Le gouvernement togolais, à travers le ministère de la promotion de l’investissement, était en conclave ce mardi matin 29 mars 2023, avec les représentants de la communauté des affaires au Togo, à la faveur de son premier “Investors Breakfast” de l’année.
Les travaux, sous la houlette de Rose Kari Mivedor, ministre en charge de la promotion des investissements, ont rassemblé des représentants des avocats, architectes, notaires et déclarants en douane, pour avoir leurs ressentis positifs et négatifs, sur les transformations du climat des affaires au Togo, sur fond de réformes soutenues depuis quelques années.
« La rencontre de ce jour, qui réunit avocats, architectes, notaires et déclarants en douane, est une opportunité pour échanger sur les avancées en matière de réformes opérées par le gouvernement togolais pour l'amélioration constante du climat des affaires. » a indiqué à l’entame, Rose Kayi Mivedor, la ministre chargée de la promotion des investissements. « De plus, il s'agira de vous écouter, en votre qualité d'interlocuteurs et de prescripteurs auprès des investisseurs potentiels et de recenser les difficultés qui jalonnent le parcours de l'investisseur dans notre pays. », a-t-elle ajouté.

Au cours des travaux, la cellule Climat des affaires, rattachée à la Présidence togolaise, a notamment présenté les dernières avancées du pays en la matière, et fait un point de situation.
Les différents acteurs, représentant leurs corps de métiers, ont exposé leurs ressentis et soumis leurs doléances aux acteurs multiples, pour consolider les réformes engagées par l'exécutif. Ceci, afin que les réformes se concrétisent, en termes d'investisseurs gagnés pour le pays.
L'ensemble des contributions des acteurs serviront de base pour alimenter des points de plaidoyer et de recommandations, en vue de « renforcer l'attractivité de la Destination Togo », selon Rose Kayi Mivedor.

