Togo First

Togo First

Le Togo veut renforcer son partenariat avec l'Alliance solaire internationale (ASI) afin de promouvoir l'énergie solaire dans le pays et d'attirer des investissements privés. La question a été discutée ce mardi 04 juillet, à la faveur d’une audience accordée par le Président togolais, Faure Gnassingbé, au Directeur général de l'ASI, Dr Ajay Mathur.

« Nous avons discuté des projets en cours, notamment du projet mini-grid visant à fournir une énergie solaire abordable aux populations, à créer des emplois et à contribuer au développement des zones rurales. », a déclaré le responsable à la sortie de la réunion. Les deux parties envisagent ainsi de renforcer leur partenariat, en particulier en ce qui concerne l'attraction d'investisseurs privés.

« Nous envisageons de renforcer le partenariat avec le gouvernement togolais afin que le secteur privé investisse davantage dans les projets du gouvernement, pour parvenir à une couverture universelle en matière d'électricité. », a poursuivi Ajay Mathur. L'objectif du Togo, dans le cadre de cette collaboration, est de créer des opportunités d'emploi et de soutenir son plan de développement.

Il convient de rappeler que l'ASI est une initiative franco-indienne lancée en 2015 lors de la COP 21, visant à promouvoir l'énergie solaire dans tous les États membres. Le Togo, engagé dans le domaine des énergies renouvelables, a occupé à plusieurs reprises la présidence du comité Zone Afrique de l'Alliance solaire internationale (ASI).

Ayi Renaud Dossavi

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Cassa Depositi E Prestiti (CDP), une institution financière italienne détenue par le gouvernement ont conclu, le lundi 3 juillet 2023 à Lomé, une convention de financement au profit des entreprises du secteur privé de la zone UEMOA. Cette convention permettra à l'organisme italien de financement de projets publics de contribuer à la mise en place d'une ligne de crédit d'un montant de 60 millions d'euros (39,3 milliards FCFA). L'accord a été signé par le président de la BOAD, Serge Ekué, et le chargé d'Investissement à la Cassa Depositi E Prestiti, Davide Petrangeli.

Cette ligne de crédit servira concrètement à soutenir le secteur privé des pays de la zone UEMOA dans tous les domaines d'activités, en mettant l'accent sur le secteur agricole, la promotion du genre et l'amélioration des conditions de vie des populations. Serge Ekué a précisé que "10 % au minimum des ressources de cette ligne de crédit seront spécifiquement affectées au financement de projets portés par des femmes entrepreneurs, ou bénéficiant directement à celles-ci".

"C'est un pas de plus dans notre marche résolue vers une croissance économique plus inclusive, durable et équitable en zone UEMOA", a-t-il ajouté.

A noter que cette ligne de crédit a été approuvée en novembre 2021 par le Conseil d'administration de la BOAD. D'un montant de plus de 150 millions d'euros, soit plus de 98 milliards de FCFA, elle sera cofinancée par la CDP et FinDeva, une institution de financement du développement du Canada.

Esaïe Edoh 

La deuxième édition du Dialogue interprofessionnel sur la fiscalité (DIF) se tiendra les 6 et 7 juillet à Lomé, au Togo. Cet événement mettra l'accent sur les conventions fiscales signées par les pays africains, avec la participation d'acteurs de la fiscalité togolaise et d'universitaires. Le thème choisi pour cette édition est "le continent africain à l'épreuve des conventions fiscales".

Cette nouvelle édition offrira l'occasion de revisiter les différentes conventions fiscales en vigueur dans les pays africains. L'objectif est de dresser une cartographie des conventions qui favorisent ou qui sont obsolètes, en lien avec les réalités des activités économiques et la mobilisation des recettes fiscales internes, selon Koffi Agbénoto, Président du comité d'organisation.

L'événement sera marqué par 36 présentations faites par des experts venant de France et du Maroc. 

Organisé par l'OTR (Office Togolais des Recettes) à travers son Institut de formation fiscale et douanière (IFFD), en collaboration avec l'Université Paris Dauphine et l'association dauphinoise d'administration fiscale (ADAF), cette rencontre se déroulera en présentiel et en ligne.

