Le Togo va bénéficier d’un appui de 10 milliards FCFA de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), pour la seconde phase du Programme de Renforcement de la Résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) dans le pays. La facilité a été annoncée à la faveur du dernier Conseil d’Administration de la BOAD, le 9 mai 2023.
Le projet P2RS, au Togo, est mis en place par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), et a pour objectif de renforcer la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales, ainsi que les revenus des chaînes de valeur agro-pastorales. Il vise à mettre fin aux famines récurrentes dans la région du Sahel.
« Le projet vise, entre autres, à renforcer sur une base durable et résiliente, la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales, ainsi que les revenus tirés des chaines de valeurs agro-pastorales. Il permettra également de renforcer les capacités adaptatives des populations par une meilleure maîtrise des risques climatiques. », indique notamment la BOAD.
Globalement, le P2-P2RS s'étendra sur 97 communes dans les 6 pays concernés par le projet, apportant une assistance directe à 1 384 000 personnes, dont 692 000 femmes (soit 50% du total), avec une attention particulière aux populations déplacées.
En prenant en compte les ménages des agriculteurs bénéficiaires et les activités régionales menées par le CILSS, la CCRS et l'APGMV, le nombre de bénéficiaires indirects est attendu à 5 695 000 personnes.
Ayi Renaud Dossavi
Selon les informations d'Edoh Kossi Amenounve, à la tête de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), le Togo s'affiche en quatrième position sur cette place financière régionale. Le pays, 7e PIB de l’Uemoa, avec une capitalisation boursière de 497 milliards de FCFA sur le segment actions et deux entreprises cotées, fait partie des acteurs majeurs sur le marché, a précisé Edoh Kossi Amenounve. De plus, avec ses 17 lignes obligataires, dont certaines sont issues des Organisations Régionales ayant leur siège à Lomé comme la CRRH-UEMOA et la BIDC, la valorisation du compartiment obligataire culmine à 609,9 milliards de FCFA. Ainsi, sur l'échiquier régional, le Togo s'installe directement derrière des pays tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso.
Ces chiffres ont été dévoilés lors de la cérémonie d'ouverture des BRVM Awards à Lomé, le 10 mai dernier. Les BRVM Awards sont une initiative conjointe de la BRVM et du Dépositaire Central/Banque de Règlement (DC/BR) depuis 2020. Cet événement annuel reconnaît les contributions significatives au maintien et au développement des activités sur le marché financier régional.
Au cours de cette 4ème édition des BRVM Awards, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, et l'ancien président du Conseil des ministres de l'UEMOA, Sani Yaya, ont reçu des distinctions spéciales pour leur contribution au développement économique du Togo.
La Première ministre, Victoire Dogbé, qui a présidé l'ouverture de cette 4e édition, a souligné que le Togo ne se contentera pas de ces progrès. Elle a principalement mis l'accent sur l'engagement de son gouvernement à renforcer la visibilité et la représentativité des entreprises togolaises sur la bourse régionale, conformément à la feuille de route du pays visant à établir le Togo comme un centre financier majeur. Pour elle, la bourse doit servir de moteur essentiel pour stimuler une croissance inclusive et promouvoir le développement durable au sein du pays.
Pour rappel, les entreprises togolaises cotées, Oragroup et le groupe Ecobank, sont très actives sur le marché, le dernier étant parmi les dix sociétés les mieux valorisées.
Six mois après leur lancement, les travaux de protection de la bande côtière togolaise sur le tronçon Agbodrafo-Aného, inscrits dans le cadre du programme WACA ResIP, sont “complètement achevés”. Le constat a été fait vendredi 12 mai par Togo First, à la faveur d’une mission de supervision menée par le ministre de l’environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi Katari.
En avance sur les délais
Concrètement, les travaux réalisés par l’entreprise néerlandaise Boskalis BV et prévus pour s’achever en juin, ont consisté en la construction et la réhabilitation de 14 épis (ouvrages en enrochement destinés à lutter contre l’érosion du littoral) et d’un brise-lame, ainsi que le rechargement de casiers et l’érection d’une digue de sable.

