Togo First

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Au Togo, la production vivrière a connu une légère hausse en 2022, par rapport à l’année précédente, selon un rapport de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). 

La production de maïs, principale céréale cultivée et consommée dans le pays avec plus d’1,5 million de cultivateurs, a atteint 977,3 mille tonnes en 2022 (estimations), en augmentation de 5% par rapport aux 929,0 mille tonnes de l'année précédente (et 885 mille tonnes en 2020). Autres céréales, le mil et le sorgho ont connu une progression plus modeste, de 304,6 mille tonnes en 2020 à 317,9 mille tonnes en 2022, en progression annuelle de 4%.

Le secteur rizicole a également connu une évolution positive de 3,8%, avec une production de riz paddy atteignant 171,8 mille tonnes en 2022, comparée à 165,5 mille tonnes en 2021. 

Du côté des tubercules, la production des ignames a progressé de 5%, atteignant 1 million de tonnes en 2022, et 1,258 million de tonnes pour le manioc, en hausse annuelle de 4,5%. 

Les légumineuses comme le haricot et le niébé, ont connu pour leur part, une augmentation, de 211,9 mille tonnes en 2021 à 226,5 tonnes en 2022, en croissance de 6,8%. 

Pour une variété d’autres produits vivriers cultivés dans le pays, la production est passée globalement d'une production de 2,29 millions de tonnes en 2021, à 2,48 millions de tonnes en 2022, en hausse de 8,3%.

Rappelons qu’au Togo, l’agriculture représente plus de 40 % du PIB, et occupe près de 65% de la population active, pour une superficie cultivable évaluée à 3,6 millions d’hectares, soit 60% de la superficie globale du pays.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo a enregistré une augmentation significative de ses dépenses en capital en 2022, selon des estimations récemment publiées par la Banque Centrale (BCEAO). Celles-ci ont atteint la somme de 610,8 milliards FCFA, en hausse de 60% par rapport aux 379,8 milliards FCFA de l'année précédente.

Ces dépenses représentent, pour le gouvernement, des investissements réalisés par les ministères dans divers projets, comme dans les infrastructures, l’énergie et les transports, avec pour but de stimuler le développement économique du pays, ainsi que diverses subventions du pouvoir public. Cette hausse marque donc les nouveaux engagements de l'exécutif dans un contexte de relance économique post-covid.

En récapitulatif, les dépenses et recettes du Togo pour les années 2020, 2021 et 2022, les dépenses en capital ont connu une augmentation globalement constante. En 2020, on était à 394,2 millions, puis un creux de 379,8 millions de francs CFA en 2021, avant la remontée significative de 2022.

Globalement, les dépenses de l’Etat ont connu une hausse similaire, passant de 1139,5 milliards en 2021 à 1501,6 milliards FCFA en 2022, selon les estimations de la Banque centrale, en hausse de 31%.

Ayi Renaud Dossavi

Liz Aviation, la compagnie aérienne burkinabé, a inauguré sa nouvelle ligne entre Lomé, la capitale du Togo, et Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le samedi 10 juin 2023.

La compagnie, spécialisée dans l'aviation d'affaires, étend ainsi son réseau commercial, marquant une expansion importante de ses services​​. “La ligne Ouagadougou-Lomé-Ouagadougou est très importante car aujourd'hui, il y a une certaine communauté burkinabé installée au Togo et vice versa", a déclaré Moussa Diarra, responsable de Liz Aviation Togo.

Initialement, Liz Aviation exploite deux avions ATR 72-600, chacun offrant 70 places.

Cependant, la compagnie prévoit d'augmenter sa flotte à quatre avions à partir de septembre, avec l'arrivée de deux nouveaux appareils, pour renforcer ses capacités de service et répondre aux besoins croissants du transport intérieur et régional​​. En ligne de mire : les autres capitales de la sous-région, notamment Cotonou, Abidjan, Dakar, Bamako, Lagos…

En plus de la ligne Ouagadougou-Lomé-Ouagadougou, Liz Aviation prévoit également de lancer des vols intérieurs au Togo. Les vols entre Lomé et Niamtougou, deuxième aéroport du pays, devraient commencer d’ici le 5 juillet 2023, avec d'autres routes intérieures prévues pour l'avenir​​, apprend-on.

Ce développement s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement togolais pour faire de Lomé un hub majeur du transport aérien dans la sous-région ouest-africaine. Le gouvernement vise à augmenter le nombre de passagers accueillis chaque année à Lomé de 900 000 (avant la pandémie de COVID-19) à 1,5 million d'ici 2025​.

La branche commerciale de Liz Aviation, propriété du magnat des BTP burkinabés, Mahamadou Bonkoungou (Groupe Ebomaf), a été officiellement lancée le 27 avril 2023 à Ouagadougou, à travers les vols sur la ligne Ouagadougou-Bobo Dioulasso-Ouagadougou.

