Togo First

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Au Togo, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Komla Dodzi Kokoroko, a annoncé le vendredi 15 septembre 2023, l’enseignement de l’anglais dès le préscolaire et le primaire via un communiqué. Cette discipline sera intégrée dès la prochaine rentrée scolaire prévue le 25 septembre 2023.

« Le démarrage de la phase pilote de l’introduction de l’anglais au préscolaire et au primaire aura lieu dès la rentrée scolaire 2023-2024 dans certaines écoles sélectionnées, en se concentrant uniquement sur le sous-cycle du Cours Préparatoire (CP). Les autres sous-cycles seront progressivement intégrés dans les années à venir », précise le communiqué.

Selon le ministère chargé de l’éducation nationale, la démarche est en accord avec la vision gouvernementale de préparer les jeunes élèves à développer des compétences linguistiques et communicationnelles en anglais.

L’initiative fait également suite à l’entrée du Togo dans le Commonwealth en juin 2022.

Notons que dans le cadre de cette initiative pédagogique, une commission de pilotage a travaillé sur la mise à disposition de divers outils, comprenant des supports pédagogiques physiques et numériques, des enregistrements audios, des vidéos, des guides, des manuels et des tutoriels de scénarisation.

Esaïe Edoh

"Je travaillerai sans relâche à promouvoir l’information de nos concitoyens, à renforcer la pédagogie de l’action gouvernementale, à structurer le paysage médiatique pour une communication dynamique, innovante et transparente au service de la nation".  Prononcées le 13 septembre dernier lors de sa prise de fonction, ces paroles dessinent les contours de la nouvelle dynamique que Yawa Kouigan entend insuffler à la communication gouvernementale. 

Nommée le 8 septembre en remplacement d'Akodah Ayewouadan, qui est alors cette personnalité, déjà très active sur les plateformes sociales et ancrée dans le dispositif de communication gouvernementale, qui prend les rênes du Ministère de la Communication et des Médias ?

Du privé à la politique 

Née en novembre 1979, Florence Yawa Ahofa Kouigan arbore un parcours multidisciplinaire qui l'a conduite de l'université aux bancs du secteur privé, en passant par la justice et enfin, la sphère politique.

À la fin des années 90, après une maîtrise en droit privé, spécialisation en droit des affaires à l’Université du Bénin (devenue Université de Lomé), Kouigan intègre Ecobank comme Conseillère juridique. Un baptême dans le secteur privé qui enrichira son CV d'expériences en Business et Corporate Communications.

Mais c'est à partir de 2007 que sa trajectoire prend un virage décisif. Juriste, elle délaisse peu à peu les textes législatifs pour se focaliser sur l'encre des bulletins de vote. En 2010, elle devient assistante de coordination de la mission d'observation électorale de l'Union européenne. Ce rôle fait d'elle peu à peu une figure importante des cercles électoraux togolais.

Sept ans plus tard, elle est élue membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Un choix qui soulève des critiques de l’opposition, vu sa proximité déclarée avec le parti Unir, dont elle est membre depuis 2012. Mais Kouigan fait fi des controverses et prend en main la communication de la CENI lors des élections législatives de 2018.

De cette expérience au sein de la CENI, Yawa Kouigan sort renforcée et décide d'élargir son spectre d'actions. 

Particulièrement engagée sur les réseaux sociaux comme Twitter, où elle met en avant les jeunes talents et initiatives valorisant le Togo, Yawa Kouigan a su conjuguer cette présence numérique avec un rôle institutionnel. Depuis 2011, elle était déjà un acteur clé de la communication au sein du cabinet présidentiel. Sa montée en responsabilités se concrétise en 2019, lorsqu'elle devient Directrice adjointe de l'information et de la communication de la Présidence, aux côtés de Toba Tanama.

Cette même année, Yawa Kouigan marque un autre jalon dans sa carrière : elle devient maire d'Atakpamé et, par la suite - un an plus tard - présidente de la Faîtière des communes du Togo (FCT), première femme à occuper ce poste. C'est un double coup d'éclat qui lui donne une stature nationale, puis régionale. Car le 22 août dernier à Abidjan, l’édile de la ville aux sept collines est élue Vice-présidente du Conseil des Collectivités Territoriales de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CCT-UEMOA).

