Togo First

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Le Togo quitte le statut d’Etat observateur de l’Union africaine des télécommunications (UAT) pour en devenir membre à part entière. L’Assemblée nationale a adopté le vendredi 30 juin dernier à l’unanimité, le projet de loi d’adhésion proposé par le gouvernement.

Cette autorisation accordée, selon la ministre de l’économie numérique Cina Lawson, doit permettre au pays de poursuivre son ambition de devenir un hub numérique de premier plan sur la scène régionale et internationale. 

« Cette adhésion constitue une étape très importante dans notre engagement pour l’intégration régionale et le développement des télécommunications en Afrique », a déclaré la responsable.

L’officielle soutient par ailleurs qu’avec son nouveau statut, le pays pourra « solliciter le soutien de l’organisation pour faire valoir ses positions ou défendre ses intérêts au sein de l’Union internationale des télécommunications (UIT) ».

Du reste, le Togo se donne désormais les moyens d’une coopération plus accrue avec d’autres pays du continent notamment dans le cadre d’échanges d’expertise, indique-t-on.

Notons que l’UAT a été officialisée sous sa forme actuelle en décembre 1999 en Afrique du Sud, après avoir été pendant deux décennies une agence spécialisée de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA).

Au Togo, l'Assemblée générale des actionnaires d'Africa50 a débuté ce lundi à Lomé, avec l'ouverture du premier Forum Infra for Africa et la signature d'un accord historique de recyclage des actifs. Cet accord permettra au Togo, de monétiser une infrastructure existante, en l'occurrence le projet routier Lomé-Kpalimé, afin de dégager des ressources financières pour investir dans d'autres infrastructures prioritaires.

"Le recyclage des actifs est une initiative innovante menée par Africa50 qui permet aux gouvernements de monétiser des infrastructures en place par le biais d'une concession au secteur privé, les fonds reçus étant réinvestis dans d'autres projets prioritaires.", indique le Fonds. De plus, en libérant une partie de la dette associée au projet routier, le gouvernement togolais disposera d'une marge de manœuvre budgétaire pour allouer des fonds à d'autres projets d'infrastructures essentiels pour le pays, ajoute-t-on.

Lors de son discours d'ouverture, le Président Faure Gnassingbé a souligné l'importance des infrastructures pour le développement de l'Afrique et la nécessité de promouvoir la participation du secteur privé dans ce domaine. Il a également souligné l'importance d'un environnement économique stable et transparent pour attirer les investissements étrangers.

Dr Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement et Président du Conseil d'administration d'Africa50, a pour sa part salué cet accord comme une avancée audacieuse et visionnaire dans le financement des infrastructures. Adesina a également réaffirmé l'engagement de la BAD envers le Togo.

Le Forum Infra for Africa se poursuit sur deux jours et comprendra d'autres annonces et signatures d'accords. Pour rappel, Africa50 est une plateforme d'investissement créée par les chefs d'État africains et la Banque africaine de développement. Elle vise à mobiliser des fonds publics et privés pour investir dans des projets d'infrastructures à fort impact de développement en Afrique.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo a réussi à mobiliser 110 milliards FCFA sur le marché des titres publics le mardi 27 juin via une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT) alors qu’il recherchait 100 milliards FCFA, a rapporté l’agence Umoa-titres qui annonce également le report de l’émission de mobilisation de 30 milliards FCFA, prévue pour être clôturée ce vendredi 30 juin 2023.

Selon le compte rendu de l’opération consulté par Togo first, le Trésor public togolais a encaissé 92 milliards FCFA sur les OAT stipulées pour 3 et 5 ans, assorties de taux d’intérêt respectifs de 6% et 6,25%.

Le pays a aussi levé 18 milliards FCFA à travers les BAT à maturité de 364 jours et un taux multiple. Le rapport indique également que 38 investisseurs de la sous-région ont participé à l’opération et ont soumissionné à hauteur de 170 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 170,5%.