Pour rappel, au premier trimestre de cette année, le Togo a validé 4 nouveaux projets d’investissements, pour un montant total de 19 milliards FCFA, selon les données du ministère. Pour l’ensemble de l’année 2022, on recense en tout 36 projets, dont 18 au code des investissements (CI) et 18 au statut de la zone franche (ZF), pour un montant total prévisionnel de 150,2 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, 17 localités des régions des Plateaux et Maritime seront dotées d’infrastructures d’Adduction d’eau potable (AEP). Le projet sera piloté par l’Agence nationale d’appui au développement à la Base (ANADEB) qui vient de lancer un appel d’offres national pour recruter des entreprises.
Ces infrastructures d’eau potable seront construites précisément dans 12 villages de la région des Plateaux et 5 de la Maritime grâce au soutien financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Les travaux devraient durer 4 mois dans chacune des localités ciblées « à compter de la date de notification du marché approuvé », indique l’ANADEB via l’appel d'offres.
Les soumissionnaires ont jusqu’au 28 septembre pour candidater sur la base des « directives pour la passation des marchés de travaux, bien et services financés par un prêt ou avance de fonds de la BOAD ».
Ces futures unités d’eau potable vont s’ajouter à d’autres déjà en cours ou à venir dans le cadre des actions de l’exécutif togolais pour améliorer le système d’alimentation et de distribution d’eau potable dans le pays. Ceci, en cohérence avec l’ambition des autorités togolaises de réaliser un taux d’accès à l’eau, de 85% au plan national, 95% en milieu rural, 85% en milieu semi-urbain, 75% en milieu urbain hors Grand-Lomé et 80% dans le Grand Lomé, à l’horizon 2025.
Esaïe Edoh
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Asky Airlines, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé, a ajouté une nouvelle destination à sa liste, avec la ligne Nairobi (Kenya) – Lomé (Togo). Le transporteur a annoncé le vol inaugural pour le 1er octobre prochain. La ligne créera une connexion directe entre l'Afrique de l'Ouest et l’Afrique de l'Est. On annonce du reste, trois vols hebdomadaires, via un 737-800 bi-classe de 154.
ASKY, the Pan-African Airline, has announced that it will launch its inaugural flight from Lome, Togo, to Nairobi, Kenya, on October 1. Nairobi will be served three weekly non-stop in both directions using the two-class, 154-seat 737-800.@ASKY_airlines pic.twitter.com/ZVyqE0XFBu— ASKY (@ASKY_airlines) August 25, 2023
Ceci intervient quelques jours après que le Togo a renforcé son lien avec Asky Airlines, en prenant pour 14% des parts sociales de la compagnie, pour un investissement de 6 milliards FCFA.
Notons que l’actuel réseau d’Asky se constitue de 26 villes dans 24 pays du continent.
Ayi Renaud Dossavi
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L'Union européenne met le cap sur le Togo et trois autres pays d’Afrique de l’Ouest, pour prévenir l'extension des activités jihadistes. L'organisation prévoit en effet le déploiement d'une nouvelle mission civilo-militaire dans plusieurs pays de la sous-région, le Togo, le Ghana, le Bénin et la Côte d'Ivoire, dans quelques mois. Le projet, rapporté par le journal allemand Die Welt du dimanche 27 août, citant des diplomates européens, viserait à contrer non seulement les percées jihadistes dans la sous-région, mais aussi l'influence croissante de la Russie dans la région. Cette intervention s'annoncerait dans un contexte de difficultés diplomatiques pour les acteurs européens dans le Sahel, notamment au Niger.
Ainsi, selon de hauts diplomates de l'UE impliqués dans la planification du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) à Bruxelles, la mission prévue s’explique par "la crainte de l'Union européenne de voir des groupes djihadistes continuer à étendre leurs activités en Afrique de l'Ouest du Sahel vers les pays côtiers du sud du golfe de Guinée, ce qui pourrait aggraver l'instabilité dans la région".
Il s'agira, dans le cadre de cette intervention, surtout de former et d'apporter du conseil aux forces de sécurité locales. L'objectif est de renforcer leurs capacités à mener des opérations antiterroristes et à assurer la sécurité. Des mesures techniques et des initiatives pour renforcer la confiance dans le secteur de la sécurité seront également mises en œuvre. L’approbation officielle de cette mission doit encore être entérinée, en octobre prochain, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg.
Selon la même source, les gouvernements du Bénin et du Ghana auraient déjà envoyé la lettre d'invitation à séjourner dans leurs pays, nécessaire à la mission européenne.
Ayi Renaud Dossavi
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Un grave incendie, déclaré dans la nuit du 27 au 28 août 2023, a ravagé les entrepôts de la société Ramco, un acteur majeur dans le commerce et la distribution d'électroménager au Togo. Le bâtiment, situé à Assivito au centre-ville à Lomé, a été attaqué par des flammes qui se seraient déclarées au petit matin, vers 4h30. Ces flammes ont gravement endommagé le matériel entreposé, ce qui a entraîné le déploiement des sapeurs-pompiers, des autorités municipales et de la division des douanes de l’Office Togolais des Recettes (OTR).

Ceci étant, aucune perte en vie humaine n'a été déplorée.
Les entrepôts abritaient une variété de réfrigérateurs et d'autres appareils électroménagers, gravement attaqués brûlés.
En dépit de ce sinistre, le groupe assure que ses enseignes resteront ouvertes sur le territoire. « La Direction du groupe Ramco rassure son aimable clientèle que les Superamco et l’ensemble de ses enseignes restent ouverts et approvisionnés aux horaires habituels. », indique-t-on dans un communiqué.
Bien qu'il n'y ait pas encore de bilan officiel, les premières spéculations estiment les pertes matérielles à plusieurs centaines de millions de FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l'exécutif grâce à ses partenaires a décaissé une enveloppe de 613 millions FCFA au profit des agriculteurs de la préfecture de la Kéran (région des Savanes) dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience des populations vulnérables de la région des Savanes (PURS). Près de 40 000 agriculteurs ont reçu des kits agricoles en fin de semaine dernière à Dapaong.
Ces kits composés essentiellement des semences certifiées de cultures maraîchères, des outils maraîchers, de fertilisants (le NPK 15 15 15 et l’Urée 46% N), et de bio pesticides, ont été remis par le ministère de l’Agriculture
Selon le coordonnateur du PURS, Gal Dadja Maganawe, cet appui en matériels, devrait renforcer les moyens d’existence des populations de la région à faire face à la menace terroriste grandissante et aux effets néfastes du changement climatique. Il va contribuer principalement à améliorer la productivité et la production des exploitations agricoles ciblées.
Ce soutien aux producteurs agricoles, indique-t-on, s’inscrit dans la composante 2 du PURS, et est financé par la Banque mondiale à travers le Programme de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’ouest (FSRP).
Lancé début 2022, le Programme d'urgence pour la région des Savanes vise à améliorer les conditions de vie de la population de cette région et à renforcer leur résilience dans l'accès à l'eau potable, à l'électricité. Le projet prend également en compte la construction d'infrastructures sanitaires et éducatives ainsi que des pistes rurales.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la première édition de la journée nationale du partenariat public-privé (JNP) se tiendra le 5 septembre prochain à Lomé. Cette première édition se déroulera autour du thème : « Secteur privé, moteur de la transformation structurelle de l’économie nationale ».
Cette rencontre qui sera un cadre de discussions entre le gouvernement et les opérateurs économiques, va réunir des membres du gouvernement, du Conseil National du Patronat (CNP), de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI-Togo) et bien d’autres.

