Après l'opérationnalisation des Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) en Aquaculture, élevage et bâtiment, celui dédié aux énergies renouvelables sera ouvert bientôt. Les référentiels de métiers et de formation ont été remis la semaine dernière à l’Agence Education Développement (AED) à Lomé.
Le document contient essentiellement des propositions de modules de formation au sein du futur IFAD. « La formation qui y sera dispensée sera en adéquation avec les besoins du monde du travail », a assuré le président du Conseil national du Patronat (CNP), Laurent Tamégnon.
Ledit document est élaboré par la Synergie des Acteurs des Énergies renouvelables (SAER) qui est un regroupement d’une trentaine d’entités. Leur participation à l'élaboration du contenu des cours s’inscrit dans la lignée de la collaboration mise en place entre les IFAD et le secteur privé à travers le CNP.
La remise de ce document constitue ainsi un pas de plus dans la mise en service du futur IFAD-Energies renouvelables dont le chantier de construction de l’infrastructure d’accueil est presque à terme.
Notons que les IFAD sont initiés par le gouvernement dans l’optique de former des professionnels compétents, capables de s'intégrer immédiatement dans la vie active et de s'adapter aux évolutions de leur secteur d'activité.
Un nouveau chapitre s'ouvre pour la compagnie aérienne Asky, avec l’entrée à son capital de l’Etat togolais, à hauteur de 14,39%. Avec cette opération, l'Etat injecte quelque 6 milliards francs CFA dans la compagnie communautaire Asky, pour capter 600 000 actions du groupe.
L’accord entre le pays et la Compagnie dont le siège est à Lomé, a été signé ce lundi 21 aout 2023, par Sani Yaya, ministre togolais des Finances, et Gervais Djondo, fondateur du groupe Asky, en présence de plusieurs officiels togolais ainsi que de représentants de partenaires comme la BOAD (Serge Ekue) et de la BIDC (George Agyekum Donkor).
« Nous avons la ferme conviction que cette prise de participation à hauteur de 6 milliards de francs CFA, soit 14,39% du capital social d’ASKY par l’Etat, va contribuer sans aucun doute à la consolidation financière et opérationnelle de cette compagnie aérienne à laquelle le Chef de l’Etat et le Gouvernement accordent la plus grande attention. » a indiqué Sani Yaya.
Si ce développement vient renforcer le niveau de soutien que le pays peut apporter au transporteur à vocation panafricaine, il semble également s’aligner sur son ambition de faire de Lomé, un hub logistique à l'échelle sous-régionale.

« Pour le Gouvernement, la prise de participation dans le capital d’ASKY est donc plus qu’un simple investissement financier. Il s’agit pour l’Etat d’un investissement stratégique au regard de sa politique d’intégration de la sous-région et d’ouverture de notre pays au reste du monde. », indique à cet effet l’argentier du gouvernement togolais.
De fait, le transporteur panafricain a contribué également à renforcer le statut du pays en tant que plaque tournante régionale, avec notamment. Cet accord intervient dans un contexte de hausse des activités de la compagnie. Au premier trimestre de cette année, le trafic total de passagers à l’aéroport de Lomé a progressé annuellement de 35,7%, par rapport à la même période en 2022.
Depuis Lomé, cet accord intervient environ deux ans après que - encore dans les soubresauts de la Covid-19 - la compagnie aérienne, portée par son partenaire stratégique Ethiopian Airlines, s’est fixé pour objectif de doubler son capital, passant ainsi de 35,69 milliards FCFA à 60 milliards FCFA.
Pour rappel, fondée en 2008, Asky exploite actuellement une flotte de treize appareils, dont neuf Boeings 737-800, et quatre 737-700, et dessert 26 villes dans 24 pays du continent, depuis sa base de Lomé.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le village de Koto-Copé, situé à 17 km au sud de la localité d'Atakpamé, a inauguré en fin de semaine dernière, un nouveau réseau électrique. Les installations, rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP), comprennent un réseau de 20 mètres en moyenne tension, un transformateur MT/BT de 50 kVA, 700 mètres de réseau basse tension et 15 lampadaires pour l'éclairage public.
Cette réalisation, portée par le ministère délégué chargé de l'Énergie et des Mines, s'inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale d'électrification, conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025. La cérémonie d'inauguration a réuni des représentants clés, dont le préfet de l'Ogou, Akakpo Edoh, des députés, des maires ainsi que des autorités militaires, traditionnelles et religieuses.
