Le Togo et la France ont célébré le vendredi 6 octobre 2023 leur coopération dans le domaine du volontariat, à l’occasion de la 12ème édition de la journée du Volontariat Français. L’occasion pour les deux pays de s’engager pour un volontariat de réciprocité.
Selon les statistiques de la plateforme France volontaire, pour le compte de cette année en cours, le Togo a déjà accueilli 1416 volontaires français alors qu’en retour, la France a enregistré le déplacement de seulement 20 Togolais.
D’après Thomas Cossé, Directeur du réseau des programmes de volontariat à France Volontaire, au regard des années de partenariat, il est indispensable qu’un équilibre s’établit entre les deux Etats. « Notre ambition est que l’accueil de volontaires togolais en France suive la même courbe que celle de la venue des volontaires français au Togo. Que les deux dynamiques progressent et la réciprocité croisse rapidement dans nos relations », a-t-il souhaité.
Dans cette dynamique, plus tôt en avril dernier, l’Agence nationale de volontariat au Togo (ANVT) s'était associée à France Volontaires pour lancer le "Programme de relance de l'engagement citoyen et de redynamisation du volontariat au Togo". L’initiative vise non seulement à mobiliser des volontaires franco-togolais pour soutenir des organisations de la société civile dans trois communes togolaises (Kozah 1, Tchaoudjo 1, Ogou 1) mais aussi à ouvrir la voie à un plus grand nombre de volontaires togolais pour partir en mission en France chaque année.

Même si le volume de volontaires togolais en France demeure encore très faible, le Togo reste la première terre d’accueil des Français. En effet, entre 2011 et 2022, le Togo a accueilli plus de 14000 volontaires français.
Selon les données communiquées par France Volontaires, le nombre de volontaires français au Togo est passé de 1051 en 2017 à 1206 en 2019, alors que ce chiffre n’était que de 333 en 2011, date de création de l’espace volontariats au Togo (EV). Ce qui correspond à une progression de 72% en 9 ans.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Projet d’électrification rurale de 317 localités par mini-réseaux solaires, initié en 2019 va connaître une actualisation dans le cadre de sa mise en œuvre. En Conseil des ministres du mercredi 4 octobre 2023, l’exécutif a annoncé la prise en compte de nouveaux paramètres.
Il s’agit concrètement d’une nouvelle sélection des localités bénéficiaires de l’électrification par mini-réseaux sur la base des critères comme la distance, la densité de population, la concentration de l’habitat et du potentiel de consommation.
Ce nouveau calibrage du périmètre d’exécution de ce projet, selon le ministère chargé de l’énergie et des mines, s’explique par les nouvelles évolutions générales et localisées, observées ces dernières années.
Le ministère dirigé par Mila Aziable, indique que 56 localités répondant aux nouveaux critères ont été retenues. Au total, 19.000 ménages y seront touchés.
Par ailleurs, les autres localités concernées (plus de 250) vont bénéficier de solutions d’électrification mixtes suite à de nouvelles possibilités qui seront évaluées, a annoncé le gouvernement.
Notons qu’hormis l’appui financier de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), le Togo bénéficie également du soutien de la Banque africaine de Développement (BAD) pour la réalisation de ce projet, à hauteur de 3,73 millions d’euros, soit un peu plus de 2 milliards FCFA.
A travers ce financement approuvé par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement en décembre 2022, le pays ouest-africain devrait mettre en place des sociétés de mini-réseaux dans lesquelles l’État va injecter des fonds propres.
Esaïe Edoh
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Ecobank Togo va mettre à la disposition des femmes entrepreneures togolaises, une ligne de crédit de 1 milliard FCFA, à travers la Fondation SEPHIS. La banque prévoit ces ressources pour le financement des femmes qui remplissent les conditions de crédit de son programme d’appui aux femmes entrepreneures, "Ellever", dans le cadre de ses actions pour renforcer le leadership féminin en Afrique.
