Dans cette interview inédite accordée à la chaîne locale New World TV, le Président Faure Gnassingbé revient sur les sujets brûlants de l’actualité togolaise. De la lutte contre les attaques terroristes à l'agriculture, en passant par les élections, les mesures sociales, la promotion du genre et la politique extérieure, rien n'a été laissé de côté dans cet entretien. Cette rare entrevue accordée à un média local a été un moment marquant de la commémoration des 63 ans d'indépendance du Togo. Togo First revient sur les instants les plus marquants de ce moment de télévision.
Monsieur le Président, après avoir assisté au grand défilé militaire du 27 avril, où les forces de défense et de sécurité ont présenté leur équipement pour protéger la nation contre les ennemis, notamment les djihadistes, pourriez-vous nous informer sur la situation actuelle au front ? À quoi exactement les Togolais doivent-ils s'attendre ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Vous savez que j'ai pour habitude de commencer mes discours en félicitant et en encourageant les forces de l'ordre, car je suis convaincu que sans la paix et la sécurité, aucun pays ne peut se développer, du moins pas le nôtre.
Cependant, je suis bien conscient que cette paix et cette sécurité sont précaires et que nous ne sommes pas à l'abri de menaces extérieures. Nous avons déjà envoyé des militaires en mission de maintien de la paix dans la sous-région, nous savons donc parfaitement ce qui s'y passe. Malheureusement, nous sommes la cible d'agressions terroristes menées par deux groupes : l'État islamique au Grand Sahara et le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Ces deux organisations terroristes ont déjà attaqué d'autres pays de la sous-région du Sahel avant de s'en prendre au nôtre.
Il s'agit d'une véritable guerre, car vous connaissez la nature pacifique des Togolais. Nous avons toujours voulu vivre en harmonie avec nos voisins et accueillir les étrangers avec hospitalité et gentillesse. Mais nous avons également une obligation : celle de défendre notre pays. Nous avons déjà payé un lourd tribut, avec environ quarante hommes des forces de défense et de sécurité tués, ainsi que des victimes civiles qui viennent s'ajouter à une centaine de victimes civiles. Il ne faut pas sous-estimer la gravité de ces attaques meurtrières et destructrices qui plongent des familles dans le deuil. Nous ne pouvons pas baisser la garde ni nous laisser endormir car même si ces attaques sont sporadiques, elles sont toujours aussi dangereuses et imprévisibles.
Que faut-il faire ?
Faure Gnassingbé : Face à cette situation, il est de notre responsabilité de mettre en place une stratégie en trois parties pour assurer la sécurité et la paix sur notre territoire, mais également pour protéger nos intérêts dans la sous-région et faire face aux conséquences de ces attaques sur nos concitoyens et nos activités économiques.
Notre première stratégie est d'utiliser les armes pour nous défendre, car nos soldats sont attaqués et tués. Nous avons donc lancé une opération conjointe avec une posture préventive, défensive et offensive à certains moments. Bien que nous ayons des succès, nous ne communiquons pas dessus car célébrer la mort d'une personne est indécent, et nous avons toujours gardé nos valeurs humanitaires.
Deuxièmement, nous avons mis en place un programme de lutte contre la radicalisation, appelé "CIPLEV" [Comité Interministériel de Prévention et de Lutte contre l'Extrémisme Violent], qui vise à prévenir la radicalisation des populations et à déradicaliser ceux qui sont déjà engagés dans des mouvements extrémistes. Nous savons que ce sont souvent des jeunes qui sont manipulés et utilisés pour mener ces attaques, et nous devons agir pour les protéger et pour préserver leur avenir.
Troisièmement, nous avons mis en place un plan d'urgence pour soutenir les populations touchées par les attaques. Malheureusement, nous avons dû déplacer certaines populations pour mieux protéger la frontière, ce qui a entraîné le déplacement de près de 12 000 personnes. Nous avons également accueilli des réfugiés étrangers dans notre pays et nous avons renforcé les infrastructures sanitaires et éducatives pour les aider à se reconstruire. Notre souci est de permettre aux élèves de cette population de passer leurs examens pour ne pas compromettre leur avenir. Nous devons également prendre des mesures pour rassurer ceux qui sont restés sur place et les protéger. Nous savons que la guerre ne se gagne pas seulement avec des armes, mais aussi avec le soutien de la population.