Très engagée dans les initiatives de jeunes, notamment, Yawa Kouigan prend en octobre 2021, la tête  d’Ifodje Football Club d'Atakpamé, reprenant le flambeau du député d'UNIR Michel Amétodji, avec à ses côtés Akodah Ayewouadan, son désormais prédécesseur au portefeuille de la communication et médias, également natif de l’Ogou 1.  

Mosaïques de défis 

Dans le paysage en mutation de la communication togolaise, Yawa Kouigan prend la tête d’un ministère qui se trouve à un carrefour d'enjeux. D'une part, la nouvelle ministre devra faire face à l'ardente question de la désinformation, un défi qui nécessite de jongler habilement entre la régulation et la sauvegarde de la liberté d'expression. D'autre part, le contexte régional ajoute une pression supplémentaire pour le maintien ou même l'amélioration des normes de liberté de la presse — des valeurs particulièrement précaires dans la région. Un domaine dans lequel le Togo a fait des progrès ces dernières années, selon Reporter sans frontières (RSF).

À l'ère numérique, la question brûlante de la régulation des médias sociaux et des plateformes en ligne est une autre paire de manches. Ce sont des domaines où les choix politiques s'annoncent particulièrement délicats et auront des répercussions bien au-delà des frontières nationales.

Au-delà de cet ensemble déjà vaste de défis à relever, Yawa Kouigan doit également prendre en main la délicate question de la presse locale. Sur son bureau, attendent des dossiers chauds : les prochaines élections au sein de la Haac, des réformes visant à professionnaliser le secteur de la presse, l’effectivité de la création de sociétés de presse, ainsi que la modernisation de la TVT et son administration, de même que les radios régionales. S'ajoutent à cela le basculement vers la TNT, projet sur lequel le Togo accuse déjà du retard et la relecture pressante du code de la presse pour intégrer les nouveaux médias, exigée par les acteurs du secteur et les ONG spécialisées sur les questions de Droits de l’Homme. 

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les consommateurs se sont vus confrontés à une pénurie d’essence depuis hier dimanche 2023, et à des difficultés d’approvisionnement en carburant dans les stations d’essence.

Cette situation est due à “un retard dans la livraison des produits pétroliers”, selon une récente mise au point du ministère chargé du commerce, ce qui a entraîné “des difficultés d’approvisionnement dans certaines stations-services”. 

Si l’autorité publique ne donne pas plus de détail sur les tenants et les aboutissants de cette pénurie, elle indique néanmoins que “les dispositions ont été prises” pour un retour à la normal dès ce e lundi 18 septembre 2023.

“toute surenchère formellement interdite”

On ajoute du reste que les prix habituels n’ont connu aucun changement. Toute surenchère est formellement interdite. Une sortie publique qui intervient alors que la pénurie a fait circuler, notamment sur les réseaux sociaux, des rumeurs de hausse prochaine des produits pétroliers. 

Il faut relever que tout ceci survient dans un contexte global marqué par une forte envolée du cours de l'hydrocarbure. En effet, le prix du baril s’est apprécié de près de 30% sur un trimestre, sur fond de tensions géopolitiques entre plusieurs pays de l'OPEP ( réunissant les pays exportateurs de pétrole) et les pays occidentaux.

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Ainsi, le Brent (la référence de prix pour le pétrole d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient) qui dépassait la barre psychologique des 90 dollars, jeudi dernier. Au 18 septembre, le baril était ainsi à un peu plus de 94$. Difficile pour l’heure de dire si le marché national restera indemne, vis-à-vis de cette forte hausse à l'international, surtout si elle se maintient.

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Pour rappel, depuis la dernière hausse des prix en juillet 2023, la grille des prix de produits pétrolier se présente comme suit au Togo : le Super sans plomb à 700 FCFA le litre, le pétrole lampant à 650 FCFA, le Gasoil, 850 FCFA, là où le mélange 2 temps, coûte 788 FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le cacao fait l’objet depuis plusieurs années de nombreuses initiatives de transformation. Dans les Plateaux, région par excellence de la troisième culture d'exportation du pays (derrière le coton et le café), une entreprise coopérative, Denyigba Cacao, ajoute à la ligne des produits alimentaires créés, des produits cosmétiques.