Cette facilité a fait l’objet d’une signature d’accord le mercredi 4 octobre 2023, entre la filiale togolaise du groupe Ecobank, représentée par Souleymane Touré, Directeur Général de Ecobank Togo, et la fondation, représentée par la présidente, Sefora Kodjo. En plus de cet appui, la fondation s'engage à apporter son expertise en matière de formation aux bénéficiaires du programme Ellever.

En effet, « La Fondation Sephis, représentée par Mme Sefora Kodjo, la Présidente, s’engage à mettre en œuvre des programmes de formation pour les bénéficiaires du Programme ‘’Ellever’’ et à les évaluer en vue de leur sélection pour le programme de la banque », a indiqué Souleymane Touré, tout en invitant les femmes entrepreneures à saisir cette opportunité pour s’engager dans une nouvelle dynamique de création de richesses.
« Cette collaboration avec Ecobank Togo sera un véritable appui financier qui nous permettra de renforcer nos actions, afin de mieux accompagner les femmes entrepreneures dans une inclusion financière plus effective », a déclaré, pour sa part, Sefora Kodjo.
Ce partenariat entre Ecobank Togo et la Fondation SEPHIS vient consolider une relation déjà existante entre les deux acteurs dans la promotion du leadership féminin, notamment au Togo. Il succède à une facilité similaire conclue entre les deux acteurs en 2021 en Côte d'Ivoire, où la fondation est également active (en plus de 4 autres pays).
Pour rappel, en 2022, plus de 32 % des entreprises créées au Togo l'ont été par des femmes, selon les statistiques du Centre des formalités d'entreprises (CFE).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo et trois autres pays d’Afrique de l’ouest vont bénéficier d’une enveloppe de 200 millions d'euros, dans le cadre de la deuxième phase de l'initiative Choose Africa de l'Agence Française de Développement (AFD), visant à stimuler l'entrepreneuriat en Afrique. Dès 2024, le programme, devrait en effet mobiliser ces ressources au profit du secteur informel, en plus des PME et des start-ups, comme l'indique l'AFD. L'initiative court jusqu'à 2027.
Ces facilités sont destinées à soutenir la création de dispositifs publics d'appui à l'entrepreneuriat, avec des subventions et des prêts souverains. En tout, le programme veut appuyer près de 22 500 start-ups, très petites entreprises, et PME africaines, à la fois formelles et informelles. Cet appui se matérialisera par des facilités de crédit pour renforcer leur capital, ainsi que des programmes de formation en ligne visant à développer leurs compétences.
Dans le même temps, Proparco, membre du groupe de l'AFD, se chargera de mettre en œuvre le soutien au secteur privé africain, tandis que Bpifrance accompagnera les entreprises françaises et africaines cherchant à étendre leurs activités en Afrique.
Notons que Choose Africa 2 fait suite au succès de Choose Africa 1, lancé en 2018 à Ouagadougou par le président français Emmanuel Macron. Ce premier programme a permis à l'AFD d'investir 3 milliards d'euros sous forme de prêts, d'investissements en capital, et de soutien technique au profit de 26 000 start-ups, TPE, et PME africaines (qui représentent en Afrique quelque 60 % de l'emploi formel et 40 % du PIB national).
Au Togo, le programme avait été annoncé devant les représentants du gouvernement depuis plusieurs mois, dans le cadre d'une visite des représentants de l'AFD en mai dernier.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les petites et moyennes entreprises (PME) vont bénéficier d'un appui supplémentaire de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pour soutenir leur développement. Le gouvernement a en effet conclu jeudi 3 octobre, une convention d'une valeur de 10 milliards de FCFA avec la Banque de développement, en marge de la rencontre internationale Africa SME Champions Forum de Lomé, destinée au soutien aux PME.
La signature de cet accord a été effectuée par le ministre de l'Économie et des Finances, Sani Yaya, et le Directeur général de la Banque, Sidi Ould Tah.