Enfin, nous avons dû renforcer les investissements en matière de sécurité, car la menace a évolué. Nous allons donc amender la loi de programmation militaire dans les semaines à venir pour mieux répondre aux besoins actuels.
Les Togolais doivent se préparer à un combat long et difficile, avec des périodes de drame inévitables en temps de guerre. Mais nous sommes déterminés à défendre notre pays et à protéger nos concitoyens, tout en préservant notre humanité et nos valeurs.
Comme vous l'avez mentionné, la situation dans la région des Savanes a contraint une partie de la population à se déplacer. Comment pouvez-vous inciter ceux qui n'ont pas encore regagné leur foyer à revenir sur le territoire ?
Faure Gnassingbé (FEG) : En effet, comme je l'ai mentionné, leur nombre est relativement restreint, environ 2000 personnes incluant toute la famille. Toutefois, notre préoccupation majeure est que les élèves qui ont été contraints de quitter leurs écoles puissent passer leurs examens et ne perdent pas une année scolaire. Heureusement, leur nombre limité nous permet d'explorer des solutions avec les autorités des pays d'accueil afin de faciliter leur retour et leur participation aux examens.
Si les agriculteurs deviennent des entrepreneurs, cela peut rendre le métier plus attractif et inspirer les jeunes en voyant apparaître des agriculteurs togolais millionnaires ou milliardaires.
Nous allons aborder le chapitre économique. La conjoncture demeure marquée par l'inflation, la tendance des prix des denrées de première nécessité est toujours à la hausse sur les marchés. Les Togolais continuent de serrer indûment les ceintures. Le gouvernement prend certes des mesures, mais il n'y a vraiment pas d'amélioration significative. Jusqu'à quand cela durera-t-il, monsieur le Président ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Tout d'abord, je ne vous apprends rien en disant que l'augmentation des prix est un phénomène mondial, amplifié par la succession de crises après la pandémie de Covid-19. Cette hausse des prix est principalement due à une inflation importée aux deux tiers, bien que les produits locaux représentent environ 33% de cette inflation. Face à un choc imprévu de cette ampleur, l'une des réponses classiques des États est de recourir aux subventions, ce que nous avons fait pour les augmentations de salaires ainsi que pour les produits pétroliers et gaziers. Cependant, cela représente un coût exorbitant d'environ une centaine de milliards, ce qui n'est pas durable et ne peut être répété chaque année.
La deuxième solution est de produire autant que possible ce que nous consommons, afin de réduire notre dépendance aux importations, notamment en matière de produits alimentaires. C'est pourquoi nous avons relancé et renforcé notre intérêt pour l'agriculture à l'école.
Je peux donc dire aux Togolais que la solution à une bonne partie de ce phénomène se trouve ici même sur le sol togolais. Nous créons les conditions pour que l'agriculture ne soit plus un métier pénible et souvent dévalorisé, mais plutôt une entreprise attrayante. Si les agriculteurs changent de statut social pour devenir des entrepreneurs, cela rendra le métier plus attractif et permettra peut-être même de voir apparaître des agriculteurs togolais multi millionnaires ou milliardaires, ce qui serait un exemple pour la jeunesse. Nous devons donc profiter de cette crise pour saisir les opportunités qui se présentent, notamment dans le secteur agricole.
Lorsque les subventions sont distribuées de manière uniforme, elles peuvent sembler insuffisantes pour ceux qui en ont le plus besoin, tout en donnant l'impression aux autres qu'elles sont inefficaces.
Certaines mesures visant à atténuer le coût de la vie semblent ne pas avoir eu l'effet escompté, comme les 3 milliards de transferts monétaires directs pour l'achat de fournitures scolaires et les 2,5 milliards de subventions pour l'acquisition de manuels d'écriture et de lecture. Ces deux mesures ont été annoncées, mais ne semblent pas avoir été mises en œuvre. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ?
Faure Gnassingbé (FEG) : D'abord relativisons. Nous avons dépassé la centaine de milliards pour les mesures qui ont été prises. Donc 5 milliards, on parle de 5 %. Je prête coupable pour les 3 milliards, mais je vais vous expliquer.
