L'Agence Nationale d'Appui au Développement à la Base (ANADEB), bras opérationnel du projet Filets sociaux de Base, organise ces derniers jours (depuis le 22 juin dernier), des séances de validation communautaire de la liste des bénéficiaires, dans les 35 quartiers du District Autonome du Grand-Lomé ciblés par la phase additionnelle du projet. La ministre en charge du Développement à la base, Myriam Doussou-d’Almeida, était sur le terrain en début de semaine, dans les cantons d’Adamavo, de Togblécopé et d’Agoè-Nyivé, pour constater le bon déroulement des opérations.
« Sur le site de Ziliadji, sur plus de 3000 ménages enquêtés, 1150 ont été validés et vont bénéficier de 90 000 FCFA pour leur permettre de faire face à leurs besoins d’alimentation, de soins et d’éducation », a confié Mme Katanga. « Avec ces fonds, certains ménages vont pouvoir réaliser des activités génératrices de revenus. Après cette étape, suivra celle de l’enrôlement des bénéficiaires sur les réseaux de Togocom et de Moov, pour ceux qui ont des cartes SIM en leur nom. Ceux qui ne disposent pas de SIM, pourront utiliser leurs cartes d’électeurs valides de 2018, 2019 et 2020 pour se faire enregistrer sur la plateforme Novissi, en vue de recevoir les transferts monétaires », poursuit-t-elle.
Pour rappel, cette phase additionnelle du programme FSB, vise à prendre en compte en tout, 125 000 ménages, dont 98 750 en milieu rural et 26 250 en zone urbaine. L’initiative est financée à hauteur de 18,92 milliards de FCFA par plusieurs acteurs, dont la Banque Mondiale, l'Agence Française de Développement et l'État togolais. La Banque mondiale vient d'annoncer, le vendredi 23 juin dernier, justement qu'elle injectera 100 millions de dollars dans le domaine de la protection sociale au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo peut désormais ratifier la Charte constitutive de l'Organisation de Coopération Educative (OCE), une structure intergouvernementale internationale formée par les pays du Sud, et axée sur l'accès équitable aux ressources éducatives. L'Assemblée nationale togolaise a en effet voté en faveur de cette ratification lors de sa 5e séance plénière de la 1ère session ordinaire de l'année 2023. Cette Charte a été adoptée le 29 janvier 2020 à Djibouti lors du 3e Sommet mondial de l'éducation équilibrée et inclusive (IIIe Forum BIE 2030).
« Le vote de ce projet de loi constitue une arme de construction massive du gouvernement au profit des citoyens. », a indiqué Dodzi Kokoroko, ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique et de l'Artisanat, présent à l’hémicycle au cours de la session parlementaire
Pour le pays, qui est par ailleurs membre fondateur de l'organisation, il s'agit de bénéficier notamment d'une assistance technique et financière dans le domaine de l'éducation. Cela renforcera les capacités des acteurs de l'éducation et facilitera la mobilisation des ressources nécessaires pour relever les défis éducatifs du pays.
Basée à Addis-Abeba, l'OCE vise à promouvoir la coopération technique et financière pour soutenir les réformes éducatives au sein de ses pays membres. L'organisation souhaite renforcer les systèmes éducatifs afin qu'ils soient plus efficaces et contribuent au développement national en luttant contre les inégalités et en évitant la reproduction des mécanismes d'exclusion.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo et la République Centrafricaine envisagent la création d’une commission mixte de coopération pour renforcer leurs relations dans divers domaines. Ce projet a été évoqué le mardi 27 juin 2023, a l’occasion d’une visite de travail à Lomé de Faustin-Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine chez son homologue togolais Faure Gnassingbé.
La mise en place de cette commission devrait permettre aux deux pays de matérialiser leur ambition de renforcement des partenariats aux plans économique, commercial, militaire, sécuritaire et de la formation.
Les bases de cette commission mixte, indique-t-on, seront posées par les collaborateurs des deux dirigeants qui ont été « instruits » d’’intensifier les échanges pour la mise en place d’un cadre juridique de coopération.
