Togo First

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Au Togo, le tribunal militaire de Lomé est désormais opérationnel. La juridiction a officiellement lancé ses activités à Lomé, hier lundi 09 octobre, lors d'un atelier de sensibilisation qui a rassemblé des représentants des différents corps des forces armées togolaises et d'autres acteurs concernés.

Cette rencontre visait à clarifier la nature des infractions relevant des compétences des tribunaux militaires, à définir les conditions dans lesquelles le tribunal militaire peut être saisi, a expliqué le Colonel Akobi Messan, procureur général près la cour d'appel militaire, soulignant ainsi l'importance de cet atelier.

Il s’agit notamment de préciser les fonctions de siège, qui seront assurées par des magistrats civils et militaires, ainsi que des assesseurs militaires de différents grades, tandis que les fonctions d'instruction et de poursuites seront exclusivement réservées aux magistrats militaires. Pour le ministre de la Justice, Pius Agbetomey, l’idée via cette initiative est de garantir aux militaires togolais la jouissance des mêmes droits et devoirs que les civils.

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« Nous avons à bâtir la justice qui est rendue au nom du peuple togolais. Avec l'avènement de la justice militaire, le Togolais saura que le militaire est un frère, le militaire jouit des mêmes droits et des mêmes obligations que lui, et que le militaire aussi est soumis à la loi. », a indiqué le Garde des Sceaux. Et d’ajouter : « Les juridictions militaires sont conçues pour être animées non seulement par les magistrats de l'ordre civil, mais aussi par les magistrats purs ou moins militaires formés à cet effet. » 

Cette opérationnalisation fait suite à la nomination de huit magistrats spécialisés pour ce tribunal, par un décret présidentiel, le 24 avril 2023, en appui aux corps déjà existants, pour siéger au Tribunal militaire à la Cour d’appel militaire.

Au Togo, la toute nouvelle ministre de la promotion de l’investissement, Manuella Santos, a tenu une réunion de travail avec une délégation de la prestigieuse banque d'affaires chinoise CICC (China International Capital Corporation Limited). La délégation était dirigée par l'un de ses hauts responsables, Yan Changsheng, et SEM Chao Weidong, l'ambassadeur de la République Populaire de Chine près du Togo.

Lors de ces échanges, la ministre Santos a mis en avant la perspective de retombées intéressantes pour le secteur privé togolais, qui pourraient découler de partenariats "gagnant-gagnant" avec des investisseurs chinois et à travers des structures financières innovantes.

Selon la ministre, la rencontre visait à renforcer la coopération économique entre le Togo et la Chine, en encourageant les investissements et la création de partenariats stratégiques.

Pour Lomé, cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts continus par le pays pour attirer des investissements étrangers, stimuler la croissance économique et promouvoir le développement du secteur privé.

Rappelons que la CICC est l’une des multinationales chinoises les plus puissantes du monde, dans les domaines de gestion d'investissements et de services financiers. Fondée en 1995 sous forme de joint-venture avec l'État, la société est active dans les services de banque d'investissement, de valeurs mobilières et de gestion d'investissements aux entreprises, aux institutions et aux particuliers. Elle avait plus de 96 milliards d'actifs sous gestion à fin 2022.

Au Togo, la Société Générale de Micro & Méso Finance (SOGEMEF) a accordé 30 milliards FCFA de crédits à sa clientèle depuis 2017, année où elle a débuté ses activités dans le pays. En 2021, elle avait annoncé un volume total de crédits de 15 milliards FCFA distribués. En deux ans, elle a ainsi doublé son volume de crédits.

Ces données communiquées par la directrice générale par intérim de la structure, Zankou Abla Mawussé, en milieu de semaine dernière lors de l’inauguration officielle de son agence de Kara, résultent du bilan de la société sur la période.

Les crédits ont été alloués à des opérateurs économiques évoluant dans des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le commerce, l’hôtellerie, le tourisme et les bâtiments et travaux publics.