Cette importante facilité, s’accompagne également d’un second financement de 200 millions de FCFA, « destiné à l‘assistance technique des PME », selon les précisions du ministre de l'économie.
« J'invite les PME à se mobiliser pour en bénéficier. », a exhorté la cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbe, présente lors de la signature.
En sus de cette première entente, il a été signé une seconde convention avec l'AGF pour renforcer les garanties des PME. Les deux institutions financières vont conforter le mécanisme de garantie aux PME à travers des lignes et un intéressementau capital, a-t-on indiqué.

Au Togo, ces accords s'annoncent quelques mois après que la BADEA, active sur plusieurs projets de développement, bien que plus timide que d'autres acteurs, a annoncé son ambition de renforcer son portefeuille dans le pays.
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La société Togo Équipements, concessionnaire de « Caterpillar » dans le pays ouest-africain, a ouvert le jeudi 5 octobre 2023, ses portes aux entreprises des secteurs des mines, BTP et le secteur industriel.
A l’occasion, la société a présenté ses équipements de dernière génération, notamment la 350 Caterpillar et la foreuse T35 nouvellement acquises dans son stock et qui sont indispensables dans la réalisation des travaux de carrière.
Outre l’exposition, c’était l’occasion pour le concessionnaire d’échanger avec les entreprises des secteurs miniers et BTP sur leurs besoins en termes d’équipements pour leur apporter d’éventuelles solutions.
« Notre société a également des techniciens pour les accompagner en matière de maintenance et nous avons un service location. Il était donc important de nous rapprocher de ces entreprises carrières pour leur présenter toutes ces offres », a expliqué Kossi Agboati, responsable commercial à Togo Équipements.
Notons que Togo Équipements est également concessionnaire des marques Manitou et Epiroc .
Esaïe Edoh
Au Togo, plusieurs ouvrages de franchissement et tronçons prioritaires du réseau des pistes rurales, sont en état de dégradation, selon l’exécutif. En Conseil des ministres mercredi 4 octobre 2023, les autorités du pays ont annoncé des solutions urgentes pour atténuer la situation et soulager les populations des localités concernées.
Ces mesures urgentes, selon l’exécutif, seront proposées « en attendant la réalisation des études relatives aux travaux de reconstruction des ponts et ponceaux effondrés ».
Selon le Conseil, de façon concrète, il est constaté par endroit des cas de destruction, d’effondrement et de précarité de plusieurs ouvrages de franchissement de type pont et ponceau. Cette situation, selon les ministres du désenclavement et des pistes rurales et des travaux publics, est « occasionnée par les pluies diluviennes de ces dernières années dues au changement climatique, et la croissance rapide du trafic de camions poids lourds ».
Il y a urgence, relève le Conseil, de rechercher des solutions à ce problème qui rend difficile voire impossible, l’accès des populations des zones concernées aux infrastructures, équipements et services socioéconomiques de base, ainsi qu’aux aux services agricoles.
Il faut rappeler que le gouvernement a inscrit au titre des priorités de sa feuille de route 2020-2025, un programme de réhabilitation et d’extension du réseau des pistes rurales avec pour ambition principale le désenclavement du milieu rural pour accélérer son développement économique et social.
Esaïe Edoh
A Lomé, l'Africa SME Champions Forum, dédié à l’accompagnement de la croissance des PME africaines et promu par le cabinet Afric Search de Didier Acouetey, a démarré, offrant ainsi deux jours de rencontres et d'échanges aux acteurs de l'économie et de la gestion publique, ainsi que du développement dans la capitale togolaise.
Plusieurs acteurs, entrepreneurs, membres du gouvernement et opérateurs économiques se rejoignent pour ce faire. Le gotha de la finance nationale et internationale, avec le représentant de la BOAD, Serge Ekué, le patron de la BADEA, Dr. Sidi Ould Tah, des ministères en charge de l'économie et des finances, de la promotion des investissements, du développement à la Base, ainsi que plusieurs représentants du gouvernement togolais, ont participé au lancement des travaux.