La création de cette commission pourrait concrétiser l’engagement des deux Etats, pris par leurs diplomates Robert Dussey et Sylvie Baïpo-Témon en avril dernier, d’affermir leur coopération bilatérale.
Au-delà de la consolidation de leurs liens, les deux nations se sont engagées à œuvrer pour la réalisation des objectifs de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).
Faure Gnassingbé et Faustin-Archange Touadera ont aussi appelé à la cessation définitive des combats au Soudan et à l’instauration d’une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, en collaboration avec l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE), a partagé avec les opérateurs économiques du pays, les opportunités d’affaires liées aux mécanismes de carbone. C’était lors d’une rencontre d’échanges organisée le mardi 27 Juin 2023 à Lomé.
Concrètement, au cours de cette rencontre, les opérateurs ont découvert les différentes convenances d’affaires qu’offrent les activités d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et les nouvelles dispositions réglementaires qui les encadrent au Togo. Les activités éligibles à ces mécanismes et les procédures de mise en œuvre des outils de carbone au niveau national ont été également partagées avec les hommes d'affaires.
Selon le ministère en charge de l’environnement, les activités éligibles aux mécanismes de carbone notamment la promotion de l’électrification par des systèmes solaires photovoltaïques, la promotion de gaz et de pétrole liquéfiés en milieu urbain et rural, ainsi que l’amélioration et la promotion des modes de transport sobres en carbone, sont une opportunité pour les investisseurs.
La tenue de la rencontre fait suite à l’adoption en mars 2023 du décret relatif aux mécanismes de carbone, qui définit les règles d’homologation des projets à fort potentiel d’atténuation des émissions des gaz à effet de serre, ainsi que celles relatives au partage des bénéfices résultant de la commercialisation des crédits carbone.
Elle est également organisée conformément à l’engagement du pays de mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat qui vise à organiser la riposte mondiale contre la menace des changements climatiques.
Esaïe Edoh
Ayant surmonté les défis initiaux de sa mise en service, le Port sec d'Adétikopé, inauguré en 2021, semble progressivement affirmer son rôle dans le paysage logistique togolais. Doté d'une capacité de stockage notable de 12 500 EVP (équivalent vingt pieds), l’infrastructure logistique a accueilli 7 339 conteneurs et 6 364 camions en 2022, alors que 6 607 conteneurs et 5 058 camions ont quitté le site, selon les informations obtenues par Togo First.
Point stratégique pour le transfert de marchandises vers les pays enclavés de l'Hinterland, tels que le Burkina Faso, le Niger et le Mali, le Port sec d'Adétikopé apparaît comme un nœud important pour alléger la charge du Port autonome de Lomé, et potentiellement améliorer la fluidité de son trafic.
Ces premiers chiffres, ceux de l'année 2022, suggèrent d’ailleurs que cette plateforme intermodale pourrait être un acteur clé pour soutenir la vision du Togo de devenir un hub logistique régional d'importance.
Situé à 27 km au nord de Lomé dans l’enceinte de la Plateforme industrielle d’Adétikopé, le port sec est connecté à une zone de stationnement réservée aux véhicules de transport arrivant et partant du Port autonome de Lomé, des frontières douanières et des zones économiques du Togo.
Ce nouveau hub logistique, avec sa capacité de stockage notable, est censé servir de plateforme de manutention et de transit pour les marchandises en provenance du Port de Lomé en pleine croissance.
Fiacre E. Kakpo
Lors de la célébration anticipée du 247e anniversaire de l'indépendance des États-Unis à Lomé, le 27 juin 2023, l'ambassadrice américaine au Togo, Elizabeth Fitzsimmons, a annoncé deux nouveaux investissements significatifs en faveur du Togo.
Le premier de ces investissements, d'une valeur de 3 millions $, sera attribué à des organisations locales qui combattent l'insécurité alimentaire dans le nord du Togo. « Nous sommes heureux d'annoncer la mise à disposition de trois millions de dollars, pour aider à lutter contre l'insécurité alimentaire dans le nord du Togo », a déclaré Fitzsimmons.
