Plus de 200 écoles à travers le Togo vont bénéficier d’un appui pour des repas aux élèves, dans le cadre du programme d’aide alimentaire des États-Unis. Déployée sur le terrain par le Catholic Relief Services (CRS) basé à Baltimore, l'initiative cible près de 155 000 élèves bénéficiaires (154,675), avec des repas quotidiens pendant 5 ans.
Sur la période, cet appui comprendra l'envoi de plus de 5000 tonnes d'huile végétale, de pois, de riz et de semoule de maïs, en plus de produits locaux. Dans son ensemble, cet appui est évalué à 33 millions de dollars, soit plus de 20 milliards FCFA.
154 675 écoliers dans 202 écoles du #Togo auront des repas quotidiens pour 5 ans encore, ce qui aura un impact direct sur eux. @USDA donnera à @CatholicRelief 5060T d'huile végétale, de pois, de riz et de semoule de maïs en plus de produits locaux, le tout évalué à $33 million. pic.twitter.com/EzRKncGGqL
— U.S. Embassy Togo (@USEmbassyLome) October 2, 2023
Notons que ces ressources sont mises à disposition par le département d’État américain en charge de l’agriculture, à travers son Programme international McGovern-Dole d'alimentation pour l'éducation et la nutrition des enfants.
Au Togo, ce programme alimentaire scolaire vient s’ajouter à d’autres initiatives comme celles des cantines scolaires, qui ont notamment bénéficié de l’appui du groupe de la Banque mondiale, et qui ont profité à plus de 95,000 élèves en 2021.
Ayi Renaud Dossavi
La compagnie aérienne panafricaine, ASKY Airlines, a effectué son vol inaugural Lomé-Nairobi le samedi 30 septembre 2023, en présence des premiers responsables de ladite compagnie et des autorités togolaises. Ce vol intervient à la suite de l’annonce de l’ouverture de cette ligne par le transporteur en août dernier.

Après ce vol, la compagnie basée à Lomé va désormais relier le Togo au Kenya à travers 3 vols hebdomadaires les mardis, vendredis et dimanches. Le transporteur arien mettra à profit sa flotte composée de 15 aéronefs, dont deux 737 MAX.
L’ouverture de cette nouvelle ligne, selon le ministère togolais des transports, vient contribuer à la réalisation de l’ambition gouvernementale de connecter le Togo au reste du monde et de faire du pays un hub de services et de logistiques en Afrique de l’Ouest.
Les prochains vols à destination de Nairobi via Lomé devraient également augmenter le trafic de passagers à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) qui d’ailleurs s’est fixé l’objectif d’atteindre 1,5 million de passagers à l’horizon 2025. C’est dans cette dynamique que de nombreuses actions sont entreprises par les autorités du pays notamment l’aménagement de l’ancienne aérogare pour en faire une zone de transit supplémentaire, la construction en cours de nouveaux parkings et l’aménagement projeté de l’hôtel de l’Aéroport.
Avec pour vision de connecter l’Afrique à toutes les régions du monde à partir de Lomé, la compagnie ASKY compte désormais 29 destinations à travers 27 pays.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Aéroport de Lomé : le trafic de passagers a progressé de 25% au premier semestre 2023
La BOAD avait annoncé, plus tôt cette année, une augmentation substantielle de capital. Des ressources qui permettent à la banque qui fête ses cinquante ans en novembre prochain, de renforcer sa capacité à soutenir davantage de projets régionaux structurants.
La Banque ouest-africaine de Développement (BOAD) a annoncé travailler sur une émission de titres super subordonnés dans le but de renforcer son capital. Cette initiative s’inscrit dans un programme d’un montant de 600 millions de dollars, soit environ 372 milliards de francs CFA. L’annonce a été faite par le président de l’institution financière, Serge Ekue (photo), lors d’un déjeuner avec la presse, le 29 septembre dernier à Lomé.
