Togo First

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L'industrie de la viande dans la préfecture des Lacs et dans les localités environnantes vient de recevoir un élan significatif avec l'inauguration d'un nouvel abattoir moderne. Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République, et Myriam Dossou d'Alméda, Ministre du Développement à la Base, ont dévoilé ces infrastructures en présence de Me Aquéréburu Coffi Alexis, Maire de la commune des Lacs 1, le 02 juin dernier.  Cette réalisation est le fruit d'une promesse du Chef de l'État en réponse aux besoins de la population locale, a indiqué la SG de la Présidence.

1 maison

L'abattoir moderne de Hemazo desservira les préfectures des Lacs, Yoto, Vo, Bas Mono et des localités frontalières, dont Grand Popo au Bénin. L'infrastructure, réalisée par le Programme d'Appui aux Populations Vulnérables (PAPV), comprend des bureaux, une chambre froide, une salle d'abattage, une salle de vente de la viande, une salle de traitement des animaux, ainsi que des installations sanitaires.

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Présentes lors de la cérémonie d'inauguration, les communautés ont exprimé leur gratitude pour cette avancée significative qui facilite le travail des acteurs de la filière viande dans des conditions optimales. Ces nouveaux équipements, qualifiés de "joyaux" par leurs bénéficiaires, sont de véritables leviers de croissance pour l'industrie de la viande régionale, souligne-t-on.

Au-delà de la préfecture des Lacs, la relance de l'industrie de la viande se confirme peu à peu avec l'évolution prometteuse des chantiers d'abattoirs à Kpalimé, Sokodé et Kara. Ces efforts de modernisation, conjugués aux futurs projets à Atakpamé, Niamtougou et Dapaong, traduisent la volonté du gouvernement togolais d'optimiser sa filière viande.

Au Togo, il faudrait environ 10 millions $ par an pour appuyer un mécanisme social en faveur des couches vulnérables parmi les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et atteintes de la tuberculose (patients TB).

Ce sont les estimations issues d'une étude, commanditée par les acteurs de la lutte contre le VIH et la tuberculose, sous la houlette du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS). Le rapport de l'étude a fait l'objet d'une validation vendredi 02 juin à Lomé, à l'occasion d'un atelier organisé conjointement avec l'ONUSIDA et le Programme alimentaire mondial (PAM). La rencontre s'est ouverte en présence de Damien Amoussou, président du comité de pilotage du Rapport d'étude et représentant le Coordonnateur du CNLS, Ennardja Alassani, chargé des Programmes et représentant le PAM au Togo, ainsi que Dr. Akouavi Maboudou, représentant le Directeur pays ONUSIDA Togo-Bénin, Dr. Eric Verschueren.

Le document, qui évalue la faisabilité et le coût de cette opération de soutien à ces couches vulnérables, « sera d'abord un document de mobilisation de ressources. Un document de plaidoyer qui pourrait être présenté aux partenaires classiques », indique Damien Amoussou, à l'ouverture des travaux. « L'appui devrait porter sur le volet alimentaire (ce qui justifie la présence du PAM) et le volet financier. », ajoute la même source.

Dans le détail, environ 75% des patients TB et PVVIH sont considérés comme vulnérables. Pour les intégrer dans un système national de protection sociale, il faudrait un peu plus de 10 millions de dollars chaque année pour pouvoir les soutenir, précise Agossou K. Kokou, Consultant national, présentant les résultats de l'étude.

Dans un premier scénario, la durée envisagée de ce type d'intervention serait de trois ans, soit un coût prévisionnel de 30 millions de dollars.

Si les études se sont concentrées sur les régions Maritime et des Plateaux, considérées comme ayant la plus forte prévalence en VIH, l'initiative prend en compte l'ensemble du territoire. On dénombre notamment un peu plus de 29 000 PVVIH dans ces deux régions, pour un total de patients estimé à 80 000 sur l'ensemble du territoire.