Le second investissement, d'un montant d'un million de dollars, sera octroyé à la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées. « Notre objectif est de renforcer la résilience des jeunes et des femmes en situation de handicap, de contribuer à l’inclusion et à l’adaptation de cette cible face au changement climatique », a précisé l'ambassadrice.
Cette annonce a été faite en présence de plusieurs personnalités politiques togolaises, notamment Cina Lawson, Ministre de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale, Komla Dodzi Kokoroko, ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique et de l'Artisanat, ainsi que Myriam Dossou, Ministre du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes.
Faisant le bilan des actions menées par les États-Unis au Togo au cours de l'année écoulée, l'ambassadrice Fitzsimmons s’est réjouie de ce que la Millennium Challenge Corporation (MCC) était sur le point d’accorder au Togo, un programme Compact pour renforcer les secteurs du numérique et de l'électricité, à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars.
Elle a également fait état des partenariats solides établis entre les forces armées des deux pays, et annoncé que depuis avril, le Togo a été admis à l'initiative présidentielle américaine de lutte contre le paludisme, « qui fournira des ressources indispensables aux personnes les plus vulnérables du pays, à hauteur de 12 millions de dollars. »
Enfin, l'ambassadrice a révélé que plusieurs universités américaines manifestaient un intérêt croissant pour établir des partenariats avec des institutions d'enseignement supérieur togolaises, dans un esprit de partage universel de la connaissance.
Pour la diplomate américaine, ces nouveaux investissements démontrent l'engagement continu des États-Unis envers le Togo.
Fiacre E. Kakpo
La commune Golfe 5 (dans le grand Lomé) a validé mardi 27 juin 2023 à Lomé, son Plan de Développement Communal (PDC). Assorti d’un budget de 3,4 milliards FCFA, ce plan devrait être exécuté sur les cinq prochaines années.
Le document a été validé lors d’une rencontre, par les élus locaux ainsi que les forces vives de la municipalité. Les actions prévues dans le document sont orientées vers le social, l’économie et la culture entre autres, en vue d’un développement harmonieux.
Pour mobiliser les fonds nécessaires à la réalisation des ambitions de cette commune, le maire, Kossi Aboka, compte principalement sur la population locale.
« L’exécution de ce plan fait ainsi appel à la participation de toutes les parties prenantes de développement de notre commune en l’occurrence le conseil municipal, l’administration communale, les partenaires techniques et financiers, la diaspora et le secteur privé intervenant dans l’espace communal. C’est dire que la volonté et le travail sont les indispensables clés de réussite de ce plan de développement », a souligné l’autorité communale.
Notons que le PDC est un document qui définit la stratégie de développement des communes. Il comprend les lignes directrices de la commune concernant tous les aspects du développement communal, tels que le logement et la démographie, l’économie et l’emploi, l’environnement, la mobilité, les équipements, la politique sociale, le commerce, le tourisme, la culture, etc.
Les 117 communes du Togo sont censées l’élaborer et l’adopter en vue d’une meilleure gouvernance communale.
Esaïe Edoh
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Une délégation de parlementaires togolais participe à la 43e session de l'Assemblée parlementaire paritaire Afrique Caraïbes et Pacifique Union Européenne ACP-UE (APP) à Bruxelles. L'événement, qui a débuté le 24 juin pour se conclure ce mercredi 28 juin, réunit des parlementaires des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ainsi que du Parlement européen pour discuter de questions d'intérêt commun.

La délégation togolaise, indique l’Assemblée nationale, est composée de Mémounatou Ibrahima, 2e vice-présidente de l'Assemblée nationale, Abira Bonfoh, 1er questeur et Gerry Taama, Président du groupe parlementaire NET-PDP.
La rencontre internationale aborde notamment des sujets stratégiques tels que les matières premières critiques, la transition énergétique, le changement climatique, les menaces hybrides et la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.
En marge des débats, des rencontres avec la Commission européenne, le Conseil de l'UE et le Conseil ACP, sont prévues. Des réunions, des fora de la jeunesse et un débat sur le rôle de la politique dans la lutte contre les déchets ont également eu lieu en prélude à cette session.