Vendre le cacao brut n’est pas une fin en soi. Cultiver, récolter et transformer sur place crée plus de valeur”, indiquait déjà en 2019 Kpodzro Ayawa, au moment de la création de Denyigba Cacao, coopérative spécialisée dans la transformation du cacao en plusieurs sous-produits. Quatre ans après, le leitmotiv reste le même pour la responsable, chocolatière de formation, après avoir trouvé une nouvelle vocation dans le cosmétique.

Dans les hauteurs de Kpalimé, ville touristique à 120 km de la capitale Lomé, la coopérative forte de quelques dizaines de membres effectue un travail de fourmi. De la plantation où tout commence, jusqu’aux locaux de transformation, où tout est peaufiné avant d’être envoyé sur le marché, en passant par les approvisionnements auprès des producteurs locaux, rien n’est négligé.

Rien ne se perd, tout se transforme

Les qualités nutritionnelles exceptionnelles du cacao, un super aliment riche en vitamines et minéraux essentiels pour le bien-être du système immunitaire humain”, sont telles que rapidement, la coopérative songe à diversifier les dérivés.

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En dehors des traditionnelles tablettes et tartines de chocolat, la jeune dame et ses associés veulent faire plus. Tour à tour, ‘Cocowo’, poudre de cacao estimée riche en magnésium, fer, phosphore, potassium, et fluor, et ‘Cocomi’, beurre de cacao bourré de polyphénols et flavonoïdes oeuvrant dans la protection cutanée contre diverses agressions et inflammations, apparaissent sur les étagères de la boutique de la coopérative.

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L’écho est favorable, non seulement auprès de la clientèle féminine, devenue exigeante en matière de produits cosmétiques à base de produits naturels, mais également dans le domaine médical, “en particulier en thérapie post-traumatologie”confie Kpodzro Ayawa.

En effet, le beurre de cacao serait notamment prisé par de nombreux autochtones, dans le cadre de leur rééducation à la sortie du coma.

Le savoir-faire de la coopérative est poussé encore plus loin, avec la transformation des coques de cacao. Si depuis toujours, ces dernières étaient condamnées à pourrir dans les champs, la donne a désormais changé. Une fois transformées, elles donnent du savon, baptisé ‘Afedi’, ou savon local.

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Instaurer une chaîne de transformation artisanale et valoriser davantage le cacao togolais

Parallèlement, le rayon alimentaire de la coopérative maintient l’excellence, au point de décrocher en avril dernier à Paris (France), un prix lors du ‘Concours de chocolat de haute qualité’ porté par l’Agence pour la valorisation des produits agricoles (AVP).

Forte de ces acquis, la coopérative ambitionne d’encourager les producteurs ayant fait le pari de préserver leurs plantations des produits chimiques, et de mettre en place une chaîne de transformation artisanale du cacao togolais. Le tout, assure la responsable, “en préservant des méthodes artisanales”.

Le Togo a vu double, vendredi 15 septembre dernier, à l’issue des activités des Awards de la marque OAPI lancés deux jours plus tôt à Lomé. Deux entreprises togolaises, Foufoumix et Africube, ont en effet été distinguées, lors d’une cérémonie de remise des prix qui a vu 4 sociétés primées sur les 175 en compétition. 

Foufoumix, Grand Prix Awards de la Marque  

Le spécialiste de la conception des machines à foufou depuis 2010 ressort comme le grand vainqueur de cette édition, en décrochant le Grand Prix des Awards de la Marque. Le Prix récompense, selon l’Organisation, “l’entreprise d’un État membre, dont la marque est fortement distinctive et connaît un développement remarquable soutenu notamment par une politique d’innovation du produit ou du service couvert par ladite marque”.

Déjà lauréate du Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA), la filiale de Logou Concept, dotée de trois brevets et présente dans une vingtaine de pays du continent en plus de la France, du Royaume-Uni, des USA, et du Canada, a été déclarée vainqueur, dans une catégorie où figuraient notamment SIVOP Sénégal (Marque Ideal Skin) et l’entreprise malienne 3 Caïmans Import & Export, spécialisée dans la fabrication de brouettes. 

Africube, Prix du Public

De son côté la marque Africube, portée par la société Ahouenou, s’adjuge le Prix du Public, une catégorie s’adressant aux entreprises togolaises dont “la marque est fortement distinctive et s’impose dans le quotidien des populations locales par la qualité des produits ou services”. 

