Les échanges commerciaux entre le Togo et le Canada ont représenté un marché bilatéral de près de 65,2 millions de dollars en 2021, selon les données rendues publiques par le ministère togolais en charge du commerce. Cela se compose d'exportations canadiennes vers le Togo s'élevant à 51,4 millions de dollars, et des exportations togolaises vers le Canada atteignant 13,8 millions de dollars.
Ce commerce bilatéral a fait l'objet de discussions nourries, jeudi 15 juin 2023, entre le ministre togolais en charge du commerce, Kodjo Adedze, et son homologue canadienne, Mary NG, indique le ministère en charge du commerce togolais.
Les deux dirigeants ont notamment évoqué divers sujets d'intérêt, notamment le développement des PME, le climat des affaires attrayant et sécurisé au Togo, les investissements canadiens dans le pays, ainsi que la perspective d'un partenariat entre les chambres de commerce et d'industrie du Togo et du Canada.
« Il s’agit d’une visite de courtoisie à mon homologue canadien pour lui présenter les hommages du Chef de l’État et sa grande vision du développement du Togo déclinée dans les trois (03) axes de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. Cette feuille de route a gagné la confiance de LOGISTIK UNICORP Inc. qui n’a pas hésité à signer avec le Togo, une convention industrielle en 2019 », a indiqué Kodjo Adedze.
Si Kodjo Adedze a notamment présenté la vision de développement du Togo portée par son gouvernement, la ministre canadienne a pour sa part, exprimé son souhait de voir la stratégie de développement économique entre le Canada et le continent africain se renforcer. Ceci en favorisant la coopération entre les entreprises canadiennes et africaines, notamment togolaises, dans le but de bénéficier mutuellement à leurs économies respectives.
Ayi Renaud Dossavi
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En visite de travail à Genève, le Premier ministre togolais Victoire Tomegah Dogbé, a rencontré Najla Bouden, son homologue tunisienne, en marge des travaux aux Nations Unies, mercredi 14 juin. Ce fut l'occasion pour les deux cheffes de gouvernement d'échanger sur le renforcement des relations économiques bilatérales, en vue de maximiser les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Les discussions ont porté sur les perspectives de la ZLECAF pour stimuler le commerce bilatéral et le commerce sur le continent africain, où le Togo se positionne comme l'un des pays les mieux préparés.
Ces échanges de haut niveau font suite au Forum économique Togo-Tunisie de septembre 2022, qui a jeté les bases d'un renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays. Organisé par le ministère de la Promotion de l'Investissement, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo) et le Conseil des Affaires Tunisie-Afrique (TABC), ce forum a permis à des investisseurs tunisiens de différents secteurs d'explorer les opportunités d'investissement dans l'agroalimentaire, le textile et d'établir des liens commerciaux.
Par ailleurs, le projet d'une sixième session de la commission mixte Tunisie-Togo, qui devrait se tenir à Lomé, a également été évoqué, lors de ces échanges bilatéraux.
Au Togo, le portail numérique service-public.gouv.tg, mis en place il y a un an, a enregistré plus de 100 000 demandes depuis son lancement, selon les informations récemment rendues publiques. En effet, on compte 101 730 demandes effectuées à travers le portail, avec plus de 97 000 comptes créés au cours de cette période.
En termes de répartition, la majorité des utilisateurs sont des hommes, représentant 64% des comptes créés, tandis que les femmes représentent 36%. De plus, 99% des comptes appartiennent à des personnes individuelles (citoyens), tandis que seulement 1% se constitue des comptes d'entreprises.
Les demandes de passeport dominent largement les statistiques de recours au portail, représentant 85% des demandes. Viennent ensuite les demandes de carte de séjour et de duplicata de certificat de nationalité, qui représentent 12% des demandes , à raison de 6% chacune.

Les demandes de permis de conduire, ainsi que les demandes de certification d'architecte, de certification hôtelière et de raccordement à l'électricité basse tension, représentent quant à elles, 1% et 2% respectivement.

Selon les services publics, ces chiffres marquent l'adoption croissante du portail digital par les citoyens togolais, notamment en ligne avec les ambitions de digitalisation des services publics promues par le gouvernement. L'objectif fixé est d'atteindre 75% de digitalisation d'ici 2025.
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Au Togo, le recensement électoral, en prélude aux prochaines élections législatives et régionales, s'est officiellement terminé hier mercredi 14 juin sur l'ensemble du territoire national, avec la fin de la prorogation dans la zone 3.