Outre les partenaires classiques, les acteurs de la lutte contre le VIH/Sida et la tuberculose envisagent notamment de mobiliser des appuis internationaux, dont le Fonds mondial de lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose, une institution qui a d'ores et déjà annoncé un financement de 74 milliards FCFA pour la période 2023-2025.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo a réussi à mobiliser ce vendredi 2 juin 2023, 31 milliards FCFA sur le marché ouest-africain des titres publics. La levée de fonds a été réalisée grâce à une émission simultanée de Bons et Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT) de 30 milliards FCFA par la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du pays.

D’après l’agence Umoa-Titres, le Togo a levé 26 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone ouest-africaine via les BAT sur la maturité de 182 jours et 5 milliards FCFA sur les OAT stipulées sur 3 ans et 5 ans.

Selon le compte rendu de l’opération, le montant global des soumissions est évalué à 41 milliards FCFA et correspond à un taux de couverture de 138,44%.

Le compte rendu indique également que sur les 31 milliards FCFA mobilisés, 11 milliards FCFA ont été collectés auprès des investisseurs togolais.

Ce nouvel emprunt (5è succès de suite) porte à 264 milliards FCFA le cumul des fonds levés cette année, alors que la prévision annuelle est estimée à 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

Au Togo, la Ministre, Secrétaire Générale de la présidence togolaise Sandra Ablamba Johnson, a mis en terre de jeunes plants le jeudi 1er juin 2023, à l’occasion de la journée nationale de l’arbre dans le pays.

L’acte a été posé dans les jardins du nouveau Palais de la présidence de la République où précisément plusieurs plants d’Araucaria excelsa ont été mis en terre. 

Ce geste qui se veut citoyen, selon Sandra Ablamba Johnson, « renouvelle notre engagement à lutter contre la déforestation et à œuvrer pour la protection de l'environnement ».  L'officielle soutient par ailleurs « qu’il est crucial de veiller à leur entretien (des arbres, ndlr), car simplement planter ne suffit pas ».

Cette journée nationale de l’arbre a été instituée, le 1er juin 1977, par feu président Gnassingbé Eyadéma, avec pour objectif la protection de l’environnement. Dans cette perspective, chaque Togolais est invité à planter un ou plusieurs arbres à cette date, tous les ans.

Cette année, en lançant la nouvelle campagne, les autorités tablent sur la mise en terre de 14 millions de plants pour reconstituer le couvert végétal.   

Esaïe Edoh 

Au Togo, le gouvernement prépare une nouvelle étape vers une plus grande responsabilité des collectivités territoriales, dans le cadre de la décentralisation. Jeudi 1er juin 2023, lors du conseil des ministres, l'exécutif a ainsi examiné deux projets de décret visant à définir les modalités d'exercice des compétences partagées entre l'État et les communes, dans les domaines de la santé et de l'hygiène publique, ainsi que de l'éducation et de la formation professionnelle.

« Ces projets de décret visent à clarifier les compétences respectives de l'État et des communes dans les domaines susmentionnés. », indique de façon liminaire le communiqué du Conseil des ministres.

Dans le détail, le décret relatif à la santé et à l'hygiène publique établit notamment que l'État est responsable de la politique de santé, de la réglementation et de la surveillance des établissements de santé. De leur côté, les communes se voient confier la mission d'entreprendre des actions de prévention et de promotion de la santé et de l'hygiène. Les communes devront également faciliter l'accès aux soins primaires au niveau local.

En ce qui concerne l'éducation, le décret prévoit que l'État est chargé de définir et de superviser la mise en œuvre de la politique nationale d'éducation. Les communes, quant à elles, auront notamment pour responsabilité l'identification des emplacements pour les centres de formation professionnelle et les établissements scolaires.

Selon les attentes de l'exécutif, « l'adoption des deux textes permettra une plus grande implication des communes aux côtés de l'État en matière de santé, d'hygiène publique, d'éducation et de formation professionnelle. »

La prise de ces décrets devrait à terme renforcer les collectivités locales, alors que le processus de décentralisation continue son chemin.