Désormais, le Togo totalise 404 milliards FCFA de fonds levés cette année sur le marché des titres publics de l’Umoa, alors que la prévision annuelle est estimée à 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Le Togo actualise son cadre juridique en matière de centres de gestion agréés (CGA), des structures spécifiques mises en place pour accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) dans leur gestion comptable, fiscale et sociale. C’est suite à la validation d’une loi en ce sens par l’Assemblée nationale, hier jeudi 29 juin 2023, lors de la sixième séance plénière ordinaire de l'année.

Cette mise à jour intervient après 23 ans d'application du dispositif de 1997, régissant ces structures au Togo, avec un constat mitigé, selon l’Assemblée. Dans le cadre de ces réformes, le pays transpose une directive communautaire (Uemoa) de 2022, qui vise à améliorer la gestion des entreprises en facilitant leur création et leur adhésion aux CGA. 

« Cette nouvelle loi, qui prend en compte les innovations de la nouvelle directive, va apporter plus de flexibilité à la création ainsi qu’à l’adhésion aux Centres de Gestion Agréés (CGA). » a indiqué Sani Yaya, le ministre de l’Économie et des Finances, présent lors de ces travaux. « Elle permet, entre autres, d’améliorer la gouvernance des entreprises et d’apporter aux adhérents ou clients des CGA, une assistance en matière de gestion, de leur offrir des services en termes d’information et de formation, de leur apporter un appui à la prévention et au règlement des difficultés, de tenir et de présenter leur comptabilité et de leur apporter une assistance en matière fiscale et en droit social. », a-t-il ajouté. 

Innovations et mesures incitatives 

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Une des innovations majeures de ce projet de loi, apprend-on, est la possibilité pour les CGA de fonctionner sous forme de sociétés de capitaux, à l'exception des sociétés unipersonnelles. Cette mesure vise à encourager le développement des CGA au Togo, en offrant notamment de nouvelles opportunités de financement et de croissance. 

L’Etat prévoit également d'autres incitations, telles que des subventions associatives accordées par l'État et une préférence de 5 % en faveur des adhérents dans les procédures de passation des marchés publics, cumulable avec le taux de préférence communautaire de 15 %.

Une structure de surveillance devrait également être créée, au sein de l'administration fiscale, pour assurer le suivi et l'encadrement des CGA

En conclusion de ces avancées, l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dgbé, Sani Yaya, s’est félicité de l’adoption de ces lois qui selon lui, fournissent au pays, les moyens juridiques pour le développement harmonieux des CGA. 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo peut désormais ratifier l’accord de coopération entre les gouvernements des États membres de l’UMOA (Union monétaire ouest africaine, pays ayant le FCFA en commun), et le gouvernement de la République française. Le feu vert a été donné hier jeudi 29 juin 2023 par l’assemblée nationale, par un vote  à l'unanimité, lors de sa sixième séance plénière ordinaire de l’année. Cette adoption s’est déroulée en présence notamment de Sani Yaya, ministre de l’Économie et des Finances du Togo.

Un pas de plus vers l'ÉCO ? 

Le nouvel accord de coopération monétaire, signé le 21 décembre 2019 dans la capitale ivoirienne Abidjan, entre les gouvernements des États membres de l’UMOA et le gouvernement de la République française, représente “une révision significative” de l’accord en vigueur depuis le 4 décembre 1973, indique l’Assemblée. 

Dans le détail, cet accord prépare les États de l’Union à l’introduction de l'ÉCO et “favorise la croissance et l’attractivité du Togo”.

En outre, cette ratification permettra au Togo de notifier aux autres États membres de l’Union, l’achèvement de la procédure interne nécessaire à l’entrée en vigueur de l’accord.

Pour le pays et la sous-région, ceci marque un des derniers développements, dans le sillage d’un processus qui suit son rythme depuis 2019, suite aux nombreux débats autour de l’avenir du Franc CFA, perçu par une partie de l’opinion publique comme une relique coloniale, qui devrait être remplacée

Dans le sillage de ces débats, la BCEAO avait amorcé des réformes au niveau du fonctionnement de la monnaie communautaire, notamment au niveau de ses comptes d'opération.

