Au Togo, les États-Unis soutiennent une vingtaine de structures rurales, à hauteur de plus de 100 millions de FCFA, à travers deux programmes de micro-subventions : le Self-Help et le Fonds de résilience, selon leur ambassade à Lomé. Dans le cadre du programme Self-Help, une enveloppe totale de 70 000 $ (soit 43,4 millions de FCFA) est attribuée à 19 structures rurales. Cette initiative vise à améliorer la qualité de vie des habitants des villages à travers le pays en accordant de petites subventions pour divers projets dans des secteurs tels que l'agriculture, la santé, l'éducation.
Parallèlement, le Fonds de résilience de l'ambassadeur allouera un montant total de 100 000 $ (soit 62 millions de FCFA) à six organisations rurales. Ces fonds contribueront à la lutte contre le recrutement de jeunes dans la région des Savanes par des groupes extrémistes violents. Selon la représentation américaine, cette initiative s'inscrit dans la volonté des États-Unis de promouvoir la stabilité et le développement durable dans la région en renforçant les capacités des communautés locales.
Pour rappel, le programme Self-Help a été lancé en 1964 et permet d'octroyer un montant maximal de 5 000 $ par organisation pour soutenir les communautés dans des projets de développement.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le ministère en charge de l'habitat et de l'urbanisme souhaite mettre en place une brigade foncière pour lutter contre le phénomène de double vente de terrains, une pratique illégale qui consiste à vendre un terrain déjà acquis. Cette information a été partagée avec plusieurs acteurs du secteur lors d'une rencontre avec le Conseil de l'Ordre des Géomètres du Togo (OGT), nouvellement élu.
« Nous voulons, avec les autres départements, contribuer à résoudre les conflits que nos populations rencontrent régulièrement, notamment lors de l'achat de terrains qu'ils ne peuvent même pas occuper », a déclaré Koffitsè Besseh, Directeur général de l'information géographique et de la cartographie au ministère de l'urbanisme, de l'habitat et de la réforme foncière. « Le ministre discute actuellement avec l'ensemble de son département en vue de mettre en place cette brigade foncière et prendre des mesures concrètes. »
Dans le cadre de ce projet visant à renforcer la surveillance du secteur foncier, le Conseil des géomètres promet son soutien à l'exécutif. « Nous souhaitons collaborer avec tous les départements ministériels qui utilisent le foncier, car la question de double vente, voire de la triple vente, relève des collectivités. », a souligné Nikada Atcholadi, président du conseil de l'OGT. Le nouveau responsable pense notamment, à un renforcement des partenariats public-privé, dans l'intérêt des usagers.
Le Togo est désormais une destination incontournable pour les touristes, a indiqué le ministre chargé de la Culture et du Tourisme, Kossi Gbégnon Lamadokou, le mercredi 27 septembre 2023, à l’occasion de la journée internationale du tourisme.
« Nous pouvons affirmer avec fierté que le Togo se positionne sur le marché sous régional comme une destination incontournable », a affirmé l’officiel qui justifie sa déclaration par le nombre de touristes qui visitent le pays chaque année.
En effet, le pays avait accueilli en 2022, près d’un million de visiteurs, un bilan constant par rapport à une année plus tôt ou le pays avait enregistré 983 969 visiteurs pour une recette de 25 milliards FCFA.
En 2020, un peu plus de 480.000 touristes ont été recensés au Togo, générant des retombées financières évaluées à 19 milliards FCFA.
Selon le ministre Lamadokou, la création des conditions favorables pour fédérer les actions de toutes les composantes de la chaîne de production touristique dans le pays, contribue à l’attractivité du pays.
« Le choix du gouvernement de mettre le tourisme comme secteur prioritaire dans sa feuille de route quinquennale n’est pas fortuit et est justifié aujourd’hui au regard des retombées des actions entreprises », a soutenu le ministre de tutelle.
Notons que depuis 2020, plusieurs initiatives sont entreprises au Togo pour booster le secteur touristique. Il s’agit notamment de la valorisation du site du patrimoine culturel de Koutammakou et de l’actualisation de la politique culturelle du pays.