La Banque mondiale va augmenter de 1,5 milliard de dollars ses engagements dans le secteur agricole en Afrique de l'Ouest et centrale d'ici à l'année prochaine. C'est l'une des annonces faites par Ousmane Diagana, VP de l'institution de Bretton Woods pour l'Afrique de l'Ouest et Centrale, lors de la rencontre de haut niveau de Lomé, qui s'est conclue en présence de chefs d'État, dont le Togolais Faure Gnassingbé.

« Nous allons augmenter nos investissements dans le secteur, partant de plus de 4 milliards de dollars des fonds IDA déjà approuvés et en cours d'exécution en Afrique de l'Ouest et centrale, à plus de 5,5 milliards de dollars d'ici à 2024. », a ainsi indiqué depuis Lomé, Ousmane Diagana.

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Ces fonds devraient profiter à des initiatives déjà en cours, notamment au Sahel, comme le Programme de résilience des systèmes alimentaires (FSRP), initialement financé à hauteur de 570 millions $, et qui devrait voir  ainsi son portefeuille se renforcer davantage.

L'institution basée à Washington s'est ainsi engagée à soutenir les pays d'Afrique de l'Ouest dans la mise en œuvre de la Feuille de route sur les engrais et la santé des sols. Les projets financés se concentreront sur les activités prioritaires de la Feuille de route, telles que le développement de cartes de fertilité des sols, le renforcement des centres de recherche, les services de conseils aux agriculteurs et la mise en place de normes et de contrôles de qualité.

L'accent sera également mis, indique-t-on, sur les réformes visant à promouvoir un environnement favorable aux investissements privés dans la production locale d'engrais, ainsi que sur la gestion intégrée de la fertilité des sols et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Banque mondiale accompagnera également les projets de production d'engrais minéraux et organiques, en mettant l'accent sur la production d'engrais verts.

Notons que dans le contexte de cette collaboration entre les pays de la région, la Banque mondiale, ainsi que d'autres institutions financières régionales, plusieurs objectifs concrets sont mis sur la table, comme celui de tripler la consommation d'engrais et doubler la production agricole à l’horizon 2035, avec en vue, une approche plus régionale et intégrée de la gestion des terres et de la restauration de la santé des sols.

Ayi Renaud Dossavi

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Des administrateurs fiscaux des quinze pays de la Cédéao et de la Mauritanie participent depuis le mardi 30 mai jusqu’à ce jeudi 1er juin 2023 à Lomé, à une rencontre de formation sur le prix de transfert. Le prix de transfert, apprend-on, est le prix auquel une entreprise transfère des biens corporels, des actifs incorporels, ou rend des services à des entreprises associées.

La session pilotée par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), marque la fin du cycle triennal de formation organisée depuis 2020.

Durant la rencontre, des agents en charge de la fiscalité internationale, notamment les vérificateurs fiscaux et fonctionnaires en charge de la législation, sont outillés sur la procédure amiable en matière de prix de transfert qui vise à éliminer les doubles impositions économiques. 

Cette formation au sortir de laquelle les vérificateurs devraient être aguerris pour le contrôle des entreprises multinationales qui opèrent sur leurs territoires respectifs est, selon le Commissaire des douanes et des droits indirects, également commissaire des impôts par intérim de l’OTR, Kwawo Atta-Kakra Essien, importante pour mieux lutter contre les pratiques fiscales frauduleuses.

« Il est donc primordial de continuer à travailler ensemble pour le renforcement de la coopération communautaire et de la transparence fiscale », a souligné le commissaire des impôts par intérim.

Notons que la formation est organisée dans le cadre du Programme d'Appui à la Transition Fiscale en Afrique de l'Ouest (PATF) qui est financé par l’Union Européenne (UE) à hauteur de 10 millions d’euros à travers le 11ème Fonds Européen de Développement (FED).