« Nous travaillons sur une émission de titres super subordonnés à fort contenu en capital soit un programme de 600 millions de dollars, environ 372 milliards de francs CFA. Nous sommes sur le point de réaliser une opération de 100 millions de dollars, soit entre 60 et 70 milliards de francs CFA », a indiqué le Président.
Les titres super subordonnés sont des instruments financiers qui se situent entre le capital et la dette dans la structure financière d’une institution. Ils sont considérés comme du capital d’un point de vue réglementaire, ce qui permet d’améliorer les ratios de capital de l’entité émettrice tout en offrant aux investisseurs un rendement potentiellement plus élevé comparé aux obligations traditionnelles. Ce sont généralement des obligations de caractère perpétuel entraînant une rémunération perpétuelle.
Cette annonce intervient après une augmentation substantielle de capital réalisée et annoncée au milieu de cette année. Les actionnaires existants de la banque avaient accepté d’injecter une première tranche de 554,35 milliards FCFA (920 millions $), portant ainsi le capital de la banque à 1709,35 milliards FCFA, soit une hausse de plus de 48 %. Cette augmentation avait significativement renforcé la position de la BOAD, l’institution la mieux notée de l’Union, améliorant ainsi sa capacité de mobilisation de ressources sur les marchés financiers et de prêts aux États membres.
La BOAD, acteur clé du développement en Afrique de l’Ouest, envisage ainsi cette émission comme une opportunité d’accroître davantage cette capacité financière et « de soutenir davantage de projets structurants dans la région », a indiqué le financier béninois. Surtout qu’en 2019, 2020 et même 2021, elle était confrontée à un taux d’endettement atteignant « un seuil de saturation ». Depuis, le ratio d’endettement a évolué, passant de 292 % en 2020 à entre 174 et 175 % à l’heure actuelle, comme l’a indiqué le président de la banque de développement. Une transition apaisée que Serge Ekué attribue aux multiples instruments d’innovation que lui et son équipe ont élaboré et mis en œuvre depuis son entrée en fonction, notamment l’opération de titrisation en début d’année, la souscription à une police d’assurance pour couvrir 12 % de son portefeuille, la mobilisation de ressources concessionnelles et de marché, et surtout, et non des moindres, l’opération d’augmentation de capital.
Ainsi, l’institution financière revendique avoir déjà alloué plus de 1600 milliards FCFA au financement de divers projets, dont 1100 milliards FCFA ont été décaissés depuis 2021, année où elle a lancé son plan Djoliba, visant à investir plus de 3 300 milliards FCFA dans les économies de la région d’ici 2025. "Nous sommes ainsi en adéquation avec nos prévisions, malgré le léger délai habituel lors de la mise en œuvre d’une action," a souligné Serge Ekué. Il n’a pas manqué de rappeler que "nous surpassons nos objectifs en matière de création d’emplois et de valeur, mais nous demeurons pour l’instant en deçà des attentes sur les questions de changement climatique et d’intégration régionale."
Une situation qu’ils s’efforcent de redresser dans les futurs engagements, car dans son plan stratégique, la banque a accentué l’importance du financement des projets liés au climat. Elle vient d’ailleurs d’être réaccréditée et revalorisée par le Fonds vert pour le climat, une reconnaissance qui lui permet de monter en gamme sur la scène mondiale du financement climatique, en lui offrant davantage d’opportunités d’accès à des ressources financières substantielles.
Fiacre E. Kakpo
La 8è édition de l’Africa SME champions forum va s’ouvrir le jeudi 5 octobre à Lomé avec la participation annoncée de plusieurs personnalités. Ce sont, entre autres, des membres du gouvernement togolais, des acteurs financiers et des entrepreneurs qui pendant deux jours, animeront des panels de discussion.
Au rang des panélistes, les organisateurs annoncent la Cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, et Rose Kayi Mivedor, ministre du commerce.