Appui du Fonds Tinga
Dans la foulée, l'initiative bénéficiera également du Fonds d'électrification Tinga, qui vise à faciliter l’accès des ménages ruraux aux services d'électrification.
« Pour faciliter l’accès de la population au raccordement à l’électricité à partir du réseau construit, les offres du Fonds Tinga sont proposées », a indiqué aux populations Essenouwa Degla, directeur général adjoint de la CEET. Celui-ci les a conviées à une bonne utilisation de ce réseau. « Tous les ménages éligibles pourront bénéficier d’un raccordement au réseau de distribution de la CEET, moyennant le paiement d’un ticket d’entrée de 1 000 FCFA ; le reste du coût de raccordement sera échelonné sur une période allant jusqu’à 10 ans », ajoute-t-on.
Pour rappel, le Togo vise un taux d'électrification de 75% d'ici 2025, et l'accès universel à l'électricité à l’horizon 2030.
Au Togo, le réseau d’adduction d’eau potable dans la région des Savanes va connaître une extension précisément dans les localités de Dapaong et Naki-est. Le ministre chargé de l’urbanisme et de l’habitat, Koffi Tsolenyanu, a lancé les travaux en fin de semaine dernière dans la préfecture de Tône.
A Dapaong, 40 km de réseau seront déployés dans 10 quartiers, au bénéfice de 2.500 personnes, tandis qu’à Naki-Est, environ 5.000 personnes bénéficieront de 4 forages, d’un château d’eau d’une capacité estimée entre 100 et 300 m3 et de 33 bornes fontaines.
Coup d’envoi des #travaux d'extension du réseau d'#eau potable à Dapaong et Naki-Est ? le 18 août 2023, dans le cadre du projet d'Infrastructures et de Développement Urbain.
— Ministère de l'eau et de l'hydraulique villageoise (@eau_tg) August 19, 2023
? Dapaong:
?10 quartiers,
?45 km de réseaux,
?+2 400 bénéficiaires.@CommunicationTg pic.twitter.com/Jy357nDPyE
Lesdits travaux seront réalisés en soutien à la population de ces localités menacées depuis novembre 2021 par des groupes terroristes. Ils seront financés par le Projet d'Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU) évalué à 16 milliards FCFA accordé par la Banque mondiale sur les ressources IDA.
Ces travaux viennent s’ajouter à ceux portant sur la construction de postes d’eau autonomes (PEA) dans le pays notamment dans la région des Savanes, dans le cadre des actions de l’exécutif togolais pour renforcer le système d’alimentation et de distribution d’eau potable de la zone septentrionale.
Cette extension est également un pas de plus pour les autorités du pays qui visent d’ici à 2025, des taux d’accès de 85% au plan national, 95% en milieu rural, 85% en milieu semi-urbain, 75% en milieu urbain hors Grand Lomé et 80% dans le Grand Lomé
Esaïe Edoh
Au Togo, les recettes fiscales mobilisées et versées au budget de l’Etat par l'OTR ont atteint 368,32 milliards FCFA au premier semestre 2023, contre 348 milliards FCFA au cours du même semestre en 2022, soit une hausse de 5,8%. C’est ce qu’indique le Tableau des opérations financières (TOFE) à fin juin 2023, publié par le ministère de l’économie et des finances.
Ce chiffre représente un taux de réalisation de 48,1% des prévisions annuelles, puisque le gouvernement togolais prévoyait de mobiliser 912 milliards FCFA sur toute l'année.
Cette augmentation s'inscrit dans un contexte économique positif, alors que l'administration fiscale continue de se moderniser et de se renforcer dans la collecte des impôts et taxes.
Dans la répartition, 200 milliards FCFA ont été générés par le commissariat des impôts, la première régie du fisc togolais, une légère progression de 2% par rapport aux 196 milliards FCFA de l'année précédente. La régie des douanes affiche, quant à elle, une croissance plus substantielle, passant de 152,25 milliards FCFA à 168,13 milliards FCFA. Soit une progression de 10,4%, par rapport au 1er semestre de l’année dernière.
Le fisc togolais tire principalement ses revenus des taxes sur le chiffre d'affaires (TVA & TAF) pour la collecte intérieure et de la TVA sur les produits importés pour ce qui concerne les recouvrements aux frontières. Au total, ces taxes ont représenté un montant cumulé de 116 milliards FCFA au premier semestre 2023, en comparaison avec 128 milliards FCFA durant la même période de l'année précédente.