La rencontre internationale a été ouverte par Victoire Tomegah-Dogbe, Premier ministre du Togo. "Nous sommes souvent admiratifs des grands acteurs mondiaux de la logistique, de l'industrie, de l'agroalimentaire, de l'environnement ou encore des services digitaux. Mais nous devons nous rappeler que ces multinationales ont été de petites et moyennes entreprises avec quelques personnes, parfois de la même famille, avec peu de moyens, mais avec beaucoup d'innovation et de détermination à réussir."
La cheffe de gouvernement a également salué la tenue de cette rencontre à Lomé, à un moment où la capitale togolaise met les bouchées doubles pour se positionner comme pôle d’activités financières sous-régionales.
10 milliards FCFA de la BADEA pour les PME Togolaises

En marge de ce lancement, le Togo a conclu une convention de soutien avec la BADEA, comptant pour un appui de 10 milliards de FCFA au profit des PME togolaises, ainsi que 200 millions de FCFA pour un accompagnement. Un accord signé respectivement par Sani Yaya, ministre en charge de l'économie au Togo, et Dr Sidi Ould Tah, pour la BADEA.
Une seconde convention a également été signée, entre l’Africa Guarantee Fund, et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
À Lomé, la rencontre SME Forum se tient à quelques jours de la Semaine africaine de la microfinance et à quelques semaines de la deuxième édition de l'Africa Financial Industry Summit (AFIS).
Pour rappel, le Forum des champions des PME africaines existe depuis 2014, et est à sa juitième édition.
Ayi Renaud Dossavi
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Près d’un mois après avoir enregistré l’arrivée d’un nouveau ministre et le détachement du ministère de l’accès universel du portefeuille de la santé, le gouvernement, réuni en conseil des ministres, mercredi 4 octobre 2023, a marqué un tournant décisif dans le déploiement de l'Assurance Maladie Universelle (AMU), projet phare attendu pour le 1er janvier 2024. Sous l'égide du Président de la République, les ministres ont adopté une série de décrets structurants de ce régime d'assurance, dans une démarche visant à "garantir un accès élargi aux soins pour la population".
Instituée depuis octobre 2021, l'AMU devrait ainsi entrer dans une phase opérationnelle avec l'adoption de ces décrets. Ces derniers permettent à l'organisme de gestion de l'AMU, initialement confié à l’INAM, de disposer des instruments juridiques nécessaires pour amorcer efficacement la mise en œuvre de ce régime d'assurance, assure Lomé.
Le premier décret rendu, fixe le panier de soins de référence pour les salariés des secteurs public et privé. “La prise de ce décret permet d’assurer un accès équitable aux soins de santé essentiels aux différentes couches de la population à travers l’assurance maladie universelle”, a indiqué le gouvernement dans son communiqué. Trois catégories de bénéficiaires se dessinent : les agents publics et assimilés, les travailleurs du secteur privé, et les personnes vulnérables. Une option supplémentaire s'offre aux affiliés, avec la possibilité de souscrire à des paniers de soins complémentaires.
Dans un souci d'efficacité et de proximité, un autre décret encadre le cadre contractuel entre les organismes de gestion de l'AMU et les organismes gestionnaires délégués. Une délégation de compétences envisagée pour accroître l'efficacité des prestations et rapprocher les services des usagers.
Sur le volet financier, un décret important fixe les taux, montants et modalités de recouvrement des cotisations sociales. Il précise l'assiette et les taux des cotisations sociales, en tenant compte des particularités de chaque catégorie d'assujettis, précise l’exécutif togolais. Pour les personnes vulnérables, une contribution mensuelle forfaitaire sera proposée, dont le montant devrait être fixé ultérieurement, apprend-on.
Les défis
Cependant, la mise en œuvre de cette initiative se heurte à des défis majeurs. Selon diverses analyses, le Togo fait face à une pénurie de personnel médical qualifié et d’infrastructures sanitaires, bien que ces dernières années, le gouvernement se soit lancé dans un vaste programme de réhabilitation, d’équipement et de construction d’hôpitaux dans toutes les cinq régions du pays.