Sur la liste des panélistes également, Sidi Ould Tah, le Directeur général de la BADEA, Félix Amenounve, le Directeur Général de la BRVM, Paul Harry-Aithnard, le Directeur régional exécutif zone UEMOA-Ecobank et Jonas Daou, le Président de l’AGET (Association des Grandes Entreprises du Togo) et PDG de Zener (Ex-Sodigaz).
Le Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Serge Ekue ainsi que le journaliste Alain Foka sont aussi attendus à Lomé aux côtés de la cinquantaine de panélistes annoncés.
Ces experts de différents secteurs proposeront de nouvelles solutions pratiques et opérationnelles aux défis de financement et de croissance auxquels sont confrontées les PME en Afrique.
Notons que ce forum dédié à l’accompagnement de la croissance des PME africaines, va rassembler près de 500 participants, dont des chefs d’entreprise, des institutions financières et des start-ups autour du thème : “consolider la croissance des PME”
Esaïe Edoh
Au Togo, l'ANPC (Agence Nationale de la Protection Civile) a apporté une assistance humanitaire à 1 140 ménages du Grand Lomé suite aux inondations provoquées par la forte pluie du 12 juillet dernier, touchant ainsi 6 428 personnes. L'opération a été lancée la semaine dernière (le vendredi 29 septembre 2023), par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Calixte Madjoulba, en présence de son homologue chargé de l'Action Sociale, Lolonyo Apedo Anakoma. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée sur le terrain du CEG Baguida, où plusieurs centaines de bénéficiaires se sont rassemblés pour l'occasion.
Cet appui se compose de kits alimentaires, de couvertures, de vêtements, de détergents, de produits d'hygiène, de bâches, ainsi que d'une enveloppe financière, d'une valeur totale de 80 millions de francs CFA, dont 11 millions FCFA fournis par l'OCDE Caritas.
« Je saisis cette occasion pour réitérer toute la compassion du gouvernement, qui promet toujours de rester à vos côtés face à toutes les situations qui pourraient survenir malgré nos actions de prévention et de préparation. Je déclare donc lancée aujourd'hui, ici, à Baguida, l'opération d'assistance humanitaire à l'endroit des populations du Grand Lomé. », a indiqué le tout nouveau ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Madjoulba.
Il convient de noter que cette opération s'est déroulée simultanément dans sept zones du Grand Lomé.
Au Togo, les producteurs et promoteurs agricoles pourront bientôt obtenir des certifications phytosanitaires digitales, facilitant ainsi leurs exportations vers plus de 70 pays dans le monde. La semaine dernière, le pays a officiellement lancé le projet "ePhyto" lors d'une cérémonie dirigée par le ministre du Commerce à l'Hôtel 2 Février de Lomé.
L'initiative vise à faciliter les échanges commerciaux agricoles entre le Togo et l'Europe en simplifiant le processus d'obtention des certificats phytosanitaires.
« Le système ePhyto est un hub qui permet à chaque pays de s'interconnecter pour échanger des informations relatives à la certification électronique ou à la qualité des produits », a expliqué Lardja Douti, Directeur de la Protection des Végétaux.
Ce projet est soutenu par l'Alliance mondiale pour la facilitation des échanges, en collaboration avec la coopération allemande GIZ, ainsi que le Centre Islamique pour le Développement du Commerce (CIDC). Grâce à cette collaboration, le Togo adoptera la solution ePhyto de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), permettant l'émission de certificats phytosanitaires électroniques, ou ePhytos, de manière rapide, précise et économique avec des partenaires commerciaux via une plate-forme centrale.
« Nous sommes heureux de pouvoir lancer un projet au Togo visant à digitaliser certains certificats liés à l'ePhyto sanitaire. Les avantages que cela va créer pour le secteur privé togolais sont nombreux : réduction des délais de dédouanement et amélioration de la capacité opérationnelle », a indiqué Philippe Hisler, directeur de l'Alliance mondiale pour la facilitation des échanges.
La plateforme connecte à ce jour 75 pays dans le monde.