Esaïe Edoh
Le Togo a réalisé des avancées importantes dans la mise en œuvre de son programme de coopération avec l'Union européenne pour la période 2021-2023, selon les conclusions de la revue du portefeuille de l'UE au Togo, réalisée le 26 septembre 2023, sous la présidence de Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République.
La revue, indique la Présidence togolaise, a mis en évidence les succès enregistrés dans trois domaines clés : le développement humain et l'inclusion socio-économique, les agro-industries durables, la gestion des ressources naturelles, ainsi que la consolidation d'une société togolaise apaisée et résiliente.
« Le taux d’absorption des engagements financiers par le Togo est remarquable. Ceci balise la voie à une nouvelle allocation pour la prochaine période. La satisfaction est des deux côtés. C’est le fruit de la coopération très étroite entre le Togo et l’Union européenne », a indiqué Joaquin Tasso Vilallonga, ambassadeur de l’Union Européenne au Togo.
Évaluation à mi-parcours en 2023
De son côté, Sandra Ablamba Johnson a souligné l'importance de cette revue pour l'efficacité de la mise en œuvre des projets financés par l'UE et annoncé une évaluation à mi-parcours l'année prochaine.
« Pour une mise en œuvre efficace, il a été mis en place un dispositif de suivi des différents projets. C’est dans ce sens que s’inscrit la présente rencontre qui consiste à définir les différentes contraintes et réfléchir sur les approches de solutions pragmatiques. Cette revue vient donc à point nommé dans ce sens que, pour la première phase de la programmation pluriannuelle 2021-2024, il est prévu une évaluation à mi-parcours l’année prochaine, dont la performance déterminera l’enveloppe à mobiliser pour la deuxième phase 2025-2027 », a précisé la représentante dans la Présidence.

Pour rappel, le partenariat entre le Togo et l'Union européenne est arrimé depuis quelques années sur les grands programmes de la Feuille de route gouvernementale (Togo 2025). Cette coopération s’articule autour de plusieurs conventions de financement, signées dans le cadre de ces programmes, notamment en appui à la lutte contre le changement climatique, au développement des agro-industries et à la résilience de l'État togolais.
Deux conventions ont notamment été signées en octobre 2022, portant sur le financement d’une part du programme d’appui à la lutte contre le changement climatique, pour une enveloppe de 30 millions d’euros, et du programme de renforcement des services publics locaux, d’un coût global de 25 millions d’euros (dont 10 millions d’euros de l’Union européenne et 15 millions d’euros de la France), d’autre part.
De même, deux conventions de financement ont été signées en avril dernier, pour le plan d’action de 2022, la première portant sur un programme de soutien au développement des agro-industries (pour un coût global de 82 millions d’euros, dont 30 millions de l’Union européenne et ses États membres, 52 millions d’euros conjointement de la France et de l’Allemagne), et la seconde, d’un montant de 45 millions d’euros, sur l’appui à la construction de l’État et à la résilience au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la mesure gouvernementale consacrant la gratuité des frais de scolarité sera appliquée cette année, soit la troisième année scolaire consécutive, a décidé le mercredi 27 septembre 2023 l’exécutif lors du Conseil des ministres.
La mesure figure parmi une dizaine prise par le gouvernement pour assurer une année scolaire réussie et faciliter l’accès à l’éducation pour tous. Elle avait été prise à la rentrée 2021-2022 au profit des élèves des collèges et lycées d’enseignement public dans le but selon l’exécutif, « d’atténuer l’impact de la pandémie » sur les populations vulnérables. Elle s’inscrivait « dans la poursuite des actions de renforcement de la résilience des populations togolaises ».
Outre la poursuite de la gratuité des frais de scolarité, les autorités togolaises prévoient pour le compte de la nouvelle année académique, le recrutement et la formation du personnel enseignant et d’encadrement, la dotation des établissements en équipements et matériels didactiques et logistiques.
Au titre des actions prioritaires, les autorités éducatives annoncent également œuvrer pour l’accroissement graduel des capacités d’accueil des établissements à travers la construction de nouvelles salles de classes.
Pour rappel, ce sont près de 3 millions d’élèves qui ont effectué la rentrée scolaire 2023-2024, selon le gouvernement.