Notons qu’en 2020 encore, le Togo était le seul pays de la CEDEAO à respecter les critères de convergence établis, pour l’adoption de l'Éco, future monnaie unique de la Zone. 

Si le Togo fait ainsi un nouveau pas dans cette direction convenue par les pays de la sous-région, il faut néanmoins rappeler que certains observateurs, comme l’analyste Standard and Poor's, ont émis des doutes sur l’entrée en vigueur de cette monnaie communautaire, commune aux 15 pays de la sous-région, à moyen terme. 

Ayi Renaud Dossavi

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La plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) va organiser du 1er juillet au 09 août 2023, le premier Salon de l’agro-alimentaire et du financement agricole (SAFA). L’évènement est organisé en collaboration avec sa branche Chaîne de valeur agricole (AVC) et se déroulera dans plusieurs villes du Togo de façon itinérante et précisément dans des marchés ruraux. La ville de Notsè va accueillir l’ouverture de ce salon le samedi 1er juillet.

Cette rencontre annoncée, selon les dirigeants de la PIA, devrait permettre de lever un coin du voile sur l’amélioration, la productivité et la rentabilité du secteur agricole. Il sera également un cadre de renforcement des industries de transformations agro-alimentaires, d’accès au financement ainsi qu’au marché pour les paysans togolais.

Dans cette dynamique, au cours du Salon, la PIA et ses partenaires iront à la rencontre des populations et des acteurs de la chaîne de valeur agricole qui seront sensibilisés à l’accès au financement.

Cette initiative est en ligne avec la feuille de route du gouvernement togolais, indique l’organisateur qui précise qu’il « sera le reflet de tous les maillons de l’agriculture au Togo ».

Esaïe Edoh 

Au Togo, l’opération d’enregistrement des parcelles de terrain, fonds de terres et de leurs propriétaires dans les communes Zio 2 (préfecture de Zio) et Avé 2 (préfecture de l’Ave), se poursuivra jusqu’au 31 juillet alors que la date de clôture était fixée au 30 juin 2023. L’information a été rendue publique via un communiqué conjointement signé par 7 ministres qui avaient annoncé le 6 juin dernier ce récemment foncier dans le cadre de la phase pilote de l’exécution des Plans locaux d’Urbanisme (PLU).

Selon les signataires du communiqué, cette prorogation se justifie par « la grande mobilisation et collaboration » des populations concernées.

En effet, « une l’affluence est constatée », dans les bureaux de la mairie de Kovié pour la commune Zio 2 et de la mairie de Noepé pour la commune Avé 2 où les dépôts sont effectués.

Notons que dans le cadre de cette opération, tous les propriétaires, acquéreurs et collectivités détentrices de parcelles de terrain et fonds de terres dans les deux communes doivent envoyer des copies des plans parcellaires, des titres fonciers et des autres droits de propriété de leurs parcelles de terrain et fonds de terre aux bureaux de leurs mairies respectives.

« Les plans parcellaires doivent être conformes aux normes de projection Universal Transverse de Mercator (UTM) », ont indiqué les membres de l'exécutif.

En rappel, le PLU lancé en janvier 2022 est une initiative du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière, financée par la Banque mondiale (BM). Sa mise en œuvre devrait permettre aux collectivités locales de mieux réglementer l’occupation du sol sur leur territoire, et à l’Etat d’assurer une occupation harmonieuse et rationnelle des sols sur le territoire national en vue d’accompagner les collectivités territoriales dans leurs programmes de développement. Ce projet pilote sera dupliqué au reste des 115 communes du Togo.

 Esaïe Edoh 

Comme annoncé il y a quelques mois par Togo First, Lomé, la capitale togolaise, accueillera la semaine prochaine les Assemblées générales d'Africa50, la plateforme panafricaine de développement des infrastructures, les 3 et 4 juillet 2023. Après le sommet sur l'industrie financière en novembre dernier, la rencontre de haut niveau se tiendra sous l'égide du Chef d'État togolais Faure Gnassingbé, qui sera le Keynote speaker.