Les 3 milliards en question ont été attribués de manière indifférenciée, touchant ainsi tout le monde, même si certains n'en avaient pas besoin. C'était une mesure visant à fournir des fournitures scolaires, notamment des cahiers, mais le gouvernement a eu du mal à décider à qui les donner. Cette situation a généré un débat interne, qui est à l'origine de ma possible culpabilité dans cette affaire.
Cependant, je tiens à préciser que les fonds pour ces 3 milliards sont disponibles et seront utilisés à bon escient. Cela m'amène à réfléchir à une question plus large : comment faire pour que les subventions, comme celles destinées aux produits pétroliers, par exemple, soient distribuées de manière équitable à ceux qui en ont réellement besoin ? C'est un débat important car, lorsqu'elles sont distribuées de manière uniforme, elles peuvent sembler insuffisantes pour ceux qui en ont le plus besoin, tout en donnant l'impression aux autres qu'elles sont inefficaces.
Pour les 2,5 milliards restants, leur distribution est en cours. Malgré les difficultés financières, nous avons lancé un appel d'offres et recruté quatre cabinets pour distribuer des manuels scolaires dans les régions les plus défavorisées, en commençant par la région des savanes. Je peux vous assurer que ces manuels seront distribués, mais il est important de tirer des leçons de cette expérience afin que les élèves puissent en bénéficier plus rapidement à l'avenir.
Il est essentiel de rendre le travail et la vie à la campagne plus attrayants, afin d'inverser la tendance de l'exode rural.
Vous avez annoncé en début d'année, lors de votre discours à la nation, l'organisation du premier forum national des producteurs du Togo, et vous avez tenu parole. Cela coïncide avec les événements récents dans la région de la Kozah. Pourquoi accordez-vous autant d'importance à l'agriculture ? Est-ce en raison des leçons tirées des bouleversements mondiaux tels que la crise de la Covid-19 ou la guerre entre la Russie et l'Ukraine, comme vous l'avez mentionné précédemment ?
Faure Gnassingbé (FEG) : L'une des raisons qui nous ont poussés à mettre en avant l'agriculture est le constat que nos compatriotes ne tiraient pas suffisamment profit de notre potentiel agricole, malgré les investissements que nous y avons consacrés et le soutien de nos partenaires. La création d'emplois est également un objectif clé de cette stratégie, qui repose sur la transformation de nos produits agricoles. Nous avons ainsi identifié l'agriculture comme l'un des moteurs de l'économie togolaise, aux côtés des mines. Cependant, pour attirer des investisseurs, il faut un flux continu de production. Nous avons donc pris des mesures pour augmenter significativement la production agricole et fournir des produits de qualité pour les industries de transformation. Il est cependant important de souligner que la politique agricole et les choix des filières ne doivent pas être dictés uniquement par nos partenaires financiers, mais doivent refléter les besoins et les priorités du Togo.
Le gouvernement ne décide pas seul de la politique agricole, mais travaille en collaboration avec les producteurs. Ces derniers doivent être placés au centre de la politique agricole, car nous avons besoin d'eux. Nous avons fait des expériences avec les agriculteurs, mais certaines ont été douloureuses, les laissant se débrouiller seuls. Nous cherchons donc à corriger ces erreurs et à impliquer davantage les producteurs. Nous avons un grand projet d'agropole à Kara, où nous invitons également des investisseurs privés qui ont déjà annoncé leur participation.
L'objectif est de créer une chaîne de valeur plus longue, de ne pas seulement exporter des produits comme le soja, mais également de les transformer sur place pour créer des emplois locaux. Nous devons promouvoir la souveraineté alimentaire en produisant ce que nous consommons localement. Nous devons aider les agriculteurs à améliorer leurs revenus et leurs conditions de vie, afin qu'ils puissent également devenir des consommateurs.
Il est essentiel de rendre le travail et la vie à la campagne plus attrayants, afin d'inverser la tendance de l'exode rural. C'est pourquoi nous avons un regain d'intérêt pour l'agriculture.

En restant sur le sujet de l'agriculture, malgré les ambitions et les perspectives d'avenir, un problème persistant menace le travail des agriculteurs : la transhumance. Existe-t-il une solution pour prévenir les destructions de cultures et les conflits entre éleveurs et paysans liés à cette pratique ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Il existe une solution régionale à la question de la transhumance. C'est la CEDEAO qui est chargée de la coordination de cette pratique qui permet aux éleveurs de faire paître leur bétail vers le sud pendant la saison sèche. Des couloirs ont été définis dans tous les pays côtiers pour réguler cette pratique. Cependant, ces derniers temps, il y a eu beaucoup d'affrontements entre éleveurs et producteurs, un phénomène qui est répandu dans de nombreux pays.