Au Togo, la fondation Sheyi Emmanuel Adebayor (SEA), impliquée dans des actions multisectorielles de soutien à la jeunesse (15-35 ans) togolaise, a présenté à Lomé le vendredi 29 septembre, son plan stratégique sur la période 2024.2028.
Sur cette période, il s’agira de fait, de promouvoir des actions innovantes dans le domaine de l’éducation, de la santé et de l’entreprenariat des jeunes au Togo. « Ces actions poursuivent une vision, celle d’une jeunesse togolaise en bonne santé, qui entreprend et qui participe activement au développement du Togo », a soutenu l’ex-Epervier, Sheyi Emmanuel Adebayor, président de la fondation qui porte son nom.

Au menu, des actions de renforcement de la résilience sanitaire des jeunes vulnérables. De fait, un accent sera mis sur l’accès aux soins de santé de base tant en milieu urbain que rural et à une alimentation saine.
Le ballon d’or africain 2008 et son équipe prévoient en outre de faire de l’éducation et du sport, des vecteurs de promotion de l’entrepreneuriat et de la santé. De façon concrète, la fondation va initier et soutenir la formation des jeunes et des personnes en situation de handicap, issus des milieux défavorisés. Des actions sont déjà en cours à la suite de la signature d’une convention de partenariat avec l’Université de Lomé.
La dernière principale action sera la promotion de l’entrepreneuriat comme un levier d’intégration économique et sociale des jeunes. Précisément, une priorité sera donnée à l’entrepreneuriat agricole et aux innovations dans des secteurs du numérique, de l’éducation et de la santé.
Ce plan quinquennal, selon la star du football, « permettra de mesurer l'impact des actions de la fondation et de procéder aux ajustements nécessaires pour maximiser sa contribution au bien-être de la jeunesse et à la réduction du chômage au Togo ».
Notons que la fondation travaille depuis plusieurs mois déjà pour soutenir la politique gouvernementale de promotion de l’entrepreneuriat. Elle a en ce sens noué un partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour former et accompagner plus de 1000 jeunes dans l’agrobusiness.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Agrobusiness : la fondation d’Emmanuel Adebayor lance son incubateur
Le Togo enregistre des avancées notables et continue à améliorer ses performances en matière de gestion de réformes et de gestion publique, selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur l'évaluation des politiques publiques en Afrique (CPIA 2023), paru il y a quelques jours. Dans la nouvelle parution, le score du Togo s’établit à 3,7 points. Ainsi, le Togo enregistre la plus forte augmentation en 2022 en Afrique.

Avec cette performance, le pays gravit les échelons et s'installe désormais dans le prestigieux Top 5 africain, partageant la cinquième marche du podium avec le Sénégal et la Côte d'Ivoire (tous arborant un score de 3,7). Ils font partie des 39 États évalués au niveau régional et éligibles aux ressources de l'Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, le Rwanda étant en tête du classement. En Afrique de l'Ouest et Centrale, le Togo occupe la troisième place.
Ce progrès est le fruit du vaste programme de réformes institutionnelles et économiques initié par le Président Faure Gnassingbé depuis 2017, comme le souligne Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République, en charge la Cellule Climat des Affaires (CCA). Ainsi, en collaboration avec le Ministère de l’Economie et des Finances, ces réformes coordonnées par la CCA ont entrainé une amélioration significative du score du Togo, passant de 3 en 2017 à 3,7 cette année, après une stagnation entre 2012 et 2016. Conséquence : une hausse des ressources levées auprès de la Banque mondiale de 381%.
La tendance ascendante sur la période est particulièrement notable, surtout quand on la compare à la baisse moyenne des scores dans les régions de l'Afrique de l'Ouest, du Sud et de l'Est

"Les avancées enregistrées par le Togo dans le classement CPIA depuis 2017 reflètent les bénéfices tangibles des réformes institutionnelles et économiques que nous avons engagées. Non seulement cette hausse est notable en comparaison avec la tendance générale en Afrique, mais elle nous encourage également à poursuivre nos efforts,” a confié à Togo First, Sandra Ablamba Johnson.