Ils sont suivis des droits de douanes, qui ont atteint 61 milliards FCFA, et des impôts sur les Sociétés, qui contribuent au budget de l'État à hauteur de 59 milliards FCFA.
Toutefois, ce tableau, bien qu'encourageant, n'éclipse pas les défis subsistants. Le taux de pression fiscale au Togo reste en deçà de la norme régionale de 20%, signalant un champ fiscal encore non exploité. Conscient de cette réalité, le gouvernement a martelé à plusieurs reprises, son engagement dans la poursuite des réformes visant notamment à élargir l'assiette fiscale et moderniser les dispositifs de collecte. Conformément à la stratégie définie par l'OTR pour la période 2023-2025, l'ambition est de porter le taux de pression fiscale de 13,6% en 2021 à 15% d'ici à 2025.
Fiacre E. Kakpo
L’Etat du Togo, après avoir franchi la barre de 500 milliards FCFA d’emprunt sur le marché financier régional ouest-africain cette année, ambitionne à nouveau, de lever 25 milliards FCFA. Le Trésor public a lancé à cet effet, une nouvelle émission simultanée de Bons (BAT) et d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) qui sera bouclée le 25 août prochain.
Les BAT sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les OAT, quant à elles, sont d’un nominal de 10.000 FCFA et rémunérées aux taux d’intérêt de 6% et 6,25%, sur les maturités respectives de 3 et 5 ans, annonce Umoa-Titres.
Cette nouvelle sortie en vue de la mobilisation de l'épargne des personnes physiques et morales de l’Uemoa va permettre au Togo d’assurer la couverture des besoins de financement de son budget, exercice 2023, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Cellule Climat des Affaires, rattachée à la Présidence togolaise, poursuit la modernisation des institutions en les équipant de matériel informatique moderne. La semaine écoulée, les services du ministère chargé de l’Habitat, responsables de la délivrance des Permis de Construire, ainsi que ceux du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), ont initié cette démarche en recevant notamment des serveurs de dernière génération.
Dans ce contexte, le serveur reçu par le ministère de l'Habitat vise à améliorer le système de traitement, faciliter la gestion des dossiers et renforcer l'accélération de la digitalisation en cours dans ce secteur. Farah Jean-François, directeur de l'Habitat au sein du ministère de l'Urbanisme de l'Habitat et de la Réforme Foncière, explique : « Ce nouveau serveur vise à renforcer les capacités du système existant de délivrance des permis de construire, mis en place par la présidence togolaise depuis 2016 pour accélérer la procédure. Auparavant, ces démarches prenaient plusieurs mois, tandis qu'aujourd'hui, elles prennent moins de deux semaines, soit dix jours ouvrés pour obtenir son permis. »

« Le nouveau matériel informatique servira principalement à la sauvegarde des données, à réduire le risque de perte de données sur le système et à rendre le système beaucoup plus réactif lors des mises à jour ou des phases opérationnelles », précise-t-il.
Ces équipements, installés au sein du ministère de l'Urbanisme de l'Habitat et de la Réforme Foncière, font partie des efforts de modernisation soutenus par l'exécutif togolais, au profit de divers services publics.
Selon Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République, contactée par Togo First, « ces efforts seront renforcés et accélérés dans les prochains jours, avec un appui à d’autres structures, dans la poursuite de l’amélioration du Climat des affaires. »
Cet appui concerne notamment le RCCM qui a été doté de deux serveurs pour accélérer la délivrance des numéros RCCM, dans le cadre de la création d'entreprises. Un ensemble de matériel a été acquis pour permettre la tenue d'audiences en ligne au tribunal de commerce de Lomé. La Cour d'Arbitrage du Togo (CATO) bénéficiera également de cet appui en serveur pour mettre en place une plateforme entièrement dématérialisée pour les audiences en ligne.
Pour rappel, cette mobilisation de ressources est menée par la Cellule Climat des Affaires, dans le cadre du Projet de Facilitation du Commerce et de Compétitivité des Services Logistiques (PFCCSL), financé à hauteur de 18 millions de dollars par la Banque Mondiale, visant à améliorer les services de logistique commerciale dans le pays.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les réformes entreprises dans les départements ministériels et les institutions de l'État ont enregistré un taux de réalisation physique de 47 % pour une exécution financière de 28 % au premier semestre 2023, a indiqué Affo Tchitchi Dédji, le Secrétaire permanent chargé du suivi des politiques de réformes et des programmes financiers, lors d'un atelier à Lomé, jeudi 17 août.