Esaïe Edoh

Sale temps sur le coton togolais. Malgré sa reprise par Olam, le coton poursuit sa traversée du désert. La production de l’or blanc a enregistré une nouvelle baisse de 11 % lors de la campagne 2022-2023, après une chute d'environ 25 % la saison précédente. Selon la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton du Togo (FNGPC), la production est passée de 52 528 tonnes à 46 549 tonnes cette année. Ces chiffres ont été annoncés lors de la présentation du bilan annuel par la FNGPC le vendredi 30 juin 2023 à Kara.

Pendant cette campagne, une superficie de 66 017 hectares a été exploitée, avec un rendement de 705 kg/ha, contre 68 708 hectares et un rendement de 765 kg/ha en 2022.

Cette nouvelle diminution porte à plus de 66 % la tendance à la baisse de la production entre 2019 et 2023. En effet, lors de la campagne 2018-2019, la production atteignait 137 266 tonnes de coton-graine.

La FNGPC explique cette contre-performance par "la démobilisation des producteurs, l'impact des aléas climatiques et surtout l'invasion de nouveaux ravageurs". En effet, certains cotonculteurs se sont tournés vers la culture du soja, en raison des conditions de marché plus favorables pour ce produit de rente, sa demande croissante sur les marchés nationaux et internationaux, et un débouché garanti par la PIA avec l’appui du MIFA (Mécanisme incitatif de finance agricole fondé sur le partage de risques). 

Pour la campagne 2023-2024, le réseau prévoit une production d'au moins 93 500 tonnes de coton-graine sur une superficie de 110 000 hectares, soit un rendement moyen de 850 kg/ha.

Esaïe Edoh

L'Ordre National des Ingénieurs du Togo (ONIT) a présenté samedi 1er juillet 2023 à Lomé le tableau des ingénieurs autorisés à exercer la profession d'ingénieur au Togo. Au total, 527 ingénieurs, dont 9 stagiaires, ont obtenu cette autorisation.

Parmi ces 527 ingénieurs, 309 sont spécialisés en génie civil, 100 en génie électrique et électronique, 40 en génie mécanique et industriel, 15 en génie rural et 14 en génie agronomique. La liste comprend 234 diplômés de l'École Nationale Supérieure d'Ingénieurs (ENSI) de l'Université de Lomé, tandis que les autres ont été formés dans des pays voisins tels que le Burkina Faso et le Mali. Ce premier tableau de l'ONIT compte 30 femmes ingénieures pour 497 hommes.

Avec la publication de ce premier tableau, la loi régissant l'exercice de la profession d'ingénieur au Togo, adoptée par l'Assemblée Nationale togolaise en mars 2020, prend désormais effet.

"Dorénavant, toute personne non inscrite sur le Tableau de l'Ordre ne peut exercer la profession d'ingénieur au Togo", a rappelé Dammipi Noupokou, président du Conseil national de Direction de l'ONIT. Il a ensuite invité tous les ingénieurs togolais vivant et/ou travaillant au Togo ou à l'étranger et ne figurant pas sur le tableau à s'inscrire auprès du secrétariat de l'ONIT afin de pouvoir exercer leur profession au Togo en toute sérénité et responsabilité.

Il convient de rappeler que ce tableau sera mis à la disposition des institutions nationales et internationales ainsi que des sociétés publiques et privées pour une utilisation régulière.

Esaïe Edoh

Organisé par la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA), le premier Salon de l'Agroalimentaire et du Financement Agricole (SAFA) a ouvert ses portes avec éclat le 1er juillet 2023 dans la préfecture de Haho. Son lancement a réuni producteurs, institutions financières et acteurs de l'industrie agroalimentaire au Marché de Notsè, ville située à 100 km de Lomé.

Cette première étape de la première édition a vu la participation de personnalités notables telles que le Commandant Sanda Idiola, administrateur général de la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA), et Aristide Agbossoumonde, Directeur du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA). Les discussions qui ont marqué cette première journée de cet événement pionnier ont principalement porté sur la manière de stimuler le secteur agroalimentaire togolais en élargissant l'accès au financement et en renforçant la productivité des agriculteurs. 

Le SAFA : Un levier pour l'économie agricole ? 