Les points forts du Togo
Rappelons que le CPIA s’appuie sur 16 critères dans son évaluation, qui représentent les différentes dimensions politiques et institutionnelles d’une stratégie efficace de croissance et de réduction de la pauvreté. Ces derniers sont concentrés en quatre groupes : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité, et la gestion et les institutions du secteur public.
Quant au Togo, sa principale force se situe dans le domaine de la "gestion économique", où il obtient une note de 3,8, un score similaire à celui de ses politiques structurelles et de ses initiatives favorisant l'inclusion sociale et l'équité. Par contre, la note de 3,2 attribuée à la gestion et aux institutions du secteur public indique un besoin d'amélioration dans ces secteurs.
Selon le rapport, en dépit des défis, des avancées sont à relever dans le secteur commercial, qui s’est renforcé grâce à « des réformes portant sur les échanges et les services logistiques, dont l’adoption d’une Loi d’orientation pour le secteur des transports et la numérisation des procédures douanières ».
Dans le secteur financier, la Banque mondiale se satisfait des évolutions comme, « l’introduction de la loi relative à l’affacturage, la nouvelle Stratégie d’inclusion financière, l’utilisation efficace du bureau de crédit et la privatisation de l’International Business Bank Togo ».

Des défis, mais accès à plus d’investissements
Néanmoins, les analystes de la Banque mondiale soulignent la nécessité d'accentuer les efforts dans des domaines où le Togo dispose encore d’une marge de manœuvre non négligeable telles que la gestion et institutions du secteur public et les politiques structurelles. D'autres améliorations sont déjà en cours, notamment dans le domaine de la protection sociale avec le nouveau programme de protection sociale qui bénéficie d'un appui de la Banque mondiale en vue de renforcer les politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité.
“Nous sommes déterminés à faire du Togo un environnement respecté et propice au développement des affaires, tout en favorisant l'inclusion économique dans une perspective de développement durable”, promet la Ministre SGPR.
Selon la ministre, “l'amélioration du score CPIA du Togo à 3,7 points a des implications positives sur plusieurs fronts. En premier lieu, ce score optimisé ouvre la voie à un accès accru aux financements internationaux, notamment de l'Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale. Ces fonds peuvent être essentiels pour catalyser d'autres formes d'investissements et financer des projets de développement d'envergure.”
Et de poursuivre : “Elle renforce également la crédibilité internationale du Togo. Sur la scène institutionnelle mondiale, un score CPIA élevé est souvent perçu comme un indicateur de bonne gouvernance et de gestion solide, ce qui peut attirer davantage d'investissements étrangers dans notre pays.”
A titre d’illustration, les progrès du Togo sur ce système de notation, marqué par l'amélioration de sa note ces 6 dernières années, ont contribué à une augmentation entre autres de ses dotations auprès de la Banque mondiale. Ainsi, depuis cette année, le portefeuille d'engagement de l'institution de bretton Woods au Togo, a dépassé le seuil symbolique du milliard de dollars. On totalise désormais plus de 1134,63 millions de dollars, couvrant neuf projets nationaux (620,1 millions de dollars) et neuf projets régionaux (514,53 millions de dollars) selon la Banque mondiale. Plusieurs projets sont encore dans le pipeline, selon des sources proches de la CCA.
Pour rappel, une des missions de la CCA est de coordonner le suivi des réformes relatives à l'amélioration de la performance du Togo dans le cadre de l’évaluation des politiques et institutions nationales communément appelé Country Policy and Institutional Assessment (CPIA) qui consacre une place non négligeable à la problématique du climat des affaires et des finances publiques sans oublier l’inclusion sociale.