“L’ensemble des gros ouvrages a été réalisé en avance dans les temps, et les travaux sont complètement achevés en ce qui concerne la protection côtière. Il ne reste désormais plus qu’à accélérer la construction des infrastructures sociocommunautaires prévues dans le projet”, explique Assimiou Adou Rahim Alimi, coordonnateur du WACA au Togo.
Réaction attendue de la part des acteurs locaux
Concernant justement ces projets sociaux connexes (pistes rurales, ouvrages d’assainissements, plateformes multifonctionnelles, éclairage, entre autres…), le rendement est loin des attentes, au regard des taux d’exécution et des délais de consommation des différents marchés attribués aux entreprises locales, a relevé le ministre.
“Il n’est pas concevable que les travaux tardent autant à être exécutés, alors que les populations sont en attente de ces réalisations. Le travail doit être fait et nous disposons d’encore six mois pour livrer”, a martelé Foli-Bazi Katari à l’endroit des entreprises partenaires du projet.
Une réunion d’urgence est d’ailleurs attendue dans les prochains jours, entre le ministère, la coordination des projets, et les différents acteurs, afin de définir une nouvelle feuille de route pour l’exécution des chantiers.
Appui imminent de l’AFD
Du reste, s’il est initialement prévu pour s’achever le 31 décembre prochain, le programme devrait bénéficier très prochainement d’un appui significatif de l’Agence française de développement (AFD), pour le financement de travaux sur le tronçon Gbodjomé-Agbodrafo.
Les discussions sont concluantes et la signature du contrat devrait intervenir prochainement, a assuré le coordonnateur national.
Pour rappel, le programme WACA ResIP, financé par la Banque mondiale et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), est déployé dans six pays d'Afrique de l'Ouest. En dehors de la protection côtière, il aborde d’autres volets comme la lutte contre les inondations et les pollutions, ou encore la préservation des écosystèmes.
Octave A. Bruce
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L’Agence française de développement (AFD) qui appuie le Togo sur plusieurs projets, ambitionne d’accompagner également les Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans l’accès au financement. Le Directeur exécutif chargé de Partenariats et Communication Papa Amadou Sarr et la directrice pays de l’Agence au Togo, Zolika Bouabdallah, ont évoqué avec la cheffe du gouvernement, Victoire Dogbé, leur volonté de franchir ce cap, lors d’un entretien le 11 mai 2023.
Dans cette lignée, l’AFD prévoit la création possible d’un dispositif d’accompagnement des PME grâce à l’initiative Choose Africa 2, financée à hauteur de 3,5 milliards d’euros par le gouvernement français au profit de tous les pays africains. Le dispositif envisagé, selon Papa Amadou Sarr, peut être « une banque des PME, une banque pour l’innovation ou une structure d’accompagnement au niveau central pour appuyer les initiatives des TPME avec l’appui de la France ». Ce dispositif devrait permettre de soutenir la dynamique d’appui des autorités togolaises aux Très Petites et Moyennes Entreprises.
En rappel, l’initiative Choose Africa 2 a été lancée le 27 février dernier par le président français, Emmanuel Macron en soutien aux économies africaines. Ce programme appuie essentiellement les entrepreneurs africains, français et de la diaspora évoluant dans le secteur informel et disposant d’un projet et business plan.
Esaïe Edoh
Au Togo, la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, a reçu une délégation du comité d'organisation du Festival de la Marmite (FESMA), à la faveur d’une audience à la Primature le mardi 09 mai dernier. Il s’est agi notamment de lui présenter les résultats de la deuxième édition de cette rencontre culinaire, qui s'est tenue à Lomé.
Cette deuxième édition du FESMA, axée sur le thème "Cuisine et ODD : repenser la culture, le partage et la consommation des aliments", a rassemblé pendant une semaine, des amateurs, professionnels, officiels, institutions ainsi que le grand public, afin de valoriser le patrimoine gastronomique africain.
40 pays présents

« Cette année, nous avons pu voir une grande diversité de plats venant de différentes parties de l'Afrique. Tous les pays représentés ont eu l'occasion d'échanger des expériences culinaires, avec la participation des chefs togolais venus de France et de leurs homologues de l'Afrique de l'Ouest, de l'Est et du Centre. », s’est félicitée Olivia de Souza Paass, marraine de l'événement, à l'issue de l'entretien.
On recense plus de 200 exposants et plusieurs milliers de visiteurs. Environ 40 pays sur les 54 pays africains ont répondu à cet événement.
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Le Togo vient d’obtenir une reconnaissance de l’Union Africaine, pour ses efforts et son leadership en matière de sécurité et de sûreté aériennes en Afrique et dans le monde. Un certificat de reconnaissance a en effet été remis au Togo par Jamel Dridi, expert en aviation civile et facilitation, au nom de la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC). C’était en marge d’un atelier interrégional sur la facilitation et la sûreté des frontières, qui s’est tenu cette semaine, du 10 au 11 mai 2023 à Lomé.