Le SAFA, nouvellement lancé, vise à redéfinir le secteur agroalimentaire togolais. Son objectif est de contribuer à augmenter la productivité, renforcer la rentabilité et favoriser l'essor des industries de transformation au Togo. Cela nécessite la mobilisation de tous les acteurs de la chaîne de valeur agricole, depuis les producteurs jusqu'aux consommateurs, en passant par les institutions financières.

L’événement se présente comme une plateforme pour montrer aux agriculteurs et à toutes les parties prenantes du secteur, les avantages et opportunités de ce dernier, les cultures privilégiées, les ambitions de transformation locale des produits, ainsi que les opportunités de financement agricole. 

Ce salon itinérant, cible principalement les régions rurales, véritables centres de la production agricole au Togo. Bien que diverses initiatives aient déjà été mises en place pour promouvoir le secteur agricole, le SAFA se distingue en rassemblant tous les acteurs de ce secteur en un lieu unique : les marchés ruraux. 

"Le SAFA a été initié pour présenter aux producteurs agricoles les opportunités à saisir et les mécanismes mis en place pour dynamiser leurs activités", a déclaré Sanda Idiola, administrateur général de l'autorité de coordination de la PIA.

Solutions de financement : Une discussion ouverte 

Alors que moins de 1% des crédits bancaires est destiné à l'agriculture au Togo, la question du financement a été au centre des débats. Simplice Assih, représentant d'Ecobank, a souligné l'importance de trouver des solutions pour augmenter l'impact des financements agricoles. Parmi ces solutions, la formation de coopératives ou d'agrégateurs par les producteurs pour faciliter les démarches administratives et accroître la crédibilité des projets a été recommandée. Il est à préciser à cet égard que les principaux financiers de l’initiative, au moyen du MIFA, sont notamment Ecobank et IB BANK, pilier de BKG, qui vient de remporter un marché de mécanisation de l’agriculture togolaise.

Le colonel Ouro-Koura Agadazi, Directeur Général de l'Agence nationale de la sécurité alimentaire au Togo (ANSAT), a pour sa part, mis l’accent sur la contractualisation. Cette approche consiste à définir à l'avance avec les producteurs et les agrégateurs, les quantités à produire et à livrer à la PIA. Après Notsè, qui a accueilli la cérémonie d’ouverture, le SAFA continuera sa route dans d'autres villes togolaises à savoir Vogan, Elavagnon, Sotouboua et Kétao. À chaque étape, le message restera le même : revitaliser l'économie agricole togolaise.

Au Togo, l’enquête de satisfaction auprès des clients des opérateurs téléphoniques et des usagers de services de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), prévue pour prendre fin le 7 juillet prochain est prorogée d’une semaine. L’information a été communiquée ce mardi 4 juillet 2023 par le régulateur.

L’opération qui a démarré depuis le 19 juin dernier, permet d’évaluer les services et offres des opérateurs de télécommunication électronique en activité dans le pays.

Concrètement, au cours de cette campagne, les consommateurs se prononcent sur la qualité des prestations des opérateurs de téléphonie mobile et autres services de communication électronique. Ceux-ci sont à cet effet contactés via le centre d’appel de l’ARCEP.

Une enquête similaire avait été réalisée l’année dernière et avait conduit à des sanctions à l’encontre des opérateurs Moov Africa-Togo et Togo cellulaire du Groupe Togocom à cause des insuffisances relevées dans leurs prestations.

Esaïe Edoh 

Dans la préfecture de Blitta, la Caisse mutuelle d'épargne et de crédit pour les femmes (CMECF)-Blitta, a tenu son assemblée générale mixte le lundi 26 juin dans la localité de Blitta (261,6 km de Lomé).

Selon les rapports validés, en 2022, la caisse a accordé des crédits d'un montant de 222,53 millions FCFA à 523 membres, contre 170,90 millions FCFA à adhérents en 2021, soit une progression de 30% en valeur, et 9% en nombre d'emprunteurs.

Dans le détail, les activités financées concernent le commerce, le stockage, l'artisanat, l'éducation, l'agriculture et la transformation des produits locaux. Quant au capital social, il est passé de 24 617 500 FCFA en 2021 à 26 560 500 FCFA à fin 2022, soit une progression de 15%. Après la révision des comptes, la CMECF-Blitta présente un équilibre entre l'actif et le passif au 31 décembre 2022, avec un montant de 258 525 782 FCFA.