Esaïe Edoh
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L’ambition des autorités togolaises de doter chaque région économique d’une université publique est en passe d’entrer dans sa phase opérationnelle. En Conseil des ministres du mercredi 27 septembre 2023, l’exécutif a examiné et adopté un décret portant création de l’université de Datcha, dans la Région des Plateaux (environ 160 km de Lomé).
Le projet devrait participer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur comme prévu dans les initiatives prioritaires de la feuille de route gouvernementale Togo 2025.
Selon le gouvernement, il s’agira de « renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et d’offrir des parcours de formation à dominante professionnelle, technologique et scientifique ».
Le choix motivé de Datcha
Deux raisons fondamentales ont conduit au choix de la localité de Datcha, selon Christian Trimua, ministre Secrétaire général du gouvernement. La future université de Datcha va rapprocher l’université des nouveaux bacheliers et décongestionner les deux campus déjà existants. « Ceux qui habitaient à l'intérieur du pays n’ont plus besoin de venir à Lomé avec tout ce que cela implique en termes de prise en charge pour les parents », a indiqué l’officiel qui rappelle l’expérience avec l’université de Kara créée en 2003. « L’université de Kara a montré son attractivité aussi pour ceux de Lomé qui vont à Kara régulièrement et qui permettent un échange culturel avec d’autres concitoyens ».
Le second facteur ayant milité en faveur de Datcha est sa situation géographique. « Sa situation géographique permet stratégiquement d’amoindrir les coûts et de permettre à un professeur qui a cours en semaine à Lomé de se rendre après à Datcha et de prolonger à Kara sans avoir à faire des détours importants », a argumenté Christian Trimua.
Notons que cette université en gestation sera la 3è établissement d’enseignement supérieur public après ceux de Lomé créé en 1970 et de Kara en 2003.
Esaïe Edoh
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Au Togo, à ce jour, 13,3 milliards FCFA ont été engagés dans le cadre du projet de Cohésion sociale des régions Nord du Golfe de Guinée (COSO), appuyé par le groupe de la Banque mondiale, pour des interventions de soutien aux communautés du pays.
Lancée le 17 juin 2022 pour lutter de façon adaptée contre la pauvreté, l'initiative mise en œuvre par l'ANADEB (Agence nationale de développement à la base) revendique la réalisation de 50 infrastructures communautaires, dont 43 forages photovoltaïques, 5 bâtiments scolaires et 2 centres communautaires, déjà achevées à l’échelle nationale.
Ces informations sont rendues publiques par l'agence d'exécution, alors qu'une série de sous-projets communautaires vient d'être validée en concertation avec les populations bénéficiaires, notamment dans la commune Tone 3, région des Savanes. La semaine dernière, le 19 septembre, le Comité cantonal de développement (CCD) de Lotogou a tenu une réunion d’arbitrage autour des sous-projets d’infrastructures prioritaires à réaliser dans le canton de Lotogou.
Pour cette localité qui compte 18 villages ayant proposé chacun, trois sous-projets couvrant notamment les secteurs de l’énergie, de l’éducation, de l’agriculture et du social, l'allocation après les discussions s'élève à 357 millions FCFA.
Au Togo, les travaux concernent 41 cantons frontaliers : 37 dans la région des Savanes, 2 dans la région de la Kara et 2 dans la région Centrale, sous le pilotage et l'exécution de l'ANADEB, pour un financement global de 33 milliards FCFA de la Banque mondiale au Togo.
Pour rappel, le projet COSO est une initiative sous-régionale couvrant la partie nord de trois autres pays en plus du Togo : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, et le Togo, sur une période de 5 ans.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo veut se doter d’un code de procédure administrative. Le projet a connu une avancée lors du dernier conseil des ministres présidé par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le mercredi 27 septembre 2023.
Un avant-projet de loi portant code de procédure administrative a été examiné et adopté par le gouvernement, à cet effet.
« L’adoption de ce texte s’inscrit dans la dynamique du programme de modernisation de la justice engagée par le Chef de l’Etat et concourt à la célérité et à l’efficacité du système judiciaire conformément aux objectifs de l’axe 1 et de l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale 2020- 2025 », indique l’exécutif.