Cette première édition sera un espace privilégié pour les acteurs économiques de réfléchir et définir les stratégies de promotion du secteur privé et d’accroître leur contribution au développement du pays.
La JNP annoncée en avril dernier lors de la première rencontre du comité technique du cadre de concertation Etat-secteur privé, selon le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, sera un pilier du renforcement du partenariat entre l’Etat et le Secteur privé. En effet, le gouvernement veut s’appuyer sur les opérateurs privés pour réaliser ses projets prioritaires inscrits dans la feuille de route Gouvernementale Togo 2020-2025, qui vise le développement socio-économique du pays.
Cette initiative, d’après l'exécutif, complète les dispositifs existants qui servent de cadre de dialogue pour « construire une relation de confiance entre les entreprises et l’administration fiscale ».
Esaïe Edoh
L’Etat du Togo a bouclé vendredi 25 août 2023, sa nouvelle sortie sur le marché des titres publics de l’Umoa avec un emprunt de 23 milliards FCFA, via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
Dans le détail, 17,7 milliards FCFA ont été collectés grâce aux BAT stipulés sur la maturité de 364 jours aux taux d’intérêt multiples. Les 5,6 milliards FCFA ont été empruntés via les OAT émises sur 5 ans et assorties d’un taux d’intérêt annuel de 6,25%.
Selon le compte rendu de l’opération, 23 investisseurs ont participé à cet appel d’offres avec 26,9 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 107,63%.
Cette nouvelle enveloppe porte à 530 milliards FCFA les recettes mobilisées sur le marché financier régional par le Togo cette année. Sa prévision est établie cette année à 574 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, comme dans la plupart des pays de la sous-région, l’emballage de produits alimentaires est conditionné à l’utilisation de sachets plastiques. Avec leur interdiction officielle en 2011, des initiatives parallèles comme les jetables en polystyrène communément appelés ‘Take-Away’ se sont répandues, mais peinent à s’imposer durablement, sans pour autant supplanter les traditionnels sachets. C’est face à cette problématique que Kip Packaging, une startup togolaise s’est lancé un pari : remplacer le plastique par des contenants alimentaires solides et étanches, à base de kraft.
Portée par Eléonore Abouzi, Kip Packaging s’est engagée à remplacer l'usage des sachets plastiques dans l'alimentation des Togolais par des alternatives écologiques et saines. Se distinguant par la production locale de contenants biodégradables pour des repas chauds ou froids, elle se positionne comme l’un des précurseurs d’une révolution verte dans le secteur de l’emballage au Togo.
Des produits de qualité aux avantages écologiques et économiques
Les emballages de KIP Packaging, créés à partir de papier Kraft, se veulent “robustes, durables et étanches”. Ces bols écologiques, ou kraft bowls, allient respect de l'environnement et praticité, tout en étant esthétiquement plaisants et personnalisables. L’approche locale de la startup est de réduire l'empreinte carbone liée au transport, tout en répondant efficacement aux besoins des consommateurs togolais. En éduquant le public sur les dangers des emballages plastiques, la start-up entend participer activement à la transition vers une économie circulaire.

