La District Autonome du Grand Lomé (DAGL) veut se doter d'outils de valorisation et de recyclage des déchets sur son territoire. Le démembrement administratif qui couvre la ville de Lomé et ses communes environnantes, a lancé à cet effet un appel d'offres hier, mardi 05 septembre 2023, pour recevoir des propositions d'acteurs du domaine du recyclage et de la valorisation des déchets.
Cet appel s'inscrit dans le cadre du Projet d'environnement urbain de Lomé IV (PEUL IV), appuyé par l'AFD. Il recherche des propositions dans le domaine de la valorisation des déchets fermentescibles (avec pour cible la transformation d’au moins 10 000 tonnes de déchets qui peuvent entrer en fermentation par an ( par compostage ou autre ) ; ou des déchets (transformation d’au moins 1000 tonnes par an) ; ou des déchets de verre (transformation d’au moins 1000 tonnes par an) ; le recyclage des déchets de métaux : (au moins 5000 tonnes par an), ou encore le recyclage des déchets de papiers cartons (la transformation d’au moins 1000 tonnes par an).

Les projets recherchés pour le traitement des déchets ménagers devront avoir leur site de transformation et leur siège idéalement dans les Préfectures du Golfe, d’Agoè-Nyivé et de Zio. Ceci étant, indique-t-on, d’autres projets, notamment ceux de compostage, qui viennent de la Région Maritime et trouvent leurs marchés en dehors de l'agglomération, seront également acceptés.
La date butoir de cet appel est fixée au 15 janvier 2024. Vous pouvez consulter ici l'appel à projets complet et les critères.
Au Togo, vingt nouveaux centres de santé seront construits dans la région de la Kara dans le cadre du projet « Services de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Sanitaire Universelle » (SSEQCU). Le ministère de la santé vient de lancer dans cette perspective, un appel d’offres pour sélectionner les entreprises chargées de la réalisation des travaux.
Chacune des formations sanitaires sera constituée entre autres de deux bâtiments (de soins et de logement) de blocs sanitaires et d’espace de sensibilisation. Le chantier devrait être finalisé à bout de 6 mois à compter de la date d’attribution de marché, indique le ministère à travers l’appel d’offres, et de préciser que les soumissions sont reçues jusqu’au 29 septembre 2023.
La construction de ces infrastructures sanitaires est annoncée alors qu’il y a quelques jours d’autres (environ 60) ont été provisoirement réceptionnées dans la région des Savanes, dans le cadre du même projet.
Notons que le SSEQCU est un projet gouvernemental d'un coût total de 40 milliards FCFA financé par la Banque Mondiale. Lancé en octobre 2022, il est élaboré pour doter des localités dans les 5 régions économiques du Togo de centres de santé et fournir des soins et des services de santé essentiels aux femmes, aux enfants, aux personnes vulnérables en vue de la réalisation de la couverture sanitaire universelle.
Esaïe Edoh
Le Togo pourrait bénéficier d’un appui financier de Invest International à hauteur de 25 millions d'euros, soit un peu plus de 16 milliards FCFA pour assurer la protection de sa côte, victime de l’avancée de la mer depuis quelques années. Le ministre togolais de l’environnement, Katari Foly-Bazi, a échangé le lundi 4 septembre 2023 à Lomé avec une délégation de l’institution financière néerlandaise sur le processus de financement.
Selon le ministère de l’environnement, les discussions ont connu des avancées et les deux parties pourraient signer la convention de financement à l’horizon décembre 2023.

Ce prochain financement devrait servir à l’achèvement des travaux de protection de la côte sur la portion Gbodjomé-zone portuaire dont une partie est déjà financée par l’Agence Française de Développement (AFD). Les futurs travaux d’achèvement, seront réalisés par Boskalis, une entreprise néerlandaise spécialisée dans le dragage.
Notons que selon Invest International, 23 millions d’Euros de cette enveloppe seront consacrés à la réalisation des ouvrages de protection et 2 millions à la maintenance.
Esaïe Edoh
Le Trésor Public togolais a conclu le 1er septembre 2023 par une opération visant à racheter 17,511 milliards de FCFA de titres qu’il avait émis sur des maturités de 1 an ainsi que 2 ans et 11 mois et qui devraient arriver à échéance les 9 et 23 octobre prochains, soit respectivement dans 36 et 50 jours.
Cette opération s'est déroulée avec un taux de couverture de 103%, témoignant d'une volonté marquée des investisseurs de liquider leurs actifs dans les conditions actuelles. Le taux d'absorption a atteint 100%, indiquant que l'intégralité des titres proposés a été acquise par l'État togolais.
Les principaux détenteurs de ces titres sont des investisseurs qui proviennent de Côte d'Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, et bien sûr du Togo, où les investisseurs locaux ont offert de rétrocéder 2 milliards de FCFA en Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 3 ans à l'État.