L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de bouillons entièrement à base de produits naturels africains, a obtenu le vote du public togolais, au détriment de la Société nouvelle de boissons (SNB) avec Chap, Victago, Kya-Energy Group et Nosito (Nosiplast).

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Avec l’intégration économique et surtout l’entrée en vigueur de l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l’utilisation de la marque n’est plus une option pour toute entreprise qui aspire à conserver et à augmenter sa part de marché. J’ose croire que cette marque de reconnaissance ne sera pas une fin en soi, mais un tremplin pour faire plus en termes de promotion de la notoriété de vos marques respectives”, s’est réjoui le ministre d’Etat, Kodjo Adedze, qui avant sa récente nomination, occupait en qualité de ministre du commerce, le poste d’Administrateur de l’OAPI pour le Togo. 

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Pour rappel, d’autres prix ont également été décernés lors de ces Awards. L’entreprise camerounaise ‘Ndjoka’ a ainsi décroché le Prix de la Marque Régionale, tandis que la société nigérienne ‘La Laitière du Sahel’ s’est adjugé le Prix de la PME. 

Octave A. Bruce 

samedi, 16 septembre 2023 02:46

Umoa-Titres : le Togo lève 32 milliards FCFA

L’Etat du Togo a réussi vendredi 15 septembre 2023, la mobilisation de 32 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’Umoa. Le Trésor public du pays a collecté ces fonds alors qu’il était à la recherche de 30 milliards FCFA via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT).

Plus précisément, 8 milliards FCFA ont été levés au moyen des BAT stipulés sur la maturité de 364 jours et aux taux d’intérêt multiples. En outre, 24 milliards FCFA ont été collectés grâce aux OAT émises sur 3 ans et 5 ans et rémunérées aux taux annuels respectifs de 6% et 6,25%.

Au total, 19 investisseurs ont participé à l’opération et proposé une enveloppe de 33 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 110% de l’opération.

Le Togo cumule ainsi 580 milliards FCFA d’emprunt sur le marché financier régional contre une prévision établie cette année à 574 milliards FCFA.

Rappelons que le pays avait en début de mois racheté pour 17,5 milliards FCFA, ses titres sur le marché.

Esaïe Edoh

Au Togo, l’Office de Développement et d'Exploitation des forêts (ODEF) promeut la gestion durable de la Forêt Classée de la Fosse aux Lions, dans la région des Savanes. L’initiative, dénommée “Projet d’appui à la gestion durable de la forêt classée de la Fosse aux lions dans la région des Savanes au Togo”, a été lancée lors d'un atelier à Dapaong hier jeudi 14 septembre, et vise à préserver la biodiversité tout en améliorant les conditions de vie des populations locales.

Etalé 36 mois (trois ans), et réparti en deux phases de 18 mois chacune, le projet a un coût global de 626 760 dollars US (environ 411 millions FCFA), et est financé conjointement par le gouvernement togolais et l'Organisation Internationale de Bois Tropicaux (OIBT).

Sur la période des trois ans, le projet veut assurer une gestion durable de cette ressource naturelle, tout en répondant aux objectifs du cadre stratégique du ministère de l'Environnement. Au nombre des activités à déployer, on compte notamment : le renforcement des capacités de 300 agriculteurs en matière de pratiques agricoles durables ; la formation et l'équipement de 60 femmes pour la production de beurre de karité et de moutarde ; le reboisement de 100 hectares de plantations de bois énergie ; et l'installation de 40 ruches dans huit villages riverains de la forêt classée.

Couvrant une superficie de 1650 hectares, la forêt classée de la Fosse aux Lions est un trésor d’écosystème dans la région des Savanes, à cheval entre les préfectures de Tône et de Tandjouaré. Cet espace est encore très menacé, du fait de l'expansion des activités humaines, notamment agricoles.

Ayi Renaud Dossavi

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Nommé en mai dernier, le Représentant spécial du Secrétaire général du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel (UNOWAS), Leonardo Santos Simão, s’est entretenu le jeudi 14 septembre 2023 à Lomé avec le Président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé. Objectif : évoquer avec le dirigeant togolais, les défis sécuritaires et humanitaires dans la sous-région.

Le représentant onusien ambitionne ainsi de collaborer avec les autorités togolaises pour renforcer l’engagement de l’UNOWAS et mieux coordonner les efforts des pays pour la consolidation de la paix et la stabilité.