Fiacre E. Kakpo


Après cinq jours d’échanges à Lomé, des directeurs généraux des douanes des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont signé, le vendredi 9 juin 2023, la mise en œuvre du Système Interconnecté de Gestion des Marchandises en Transit (SIGMAT) au sein de l’espace communautaire. Précisément 9 pays, dont le Togo, se sont engagés à expérimenter ce système d’interconnexion des administrations douanières.

Par cette signature, les 9 régies douanières vont encadrer les opérations de visite des marchandises en cas de soupçon d’irrégularité, veiller à l’envoi des résultats de contrôles au bureau de départ, ceci de manière harmonisée.

Ce projet, qui prévoit également la formation et la sensibilisation des agents de douane et des opérateurs sur l’utilisation du SIGMAT, ouvre la voie à la mise en place d’un mécanisme d’identification unique régional des opérateurs économiques et du règlement sur le mécanisme de garantie de transit communautaire.

« Le SIGMAT participe à la mise en œuvre des instruments majeurs de l’Organisation mondiale des douanes et de l’accord sur la facilitation des échanges en ce qu’il assure une gestion informatisée du transit à l’échelle internationale et impulse ainsi une dynamique réelle de dématérialisation des procédures douanières », a souligné Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministère togolais de l’économie et des finances.

Le projet SIGMAT a pour vocation de sécuriser les échanges internationaux, d’améliorer l’efficacité et l’efficience des procédures de transit, la prévention et la lutte contre la fraude, et de permettre à l’espace CEDEAO de disposer de bases de données pour des besoins statistiques. Le système est désormais opérationnel entre neuf États ouest-africains, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Burkina-Faso, le Mali, la Guinée, le Niger, le Sénégal et le Togo.

1 CEDEAO

S’agissant des 6 autres pays de la CEDEAO, « un calendrier leur a été proposé pour l’opérationnalisation du SIGMAT », a indiqué Salifou Tiémtore, Directeur de l’Union Douanière et de la Fiscalité de la CEDEAO.

Notons que le SIGMAT est un projet de la Commission de la CEDEAO. Sa mise en œuvre bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale, de la coopération allemande et de l’Union européenne.

Esaïe Edoh

En 2022, le Togo a fait face à un déficit commercial sans précédent, enregistrant une augmentation de 24% pour atteindre 514 milliards de FCFA. Avec une facture pétrolière galopante et un dollar en appréciation par rapport à l’euro, les importations ont bondi, les exportations aussi, mais insuffisantes pour suivre le rythme.

En 2022, le commerce extérieur du Togo a été durement touché. Un déficit commercial en hausse alarmante de 24% a été enregistré en comparaison à l’année précédente, se situant à 514 milliards de FCFA. Cet élargissement du solde a été fortement influencé par l'augmentation significative des importations de biens, qui ont grimpé de 20%, s'élevant à 1 444,6 milliards FCFA, contre 1 202,7 milliards FCFA en 2021.

Le pétrole, acteur clé de cette situation, a vu sa facture augmenter de 59%, passant de 162,8 milliards FCFA à 259,2 milliards FCFA, soit près de 100 milliards FCFA de plus déboursés. La montée des prix du pétrole sur les marchés internationaux, conjuguée à l'appréciation du dollar, a fortement pressurisé le budget d'importation du Togo, imposant une envolée des prix à la pompe. 

Et même si les exportations de biens ont tout aussi augmenté, de 21,89% de surcroît, pour atteindre 900,3 milliards FCFA, ce rythme de croissance n'a pas su équilibrer la hausse des importations.

Le tableau a été encore noirci par la chute de 40% de la balance des services - historiquement excédentaire - qui ne s’est établi qu’à 29,9 milliards FCFA. Cet effondrement est largement attribué à la hausse de la facture du fret et des assurances, essentiels pour le transport des marchandises, dont l’ardoise a bondi de 20,07%, passant de 181,6 milliards FCFA à 218,1 milliards FCFA.

Le dollar fort a joué un rôle de premier plan dans ce paysage commercial. En augmentant le coût des importations libellées en dollars, notamment la facture pétrolière, l'appréciation du dollar a eu un impact non négligeable sur le déficit commercial. Les bénéfices potentiels de cette appréciation pour les exportations - notamment sur le phosphate dont les ventes sont restées confortables, le coton quoique sorti d’une saison morose  - n'ont pas su contrebalancer ses effets sur les importations.

Fiacre E. Kakpo

 

Le Togo qui cumule des succès depuis le mois d’avril sur le Marché des Titres Publics de l’Umoa, va boucler une nouvelle sortie le vendredi 16 juin prochain. Le pays veut à nouveau mobiliser 30 milliards FCFA via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).

Précisément, 10 milliards FCFA devront être collectés auprès des investisseurs de la sous-région via les BAT d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assortis d’un taux d’intérêt multiple. Les 20 milliards FCFA restants seront levés au moyen des OAT dont le nominal est de 10.000 FCFA aux taux d’intérêt de 6% et 6,25%, sur les maturités respectives de 3 et 5 ans.

Les fonds serviront à assurer la couverture des besoins de financement du budget du pays, exercice 2023, établi à 1957 milliards FCFA.