La rencontre a réuni une soixantaine d’experts issus de 44 pays, qui ont partagé leurs expériences et planché sur les dernières tendances et pratiques en matière de sécurité et de facilitation aux frontières.
?Workshop on “Security&Facilitation – Border Security
— AFCAC - African Civil Aviation Commission (@Afcac_Cafac) May 11, 2023
• Emerging Security Threats&Challenges
• Passenger Data Systems
• The Database of Stolen&Lost Travel Documents
• Border Control Tools&Systems
• Capacity building&training programmes
• Regional&International Cooperation pic.twitter.com/yv5dHvtNJ9
En réaction à cette distinction, le directeur général de l’Agence nationale de l'aviation civile (ANAC), a souligné le rôle joué par le pays, pour le renforcement de l’intégration régionale dans le secteur aérien, notamment à travers son Chef d’Etat.
« Le champion du marché unique du transport aérien, c’est le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé. De 23 Etats à la création, on compte aujourd’hui 35 pays et deux autres qui s’annoncent, la Mauritanie et São Tomé », s’est ainsi félicité Col. Dokisime Gnama Latta.

Ouverts sous la tutelle du ministre des Transports routiers, aériens et ferroviaires, Affoh Atcha-Dedji, ces travaux internationaux ont été organisés conjointement par la Commission africaine de l'aviation civile (CAFAC), la Conférence européenne de l'aviation civile (CEAC) et l'Organisation arabe de l'aviation civile (ACAO), en vue de renforcer la collaboration et la coopération entre ces différents acteurs, pour améliorer la sécurité aux frontières et faciliter les échanges de données sur les passagers.
La rencontre de Lomé s'inscrit dans le cadre du projet Civil aviation security in Africa, Asia and the Middle East (CASE II), financé par l’Union européenne à 8 millions d’euros (plus de 5,2 milliards FCFA), pour une durée de 60 mois.
Annoncé depuis plusieurs mois, le Fest'Immo, salon international de l'immobilier et de l'habitat de Lomé, s’ouvrira ce vendredi 12 mai sur le site du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF, dit "Togo 2000"), marquant ainsi le retour de l'événement après trois ans d'interruption due à la crise sanitaire.
La rencontre est organisée par "E & K EVENT", pour réunir les professionnels de l'immobilier, jusqu’au 14 mai, soit trois jours d’activités et de réflexions.
Vivez trois (3) jours d'expérience inoubliable avec des acteurs immobiliers qualifiés et des professionnels de renom dans ce secteur. ✨
— Salon Togolais de l'Immobilier (@fest_immo) May 11, 2023
Retrouvez ci-dessous tous les exposants de cette 6e édition ainsi que leurs stands respectifs sur le site du #CETEF ! ⬇️⬇️⬇️
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De fait, cette sixième édition vise à rassembler et à renforcer les acteurs du secteur, tout en présentant de nouvelles collections de produits immobiliers aux consommateurs.
Les acteurs de l'immobilier sont ainsi attendus sur le site pour célébrer le "retour" du Fest'Immo dans la capitale togolaise.

Cette année, les organisateurs tablent sur une cinquantaine d’exposants.
Ayi Renaud Dossavi
Togo : après 3 ans d'interruption, le FEST’IMMO 2023 revient, du 12 au 14 Mai
Les activités de la 4ème édition des BRVM Awards ont débuté le mercredi 10 mai 2023 à Lomé pour prendre fin ce jeudi, après deux jours de discussions et d'échanges. Cette nouvelle édition consacrée au développement des marchés financiers et aux enjeux de l'intégration, réunit plusieurs acteurs des institutions financières régionales de l’UEMOA, notamment des animateurs du marché boursier régional.