« Le Président de la République a partagé avec moi, sa vision des défis dans la région ainsi que les succès enregistrés. Il a surtout insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour la consolidation de la paix et la stabilité, la lutte contre le terrorisme et le changement climatique », a-t-il déclaré.

Cette démarche du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel vis-à-vis du Togo s’explique par les interventions fructueuses du pays ouest africain dans la recherche de la paix et de la stabilité dans la sous-région.

Pour rappel, l’UNOWAS est chargé de la diplomatie préventive, des bons offices et des efforts de médiation et de facilitation politiques en Afrique de l’ouest et au Sahel.

La Société Financière Internationale (IFC), branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, vient d'annoncer cette semaine, plus précisément le mercredi 13 septembre 2023, un investissement stratégique à hauteur de 15 millions d'euros dans le fonds Joliba Fund I, géré par la société de capital-investissement Joliba Capital, basée à Abidjan. Cette facilité est destinée à stimuler la croissance des petites et moyennes entreprises (PME) dans plusieurs pays, notamment au Togo.

En effet, ce fonds ciblera des PME dans un ensemble de pays en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, dont le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Gabon. Ceci, d'autant qu'au moins 80 % des investissements du fonds seront dédiés aux PME dans des pays éligibles à l'IDA (qui concentre ses ressources sur les pays les plus démunis).

Dans le détail, la contribution de l'IFC inclut une prise de participation de 7,5 millions d'euros de son programme d'aide aux PME, SME Ventures, auxquels s'ajoutent 7,5 millions d'euros provenant du Mécanisme de financement mixte du Guichet de promotion du secteur privé de l'Association internationale de développement (IDA), destiné à réduire les risques associés aux investissements dans les pays à faible revenu.

Dans l'ensemble, Joliba Fund I a réussi à mobiliser un total de 55 millions d'euros au cours de ses opérations de levée de fonds, avec des investisseurs commerciaux et des bailleurs de fonds de développement, tels que le Français Proparco et le Néerlandais FMO.

Au Togo, l’IFC est directement engagée à hauteur de 300 millions $ auprès de divers acteurs du secteur privé, dans des secteurs comme l’énergie, les  télécommunications, ou la mobilité urbaine.  Plus récemment, elle a conclu une entente avec l'Association des grandes entreprises du Togo (AGET), pour accompagner les PME/PMI, notamment dans l’accès au financement.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a annoncé l'encadrement de l'activité de wifi zone. Dans un communiqué dont Togo First a obtenu copie, le régulateur fixe les modalités d'exploitation de l'activité de wifi zone sur le territoire national.

Depuis le 12 septembre dernier, la fourniture des services de Wifi zone est soumise à une déclaration auprès de I'ARCEP, indique le communiqué. L’activité du “Wifi zone” qui consiste à commercialiser la connexion internet par de tierces personnes, est, selon le régulateur, classée dans la catégorie de service à valeur ajoutée.

D’après l’ARCEP, la fourniture du service de wifi zone au public se fait à partir d'un point d'accès au service qui est raccordé à un point d'accès internet souscrit auprès d'un opérateur autorisé. Par conséquent, « l'implantation de pylônes en vue de la fourniture des services Wifi zone est interdite ».

La réglementation exige que le fournisseur de service Wifi zone « prenne toutes les dispositions techniques ou organisationnelles pour identifier ses clients ou les utilisateurs de ses services ». De même, il est « tenu d'informer l'Autorité de régulation de toute ouverture/fermeture de point de service wifi zone initial ou supplémentaire » et de s’assurer « que ses activités déclarées ne soient pas exploitées à des fins autres que celles déclarées auprès de l'Autorité de régulation ».

En vue du respect de cette mesure, l’ARCEP prévoit des contrôles qui seront effectués de façon inopinée auprès des fournisseurs des services Wifi zone. Le gendarme des télécommunications accorde par ailleurs aux fournisseurs de services wifi zone déjà installés, un moratoire de trois mois à compter de l'entrée en vigueur de la décision pour se conformer à la présente réglementation

Notons qu’en février dernier, le fournisseur d’accès internet, Togocom, avait menacé de désactiver des lignes utilisées à des fins commerciales illicites. Ce qui avait amené le régulateur a rappeler la légalité de l’activité de Wifi-zone.

Esaïe Edoh

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