L'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE est une institution démocratique qui réunit des parlementaires des États ACP et du Parlement européen. Conformément à l'accord de Cotonou, ces représentants se réunissent en session plénière deux fois par an pour une semaine, afin de promouvoir le dialogue et la coopération entre les deux régions.
Pour rappel, ces travaux ont lieu six mois après les discussions de Lomé, lors des dialogues de partenariat entre le Togo et l'Union européenne (UE), en novembre 2022, dans le cadre du nouvel Accord de partenariat entre l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l'Union européenne (OEACP-UE), abordant des sujets d'ordre national et international.
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Le Togo vient de réviser sa loi sur les transactions électroniques. C'était mardi 27 juin 2023, lors de la cinquième séance plénière de la première session ordinaire de l'Assemblée nationale. Cette initiative, indique-t-on, vise à adapter la réglementation en vigueur aux nouveaux enjeux et défis posés par les transactions électroniques.
L'objectif de cette mise à jour, par l’adoption d’un nouveau projet de loi, est de favoriser un environnement propice au développement du commerce électronique et à la confiance des consommateurs dans les transactions en ligne, selon le parlement togolais.
L’initiative veut s’inscrire ainsi dans le contexte de l'évolution rapide de la technologie et de la digitalisation croissante de l'économie mondiale, et vient ponctuer les dernières réformes du pays en matière de TIC.
6% de transactions électroniques au Togo

Si le commerce électronique concerne encore peu de citoyens (estimé à 6% selon des données de 2019), le secteur reste néanmoins en pleine croissance, notamment grâce au développement du mobile money.
« Ce projet de loi garantit une digitalisation inclusive, sécurisée et rapide au service du développement socioéconomique. », selon l'Assemblée. « Les autres mérites de la loi, incluent le renforcement des règles relatives à la copie électronique et à la conservation de la signature électronique qualifiée, la réglementation du cachet électronique et du coffre-fort numérique, ainsi que l'accroissement des obligations pesant sur les prestataires de services de confiance en cas de manquement. », poursuit-on.
Cina Lawson, ministre de l'économie numérique et de la transformation digitale, présente lors de ces travaux parlementaires, a félicité le vote du projet de loi, relevant qu'il vise à instaurer la confiance numérique, à encourager l'utilisation accrue des technologies de l'information et de la communication, et constitue un pas de plus vers la modernisation et la transformation digitale du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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La cheffe du gouvernement togolais, Victoire Dogbé et l’ambassadrice du Royaume-Uni au Togo, Harriet Thompson, ont échangé lundi 26 juin 2023, sur le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS). Concrètement, les deux parties ont évoqué la contribution financière et militaire britannique à ce projet.

Selon la diplomate, les entreprises britanniques pourraient investir dans la réalisation de ce projet notamment dans les domaines de l’eau et de l’énergie. « Nous avons aussi discuté de comment nos forces de sécurité peuvent travailler avec les forces togolaises pour augmenter leur capacité à combattre les menaces du terrorisme au nord du pays », a indiqué Harriet Thompson.

Ce programme lancé en 2022 pour renforcer la résilience des populations de la région des Savanes qui subissent de fortes pressions sécuritaires dues à des incursions terroristes depuis novembre 2021, nécessite selon le gouvernement, une enveloppe globale de 200 milliards FCFA.
En février dernier, l’exécutif avait évalué à 150 milliards FCFA, le cumul des ressources déjà mobilisées auprès des partenaires techniques et financiers (PTF) en faveur du programme.
Le gouvernement soutient également qu’en 2022, 50 milliards FCFA ont été engagés et ont permis d’améliorer de 15 à 20% le réseau de pistes rurales, d’offrir à 80 000 personnes, l’accès à l’eau potable et à 15 000 ménages supplémentaires, de l’électricité.
Notons que cette rencontre d’échanges avec la délégation britannique intervient dans le cadre de l’établissement des liens de coopération du Togo avec les Etats membres du Commonwealth.
Esaïe Edoh