La première structure de mésofinance au Togo revendique également un portefeuille clients de plus de 17 000 membres. Elle attribue son développement à de “solides partenariats” noués avec l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement (ANPGF), le Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques (MIFA) et le Fonds d’appui à l'employabilité des jeunes (FAIEJ).

Esaïe Edoh 

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Depuis 2017, la SOGEMEF a accordé 15 milliards FCFA de crédits au Togo

Les autorités togolaises et la délégation de l’Union européenne (UE) au Togo ont tenu le lundi 9 octobre 2023, leur deuxième dialogue à Lomé. C’était un cadre pour les deux parties de plancher sur l’organisation des futures échéances électorales que prépare le Togo ainsi que la lutte contre le terrorisme dans le pays.

 Alors que les différents acteurs impliqués dans l’organisation des futures élections s’activent, l’UE a encouragé la tenue d’un scrutin inclusif et apaisé. « Sur le sujet relatif à la préparation des prochaines élections législatives et régionales au Togo, la partie européenne a pris note des efforts du gouvernement togolais dans la poursuite d’un processus électoral inclusif, transparent et pacifique », souligne le communiqué sanctionnant la rencontre.

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Sur les questions de lutte contre le terrorisme dans la zone septentrionale, le pays peut toujours compter sur le soutien notamment financier de l’UE. En effet, l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo Joaquin Tasso Vilallonga a promis la poursuite de l’appui de l’UE au Togo pour précisément réaliser ses projets et programmes comme celui d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS).

Également au cours de cette rencontre périodique conformément à l’accord de partenariat entre l’organisation des Etats d’Afrique, des caraïbes et du pacifique et l’Union Européenne (OEACP-UE), les deux parties ont aussi abordé les questions de  droits de l’homme et de la bonne gouvernance, les progrès enregistrés dans la mise en œuvre des recommandations faites lors de l’Examen périodique universel du Togo en 2022 ; le soutien aux efforts de paix de la CEDEAO ainsi que la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel et au pouvoir civil dans les plus brefs délais dans les pays sous régime putschiste.

Esaïe Edoh

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T) veut appuyer la digitalisation des entreprises togolaises. L'institution a lancé à cet effet, lundi 09 octobre 2023, le programme Lon' Kelew (“la lumière éclaire”) pour former une dizaine d'informaticiens consultants, qui seront à leur tour déployées dans une cinquantaine de PME togolaises, sur un an, afin de les aider à digitaliser leurs activités.

L'initiative « vise à accompagner les très petites et moyennes entreprises dans leur transformation digitale », explique Nathalie Bitho, présidente de la délégation spéciale de la Chambre du Commerce et d’industrie du Togo.

Les formations, qui dans les faits ont démarré depuis le 25 avril dernier, sont appuyées par l'Union européenne via l’AFD et Expertise France, ont été présentées au public hier lundi 09 octobre 2023. Au sortir de ces travaux, 10 consultants juniors seront retenus, pour être déployés dans les PME.

Ces consultants, qui sont de jeunes informaticiens sélectionnés après candidature, sont formés au programme ODOO, un Progiciel de gestion intégré qui permet à l' entreprise de gérer des fonctions essentielles telles que  la gestion des commandes, des stocks, les ventes, les relations clients.

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« Les cinquante entreprises sélectionnées l’ont été sur la base de leur capacité à la transformation numérique, des services ciblés en fonction de leurs besoins en termes de digitalisation. », ajoute la représentante. « Ces services seront offerts par de jeunes experts encadrés par un consultant senior, qui auront donc à implémenter des solutions adaptées aux besoins ciblés et à accompagner quotidiennement les entreprises dans leur processus de digitalisation. »

Pour la CCI-T, les activités du projet ont été conçues en fonction des beoins exprimés par les entreprises en ce qui concerne la digitalisation. 

