Togo First

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Au Togo, les transferts monétaires en faveur des familles défavorisées, dans le cadre de la phase additive du programme Filets sociaux de Base, ont démarré hier à Lomé. Ces transferts concernent 26250 ménages vulnérables, de 35 quartiers des communes d’Agoè-Nyivé 1, 4 et 6, Golfe 1, 4, 6.

Ce démarrage a été marqué par une cérémonie hier 31 juillet 2023, en présence de représentants des bénéficiaires, de l’ANADEB (Agence Nationale d'Appui au Développement à la Base), bras opérationnel du gouvernement sur le projet, et de la ministre en charge du développement à la Base, Myriam Dossou-d’Almeida.

« Cette nouvelle phase met un accent particulier sur la résilience socio-économique de 15000 ménages les plus pauvres. Ceux-ci bénéficient naturellement d'un accompagnement spécifique pour le développement des AGR, afin de sortir définitivement de la pauvreté au-delà du projet. », indique la ministre.

A ce jour, le programme affiche une couverture de 61% de sa cible.

« Sur 125 000 ménages ciblés à l'échelle nationale par le financement additionnel du projet FSB, 75 988 ont déjà reçu leur premier paiement de 15 000 FCFA. Nous sommes dans la proportion de 61% de couverture de la cible au plan national. », indique ainsi Katanga Mazalo, patronne de l’ANADEB. « S'agissant des mesures d'inclusion économique, 8 025 ménages ont bénéficié de transferts monétaires sur une prévision de 15000, ont reçu la subvention en vue de promouvoir leur accès aux opportunités d'inclusion économique. », ajoute-t-on.

Pour rappel, cette phase additionnelle du projet de filets sociaux de base est appuyée conjointement par l’Etat, la Banque mondiale, la Coopération française (à travers l’AFD), pour un investissement d’environ 18 milliards FCFA, dont 10 milliards FCFA de la Banque, 6,5 milliards FCFA de l’AFD et 1,5 milliard FCFA de l'État togolais. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la ministre de l'énergie et des mines, Mawunyo Aziablé, a procédé le lundi 31 juillet 2023, à Gbargou-Gbangbagou dans la commune de Tône 4, au lancement des travaux d'électrification de 18 localités dans les Savanes. Elle a implanté en cette occurrence, le premier poteau électrique. Ceci, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS), qui vise à renforcer la résilience de cette partie du pays en proie à la menace djihadiste.

L’initiative, indique-t-on, vise à étendre le réseau électrique, dans cette région du pays et à stabiliser la situation socioéconomique et sécuritaire au nord-Togo. Elle vient compléter le Projet d’installation de 50 000 lampadaires solaires autonomes et intelligents lancé par le Président Faure Gnassingbé en avril 2023.

Notons que le PURS nécessite, selon le gouvernement, une enveloppe globale de 200 milliards FCFA. En février dernier, l’exécutif togolais évaluait à 150 milliards FCFA, le cumul des ressources déjà mobilisées auprès des partenaires techniques et financiers (PTF) en faveur du programme.

Plus tôt en 2022, 50 milliards FCFA avaient été engagés et avaient permis d’améliorer de 15 à 20% le réseau de pistes rurales, d’offrir à 80 000 personnes, l’accès à l’eau potable et à 15 000 ménages supplémentaires, de l’électricité.

Esaïe Edoh 

Du 24 au 28 juillet, Lomé, capitale du Togo a accueilli la 14ème réunion du Comité des régulateurs nationaux de Télécommunications des États membres de l'UEMOA (CRTEL). Un événement qui a rassemblé des experts de huit pays autour des défis majeurs du secteur.

À l'ordre du jour, trois préoccupations ont dominé les échanges : comment réduire davantage les tarifs des communications régionales, assurer une meilleure qualité de service et intégrer les avancées de l'intelligence artificielle dans la régulation. 