La cérémonie d'ouverture de cette rencontre de Lomé a été présidée par le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe, en présence de Badanam Patoki, président de l'Autorité du marché financier de l'UMOA (AMF-UEMOA) et d’Adama Coulibaly, ministre de l'Economie et des Finances de la Côte d’Ivoire.
Cette 4ème édition des BRVM Awards, d’après la Cheffe du gouvernement togolais, se déroule dans un contexte économique et financier crucial, nécessitant de saisir toutes les opportunités pour renforcer les liens entre les acteurs financiers régionaux. De fait, elle a encouragé une coopération renforcée face aux défis rencontrés par les économies de la zone Uemoa.
L’officielle a relevé également que les marchés financiers sont le moteur essentiel de stimulation de la croissance, la prospérité et de soutien à la résilience. Dès lors, ils doivent, selon elle, permettre de mobiliser davantage de ressources pour financer des projets d'infrastructures, soutenir les PME et investir dans des secteurs clés. « Le marché boursier ne doit pas être uniquement associé aux grandes entreprises cotées, mais doit se positionner pour rayonner sur l’ensemble de l’économie de nos pays », a-t-elle insisté.
Jouer un rôle prépondérant dans la résilience économique
« Marchés des capitaux et résilience économique », c’est autour de ce thème que près de 300 acteurs des marchés financiers échangent durant les 2 jours.
Selon Edoh Kossi Amenounve, Directeur général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), ce thème est évocateur en raison du contexte macroéconomique troublé.
D’après le patron de la BRVM, la structure avait enregistré une légère hausse de 0,46% l'année dernière, malgré un contexte difficile marqué par la baisse des bourses mondiales et l'augmentation des taux directeurs. Cette réalité, indique-t-il, nécessite une organisation pour faire face aux crises successives et explorer les solutions technologiques pour le développement des secteurs financiers.
Un événement de distinction
Les BRVM Awards, hormis le fait d’être un rendez-vous annuel d’échanges entre des acteurs du marché financier régional, constituent une rencontre de distinction des personnalités du secteur.
Cette année, huit catégories de récompenses ont été sélectionnées, en fonction de critères quantitatifs et qualitatifs. Les lauréats seront des personnalités qui ont apporté une contribution significative au maintien et au développement des activités sur le marché en 2022.
Notons que les BRVM Awards sont organisées depuis 2020. La première édition s’était déroulée à Dakar au Sénégal.
Esaïe Edoh
Le Togo va ratifier les statuts du Centre africain de développement minier, une institution créée il y a sept ans à Addis-Abeba. Le feu vert a été donné par les députés lors d'une séance plénière qui s'est tenue lundi 09 mai dernier, en présence notamment de Mawunyo Mila Aziable, ministre déléguée auprès du Président de la République chargée de l’énergie et des mines.
Cette ratification permettra au pays de bénéficier d'une assistance pour la mise en œuvre des réformes dans le secteur minier, ainsi que d'un accès à des ressources humaines qualifiées pour approfondir ses recherches minières, indique-t-on. De plus, Lomé pourra harmoniser son code minier avec ceux des autres nations, dans le but de maximiser les avantages tirés de ses ressources.
Ceci intervient dans un contexte où le pays s'est fixé comme objectif de doubler la contribution du secteur minier qui ressortait à 3,17% à la richesse nationale, selon le rapport ITIE de 2017. Dans cette perspective, le gouvernement a récemment pris des mesures concrètes, telles que la création d'une Société d'État dédiée à la valorisation du manganèse.
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Le Togo va enfin ratifier la Convention relative au statut du fleuve Mono et la création de l'Autorité du bassin du Mono (ABM), près de dix ans après l'avoir signée. Le Parlement a donné son accord lors d'une séance plénière tenue en début de semaine, le lundi 8 mai dernier. C’était à la faveur d’une séance séance parlementaire, sous la présidence de Yawa Djigbodi Tsègan, N°1 de l’Assemblée nationale et en présence notamment de Bolidja Tiem, ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise.
L’existence d’accords juridiques entre #États partageant des bassins fluviaux et des aquifères transfrontaliers renforce la #coopération en matière de planification et de gestion et permet de parvenir à la sécurité #hydrique.@CommunicationTg@UNECE_Water@GouvTg@af_ruralwater pic.twitter.com/Ce7cXsfiSU
— Ministère de l'eau et de l'hydraulique villageoise (@eau_tg) May 9, 2023
Cette convention vise à établir un cadre juridique et institutionnel pour la gestion transfrontalière du fleuve, afin d'éviter les conflits. Sa ratification permettra de mettre en place une gestion collective des ressources, essentielles pour les activités agro-pastorales, l'approvisionnement en eau potable, l'industrie, l'hydroélectricité et la préservation des écosystèmes et de la biodiversité.
L’existence d’accords juridiques entre #États partageant des bassins fluviaux et des aquifères transfrontaliers renforce la #coopération en matière de planification et de gestion et permet de parvenir à la sécurité #hydrique.@CommunicationTg@UNECE_Water@GouvTg@af_ruralwater pic.twitter.com/Ce7cXsfiSU
— Ministère de l'eau et de l'hydraulique villageoise (@eau_tg) May 9, 2023
Pour le Togo, il s’agira via la ratification future, de renforcer la coopération avec le voisin béninois, dans le cadre de la gestion de ce bassin commun, mais également de s’inscrire dans l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD). En effet, le pays considère la ratification de cette convention comme un pas supplémentaire vers la réalisation de ces objectifs.

Notons que le bassin du fleuve Mono, d'une superficie de 24 300 km2, s'étend sur une longueur de 530 km. Avec une population estimée à plus de 3 millions d’habitants, cet espace, qui s’étend entre le Togo et le Bénin, abrite également une importante richesse naturelle. Mais elle ne fait pas moins face à des défis majeurs. On compte notamment la dégradation des écosystèmes et de la biodiversité, une préoccupation majeure, tout comme la variabilité des écoulements et la pression anthropique exercée sur la région. Des facteurs qui ont justifié la mise en place d’une entité transnationle pour faciliter sa gestion.
La convention a été signée en décembre 2014 à Cotonou et comprend 20 articles qui établissent les principes et les mécanismes de coopération entre les pays riverains du fleuve Mono.
Ayi Renaud Dossavi