Rendre les emballages écologiques compétitifs
Si les emballages écologiques peuvent apparaître plus coûteux à première vue, KIP Packaging mise sur l’accessibilité et l’adoption progressive de ses produits pour en réduire les coûts. La start-up entend sensibiliser les consommateurs aux bienfaits des emballages écologiques, tant pour l’environnement que pour la santé publique.

Valorisation de l'image de marque et fidélisation de la clientèle
Pour les entreprises soucieuses de leur image de marque et des enjeux environnementaux, l’idée est de susciter en elles, un réflexe vers l’emballage alimentaire écologique de KIP Packaging.
« Répondant aux nouvelles attentes des consommateurs en matière de respect de l’environnement, nos emballages favorisent la fidélisation de la clientèle et l’attraction de prospects », souligne Eléonore ABOUZI.
Défis et opportunités : la sensibilisation comme levier de croissance
Le principal défi est de sensibiliser les consommateurs togolais aux enjeux environnementaux liés à l’utilisation du plastique. La start-up compte sur l'adoption progressive de ses produits pour assurer sa rentabilité, en mettant l'accent sur les avantages économiques et environnementaux de ses emballages.

Une ambition régionale
Si le Togo est le point de départ de l'aventure de KIP Packaging, la start-up vise un déploiement régional, en particulier le couloir économique Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Burkina Faso. Cette décision stratégique repose sur des facteurs économiques et culturels partagés dans la sous-région.
Collaboration pour une cause commune
Pour promouvoir l’utilisation des emballages écologiques, KIP Packaging collabore avec d’autres acteurs de l'industrie environnementale. Ces synergies économiques, notamment avec des banques et des organismes financiers, favorisent la prise de conscience environnementale et la promotion des emballages écologiques.
Adéquation offre-demande : écoute et adaptabilité
KIP Packaging est à l'écoute des préférences des consommateurs et s'adapte continuellement pour répondre aux besoins du marché.
« Les facteurs économiques, tels que l'accessibilité des prix et la diversité de l'offre, sont au cœur de la stratégie de la start-up », mentionne madame ABOUZI.
Une vision d’avenir : développement de produits et expansion commerciale
KIP Packaging aspire à généraliser l’utilisation des emballages alimentaires écologiques. Elle prévoit de se développer au-delà des frontières togolaises, tout en élargissant sa gamme de produits, et en mesurant son impact économique par la réduction des déchets plastiques et la préservation des ressources naturelles.
« Chaque emballage vendu est une victoire pour l'environnement. Par ailleurs, la création d'emplois induite par le développement de la start-up est une contribution directe à l'économie locale », a relaté Eléonore Abouzi.
En ligne avec ses engagements environnementaux, le Togo actualise son Plan National d'Application de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, une initiative environnementale visant à réduire l'impact des polluants et des pesticides sur la santé des citoyens. Le pays, signataire de cette convention depuis le 22 juillet 2004, souhaite ajuster sa politique actuelle aux évolutions en matière de réglementation au niveau international, conformément aux mises à jour de la Conférence des Parties (COP).
Le Ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières a enclenché le processus d'actualisation hier, jeudi 25 Août 2023.

« L'actualisation intervient en réponse aux ajouts des substances POPS (Substances polluantes organiques persistantes, notamment des pesticides comme les Aldrine, Dieldrine, Endrine, DDT, Chlorane, Mirex, Toxaphène et Heprachlore, ndlr) que la COP a ajoutées aux annexes de la convention au fil du temps. Il est donc opportun que le Togo, au niveau national, puisse examiner et enquêter pour déterminer si les nouvelles substances ajoutées sont présentes sur le territoire national », indique Tchalla Matiyou, coordinateur du projet d'actualisation et Point focal national de la Convention de Stockholm.
Notons que le Togo avait déjà élaboré son premier plan d'application en 2006, qui avait été mis à jour une première fois en 2017.
Pour rappel, la Convention de Stockholm a été adoptée lors d’une Conférence de plénipotentiaires tenue le 22 mai 2001 dans la capitale suédoise et est entrée en vigueur le 17 mai 2004. À ce jour, elle rassemble plus de 150 pays dans le monde.