Lire aussi:
Togo : Le portefeuille de la Banque mondiale franchit la barre du milliard de dollars
Togo : la dette publique "reste maitrisée", et baisse de 1 % du PIB en 6 mois
IDA-20 : la Banque mondiale va allouer 65 milliards $ à l’Afrique, le Togo parmi les pays éligibles
Face aux récentes épidémies de Dengue et de Chikungunya signalées dans certains pays d'Afrique de l'Ouest, le Togo relève son niveau d’alerte et accentue sa vigilance, a déclaré le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa, le jeudi 28 septembre.
Bien que ces affections, reconnues comme des fièvres hémorragiques véhiculées par les moustiques, prennent de l'ampleur dans la sous-région, le Togo n'a, jusqu'à présent, enregistré aucun cas.
Néanmoins, les autorités sanitaires ne comptent pas baisser la garde. Un dispositif d'alerte élevée a été instauré afin d'identifier et de notifier promptement tout cas suspect, apprend-on. De même, la surveillance s'intensifie aux points d'entrée du territoire, accompagnée d'un dispositif de prise en charge des éventuels cas et d'une campagne de sensibilisation à l'adresse des populations.
Les recommandations
La Dengue et le Chikungunya sont deux maladies virales transmises par des moustiques, surtout pendant la période chaude.
Pour contrer les vecteurs de ces maladies, une batterie de mesures préventives a été dévoilée par les autorités togolaises. Il est notamment préconisé de dormir sous des moustiquaires imprégnées, de revêtir des vêtements longs, de gérer judicieusement les déchets solides, d'éradiquer les gîtes larvaires dans les récipients et ustensiles jetés, et de procéder à l'assainissement régulier des cadres de vie.
Devant toute suspicion de cas, le gouvernement togolais invite la population à alerter sans délai le centre de santé le plus proche pour une prise en charge expéditive. Rappelons que les symptômes de la Dengue et du Chikungunya sont le plus souvent de la fièvre, une fatigue intense, des céphalées, des douleurs articulaires et/ou musculaires, des nausées, des vomissements, ou des éruptions cutanées.
Le Togolais Enselme Gouthon, Secrétaire général du CCFCC (Comité de coordination pour les filières café et cacao) au Togo, a été porté à la présidence de l'Organisation internationale du café (OIC) vendredi 29 septembre dernier, lors de la 5e conférence mondiale du café en Inde.
La conférence, co-organisée par l'OIC et le ministère du Commerce indien, a rassemblé 2 600 délégués de 80 pays différents. Le Togo, assurant la vice-présidence de l'organisation depuis l'année précédente, voit désormais son représentant occuper la plus haute marche de l'OIC.
Cette élection intervient à un moment crucial où l'industrie du café est confrontée à des enjeux majeurs de durabilité et de développement. L'OIC, principale organisation intergouvernementale dans le domaine du café, facilite les dialogues entre les pays exportateurs et importateurs. Avec des membres représentant 98% de la production et plus de 67% de la consommation mondiale de café, l'organisation a pour mission de renforcer le secteur global du café et d'encourager son développement durable, dans une logique d'économie de marché profitable à l'ensemble des acteurs du secteur.
Le choix d'Enselme Gouthon pour présider l'OIC n'est pas fortuit. Avec une riche expérience de 40 ans dans l'industrie du café, celui qui dirige également l'ACRAM (Agence des Cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar), succède à l'Italien Max Massimiliano Fabian. Sa mission s'annonce ardue. Le Togolais hérite d'un ensemble de grands défis. La durabilité du secteur, la stabilité des prix du café sur le marché international, l'adaptation au changement climatique, et l'innovation technologique seront au cœur de son mandat. A cela s’ajoute, l'amélioration des conditions économiques dans les pays en développement qui constituent un maillon essentiel de la chaîne de production du café.
En marge de la conférence, Enselme Gouthon a été honoré par les autorités indiennes et le Coffee Board of India, en reconnaissance de son engagement à développer la production et la consommation du café africain et mondial, et à soutenir les revenus des agriculteurs.
Fiacre E. Kakpo