Ce sera également l'occasion de tenir le premier forum "Infra for Africa Forum" sur le financement des infrastructures sur le continent, avec pour thème "Bankable, Scalable, Replicable". 

Pour cette grande rencontre à Lomé, plus de 50 intervenants sont attendus, parmi lesquels Faure Gnassingbé, président du Togo ; Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances ; Tidjane Thiam, président exécutif de la Freedom Acquisition Corporation ; Paula Ingabire, ministre rwandaise des TIC et de l'Innovation ; Seedy K. M. Keita, ministre gambien des Finances et des Affaires économiques ; Amadou Hott, envoyé spécial de l'Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique ; et Alain Ebobissé, directeur général d'Africa50, selon la BAD

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À leurs côtés, seront également présents Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce ; Rachel Balsham, directrice générale pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe de Mobile Financial Services Africa ; et Chinua Azubike, directeur général d'Infra credit, ajoute-t-on. 

Africa50 est un fonds panafricain créé par des gouvernements africains et la Banque africaine de développement (BAD). Sa mission principale est de combler le déficit de financement dans les infrastructures sur le continent, avec un focus sur les investissements dans les secteurs de l'énergie, des transports, des TIC et du midstream gazier, les infrastructures de la fintech, de la santé et de l'éducation. 

En début de juin dernier, la BAD a approuvé un décaissement de 20 millions de dollars au profit du Fonds Africa50, avec pour objectif de mobiliser jusqu'à 500 millions de dollars pour des investissements et la création de valeur en Afrique, dans les secteurs comprenant l'énergie, les infrastructures numériques et sociales, les transports, la logistique, l'eau et l'assainissement. 

Cliquez ici pour vous inscrire à l'avance à la rencontre de Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

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A Lomé, se tient samedi 1er juillet, une journée thématique sur l'intelligence artificielle, organisée par le Réseau des journalistes scientifiques d'Afrique francophone (RJSAF). Hébergée par l'incubateur national Nunya Lab, la rencontre veut "déconstruire les mythes, explorer les réalités et anticiper l'avenir", autour de l’Intelligence artificielle.

Il s'agit notamment de questionner les mutations que les outils d'IA apportent dans le monde du journalisme, les applications qui sont déjà en train d'être déployées par des acteurs locaux, notamment togolais, à partir des outils d'IA, et d'aider les jeunes acteurs à mieux aborder ce nouveau vecteur d'innovation et de transformations technologiques.

« Nous ne sommes plus au stade où il faut considérer l'intelligence artificielle comme un sujet futuriste. C'est une réalité qui fait désormais partie de notre vie quotidienne, un outil que nous utilisons sans parfois nous en rendre compte car les applications sur nos smartphones, sur nos ordinateurs, sur nos machines, en sont dotées. », confie à Togo First Kossi Balao, à la tête du réseau de journalistes, initiateur de la rencontre. « Nous, en tant que Réseau des journalistes scientifiques d'Afrique francophone, organisons cette journée thématique parce que, d'abord, c'est un sujet scientifique, un sujet d'actualité, un sujet qui a un impact sur notre métier, un sujet en constante évolution et qui mérite donc que les mythes qui l'entourent puissent être déconstruits. »

Selon le réseau, l'une des visées est également d'alimenter, au niveau national, les réflexions autour de l'IA, d'explorer les réalités et d'anticiper l'avenir.

« Nous souhaitons aussi faire comprendre à nos Etats africains qu'ils ne doivent pas être le wagon de derrière dans la course vers cette technologie et qu'ils gagneraient à concevoir un cadre réglementaire de ses usages afin de limiter les potentiels risques qu'elle pourrait engendrer. », ajoute-t-on.

La rencontre sera marquée par un panel de discussions, des sessions d'échanges animées par des journalistes et praticiens de l'IA au Togo, des ateliers pratiques, et des expositions scientifiques et technologiques.