Selon les données présentées par l'ARCEP-Togo, des baisses tarifaires ont déjà été constatées sur le territoire togolais au cours des deux dernières années. Les tarifs mobiles et internet fixe auraient respectivement diminué de 67% et 64% en moyenne. Des chiffres impressionnants montrent que, même s’il est encore timide, un vent de changement souffle sur le paysage des télécommunications de la région.

Mais au-delà des tarifs, la qualité du service reste un enjeu critique. Dans cette optique, les régulations à degrés divers semblent miser sur la technologie. C’est le cas de l’ARCEP-Togo qui revendique l'utilisation d'outils digitaux tels que "MyPerf by ARCEP" et des plateformes de supervision intégrant l'intelligence artificielle.

Si l'adoption de l'IA dans le domaine des télécommunications n'en est qu'à ses prémices en Afrique de l'Ouest, les discussions à Lomé témoignent d'une volonté commune d'aller de l'avant. Mais cette évolution technologique soulève également des questions : quelles seront les implications en termes de régulation ? De protection des données ? De création d'emplois ?

Les experts de l'UEMOA, conscients des enjeux, ont convenu de la nécessité de collaborer étroitement pour relever ces défis. Leur travail ne fait que commencer, et les décisions prises à Lomé pourraient bien modeler l'avenir des télécommunications de toute une région, indique-t-on au terme de ces rencontres de 5 jours. 

Ainsi, s’il est clair que l'UEMOA aspire à une transformation numérique profonde, en témoignent le plan Togo Digital 2025, et d’autres plans de même teneur dans d’autres pays de l’Union, une vision mêlant régulation, innovation et coopération régionale, il reste toutefois à savoir si ces ambitions se traduiront par des actions concrètes sur le terrain. 

Fiacre E. Kakpo

Au Nord du Togo, la commune de Cinkassé 1, revoit à la hausse son budget pour cette année. En effet, la municipalité a entamé le mercredi 26 juillet, la troisième session ordinaire de l'année 2023, centrée sur l'étude et l'analyse du budget supplémentaire de l'exercice 2023.

Dans le détail, ce budget supplémentaire s'élève à 52,8 millions FCFA, comme le rapporte la municipalité. Ce montant est le résultat du compte administratif de l'exercice 2022 et porte le budget général de la commune pour l'exercice 2023 à 302,25 millions FCFA, en hausse de 21% par rapport aux 249,44 millions FCFA initialement adoptés.

1 session

Prévus sur 8 jours, les travaux de cette session ordinaire de la Commune de Cinkassé 1 s’achèveront le jeudi 03 août 2023.  Outre l'examen du budget supplémentaire, cette session va offrir aux élus locaux l'occasion d'échanger et de trouver des solutions aux problèmes d'intérêt général de la commune. 

Dirigée par le maire Nagnango Koundjo, la commune de Cinkassé 1 couvre quatre cantons (Cinkassé, Boadé, Noaga et Gouloungoussi), pour une population estimée à 47500 habitants. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la problématique de la gestion des déchets plastiques fait l’objet d’une attention soutenue depuis quelques années. Aux efforts des pouvoirs publics, se sont ajoutées des initiatives privées novatrices, le plus souvent portées par des jeunes, soucieux de concilier approche environnementale et création de valeur économique. C’est dans cette dynamique que se positionne « Rôbalôtô » (collecteur de sachets usés en EWE, langue vernaculaire parlée au Sud-Togo), une jeune startup, à travers une solution technologique innovante. 

Lancé en 2018 après plusieurs années de démarches auprès des autorités administratives, le projet consiste à équiper les écoles togolaises de “poubelles connectées” pour faciliter le recyclage des déchets plastiques. 

Munie d'un système de QR Code sophistiqué, cette poubelle intelligente permet l'envoi de données et d'alertes essentielles pour optimiser la collecte des déchets, adapter les itinéraires grâce à la géolocalisation et prévenir tout débordement indésirable. 

Mode d’emploi

Concrètement, l’équipe du projet a mobilisé certaines personnes-clés, qu'il s'agisse d'un surveillant, d'un enseignant ou même d'un élève, qui sont activées sur une plateforme tierce et se voient conférer le pouvoir exclusif de transmettre des informations cruciales. 