Au Togo, la célébration du mois du “consommer local” a débuté officiellement ce lundi 9 octobre 2023. Le ton de cette édition, la 4ème, a été donné par la ministre du commerce et de la consommation locale, Rose Mivedor.

Le 4ème chapitre de cette initiative consacrée aux produits locaux, sera essentiellement axé sur la recherche des « stratégies pour stimuler la consommation des biens et services locaux ». Cette nouvelle édition principalement marquée par des panels de discussion, autour du thème central, et sur les questions liées à la qualité des produits, à leur certification, ainsi que sur l'impact des laboratoires d'analyses sur la compétitivité des produits et services locaux.

Seront organisées également sur l'ensemble du territoire, des expositions-ventes, mettant en avant le "Made in Togo" sans oublier des visites d'entreprises et des campagnes médiatiques encourageant la promotion des biens et services locaux.

Cette édition sera aussi une opportunité pour les parties prenantes de dresser un bilan des éditions précédentes et de définir de nouvelles stratégies visant à renforcer la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés nationaux et internationaux.

Selon la ministre chargée de la consommation locale, les trois premières éditions ont permis d’enregistrer des retombées bénéfiques pour tous les acteurs de la chaîne de consommation locale notamment les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs.

« Ces trois premières éditions ont permis l’augmentation de près de 40% du chiffre d’affaires et le renforcement des effectifs dans le secteur des cosmétiques, de l’habillement et de l’agroalimentaire. Ces éditions ont également été l’occasion pour le gouvernement et les acteurs de se rendre à l’évidence des principaux besoins et défis des promoteurs et des consommateurs en termes de traçabilité des produits, de qualité et de normes », a rapporté Rose Mivedor,

Notons que cet événement est en ligne avec la décision prise par les ministres chargés du commerce des Etats membres de l’UEMOA en octobre 2019, de réorienter les modes de consommation afin de valoriser les nationaux, à travers la transformation des produits et services locaux.

Esaïe Edoh

Le Togo a entamé le 05 octobre 2023, une série de rencontres préparatoires de sa participation à la 28ème conférence des parties sur les changements climatiques (COP28). Elles sont axées sur les stratégies à développer pour mobiliser le financement lors de la conférence, pour financer des projets relatifs à l’environnement.

Cette année, indique-t-on, les projets du Togo à présenter à cette rencontre sur le climat, visent la promotion de « l’agriculture durable et d’une économie résiliente au changement climatique et à faible émission de Co2 ».

Au total, 23 projets sont déjà soumis à la direction de l’environnement, qui va sélectionner les plus bancables et identifier ensuite les potentiels partenaires financiers.

Lors de la dernière Conférence, COP27 en Egypte, le Togo à l’image de plusieurs pays, n’avait pas trouvé pleine satisfaction à ses attentes et préoccupations. Le pays avait principalement défendu ses actions et projets en faveur de la lutte contre les changements climatiques, principalement dans les domaines de l’énergie, le transport, l’eau et l’agriculture. 

Il avait aussi participé aux échanges relatifs à l'effectivité de l’accord de financement sur les 100 milliards de dollars par an, que les pays riches se sont engagés à mobiliser en soutien aux Etats les moins avancés et insulaires afin de leur permettre de s'adapter aux effets du dérèglement climatique ou de les atténuer.

Notons que la Cop28 est prévue à Dubaï, aux Émirats arabes unis, du 30 novembre au 12 décembre 2023.

Esaïe Edoh

La semaine dernière, le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, a reçu Josiane Kwenda, la nouvelle représentante régionale de la Société financière internationale (SFI). Leur première rencontre, depuis.

Lors de cette réunion, la toute première depuis la nomination de la nouvelle représentante, il y a quelques mois, les discussions ont porté sur l'engagement de la SFI au Togo, branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Elles ont également permis d’examiner les priorités du gouvernement en matière de développement et de modernisation du pays dans divers secteurs.