Esaïe Edoh

Au Togo, une nouvelle étape vient d’être franchie dans la mise en place du système d'identification biométrique. L'Agence togolaise d'identification, (ANID-TOGO), a annoncé dans un communiqué publié ce jeudi 1er juin 2023, avoir confié la construction du système aux sociétés Atos et IDEMIA.

Ces sociétés françaises de sécurité numérique spécialisées dans la biométrie vont proposer une solution biométrique nationale basée sur la plateforme MOSIP (Modular Open Source Identity Platform). Concrètement, elles se chargeront de concevoir, construire, tester et mettre en œuvre la solution biométrique nationale d'identification électronique pour le Togo. La solution sera basée sur la technologie de reconnaissance de l'iris, du visage et des empreintes digitales.

« Nous sommes honorés de travailler avec le gouvernement togolais et ses partenaires sur ce projet essentiel. La solution biométrique d'identification électronique jouera un rôle crucial dans la transformation numérique et le développement national du Togo. Atos s'engage à fournir une solution fiable et sécurisée qui répond aux besoins du gouvernement et des citoyens. Nous sommes fiers de mettre à profit notre expertise en biométrie, cybersécurité et transformation numérique pour soutenir les ambitions du Togo et contribuer à un monde plus inclusif et connecté », a déclaré Alpha Barry, Directeur général d'Atos Afrique.

Ce projet soutenu par la Banque Mondiale, à travers le programme WURI, permettra au Togo de doter toutes les personnes physiques présentes sur le territoire togolais, d’un numéro d’identification unique (NIU) dans le but de faciliter les interactions entre citoyens et administrations, et faciliter la digitalisation de l'administration publique.

Dans cette dynamique, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a annoncé un recensement biométrique. « Il y aura un troisième recensement pour offrir une carte biométrique à chaque Togolais afin que nous puissions être efficaces dans notre politique de protection sociale », a souligné le dirigeant togolais lors d'une interview avec la chaîne New World TV, en marge des festivités du 63e anniversaire de l'accession du Togo à la souveraineté internationale.  

« La mise en place d’un système d’identification unique, robuste et fiable est un impératif conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025 sur laquelle est inscrit le projet e-ID, en première position des 42 projets et réformes prioritaires », a soutenu l’ANID- TOGO suite à l’attribution du marché à Atos et IDEMIA.

Esaïe Edoh 

Le Togo va collaborer avec le Maroc, à travers l'Office chérifien des phosphates (OCP), dans le cadre de son ambitieux projet de développement du secteur agricole, notamment la mécanisation et la production locale d'engrais.

Les deux acteurs ont signé hier, mercredi 31 mai 2023, à Lomé, deux accords en ce sens. C'était en marge de la table ronde de haut niveau organisée conjointement avec la Banque mondiale et la CEDEAO. Le premier accord porte sur la promotion de la mécanisation de l'agriculture, et aboutit notamment à la "Déclaration de Lomé sur les engrais". Côté togolais, les accords ont été respectivement signés par Antoine Lekpa Gbegbeni, ministre en charge de l'Agriculture, et Mawunyo Mila Aziablé, ministre des Mines et de l'Énergie, avec du côté marocain, le directeur général Afrique de l'OCP, Mohamed Anouar Jamali.

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Ces accords visent à faciliter les services de mécanisation en agriculture au Togo, et ouvrent la voie à une étude de faisabilité pour implanter à terme une usine d'engrais phosphatés au Togo, avec l'appui en expertise et en technologie de l'opérateur marocain. Ce n'est du reste pas la première initiative du pays visant à augmenter sa production d'engrais, par le biais de la production locale. En 2019, le groupe nigérian Dangote s'était également positionné, pour la transformation des phosphates togolais.

Ayi Renaud Dosssavi

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Depuis Lomé, le président togolais Faure Gnassingbé et deux de ses pairs, Mohamed Bazoum du Niger et Umaro Sissoko Embalo de Guinée-Bissau, lancent un appel sous-régional pour renforcer l’accès aux engrais en Afrique de l’Ouest.