En substance, le texte qui devra être soumis plus tard à l’examen des députés, vise à encadrer et à renforcer le respect des droits des citoyens dans leurs interactions avec l'administration. Il fournira un cadre juridique pour contrôler la légalité des actes des administrations nationales et des collectivités territoriales. Ceci intervient notamment dans un contexte où se poursuit dans le pays, l’expérience de la décentralisation.
Au Togo, cette initiative fait suite à la réorganisation judiciaire de 2019, qui a instauré des chambres administratives au sein des juridictions à tous les niveaux, indique-t-on, dans le but de rapprocher la justice administrative des populations.
Le Togo révise à 6,4% sa prévision de croissance pour 2023, contre 6,6 % initialement anticipée. L'information a été communiquée par le ministre en charge de l'économie et des finances, Sani Yaya, lors d'une communication sur la situation économique et financière du pays, à la faveur du dernier conseil des ministres, hier mercredi 27 septembre 2023.
Cette révision de la croissance attendue intervient néanmoins sur fond d'amélioration du déficit budgétaire, qui devrait s'établir à 6,6 % en 2023, contre 8,3 % en 2022. « Toutefois, la réalisation de ces objectifs comporte quelques défis liés au resserrement des conditions de financement », tempère-t-on depuis le ministère des finances, dans un contexte de difficultés pour mobiliser des financements, notamment sur les marchés régionaux.
Activités portuaires et aéroportuaires en hausse
Au premier trimestre de l'année, on note une progression des activités portuaires et aéroportuaires, une augmentation des flux commerciaux et une consolidation des créances sur l'économie.
En ce qui concerne les échanges commerciaux, les exportations ont progressé de 52,3 milliards en glissement annuel par rapport au premier trimestre 2022 ; les importations ont suivi la même tendance en hausse de 84,9 milliards FCFA, ce qui n'a pas amélioré la balance commerciale du pays, toujours déficitaire vis-à-vis du reste du monde.
Inflation en baisse
Au premier semestre, le taux d’inflation a enregistré une baisse, passant de 7,8 % fin juin 2022 à 6,3 % à fin juin 2023. Cette décélération est attribuée aux « mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la vie chère ».
Il est prévu de revoir le budget de l'État pour cette année, avec un projet de loi de finances rectificative, afin de répondre aux pressions et priorités de l'État. Pour le moment, on sait qu'il devrait « renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme » et « poursuivre la mise en œuvre des politiques de développement en lien avec les priorités de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 », selon le gouvernement.
Pour rappel, le Togo avait initialement adopté un budget de 1 950 milliards FCFA pour cette année.
Ayi Renaud Dossavi
L'Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT) vient de conclure un accord de partenariat avec l'Association des Fonctionnaires Internationaux Togolais (AFIT). Le but de cette entente, qui a fait l'objet d'une cérémonie de signature le mercredi 27 septembre 2023, est d'encourager la participation active de la jeunesse togolaise au sein des organismes internationaux.
Fruit de deux ans d'échanges fructueux entre les deux entités, le partenariat prévoit notamment que l'AFIT apporte son soutien essentiel à l'ANVT en facilitant la recherche de missions de volontariat au sein des organisations internationales pour les jeunes togolais. De plus, indique-t-on chez les volontaires togolais, elle dispensera des formations dans des domaines où elle excelle, offrira une orientation et un accompagnement aux jeunes volontaires désireux de faire carrière à l'international, et mobilisera des partenaires financiers et techniques pour des projets en collaboration avec l'ANVT et d'autres acteurs.
En retour, l'ANVT s'engage à former et à mettre à disposition des volontaires nationaux pour répondre aux besoins de l'AFIT et des organismes internationaux. Elle assurera également le suivi et l'accompagnement des volontaires nationaux déployés dans le cadre de ce partenariat.
« Je suis convaincu que ce partenariat permettra à nos jeunes compatriotes de valoriser leurs compétences à l’international et d’acquérir des compétences bénéfiques pour notre cher pays, le Togo. Elle nous aidera également à atteindre nos objectifs fixés », a indiqué Omar Agbangba, Directeur Général de l’ANVT, dans le cadre de cet accord.
Il s'agit par-là, non seulement pour l’ANVT de créer de nouveaux débouchés et opportunités pour les jeunes volontaires togolais, mais aussi de renforcer la visibilité du Togo à l’international.
Ayi Renaud Dossavi