En rappel, le RJSAF revendique plus de 300 membres, journalistes et acteurs de média, en Afrique francophone.

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Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la société de loterie nationale (Lonato) va introduire à partir du 1er juillet prochain, de profonds changements dans son environnement de jeu. L’annonce a été faite ce jeudi 29 juin 2023 par son directeur général, Essowè Barcola, lors d’un point d'information avec les médias à Lomé. 

Cette mue, qui s’inscrit dans une logique de “changer de système” et de “répondre aux nouvelles exigences du temps”, devrait se répercuter sur les principaux aspects des jeux de Loto, et moderniser considérablement le secteur. 

Nouveaux serveurs, nouvelles machines, plus de points de jeu

Dans le détail, la première salve d’innovations concerne spécifiquement l’environnement de jeu. Deux nouveaux serveurs de production, “de dernière génération” ont été acquis dans le cadre du processus de modernisation, annonce-t-on. Leur rôle, “accélérer le traitement de données”, et permettre le remplacement des quelque 850 terminaux (machines, ndlr) de jeu actuellement en activité, par de nouveaux, “plus rapides et faciles à utiliser pour les opérateurs”. 

Avec ces nouveaux serveurs, nous pourrons déployer progressivement jusqu’à 5.000 terminaux, d’ici les cinq prochaines années”, explique le responsable. 

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Justement, annonce la société d'État, le réseau de vente va s’étendre désormais, “pour couvrir tout le territoire”.

Des tirages tous les jours  

Pour s’adapter à ces nouvelles capacités de production, les tirages hebdomadaires subissent également des innovations.  

De 4, ils sont portés à 12 (introduction de 8 nouveaux), avec désormais 2 tirages par jour. Surtout, précise la Lonato, “les tirages se feront 5 minutes après la clôture des ventes, au lieu de 3 à 4 heures après la prise des enjeux comme cela se faisait habituellement”.  

Un gain de temps qui, s’il permet de faire passer la Lonato à une nouvelle dimension vis-à-vis de ses homologues de la sous-région, permettra surtout de lutter contre “les sous-marins“, nom donné aux opérateurs illégaux et clandestins qui proposent des paris aux populations et collectent frauduleusement de l’argent.    

Nouveaux types de paris et gains 

Les réformes s’attaquent enfin aux types de paris, avec l’introduction de nouvelles propositions aux populations, et de nouvelles chances de gain. 

La mise minimale est également ramenée de 300 à 100 FCFA, afin de “permettre au plus grand nombre de jouer”, explique-t-on. 

Quant à la collecte des recettes, elle se fera désormais par des canaux digitaux, informe la Lonato. Des partenariats ont été signés dans ce sens avec des opérateurs (Togocom, Moov, Coris Bank, Ecobank et La Poste), afin de “minimiser le risque de maniement des espèces” d’une part, et assurer “l’ouverture en permanence des points de vente”, d’autre part, détaille Essowè Barcola. 

Quant aux gains, “ils pourront désormais être encaissés dans n’importe quel point de vente sur le territoire, quel que soit le lieu de mise”, dans un délai de 7 jours au lieu de 14 auparavant. 

Vers une politique de jeux responsable et une “digitalisation totale”

A moins de six mois de la nouvelle année, le cap est déjà fixé. Pour 2024, l’entité ayant le monopole de l’organisation et de l’exploitation des jeux de hasard dans le pays, envisage de promouvoir une politique de jeux “beaucoup plus responsable”, et foncer vers le tout digital, “conformément aux ambitions fixées dans la feuille de route gouvernementale”. 

Détenue à 100% par l’Etat depuis sa création en 1966, et dotée depuis 1990 d’une gestion de type privé, la Lonato fait partie des entreprises publiques qui génèrent le plus de chiffres d’affaires. En 2021, l’entité avait généré 96,6 milliards FCFA, une performance sur le même trend haussier observé au cours des dernières années : 87,8 milliards FCFA en 2020, et 83,4 milliards FCFA en 2019. 

Octave A. Bruce  

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