Selon les autorités togolaises, cette manœuvre s'inscrit dans une démarche active de gestion de la dette, visant à capitaliser sur un marché actuellement plus favorable pour minimiser les coûts de financement et optimiser la liquidité à court terme. Ce geste vise également à envoyer un signal positif aux marchés concernant la résilience et la stabilité économiques du Togo. Il s'agit d'un élément d'une stratégie plus large destinée à réduire les futurs coûts d'emprunt et à influencer positivement la perception du risque associé à l'économie togolaise, qui devrait connaître une croissance de 6,6% cette année.
Bien que certains acteurs du marché considèrent qu'il est encore prématuré de fournir une analyse objective, le taux d'absorption et le taux de couverture supérieurs à 100% suggèrent un certain niveau de confiance des investisseurs en la solidité économique du Togo.
“Un taux d'absorption de 100% et un taux de couverture de plus de 100% indiquent clairement que les investisseurs sont prêts à céder leurs titres, ce qui pourrait suggérer un niveau de confiance en la solidité économique du pays,” confie l’analyste qui officie dans une SGI (Sociétés de Gestion et d'Intermédiation), contacté par Togo First.
À noter que pendant les huit premiers mois de cette année, le pays a déjà levé pas moins de 530 milliards de FCFA par le biais d'adjudications sur le marché des titres publics, organisées par Umoa-Titres. Pour le seul mois de septembre, le Togo envisage d'ajouter près de 30 milliards de FCFA à ce total, alors qu’il a déjà remboursé plus de 320 milliards de FCFA à ses investisseurs, uniquement cette année.
Fiacre E. Kakpo
Les experts de plusieurs pays de la CEDEAO, membres du Comité Communautaire de Réglementation Technique (CCRT/ECOREG), sont en travaux à Lomé cette semaine, du 4 au 6 septembre. En vue de valider 14 projets de règlements d’application relatifs à quatre chaînes de valeurs : mangue ; manioc ; textile et habillement ; et Technologies de l’information et de la communication (TIC).
Les travaux, qui s’inscrivent dans le cadre du projet du "Projet Compétitivité et Infrastructure Qualité de l’Afrique de l’Ouest" (WACQIP), sont sous l’égide de la Commission de la CEDEAO, et bénéficient du soutien financier de l'Union Européenne (UE).
Il s’agit de coordonner les efforts de réglementation technique entre les États membres, l'objectif principal de la rencontre étant de valider des projets de règlements techniques visant à améliorer la qualité des produits au sein de l'espace CEDEAO.
Comme le détaille l'ATOP, au cours de ces assises, quatre groupes de Travail d'Harmonisation Technique, vont ainsi plancher respectivement sur les chaines de valeur "Mangue" (les spécifications techniques pour la mangue fraîche et ses dérivés), "Manioc et produits dérivés" (notamment le dosage des pesticides et métaux lourds dans les tubercules, et les procédures d'inspection qualité et les normes environnementales) ; "Textiles et habillements" et “TIC” (notamment la protection des données personnelles et la cybersécurité).
En prélude de ces travaux de normalisation, une rencontre préliminaire s’était tenue à la semaine dernière, à Lomé.
Au Togo, l’Union internationale pour la conservation de la nature, investit 110 millions FCFA (près de 200 000 euros) dans la conversation du parc Fazao-Malfakassa, au nord du pays (à cheval entre la région de la Kara et la région centrale). C’est via le projet "Gestion durable du parc Fazao-Malfakassa et amélioration des revenus des populations riveraines", lancé le vendredi 1er septembre dernier à Sokodé, d'un coût global de 130 millions FCFA.
Le projet, d’une durée de 18 mois, vise à harmoniser la conservation environnementale avec le bien-être économique des communautés locales. Il s’agira notamment de renforcer la surveillance des ressources naturelles du parc Fazao-Malfakassa, ou encore la promotion de l’élevage pour contrer le braconnage.
Ceci, tout en promouvant la foresterie communautaire dans les zones périphériques. Il s’agira au moyen du projet, de réduire la consommation de bois énergie et d’encourager des activités économiques viables avec un impact minime sur le parc.
Notons que l’initiative verte est portée sur le terrain par l'ONG Gestion de l'Environnement et Valorisation des Produits Agropastoraux et Forestiers (GEVAPAF), en partenariat avec l'ONG Vétérinaires Sans Frontières (VSF)-Suisse et en collaboration avec les parties prenantes, comme le précise l’agence togolaise de Presse (ATOP), et qui apportent le financement restant pour le projet.
Pour rappel, avec une superficie de 1 920 km², le Parc national de Fazao-Malfakassa est le plus grand des trois parcs nationaux du Togo (les deux autres étant le parc national de la Kéran, et le parc national de la Fosse aux Lions).
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, plus de 31000 candidats (31860) ont composé samedi dernier, dans le cadre du concours de recrutement des enseignants, lancé en juin, et annoncé par Togo First.
En tout, les candidats sont en compétition pour 4501 places, selon l’annonce initiale du gouvernement.