Pour résoudre temporairement ce problème, nous avons opté pour la mise en place de grands parcs où les transhumants seront dirigés. Ces parcs offriront du pâturage et de l'eau pour le bétail. Ce projet créera également des emplois pour les citoyens locaux. Si cette initiative est réussie, le problème de la transhumance sera considérablement réduit. Les conflits qui découlent de cette pratique sont une source de criminalité et perturbent la qualité de vie des populations ainsi que les récoltes.
Cela fait maintenant 63 ans que notre pays a obtenu la souveraineté internationale. Pouvez-vous nous indiquer quelle est la direction que vous avez fixée pour notre nation et où nous en sommes actuellement dans cette vision ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Ma conception du pouvoir n'est pas un guide qui fixe un cap. C'est plutôt une aventure collective. Nous avons mis au point le PND en 2018, mais nous avons dû l'ajuster pour qu'il réponde mieux aux attentes de la population exprimées pendant la campagne électorale [présidentielle]. C'est ainsi que nous avons établi une feuille de route pour répondre aux besoins sociaux de nos concitoyens en matière d'eau, d'électricité, de santé, d'éducation et d'internet haut débit. Nous ne pouvons pas continuer à vivre sans ces éléments essentiels au progrès, comme l'ont fait nos grands-parents, nos parents et nous-mêmes depuis 1963.
Deuxièmement, il y a la question de l'emploi des jeunes diplômés qui peinent à trouver du travail. Il est vrai que l'État ne peut pas créer des emplois du jour au lendemain. Cependant, il peut créer les conditions favorables pour que les investisseurs s'installent et créent des emplois pérennes et stables. Nous devons faire en sorte que ces emplois ne soient pas précaires comme ceux que l'on trouve dans le secteur informel.
Cette situation doit changer, et nous pouvons y arriver. En effet, l'informel ne profite à personne. Pour mieux servir la population, nous avons mis en place un grand projet qui consiste à fournir une identité à chaque personne. Cela permettra de mieux connaître les besoins de chaque individu, notamment en termes d'efforts de solidarité, d'assurance maladie et d'allocation. Nous pourrons ainsi distribuer les subventions de manière plus ciblée, en évitant que ceux qui n'en ont pas besoin en profitent au détriment de ceux qui en ont réellement besoin. Ce registre social nous permettra de mieux connaître notre population et de mieux la servir.
Je profite également de l'occasion pour dire à la population qu'il est vrai que nous avons le recensement général et le recensement électoral. Il y aura un troisième recensement pour offrir une carte biométrique à chaque Togolais afin que nous puissions être efficaces dans notre politique de protection sociale.
Concernant la promotion de l'égalité des genres, le Togo semble être un bon élève dans l'espace Uemoa. Le gouvernement envisage-t-il de renforcer davantage ces efforts ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Je suis convaincu de l'importance du rôle des femmes dans la vie politique et sociale de notre pays. Les femmes sont souvent les principales actrices du développement local et sont très impliquées dans les projets sociaux. Elles ont démontré leur dynamisme et leur engagement dans la réussite de plusieurs projets. C'est pourquoi j'encourage les femmes à participer davantage aux affaires de la cité, non pas seulement dans le secteur social, mais également dans la gestion politique de nos affaires. Je crois que les femmes apporteraient une valeur ajoutée significative à la gestion de nos communautés.
Pour cette année 2023, quel votre message voulez-vous adresser aux acteurs politiques du Togo ainsi qu'à l'ensemble des citoyens du pays ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Je considère qu'il y a eu des périodes d'élections qui ont suscité de l'inquiétude dans notre pays, mais Dieu merci, ces derniers temps, nous avons réussi à organiser des élections pacifiques. Néanmoins, avant chaque élection, il y a souvent un peu d'agitation et de bruit. Nous avons tenté d'éviter cela en organisant un dialogue avec les acteurs de la classe politique. Cependant, il y a toujours des différences d'opinions et des stratégies différentes pour atteindre un même objectif : la conquête du pouvoir. C'est normal qu'il y ait des discussions et des négociations.