Dans le cadre de cet enrôlement, le territoire avait en effet été subdivisé en trois zones géographiques, comprenant notamment la Région Maritime, le Grand Lomé et ses alentours (Zone 1), et les régions des Plateaux et de la Centrale (Zone 2).
Au niveau de chaque zone, des prorogations de délai ont été faites afin de permettre aux citoyens d'obtenir leurs cartes électorales.
Cette opération désormais close, vient à présent l'étape de la centralisation des données collectées dans les différentes circonscriptions, ainsi que l'établissement des listes provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Conseil d'administration de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) lève la suspension du Togo, et se dit “satisfait” de la publication du dernier rapport du pays. En effet, le Togo avait été suspendu temporairement, quelques mois plus tôt, pour non publication dudit rapport.
« Le Conseil d'administration de l'ITIE a temporairement suspendu le Togo le 1er février 2023 pour ne pas avoir publié son Rapport ITIE 2020. (...) Le Secrétariat peut confirmer que le Togo a publié son Rapport ITIE 2020 le 5 juin 2023. Ainsi, la condition de levée de la suspension a été remplie. », indique l’institution, dans une récente communication.
Le tout récent rapport rendu public par le Togo, faisait du reste, état d’un secteur toujours pourvoyeur de ressources pour l’Etat, avec notamment 17,53 milliards FCFA de revenus collectés auprès des industries extractives en 2020.
Cette réintégration au sein de l'initiative de transparence internationale, intervient deux semaines après un nouvel accord de partenariat signé entre le Togo et l’OCP marcocain, en vue d’obtenir un appui en matière de transformation locale de son phosphate en engrais.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l'Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) forme cette semaine les acteurs locaux de la ville de Kara aux techniques de gestion des marchés publics et de montage de dossiers d'appel à la concurrence. Les travaux ont débuté le mardi 13 juin à Kara et réunissent les représentants des collectivités locales et des autorités contractantes, notamment les maires, les responsables et les membres des cellules de gestion des marchés publics de la région de Kara.
Sous le thème "Procédure de gestion des marchés publics et montage des dossiers simplifiés d'appel à la concurrence", cet atelier de renforcement des capacités d'une durée de cinq jours, est organisé en collaboration avec la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP).
L'objectif principal est de renforcer les compétences des acteurs concernés sur les nouvelles règles de gestion du cycle des marchés publics et les techniques de montage des dossiers simplifiés d'appel à la concurrence.
En ouverture des travaux, Kpemoua Mandjabita, directeur des relations publiques et de la communication de l'ARCOP, a souligné que cette rencontre permettra aux participants d'acquérir les compétences nécessaires pour mieux gérer le processus d'acquisition et la commande publique.
Cette formation à Kara marque la fin d'une série de formations destinées aux autorités communales, ayant débuté le mardi 30 mai dernier.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Commune Lacs 1 a lancé en début de semaine, une opération de recensement général et d'élaboration des fichiers des contribuables des recettes fiscales et non fiscales. L'enregistrement se déroulera du 17 au 24 juin, rapporte l'Agence togolaise de Presse (ATOP).
Cette initiative de la mairie des Lacs 1, vise à améliorer les recettes propres de la municipalité et bénéficie de l'appui technique et financier du Programme Décentralisation et Bonne Gouvernance (ProDeG IV), exécuté dans dix communes partenaires par le service de coopération allemande GIZ.
Il s'agira notamment d'identifier de nouvelles sources de recettes non fiscales de manière concertée, afin de permettre à la commune de disposer de fichiers actualisés des contribuables des recettes fiscales et non fiscales géoréférencés. Ces fichiers seront utilisés pour le recouvrement des recettes propres de la commune. L'enquête concerne tous ceux qui exercent une activité génératrice de revenus dans la commune Lacs 1, tels que les artisans, les commerçants, les prestataires de services, les tenanciers de débits de boissons, les hôtels et les restaurants.
Cette enquête offre également l'opportunité à la municipalité d'évaluer son potentiel fiscal à partir des résultats obtenus. Le Secrétaire général de la mairie des Lacs 1, Klussey Abel, tient à préciser que cette activité n'a pas pour but d'effectuer un recensement électoral ou démographique. Aussi exhorte-t-il les contribuables à fournir des informations véridiques aux agents recenseurs.
Pour Awumey Yao Roland, représentant la GIZ, l'amélioration des recettes communales passe par une meilleure base financière communale, favorisée par une gestion efficace et transparente des recettes et une maîtrise du processus budgétaire. Il souligne également que la mise à jour du fichier des contribuables contribue à la réalisation de la mission de développement de la commune, en permettant une meilleure compréhension des ressources et des prévisions budgétaires plus fiables.