À la fin de chaque journée, ou à tout autre moment impérieux, l'une de ces personnes se charge de scanner le code QR et d'accéder à l'application en utilisant ses identifiants personnels. Elle peut ainsi transmettre des informations relatives au remplissage en temps réel des poubelles ou soumettre une demande de maintenance. 

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Des équipes de collecte informées en temps réel

Par ailleurs, les équipes en charge de la collecte disposent également d'un accès spécial, leur permettant d'enregistrer des données précieuses telles que le poids et le type de déchets évacués. 

Grâce à l'utilisation d'algorithmes spécifiques, le système analyse minutieusement les données recueillies et génère des priorités pour les équipes de collecte. Il suffit à ces dernières de consulter l'application pour connaître instantanément les poubelles qui nécessitent une intervention, facilitant ainsi énormément le processus d'évacuation.

Financer les activités environnementales en vendant les déchets

S’il encourage les élèves à participer activement au tri sélectif et au recyclage des déchets, le projet entend également leur inculquer des valeurs entrepreneuriales. 

Dans ce sens, une partie de l’argent issu de la vente directe ou indirecte des déchets est reversée aux établissements scolaires concernés, surtout pour financer les activités des ‘Club Environnement’ en leur sein.

L’initiative, qui a tôt fait de recevoir le quitus des responsables éducatifs, “répond à plusieurs objectifs de développement durable des Nations Unies” (notamment les ODD 11, 12 et 13, ndlr), explique Aymane Gbadamassi, le promoteur du projet. 

En outre, poursuit-il, “elle aborde une des problématiques soulevées dans l’ancien plan national de développement (PND) du Togo”.

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Des idées susceptibles d’être répliquées

Selon Aymane Gbadamassi, les pratiques développées dans le cadre de Rôbalôtô peuvent être partagées avec d'autres acteurs pour soutenir leur politique de gestion des déchets. 

« Prenons l'exemple de l'école X », déclare-t-il  “Si le plastique le plus couramment utilisé dans cette école est le sachet de pure water, nous pourrons alors proposer au gouvernement de promouvoir l'utilisation de gourdes écologiques dans les fournitures scolaires des élèves”. Cette idée souligne l'importance de trouver des alternatives écologiques aux produits plastiques à usage unique et d'encourager les comportements responsables, dès le plus jeune âge.

Au surplus, poursuit-il, “la situation des écoles africaines, en particulier celle des écoles togolaises, confrontées à seulement deux options pour la gestion de leurs déchets plastiques, les brûler ou les déverser dans la nature, n’aide pas non plus”. 

Selon ce dernier, ces pratiques impactent les potentielles retombées économiques, mais sont également préjudiciables à la santé des populations et causent des dommages environnementaux considérables.

Investir dans le plastique  

Le plastique est une ressource précieuse et non un déchet”, assure-t-il, avant d’évoquer la nécessité de repenser l’approche de sa gestion, afin de créer une économie circulaire.

Une notion d’autant plus importante pour le jeune promoteur, qui aura souffert de contraintes financières avant de pouvoir lancer son projet. 

Les débuts n’ont pas été de tout repos” relate-t-il. “Entre les démarches bureaucratiques et les écoles à convaincre, il a fallu beaucoup de persévérance. Mais la mobilisation des ressources a été le plus grand défi”. 

Il faudra l’intervention providentielle de la coopération internationale allemande à travers la GIZ, à la suite d’une participation -infructueuse- à l’édition 2022 des Togo Digital Awards, pour que tout s’accélère. 

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Rôbalôtô participe à un autre concours, s’adjuge le premier prix et bénéficie d’une période d'incubation à « Innov’up ». 

Un défi ambitieux : une couverture nationale 

Désormais bien accueilli, le projet ambitionne de s’implanter durablement sur tout le territoire togolais. Déjà, Aymane Gbadamassi annonce des actions dès le mois d'août. 

Nous voulons entrer en contact avec tous les maires de Lomé afin d’engager des discussions approfondies sur notre intégration au sein de chaque commune”, dévoile-t-il.