Ces derniers ont tous composé en culture générale, épreuve commune et dans leur épreuve de spécialité à l’exception des candidats du préscolaire et primaire (Français, Allemand, Anglais, Espagnol, Histoire-Géographie, Mathématiques, Physique-Chimie, Philosophie, Education sportive).
Dans la région de la Kara, qui compte neuf centres d’écrit, les épreuves ont été constatées par Sampo Alandja, Directeur de cabinet du ministère de la fonction publique, en visite de terrain (notamment au lycée Kara I), en compagnie de plusieurs officiels de l'enseignement au Togo.
Pour l’Etat, l’enjeu du concours est double. D'une part, résoudre la pénurie d'enseignants résultant (suite à des départs à la retraite et de la croissance du nombre d'établissements scolaires) ; et d’autre part, renforcer le secteur éducatif.
Ainsi, ce recrutement permettra de fournir des ressources humaines à l’enseignement général (préscolaire, primaire, les 1er et 2ème cycles du secondaire), et l’enseignement technique et professionnel.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et l'Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche étudient la possibilité d'établir un partenariat, visant à soutenir la dynamisation des investissements au Togo. Ce projet a été exposé à Rose Kayi Mivedor, la Ministre de la Promotion de l'Investissement, à la faveur d'une audience accordée par la ministre, le jeudi 31 août 2023.
Une délégation dirigée par Tidiane Boye, Représentant de l'ONUDI au Togo avec résidence à Abidjan, a ainsi pu exposer les projets en cours de déploiement sur le territoire. Parmi ces initiatives, figure en particulier un projet visant à soutenir le développement des chaînes de valeur et à certifier 50 produits à fort potentiel d'investissement au Togo.
Ces échanges ont permis de définir les axes de coopération entre le ministère et l'organisation onusienne.
Pour Rose Kayi Mivedor, cette collaboration avec l'ONUDI s'inscrit parfaitement dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2025, mettant notamment l'accent sur la création d'emplois et la valorisation des atouts économiques du pays.
Dans cette optique, l'ONUDI a présenté son programme de renforcement des capacités, élaborant des outils techniques spécifiques pour les agences de Promotion des Investissements, donc l'Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche (API-ZF) au Togo. Les deux parties ont exprimé leur volonté de poursuivre les discussions en vue de concrétiser ce partenariat.
Au Togo, le Professeur Adama Mawulé Kpodar vient d'être nommé nouveau président de l'Université de Lomé, prenant ainsi la relève du Professeur Komla Dodzi Kokoroko, qui a dirigé l'institution pendant 7 ans. Cette nomination coïncide avec la désignation du Professeur Tchariè Kokou à la tête de l'Université de Kara.
Jusqu'à présent directeur général de l'École Nationale d'Administration (ENA), Adama Mawulé Kpodar apportera dorénavant son expertise à la direction de la première université publique du pays.
Dans la même veine, le Professeur Tchariè Kokou est désigné pour présider l'Université de Kara. Ce dernier, également président de la Société des Sciences Mathématiques du Togo (SSMaT) et professeur émérite en Mathématiques, succède à ce poste au Professeur Komlan Sanda.
Il convient de souligner que le double mandat du juriste Dodji Kokoroko, qui est par ailleurs Ministre en charge des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l'Artisanat, a été marqué par de nombreuses initiatives de modernisation à la tête de l'Université de Lomé. Ces initiatives ont inclus des améliorations d'infrastructures ainsi que des évolutions dans les programmes, notamment avec la création de l'École Polytechnique de Lomé (EPL), rassemblant plusieurs départements techniques et d'ingénierie.
Il laisse derrière lui une université qui a connu une progression de 38 places en trois ans dans le classement des meilleures universités d'Afrique, pour se positionner aujourd'hui dans le Top 200 de cette liste.
Ayi Renaud Dossavi
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Le mois d’octobre prochain sera consacré à la consommation locale, pour la 4è fois au Togo. L’annonce de cet évènement a été faite par le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, le samedi 2 septembre dernier.
« Chers opérateurs économiques, managers des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises togolaises, producteurs, transformateurs et promoteurs des produits locaux, la 4e édition du Mois du Consommer Local s'annonce pour Octobre 2023 avec un programme alléchant pour vous », a tweeté le ministère du commerce.
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— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) September 2, 2023
Chers opérateurs économiques, managers des Très Petites, Petites & Moyennes Entreprises togolaises, producteurs, transformateurs & promoteurs des produits locaux, la 4e édition du Mois du Consommer Local s'annonce pour #Octobre2023 avec un programme alléchant pour vous. pic.twitter.com/GZh84aQV61
Cette nouvelle édition, indique-t-on, sera encore une occasion pour les autorités de promouvoir les produits de consommation des biens et services made in Togo et de susciter l’envie et l’intérêt des populations pour la production locale.
Cet événement, pour rappel, est en ligne avec la décision prise par les ministres chargés du commerce des Etats membres de l’UEMOA en octobre 2019, relative à la réorientation des modes de consommation afin de valoriser les nationaux, à travers la transformation des produits et services locaux.
Esaïe Edoh