Selon le rapport, la CMECF-Blitta regroupe 7 679 adhérents, composés de 2 896 hommes, 4 335 femmes et 428 personnes morales, à fin 2022, contre 7 317 membres en 2021, soit une augmentation de 5%.

Ce fut également l'occasion de renouveler les instances dirigeantes. À l'issue des élections, le Conseil d'administration (CA) compte 5 membres avec à sa tête Mme Kéléou Marie. Le Comité de crédit (CC) et le Conseil de surveillance (CS) sont composés chacun de 3 membres dirigés respectivement par Mmes Télou Angèle et Sim Am-Yadou, comme le rapporte l'ATOP (Agence togolaise de presse). Ces derniers sont élus pour un mandat de 3 ans.

Enregistrée comme SFD agréé au Togo depuis les années 2000, la Caisse Mutuelle d'Épargne et de Crédit pour les Femmes de Blitta fait partie de microfinances actives dans plusieurs localités du centre et du nord du pays, avec des représentatations sœurs à Sokodé, Sotouboua et Tchamba. Elle fait partie de l'Union des Caisses Mutuelles d'Épargne et de Crédit pour Femmes du Togo (UCMECFTO).

L'Office Togolais des Recettes (OTR) accueille cette semaine à Lomé un atelier sous-régional sur l'équité du genre et la diversité en douane. La rencontre, organisée par l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD), du 3 au 7 juillet 2023, vise à sensibiliser les acteurs du secteur douanier sous-régional sur les questions liées au genre au sein des administrations douanières. 

On note la participation de participants venus de pays voisins (du Ghana, de la Côte d'Ivoire) et du Togo.

Ces travaux, sur la semaine, aborderont différents modules relatifs à la problématique du genre, mettant en lumière l'importance de l'égalité entre les hommes et les femmes dans le domaine douanier, indique l'OTR. Les participants auront notamment l'opportunité d'approfondir leurs connaissances et d'échanger sur les meilleures pratiques pour promouvoir l'équité et la diversité au sein de leurs administrations respectives. 

L'ouverture de cet atelier, qui s'est tenue le 3 juillet 2023, a été marquée par la présence du Commissaire des douanes, accompagné de la chargée du projet, une experte en égalité du genre et diversité, ainsi que de la Première conseillère, représentante de l'Ambassadeur de la République d'Allemagne. 

Pour le fisc togolais, ces travaux s'inscrivent également dans le cadre de la collaboration, non seulement avec ses pays voisins, mais aussi avec l'OMD, notamment pour promouvoir l'équité et la diversité au sein de leurs administrations douanières.

Lire aussi:

Le Togolais Philippe Tchodié sur une short-list de trois candidats en lice pour la tête de l’OMD

Au Togo, le ministère en charge de l’urbanisme a annoncé il y a quelques jours la signature le 15 juin dernier à Lomé d’un protocole d’accord avec la société Addoha Douja Promotion, en vue de la construction de logements collectifs au cœur de la capitale. Les documents ont été paraphés par le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, Koffi Tsolenyanu et Mehdi Zemmama, directeur exécutif Afrique de Addoha.

Selon les termes de l’accord, la société basée à Rabat (Maroc) et spécialisée dans le bail de biens immobiliers, devra présenter à l’Etat togolais dans un délai de cinq mois, un premier descriptif du projet précisant le parti architectural retenu et les éléments majeurs du programme de construction. In fine, la société construira, via ce partenariat public-privé (PPP) 1000 logements collectifs décents à Lomé.

Ce nouveau partenariat qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de construction de 20 000 logements prévue dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025, vient s’ajouter à celui conclu il y a deux ans avec l’institution panafricaine Shelter et d’autres partenaires tels la SFI, la BAD et BOAD.

« Cet accord va permettre de booster significativement l’exécution du grand programme de construction de 20 000 logements décents à coûts abordables », a déclaré le ministre de l’habitat, rappelant que « les logements collectifs décents à Lomé prévus sur des terrains sous-occupés en zone urbaine et périurbaines va réduire l’écart entre l’offre et la demande d’habitat décent à Lomé, et de limiter l’étalement ».

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : la BAD va débloquer 5,13 millions $ pour les études de faisabilité du projet de 20 000 logements

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.