Nous avons un cadre électoral qui peut être amélioré, mais nous ne pouvons pas prendre de décisions unilatérales. Le dialogue est la clé pour trouver des solutions. Nous devons être sereins, mener notre campagne et si les acteurs politiques veulent encore des changements, nous sommes prêts à les approuver. Nous ne sommes pas meilleurs ou pires que les autres, mais nous avons un cadre électoral qui fonctionne et qui peut être amélioré si nécessaire.
Plusieurs de vos réussites en matière de politique étrangère ont contribué à renforcer la réputation du Togo sur la scène internationale, notamment dans l'affaire des 49 soldats ivoiriens. Quelle est votre stratégie pour obtenir des succès là où d'autres peinent à trouver des solutions ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Je suis mal à l'aise de parler de succès. Toutefois, je pense que le Togo est bien perçu. Nous sommes un petit pays qui essaie de collaborer avec tout le monde, sans avoir d'agenda caché. Cela crée une image positive pour notre pays. Nous avons réussi à gagner la confiance des deux parties impliquées, le Président Ouattara et le Président Goïta. Cela nous a permis de trouver un compromis qui n'était pas facile à atteindre car la question était délicate et douloureuse.
La confiance mutuelle a joué un rôle déterminant dans la recherche d'une solution. Notre rôle n'était pas exclusif, mais il a été essentiel. Nous avons travaillé sur cette affaire pendant quelques mois avec l'aide de plusieurs personnes. Je tiens à partager ce succès avec toutes ces personnes, car sans leur contribution, cela n'aurait pas été possible.
Que ce soit avec la France ou les Anglais, nous diversifions. Ce qui compte, c'est l'intérêt des Togolais. Et si les intérêts des Togolais dictent certains choix difficiles, nous leur accordons une priorité absolue.
Une dernière question : avant le Mali, vous avez décidé de diversifier les partenaires du Togo, notamment avec la Chine, le Japon, la Russie, la France, les États-Unis et le Commonwealth. Pourquoi avoir opté pour cette stratégie de multilatéralisme ? Est-ce bénéfique pour le Togo ?
Faure Gnassingbé (FEG) : Je crois que c'est payant. D'abord, nous sommes un pays à dimension plutôt modeste, nous sommes travailleurs et nous accueillons tout le monde. Et quand les gens viennent au Togo, ils se sentent bien. Mais en même temps, nous ne sommes pas un grand pays minier, donc ce que nous voulons, nous le cherchons partout et nous le prenons là où nous le trouverons.
Que ce soit avec la France ou les Anglais, nous diversifions. Parce que nous savons que par le travail, par la créativité, nous pourrons trouver des solutions. Et si nous avons un problème ici au Togo, je pense que quelque part dans le monde, quelqu'un a déjà eu le problème et a trouvé une solution. Nous nous inspirons des bonnes pratiques de certains pays africains de la sous-région, nous faisons des benchmarks et nous essayons. C'est un peu cette philosophie qui guide mon action. Et puis le souci d'être indépendant, de ne pas être perçu comme étant irrémédiablement lié à quelqu'un. Ce qui compte, c'est l'intérêt des Togolais. Et si les intérêts des Togolais dictent certains choix difficiles, nous leur accordons une priorité absolue.
C'est la raison pour laquelle nous agissons ainsi, car parfois, notre taille nous offre cette opportunité. En tant que pays possédant des ressources stratégiques, nous sommes souvent convoités par des puissances étrangères, mais nous savons que les plus belles ressources ne sont pas nécessairement les plus grandes.
Interview réalisée par New World TV, transcrite et réécrite par Fiacre E. Kakpo pour Togo First
La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé la semaine dernière au profit du Togo un financement de 5,13 millions de dollars (environ 3 milliards FCFA) pour les études de faisabilité du projet de 20 000 logements à coût abordable. Cette facilité, complétée par la Banque ouest-africaine de développement à hauteur de 600 millions de francs CFA (932 893,83 dollars), a été approuvée le 26 avril 2023.