Au sortir de la rencontre, Josiane Kwenda a souligné que les sujets abordés incluaient des questions cruciales telles que l'électricité, l'eau et l'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI) en vue de stimuler le développement du secteur privé togolais.

Notons que Josiane Kwenda représente la SFI dans trois autres pays de la sous-région : la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Bénin.

La SFI est présente au Togo depuis 2019 et dispose actuellement d'un portefeuille évalué à 450 millions de FCFA, principalement dédié au financement des PME/PMI.

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SFI : Josiane Kwenda, nouvelle représentante régionale pour le Togo et trois autres pays

Au Togo, la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) devrait bientôt renforcer son action pour réduire son empreinte écologique, en traçant plus efficacement ses émissions de carbone. 

En effet, ARISE IIP, un acteur majeur dans le développement de parcs industriels en Afrique et opérateur de la PIA, vient de conclure un partenariat stratégique avec l'entreprise française Crystalchain, une entreprise reconnue pour son expertise en matière de traçabilité depuis 2016. 

L'opérateur de plateforme industrielle a réalisé une acquisition de parts à hauteur de 17,6 % en vue de renforcer la traçabilité au sein des écosystèmes industriels et de lutter contre le changement climatique, indique-t-il dans un communiqué ce lundi 09 octobre 2023.

« Grâce à cette nouvelle initiative, ARISE IIP s'engage à poursuivre l'adoption de solutions innovantes pour contrôler et évaluer l'impact environnemental de ses chaînes d'approvisionnement. », précise l'opérateur. 

Dans la foulée, on annonce l'intention de déployer la solution dans les différents pays où ARISE IIP gère des plateformes industrielles, notamment au Togo (pour les filières soja, sésame et coton). La société est également active au Bénin (coton, cajou et soja), au Gabon (bois), en Côte d'Ivoire (cajou), en République du Congo (bois), au Nigeria (produits agricoles) et au Tchad (viande), notamment.

« Chez ARISE IIP, nous sommes profondément engagés dans la recherche d'un équilibre entre le développement économique et la lutte contre le changement climatique », a commenté Gagan Gupta, fondateur et directeur général d'ARISE IIP, dans le cadre de cette acquisition. 

Au Togo, la loi de finances exercice 2023 a été rectifiée en fin de semaine dernière par la représentation nationale, à la demande de l’exécutif. Le budget national initialement fixé à 1.957,9 milliards de FCFA, s’équilibre désormais en recettes et en dépenses à 1.975,5 milliards de FCFA.

Avec la loi de finances rectificative, les recettes budgétaires passent de 1.187,2 milliards FCFA dans le budget initial à 1.204,1 milliards FCFA, correspondant à une légère hausse de 1,4%. Les dépenses budgétaires, quant à elles, ont augmenté de 17,6 milliards de francs CFA, soit une croissance de 1,1%, pour s’établir à 1.572,3 milliards de francs CFA contre 1.554,7 milliards de francs CFA dans le budget initial.

Cette rectification, selon l’exécutif, s’impose en raison de la conjoncture internationale, régionale et nationale marquée notamment par la résurgence de l’épidémie de Covid-19 en Chine et la guerre entre la Russie et l’Ukraine ainsi que le resserrement des politiques monétaires de toutes les banques Centrales.

Grâce à cette revue des prévisions budgétaires, l’exécutif pourra « poursuivre et renforcer les efforts engagés sur le plan sécuritaire », selon le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya.

L’argentier du gouvernement a également soutenu que « le vote de cette loi de finances rectificative par les élus du peuple donne au gouvernement les moyens de poursuivre son plan d’actions, notamment les réformes structurelles et l’amélioration du climat des affaires ».

Ce réajustement budgétaire, selon le gouvernement, permettra également la réalisation des travaux de construction de ponts, d’un grand centre de cancérologie et la réhabilitation des centres hospitaliers universitaires.

Esaïe Edoh 

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