Cet appel vient en conclusion de la table ronde de haut niveau de Lomé, sur les engrais et la santé des sols en Afrique de l'Ouest, organisée par le pays, la Cedeao et le Groupe de la Banque mondiale. Les travaux ont rassemblé plusieurs acteurs nationaux d’Afrique de l’Ouest, et différents partenaires au développement.

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L'adoption d'une feuille de route sur la santé des sols a été approuvée par les délégations des pays, en présence de Faure Gnassingbé et de ses homologues. Selon toute vraisemblance, celle-ci devrait ouvrir la voie à une collaboration plus étroite au niveau sous-régional en ce qui concerne l'accès aux engrais.

« Sans vision, sans stratégie, les engrais passent bien vite d'une promesse de restauration des sols à la cause de leur détérioration », a déclaré le chef d’État togolais Faure Essozimna Gnassingbé. « Face à ce besoin de trouver un juste équilibre, la planification et l'implication de l'État s'imposent. C'est pourquoi je suis favorable à une planification régionale. Comme l'illustre la Feuille de Route présentée ce jour, notre vision doit être avant tout sous-régionale ».

« Par le biais de l'adoption d'une feuille de route commune, les pays de la CEDEAO s'engagent à améliorer l'accès aux engrais minéraux et organiques pour les petits producteurs agricoles, en mettant l'accent sur les cultures assurant la sécurité et la souveraineté alimentaires des populations, ainsi qu'en mettant en œuvre des actions prioritaires », a souligné pour sa part, Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO.

Une coordination sous-régionale

« L'un des éléments essentiels de la lutte contre la désertification et l'appauvrissement des sols est, bien sûr, la gestion des intrants agricoles », a indiqué le chef d'État togolais, en prélude au lancement de 'La déclaration de Lomé'. « Produire plus, maintenant et demain, est donc le grand impératif pour nos agricultures », a ajouté le dirigeant togolais.

À l'issue de la rencontre, les chefs d'industrie et les partenaires de développement de l'Agence Régionale pour l'Agriculture et l'Alimentation en Afrique de l'Ouest (ECOWAP en anglais) ont réaffirmé leur soutien à une approche innovante et intégrée de la gestion durable de la fertilité des sols.

Selon la feuille de route rendue publique à l'issue de l'événement, l'initiative devrait s'appuyer sur trois piliers : la production, la recherche scientifique, ainsi que l'approvisionnement et la commercialisation.

Des engagements supplémentaires de la Banque mondiale

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Dans la foulée, la Banque mondiale a annoncé un engagement supplémentaire de 1,5 milliard de dollars dans le secteur de l'agriculture d'ici à 2024, portant ainsi le montant total à 5,5 milliards de dollars, en augmentant les 4 milliards déjà engagés et en cours de mise en œuvre. De même, les Pays-Bas ont annoncé un soutien de 100 millions d'euros pour le secteur en Afrique de l'Ouest au cours de la prochaine décennie.

« En faveur des pays membres de la CEDEAO et en collaboration avec les partenaires au développement, la Banque mondiale s'engage à accroître son soutien financier et technique pour une agriculture résiliente, porteuse de développement durable et créatrice d'emplois. Nous travaillons avec les institutions africaines pour promouvoir la santé des sols et lutter contre l'insécurité alimentaire », a déclaré Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

Cette mobilisation générale depuis Lomé s'annonce dans un contexte de défis particuliers pour la sous-région, notamment les difficultés d'approvisionnement en engrais liées à la guerre en Ukraine. Selon les dernières projections, si des mesures appropriées ne sont pas rapidement prises dans la sous-région, il est estimé que 41,9 millions de personnes pourraient se retrouver en situation d'insécurité alimentaire entre juin et août 2023.

Ayi Renaud Dossavi

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