune entrepreneur a fait preuve d'une grande audace pour concrétiser ses rêves. Parti de rien, il a réussi à donner vie à un projet ambitieux et prometteur qui vise à révolutionner le monde des équipements de sécurité pour motocyclistes.

Wilfried commence son parcours entrepreneurial en 2014, encore lycéen, curieux et avide de connaissances. Animé par une passion pour les nouvelles technologies, il rêve d'inventer quelque chose d'inédit. Malgré un manque initial de compétences nécessaires pour mener à bien une telle entreprise, sa soif insatiable de connaissance le pousse à entreprendre une autodidaxie intensive. Il se plonge dans les recherches, consulte les experts, et acquiert petit à petit l'expertise dont il a besoin pour réaliser son rêve.
Toutefois, les défis financiers constituent encore une barrière majeure. Alors étudiant à l'université, Wilfried fonde une petite entreprise qui fournit des outils pédagogiques à ses pairs pour financer ses recherches. Cette expérience entrepreneuriale lui offre l'opportunité de continuer à développer son projet tout en affinant ses compétences en gestion et en innovation.

Le projet WilKo naît d'une tragédie. Lors d'un stage, Wilfried est témoin d'un accident de motocycliste dont le casque traditionnel n'offrait pas une protection suffisante. Cette expérience l'interpelle et l'amène à se demander pourquoi certains motocyclistes préfèrent risquer leur vie plutôt que de porter un casque. La réponse est simple : l'inconfort généré par la chaleur dans les casques traditionnels. Ainsi, l'objectif de WilKo devient clair : créer un casque qui offre non seulement une protection supérieure, mais aussi un confort inégalé, même dans des conditions climatiques extrêmes.
Cependant, les défis de la conception et de la production sont nombreux. L'aspect économique du projet se révèle être une contrainte majeure. Malgré tout, la détermination de Wilfried ne faiblit pas. Il se lance dans diverses activités pour lever des fonds, s'adapte aux aléas de l'innovation, et fait preuve d'une agilité remarquable face aux ajustements constants nécessaires pour finaliser le casque.

Le 27 janvier 2023 marquera un tournant significatif dans l'histoire du projet Wilko. Lors de la cérémonie de clôture du concours 228 Innov, Wilfried fut honoré par le premier prix, une distinction prestigieuse qui consacre la qualité et la pertinence de son invention. Une enveloppe financière de 5 millions de francs CFA, ainsi que de bons pour des services et des formations, portant la valeur totale du prix à 10 millions FCFA. Une bouffée d’oxygène inespérée, récompense non seulement de l'effort et de la créativité déployés dans le projet Wilko, mais également un soutien significatif pour son développement futur.
Aujourd'hui, le casque WilKo n'est pas seulement un élément de protection. Il se distingue par un confort appréciable, fruit d'une conception pensée pour atténuer l'inconfort lié à la chaleur. L’intégration d'une fonction de recharge pour téléphone portable est une petite commodité supplémentaire qui pourrait intéresser les motocyclistes.
Et plus que jamais, le jeune entrepreneur voit s'ouvrir de nouvelles perspectives pour son innovation. Le prix du concours 228 Innov, loin d'être une fin en soi, semble en réalité un tremplin qui promet d'emmener Wilfried et son casque WilKo vers de nouveaux horizons.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’indice du climat des affaires poursuit sa tendance haussière. C’est ce qu’a relevé le Conseil national de crédit (CNC) qui tenait le jeudi 6 juillet 2023, sa deuxième réunion ordinaire.
Cette situation, selon le Conseil, se traduit par le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) ressorti à 6,6% en 2023, contre 5,8% en 2022 et 6% en 2021 ainsi que la baisse de l’inflation avec un taux de 5,8% fin mai 2023, contre 8% un an plus tôt.
Aussi, le taux d’endettement en baisse constitue un facteur d’amélioration de la situation économique du pays. En effet, il est estimé à 60% fin mars 2023, contre 66% à fin décembre 2022, en deçà du plafond de 70%, norme communautaire.
Au cours du premier trimestre 2023, une progression des concours bancaires a été enregistrée avec une baisse des taux d’intérêt appliqués sur les crédits accordés aux micro, petites et moyennes entreprises. « Cette tendance doit être poursuivie », d’après Sani Yaya qui s’est félicité de « la poursuite de l’assainissement du portefeuille de crédit des banques et des systèmes financiers décentralisés ».
Concrètement, les financements accordés au secteur privé et à l’État, ont crû de 31% en un an à 1.944 milliards FCFA à fin mars 2023. S’agissant des concours au secteur privé, ils ont connu une progression soutenue avec un encours qui a atteint 19 milliards à fin mars 2023, contre 7 milliards un an plus tôt. Quant aux concours par crédit-bail, ils ont doublé en un an pour ressortir à 23 milliards au 31 mars 2023.
On note que le taux brut de dégradation du portefeuille de crédit des banques est passé de 11% au 31 mars 2022 à 9% à fin mars 2023. Celui des institutions de microfinance, s’est établi à 5% à fin mars 2023, contre 6% au 31 mars 2022.
Sani Yaya a néanmoins suggéré aux premiers dirigeants du secteur financier, la poursuite de la digitalisation des services financiers, l’amélioration continue de la qualité des services financiers, notamment le fonctionnement normal des guichets et distributeurs automatiques de banque et l’accroissement continu des financements aux micro, petites et moyennes entreprises, ainsi qu’aux secteurs de l’habitat et de l’agriculture.
Esaïe Edoh