Selon la BAD, en 2019, le nombre de logements achevés au Togo était de 1 800 unités. Comparativement, le déficit annuel supplémentaire est estimé à 15 000 unités, portant ainsi le déficit de logements décents à 500 000 unités. En 2018, les autorités togolaises évaluaient la proportion des entreprises relevant du secteur informel à plus de 93 % de l’économie avec un SMIG qui était de 35 000 francs CFA (63 dollars). Dans le même temps, le coût du logement le moins cher construit par un promoteur immobilier est d’environ 24 763 dollars (environ 14 millions FCFA), soit plus de 28 fois le revenu moyen annuel par habitant qui était estimé à 880 dollars (520 mille FCFA). Face à ces conditions, l’accès à un logement décent est perçu comme étant difficile pour la plupart des togolais. Un défi pour les pouvoirs publics.
Selon les observateurs, le projet des 20 000 logements pourrait constituer un levier d’inclusion sociale et de croissance pour le pays. En effet, la fourniture de logements sociaux devrait, selon eux, avoir un impact direct et positif sur les déterminants sociaux de la vie des gens, notamment l'accès à l'éducation et à la formation professionnelle, aux soins de santé, à la nourriture et aux opportunités économiques.
Le projet cible les ménages à revenus faibles et intermédiaires, avec pour objectif de leur offrir un accès à la propriété d’un logement décent et une amélioration de leurs conditions de vie, indique-t-on. D'après la BAD, environ 100 000 personnes à revenus faibles et intermédiaires (fonctionnaires, ménages modestes, notamment ceux ayant des femmes à leur tête, etc.) bénéficieraient de ce projet, ce qui correspond à environ 1,25 % de la population du Togo.
Rappelons que le projet des 20 000 logements est l’une des priorités des autorités togolaises qui l’ont inscrit dans la « Feuille de route Togo 2025 » qui constitue le cadre de référence de l’action gouvernementale et de celui des interventions des partenaires techniques et financiers sur la période 2022 - 2025. Le projet est aligné sur le Document de stratégie pays (2021-2026) du Togo, plan d’actions de la BAD pour le Togo, dont l’un des objectifs est d’appuyer le pays dans la formulation et l’exécution des politiques publiques de la « Feuille de route Togo 2025 ».
Pour faire progresser ce projet après plusieurs mois de retard (car il faisait déjà partie du PND 2018-2022), Lomé a examiné, lors d'un Conseil des ministres à Kara en juillet 2021, un projet de décret autorisant les travaux de constitution d'une réserve foncière. Il a ainsi été annoncé qu'une réserve foncière devrait être établie dans les cantons de Dalavé et de Kpomé, situés dans la préfecture de Zio sur une superficie estimée à 1 177 ha, à environ trente kilomètres de Lomé, la capitale.
Fiacre E. Kakpo
Le Conseil national du patronat togolais (CNP-Togo) et le Cabinet de droit ivoirien spécialisé en ingénierie d'affaires, G&A Africa Consulting, ont conclu le 25 avril dernier un accord de partenariat dans le cadre de la formation et du renforcement des capacités des opérateurs économiques du Togo.
De façon concrète, avec cette convention, le cabinet G&A Africa va accompagner les entreprises togolaises en matière de management et de leadership pour, indique-t-on, « stimuler la croissance des entreprises et créer des emplois décents et favoriser l’innovation et l’adoption de nouvelles technologies ».
Cet accompagnement, selon le directeur associé du cabinet, Gilles Atayi, est désormais primordial pour relever les défis concurrentiels auxquels font face les entreprises dans le monde.
La signature de cette convention, selon le Président du CNP-Togo, Coami Tamegnon, se justifie par l’engagement du patronat, la performance, l’émancipation et la responsabilité dans les entreprises togolaises.
Pour rappel, le Cabinet G&A Africa Consulting, est une société qui met à disposition des entreprises et professionnels africains, des solutions authentiques et des outils pragmatiques contribuant à leur performance. Il intervient dans les pays d’Afrique francophone et anglophone.
Après les étudiants, les jeunes femmes et les énarques, l’Association Youth for Youth (Y&Y) se tourne vers les jeunes professionnels. L’initiative mise en route il y a deux ans pour améliorer l’employabilité des jeunes diplômés togolais, a lancé mercredi 26 avril dernier avec le soutien du secteur privé, un nouveau programme de formation dénommé « Skills for Young Professionals ».