L'objectif final ? “Équiper toutes les écoles publiques du Togo d'ici à l'année 2030”.

Au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR) a annoncé l’extension de la taxe sur la plus-value (TPV) jusque-là perçue sur les mutations totales de titres fonciers aux mutations partielles, à compter du 1er août 2023.

Selon un communiqué de l'administration fiscale rendu public cette semaine et adressé aux usagers de la Direction du cadastre, de la conservation foncière et de l’enregistrement (DCCFE), cette mesure est applicable « à toutes les nouvelles demandes de mutations partielles (morcellements) de titres fonciers ». La mesure est conforme aux dispositions du Code Général des Impôts du Togo, informe-t-on.

En rappel, la TPV est due par les personnes physiques ou les sociétés de personnes lors de la cession à titre onéreux de biens immeubles ou de droits immobiliers de toute nature sauf exonérations préconisées par la loi.

Elle est également due sur les plus-values réalisées par les personnes physiques ou morales résidentes ou non-résidentes au Togo qui cèdent directement ou indirectement des actions ou parts de sociétés immatriculées au Togo. Il en est ainsi en outre, des plus-values de cession réalisées par les personnes physiques ou morales qui cèdent directement ou indirectement des titres miniers ou des licences d’exploitations délivrées par les autorités togolaises.

Esaïe Edoh 

Au Togo, le ministère chargé du commerce et de la consommation locale a effectué jeudi 27 juillet, une tournée de sensibilisation dans les supermarchés, à la création en leur sein des aires de distribution des produits locaux. La démarche fait suite à la recommandation du gouvernement adressée aux promoteurs de ces centres commerciaux, de promouvoir les produits made in Togo.

Cette sensibilisation intervient après le constat selon lequel, les supermarchés installés dans le pays, notamment dans la capitale Lomé, commercialisent majoritairement des produits importés en dépit de la recommandation gouvernementale aux supermarchés de se doter des aires de distribution des produits locaux.

« Après la visite, nos attentes ne sont pas comblées, parce que dans certains supermarchés, nous avons constaté l’absence des produits locaux, par contre dans d’autres, les produits locaux sont noyés dans ceux importés et le consommateur n’est pas suffisamment informé. Il n’y a pas d’invitation pour le consommateur d’opérer un choix local. Nous avons saisi l’occasion pour sensibiliser les responsables et nous avons discuté avec eux des difficultés rencontrées, notamment, l’approvisionnement, le prix, l’emballage et la qualité », a informé la Directrice de la consommation locale, Kafui Adovon.

Notons que la décision de dédier un espace à la promotion des produits locaux dans les supermarchés, est une réponse à la sollicitation des producteurs locaux pour valoriser leurs productions.

Soulignons que les autorités togolaises dans le but de promouvoir les produits locaux togolais, organisent chaque année depuis 2020 le mois du consommer local en octobre.

Le Togo a exporté 12 800 tonnes de mangues en 2022, contre 10400 tonnes l'an dernier, selon les données du Conseil interprofessionnel de la filière mangue (CIF Mangue). Ceci représente un peu plus du quart (25,3%) de la production enregistrée cette année 2022, selon le groupement de producteurs, qui est de 50 500 tonnes. Ce dernier chiffre représente une progression de 31% en termes de fruits produits, par rapport aux 38500 produits en 2021. 

En effet, malgré les pressions exercées par la pandémie de Covid-19, la production de mangue a connu une augmentation sur les trois dernières années, selon le CIF-Mangue, grâce aux activités de transformation. Une dizaine d’unités de transformation sont ainsi répertoriées au plan national, et entre 2020 et 2022, elles ont transformé respectivement 8 000 tonnes, 12 800 tonnes et 10 200 tonnes.

1 production

Dans le pays d'Afrique de l'ouest, les variétés essentielles produites sont, Kent, Palmer, Eldon et Somnole. Si leur culture est répandue dans les cinq régions, une plus forte concentration se relève dans les régions maritime et centrale, comme le traduisent les chiffres rendus publics.