La rencontre avait pour objectif de dresser un bilan de la mise en œuvre des réformes. Elle visait également à engager des discussions, à identifier les contraintes et à proposer des solutions pour accélérer leur mise en œuvre.
Les différentes présentations ont mis en évidence les principales réalisations opérationnelles des réformes au sein des ministères et des institutions de l'État au premier semestre 2023.
La gestion axée sur les résultats a également été évoquée. Sur ce plan, le pays est à son troisième exercice. Selon les officiels, des actions complémentaires se poursuivent avec le soutien des Partenaires Techniques et Financiers. Le Secrétaire permanent a ainsi assuré que le suivi régulier des réformes serait maintenu et amélioré pour obtenir des résultats optimaux d'ici à la fin de l'année 2023.
Les travaux ont été ouverts par Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances. « Ces réformes touchent notamment le système de gestion des finances publiques, les secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, du numérique, du foncier, de l’environnement, de la décentralisation, de l’emploi, et du social avec un accent particulier sur le développement du secteur privé. Ces réformes, qui s’alignent sur la vision du chef de l’État, ont permis, entre autres, d’améliorer le fonctionnement et la performance de tous les secteurs socioéconomiques, et de maintenir un cadre macroéconomique et budgétaire sain, malgré les différents chocs enregistrés », a indiqué la fonctionnaire, citée par l'ATOP. Ceci, tout en rappelant que d’importantes réformes ont déjà été menées avec succès dans les différents secteurs de l’économie dans l’optique de stimuler la croissance économique du Togo.
Le Marché international de l’artisan du Togo (MIATO) sera à sa 3è édition cette année sous le thème : « l’artisanat à l’ère de l’autonomisation de la femme et du numérique ». Ce nouveau rendez-vous de valorisation de l'artisanat africain en général et togolais en particulier, a été lancé jeudi 17 août 2023 à Lomé par le ministère délégué chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Cette rencontre artisanale aura lieu précisément du 25 octobre au 05 novembre 2023 à Lomé. Elle mettra l’accent sur la place de la femme et des outils numériques dans le secteur artisanal.
« Le thème de cette édition va contribuer à sensibiliser davantage les artisans. Il s’adresse à la femme dans le sens de son autonomisation. Il s’agit d’amener la femme à faire usage du numérique pour assurer son autonomisation », a indiqué Eke Kokou Hodin, ministre délégué, chargé de l'enseignement technique.
Cette nouvelle édition, à l'instar des précédentes, sera marquée par une foire d’exposition et de vente des produits artisanaux, des conférences, et des formations au profit des artisans. Elle sera également meublée d’activités de renforcement des capacités, d’un agenda culturel, de plusieurs concours dotés de prix, de visites d’entreprises et d’un plateau TV.
Pour le compte de cette année, plus de 120.000 visiteurs sont attendus sur les 300 stands des artisans togolais et ceux de pays voisins notamment le Mali, l’invité d’honneur.
Notons que ce marché, organisé conjointement par le gouvernement togolais et les chambres régionales de métiers, se veut le lieu de rencontre privilégié de tous les professionnels et acheteurs, et de promotion de la consommation locale.
Esaïe Edoh
Lomé va accueillir du 13 au 15 septembre prochains, la 4e édition des Awards de la marque OAPI sous le thème : « les marques, outils de compétitivité sur le marché de libre-échange ».
Dans la perspective de cette rencontre, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et le ministère togolais du commerce, ouvrent les inscriptions aux entreprises industrielles, commerciales et des services, les petites et moyennes entreprises (PME), les petites et moyennes industries (PMI), les très petites et moyennes entreprises (TPME) et les startups titulaires d’une ou de plusieurs marques créées.

Selon un communiqué, les inscriptions des entreprises protégées dans les 17 pays de l’espace OAPI, peuvent se faire jusqu’au 31 août 2023.
Les Awards de la marque constituent une manifestation organisée par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) pour promouvoir l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle par les entreprises des Etats membres. Ils célèbrent également les entreprises des Etats membres de l’OAPI qui utilisent le système de protection de la propriété industrielle et particulièrement la MARQUE, pour distinguer leurs produits ou services de ceux des concurrents.
Esaïe Edoh