En 2022, plusieurs projets notables ont été lancés. Dans le cadre du projet Services de Santé Essentiels de Qualité pour la Couverture Sanitaire Universelle (SSEQCU), il est ainsi prévu la construction de 200 structures de soins de santé primaires, la réhabilitation de 300 autres, et l’équipement de 500 centres de soins de santé primaires. Ceci, en plus des initiatives déjà en cours comme la vaccination et la prise en charge des femmes enceintes (programme Wezou) et des écoliers (School Assur).
Et ce n’est pas tout. Un projet majeur vise la construction de centres modernes de soins Mère-Enfant dans les cinq régions sanitaires du Togo, grâce à un partenariat entre l'Institut national d'assurance maladie (INAM) et un partenaire privé. Sur le plan infrastructurel toujours, des projets de modernisation des CHR, et la construction d’un centre national de lutte contre le cancer sont également « dans le pipe », indiquent les autorités togolaises.
Mais, l'absence d'un registre social unique constitue une autre paire de manches. Certes, le gouvernement a récemment repris le projet d'un Régime Social Unique (RSU), qui vise à faciliter l'inclusion sociale, une étape préliminaire essentielle pour l'AMU, mais le recensement n’a toujours pas commencé. Le gouvernement a de fait annoncé que le lancement du recensement qui sera biométrique était prévu ce dernier trimestre. Actuellement, selon le Bureau international du travail (BIT), seule une fraction de la population, soit 23%, bénéficie d'une prestation de protection sociale, révélant un déficit d'inclusion à adresser.
Le financement de l’AMU représente également un autre écueil. Bien que la Banque Mondiale ait alloué 70 millions de dollars pour aider le Togo à étendre la couverture sanitaire, la mobilisation des ressources locales et internationales demeure cruciale. Un défi que le gouvernement compte prendre à bras-le-corps, en plus de la sensibilisation dans un pays où le taux de pénétration de l’assurance reste faible. “La réussite de l’accélération du processus de l’AMU dans notre pays nécessite la collaboration et l’implication de tous : acteurs sociaux, pouvoirs publics, citoyens et partenaires techniques et financiers du Togo”, souligne le relevé du conseil des ministres.
Fiacre E. Kakpo
L'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) veut renforcer l'économie numérique dans ses pays membres. Le Conseil des ministres de l’Union a en effet pris de nouvelles mesures, pour stimuler dans cet espace, le développement de l'économie numérique, a indiqué la BCEAO dans un communiqué de presse, la semaine écoulée.
Selon l'annonce, l’Union a adopté une directive qui vise à établir des principes et des conditions que les États membres devront respecter, ceci afin d’encourager l'adoption rapide des technologies numériques.
Les pays membres sont appelés notamment à promouvoir l'utilisation du numérique dans un délai de douze à dix-huit mois.
Dans le même temps, il a été décidé de créer le Comité des régulateurs nationaux du numérique, regroupant les autorités de régulation du secteur numérique des pays membres de l'UEMOA.
« Cette décision vise à créer un cadre plus large de concertation entre les autorités de régulation du numérique des Etats membres auprès de la Commission, pour améliorer la gouvernance dans le secteur de l'Économie numérique. », indique le Conseil des ministres de l’Union.
Pour sa part, le Togo mise de plus en plus sur l’économie numérique, comme levier de sa croissance. En plus d’avoir révisé sa loi sur les transactions électroniques, en juin dernier, le pays s’est doté de plusieurs structures pour renforcer sa sécurité notamment l’Agence nationale de la cybersécurité (Ancy), et accueilli en début d’année, le câble internet sous-marin de Google Equiano, le premier en Afrique de l’Ouest, devant renforcer à terme la connectivité du pays. Le Togo s’est du reste donné pour ambition de porter la contribution du numérique à 10 % de son PIB.