Maritime et Centrale

Ainsi, dans le détail, la région maritime signale une production de 17 700 tonnes en 2022, avec les villes de Vogan, Tsevie et Badja comme pôles de production. Au total, 136 producteurs ont participé à l'effort de production dans cette région côtière du pays, selon le CIF-Mangue.

La région Centrale, principal point de production en 2022, concentre 20 980 tonnes selon les statistiques, soit 41% de la production. Les villes de Sotouboua, Sokodé, Adjengré, Tchamba et Sada y sont les principaux foyers de production.

Les autres régions

Dans la région des Plateaux, on enregistre 5 600 tonnes de mangues dans l'Ouest, et la moitié, soit 2 450 tonnes dans l'Est. Les villes de Kpalimé, Agou, Lavie et Kpélé, d’une part, et d'Agbonou et Sada, d’autre part, sont les plus importantes en ce qui concerne la production de mangues dans cette région.

Enfin, les régions de la Kara et des Savanes affichent respectivement une contribution de 1 650 tonnes et 2 120 tonnes de mangues en 2022.

Pour rappel, au Togo, le ministère de l'agriculture et les acteurs de la filière mangue ont adopté un plan d'investissement à hauteur de 1,715 milliard FCFA, des fonds mobilisés pour développer la filière sur cinq ans.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la prévalence du VIH est estimée à 1,7% en 2022, traduisant une baisse soutenue au cours de la dernière décennie. En effet, sur la période de 2010 à 2022, les nouvelles infections ont diminué de 65%. Sur le même trend, les décès liés au virus ont connu une réduction de 64%.

L'information provient du rapport des activités de riposte contre le VIH/Sida réalisées au Togo l'année dernière, présenté cette semaine devant différents acteurs de la lutte, notamment le Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS/IST).

En 2022, les services de prévention ont permis de dépister plus de 57 000 personnes, de distribuer 18 millions de préservatifs et d'atteindre toutes les populations cibles de la riposte nationale, mais à des niveaux variables.

La même année, le nombre de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) bénéficiant d'antirétroviraux (ARV) s'est établi en hausse à 86 679, marquant un taux de couverture thérapeutique de 81% avec un bon accès aux soins, selon la même source.

Notons également que 75% des PVVIH sous traitement ont pu tester leur charge virale, et parmi elles, 90% ont une charge virale supprimée. Les performances en matière de prise en charge de la co-infection Tuberculose/VIH sont bonnes, avec plus de 99% des tuberculeux dépistés et mis sous traitement. Cela a permis de stabiliser le taux de décès autour de 15% au cours des 5 dernières années.

Selon le coordonnateur du CNLS/IST, Pr Palokinam Vincent Pitché, les acquis de la lutte au Togo ne cachent pas les nombreuses faiblesses et les goulots d'étranglement qui, selon lui, entravent la performance globale de la réponse nationale.

L'expert souligne que le dépistage des PVVIH reste un véritable défi, le taux de couverture étant actuellement à 81%, alors que le pays s'est fixé pour objectif d'atteindre la barre des 95%.

Ayi Renaud Dossavi

A la recherche de 35 milliards FCFA, le Trésor public togolais a réussi jeudi 27 juillet 2023, à collecter auprès des investisseurs d’Afrique de l’ouest, 36 milliards FCFA, à la clôture de son émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT).

Ces ressources ont été mobilisées auprès de 36 investisseurs qui ont soumissionné à hauteur de 39 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 111,41%, selon le compte rendu de l’opération, consulté par Togo First.

D’après ce rapport, le Togo a levé 19 milliards FCFA via les BAT sur la maturité de 182 jours et 17 milliards FCFA sur les OAT stipulées sur 3 et 5 ans et assorties de taux d’intérêt 6% et 6,25%.

Cette enveloppe qui va également contribuer à  assurer la couverture des besoins du budget 2023 de l’Etat du Togo, porte à 466 milliards FCFA le total de fonds mobilisés par le pays cette année sur le marché des titres publics de l’Umoa, soit plus de 3/4 de sa prévision annuelle estimée à 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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