Notons que Lomé a déjà mobilisé 264 milliards FCFA sur le marché des titres publics coordonné par l’agence Umoa-Titres cette année, sur une prévision annuelle de 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Au Togo, près de 2 millions de plants ont été mis en terre le premier juin 2023, journée nationale de l’arbre, marquant également le lancement de la nouvelle campagne nationale de reboisement.

Ce chiffre (exactement 1.915.204 plants mis en terre sur toute l’étendue du territoire national), rendu public par le ministre de l’environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi Katari, vient marquer la mobilisation grandissante autour de cet évènement, dans un contexte où le pays s’est lancé l’immense défi de mettre en terre 1 milliard de plants d’ici à 2030.

On note dans la foulée, une progression annuelle de 35% du nombre d’arbres plantés, comparé au 1er juin 2022, où 1,4 million de plants avaient été mis en terre.

Ceci a poussé le gouvernement à féliciter l’ensemble des acteurs impliqués (forces vives, acteurs du public, associations, volontaires, secteur privé, particuliers, etc..) pour leur engagement, et à inviter les populations à rester mobilisées.

Cette année, les autorités publiques tablent, pour la campagne de reboisement, sur la mise en terre de 14 millions de plants, près de 3 fois le résultat de l’an dernier. 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo renforce ses partenariats internationaux en matière de lutte contre le terrorisme. Le pays d'Afrique de l'Ouest a officiellement rejoint, jeudi 8 juin dernier, la Coalition mondiale contre Daesh, un partenariat rassemblant plus de 80 gouvernements et institutions engagés dans la lutte contre l'organisation terroriste. C'était à l'occasion d'une réunion ministérielle qui s'est tenue à Riyad, en Arabie saoudite, en présence du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et du secrétaire d'État américain aux Affaires étrangères, Anthony Blinken.

Sous l'impulsion des États-Unis d'Amérique (USA), cette alliance agit de manière coordonnée en utilisant des moyens militaires, mais met également l'accent sur la contre-propagande, la lutte contre le financement du terrorisme et la lutte contre les combattants terroristes étrangers, dans le but de contrer les menaces terroristes. En plus de l'adhésion du Togo, les participants ont discuté de l'émergence des affiliés de Daesh/ISIS opérant en Afrique de l'Ouest, au Sahel, en Afrique de l'Est, en Afrique centrale et en Afrique australe.

La rencontre de Riyad a également été l'occasion d'approuver un Plan d'action du Groupe de travail sur l'Afrique, adopté en mars dernier à Niamey, qui appelle les membres à coopérer pour renforcer les capacités de lutte antiterroriste dirigée par des civils et la communication stratégique des pays africains. 

Pour le Togo, cette adhésion intervient à un moment où le pays fait face à des incursions terroristes dans sa partie nord, proche du Sahel, et cherche à renforcer ses dispositifs de sécurité et ses partenariats. Ceci devrait annoncer des appuis supplémentaires, aux côtés de partenaires comme l’Union européenne, l’Allemagne, ou encore des pays de la sous-région.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le président Faure Gnassingbé a procédé le vendredi 9 juin 2023 à la pose de la première pierre de la construction du Centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Kpalimé à Tové. C’est la 2è ville qui va abriter ce centre après Kara dont les travaux ont été lancés en avril dernier.

Cette infrastructure agricole que va accueillir Kpalimé pour le compte de la région des Plateaux-ouest, sera dotée de matériels et équipements modernes qui serviront à faciliter les différentes étapes de la production agricole pour in fine, augmenter les surfaces exploitables et la productivité.

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A l’instar de celle de Kara, elle devrait disposer également de plusieurs installations dont un parc d’exposition de matériels agricoles.

La construction de ce centre, une des retombées des Fora régionaux des producteurs agricoles du Togo (FoPAT) qui s’étaient déroulés entre janvier et avril 2023, va contribuer à accélérer l’opérationnalisation de la modernisation du secteur agricole au Togo, indique-t-on.

Elle est prévue pour être implantée sur l’ensemble du territoire notamment dans les régions maritime, centrale et savane.

 Esaïe Edoh 

Au Togo, le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale a partagé avec les opérateurs économiques du pays, le contenu du Protocole sur le commerce numérique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). C’était à la faveur d’un atelier de consultation nationale tenu les 7 et 8 juin 2023 à Lomé.

A cette rencontre, concrètement, le protocole sur le commerce électronique a été expliqué aux acteurs économiques qui ont aussi formulé des observations.

Le protocole sur le commerce électronique est un instrument de facilitation du commerce transfrontalier qui offre la possibilité aux Etats membres de l’Union africaine (UA) de créer un marché unique virtuel.  

Il définit l’accès au marché et le traitement des produits numériques, l’inclusion numérique et les micro, petites et moyennes entreprises, la gouvernance des données, l’intelligence artificielle. Il comprend 50 articles relatifs entre autres, aux taxes et droits sur les transmissions et les produits électroniques.

Rappelons que le protocole sur le commerce électronique de la ZLECAF a été mis en place lors de la 33è session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement en février 2020 à Addis -Abeba.

Esaïe Edoh

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