La commune Lacs 1 n'est pas la seule à se lancer dans de telles opérations. Quelques jours auparavant, c'était la commune d'Agou 1 (Agou-Gadzépé) qui avait lancé l’opération de recensement de ses contribuables.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé, la capitale togolaise, après avoir accueilli le lancement en mai dernier de l’Alliance Politique africaine (APA), va abriter les 21 et 22 octobre prochains, la première édition du "Lomé Peace and Security Forum" (Forum de Lomé sur la paix et la sécurité).

Initié par le Togo, ce rendez-vous panafricain sera axé sur « comment renforcer des transitions vers la gouvernance démocratique en Afrique ». De fait, il va regrouper des représentants des gouvernements africains et non-africains, des experts, des acteurs de la société civile, du monde académique, des médias, des organisations internationales, des milieux d'affaires, ainsi que des organisations professionnelles.
Au cours de ces assises de Lomé, des échanges sont également prévus sur la fragilité des institutions en Afrique, le rôle des organisations régionales et internationales dans l'accompagnement des transitions politiques, et les défis liés à la consolidation de la gouvernance démocratique en période de transition sur le continent.
Selon un communiqué officiel, les discussions de Lomé seront sanctionnées par une série de propositions et recommandations pertinentes orientées vers la consolidation de la paix, le renforcement du système sécuritaire africain et la bonne gouvernance démocratique.
En rappel, Lomé Peace and Security Forum" est organisé en droite ligne avec l'Alliance Politique Africaine (APA), qui a pour fondement le leadership africain sur les problèmes du continent et sur les questions liées à la paix et à la sécurité.
Esaïe Edoh
Au Togo, 4 202 candidats prennent part cette semaine à l'examen du Certificat d'aptitude professionnelle (CAP), soit 13% de plus que l'année dernière, où ils étaient un peu plus de 3 714.
Les épreuves pour ces milliers d'aspirants à une qualification professionnelle ont débuté lundi 13 juin 2023, par les épreuves pratiques, qui concernent notamment les filières de la maçonnerie, la mécanique d'entretien, la chaudronnerie, l'électricité d'équipement et la plomberie sanitaire.
L'ouverture de ces épreuves a été marquée par une tournée de visite du ministre délégué chargé de l'Enseignement technique et de l'Artisanat, Kokou Eké Hodin, dans le centre d'écrit du Lycée d'enseignement technique et professionnel (LETP) de Lomé (Adidogomé) et au Centre de construction de logement (CCL).
« Nous avons saisi cette occasion pour féliciter les encadreurs et tous les formateurs du système de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle pour avoir contribué à une année scolaire sereine. », a déclaré le ministre Hodin.
Le ministre a relevé notamment la faible participation féminine, avec moins de 200 filles sur les plus de 4 200 candidats sur l'ensemble du territoire. Ce dernier a ainsi souligné l'importance de promouvoir la formation professionnelle auprès des filles et les a encouragées à choisir cette voie sans crainte du monde professionnel et industriel.
Au Togo, durant les 5 prochaines années, l’Université de Lomé et les communes Golfe 5 et 7 (dans le grand Lomé) vont collaborer en matière de gestion de l’environnement et dans plusieurs autres domaines. Les trois parties ont signé en ce sens une convention-cadre le mardi 13 juin 2023.
L'accord est axé sur les domaines comme la formation, les stages, la gestion de l’environnement, l’énergie durable, la communication. Il s’agit concrètement via ce partenariat, pour l’université de Lomé d’apporter son expertise aux deux communes, à travers un appui en matière de maîtrise de l’eau, de l’électricité, et de promotion du civisme. L’UL devra également assurer la formation et le recyclage du personnel des deux mairies dans divers domaines en lien avec la gestion administrative.
Pour leur part, les deux communes se sont engagées à accompagner l’établissement supérieur de formation dans le placement des étudiants en stage et insertion professionnelle.
« Ce partenariat est une grande opportunité pour nous, les communes parce que nous allons tirer profit des compétences des enseignants universitaires pour combler les insuffisances que nous avons dans nos communes », a souligné le maire de la commune Golfe 5, Kossi Aboka.
Non seulement ce mariage entre les trois entités permettra aux communes de relever les défis auxquels elles font face mais aussi il répond à la politique de la formation par alternance et de promotion de l’emploi que prône l’exécutif togolais.
Esaïe Edoh
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