Bonjour cher(e)s tou(te)s,
— Youth for Youth (@Youth4youths) April 26, 2023
Vous l'attendiez depuis peu, enfin il est là.
Nous avons le plaisir de vous convier au lancement du programme "Skills For Young Professionals" ce mercredi 26 avril à partir de 12h30.
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Le projet, porté conjointement avec la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes (CNEJ) et l’Université de Lomé, se veut concrètement un partage d’outils et de savoir-faire, destinés à développer les compétences des jeunes professionnels de moins de 05 ans d’expérience.
200 jeunes professionnels ont été sélectionnés pour participer à cette première cohorte. Ils proviennent de divers secteurs, incluant le secteur public avec des ministères sectoriels, l'OTR, la SNPT et les mairies, ainsi que le secteur privé, avec des entreprises comme SANLAM, SGMT, ECOBANK et TOTAL ÉNERGIE. Des organisations internationales telles que la Banque Mondiale sont également représentées parmi ces jeunes professionnels.
De façon pratique, il consistera à délivrer des modules allant de la Résolution des problèmes (Problem solving) à la communication stratégique, en passant par la culture du feedback, le travail en équipe, la gestion de projets, le storytelling, la rédaction administrative ou encore le Professional branding.
“Il s’agit de leur permettre de s'adapter rapidement aux exigences de leur travail, accélérer leur courbe d'apprentissage et améliorer leur performance”, explique Abdul-Fahd Fofana, président fondateur de l’association, et économiste senior aujourd’hui au Centre de développement de l’OCDE.
Un vivier de talents pour le secteur privé
Autre particularité de ce nouveau programme, l’implication effective du secteur privé. En effet, poursuit le responsable, “le programme a le potentiel de devenir un cadre d’échanges, de réseautage, de partage d’expériences et de bonnes pratiques”.
Il est ainsi prévu que les bénéficiaires soient entretenus par des personnalités justifiant d’expériences avérées à partager, à même de les pousser à s’engager pour le développement du pays.
D’ailleurs, si des institutions comme le ministère chargé de l’emploi des jeunes, la GIZ, la banque mondiale ou encore le PNUD ont participé à la session virtuelle de lancement, plusieurs personnalités ont rejoint le mouvement, à l’instar de l'ancien député franco-togolais, Patrice Anato, des entrepreneurs Ayité Ajavon (Africube) et Yao Azoumah (KYA Energy Group).
"En tant qu'entrepreneur, j'ai besoin de jeunes qui aient une réelle compétence applicable à l'entreprise tout de suite, nous avons besoin de forces de proposition et ce programme est le bienvenu", a indiqué le promoteur de AHOUENOU Sarl, productrice du bouillon culinaire.
"Nous soutenons ce projet et serons heureux de recevoir régulièrement chez nous des jeunes de cette cohorte", a pour sa part assuré Mansour Touré Tia, DG de Kekely Efficient Power, autre acteur du privé ayant marqué son soutien.
Les premières sessions de formation sont d’ores et déjà prévues pour la mi-mai.
Octave Bruce
Le ministère togolais de l'environnement et des ressources forestières organise une vente aux enchères publiques de produits forestiers saisis sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative, qui vise à valoriser ces produits tout en dissuadant la déforestation illégale, débutera le 17 mai dans la région Maritime, selon le Portail officiel du Togo. Cette opération se poursuivra ensuite dans les régions des Plateaux, la Centrale et se terminera dans la région de la Kara.
Les acheteurs potentiels pourront profiter d’une large gamme de produits de qualité provenant des différentes régions du Togo. Le programme détaillé par préfecture est disponible dans les démembrements régionaux et préfectoraux du ministère, offrant aux acheteurs potentiels une vision complète de l'offre proposée.
Les enchères se dérouleront selon un système d'enchères montantes, permettant ainsi de garantir une juste valorisation des produits mis en vente. Il est à noter que le paiement se fera au comptant et sur place, et que tout paiement tardif sera majoré de 12%.
Au Togo, la coopérative regroupant les producteurs des préfectures de l'Ogou et de l'Anié (UPCOTON COOP-CA OGOU), a présenté la semaine dernière, le bilan de la campagne cotonnière 2022.
Le rapport révèle qu'au cours de cette campagne, la coopérative a emblavé une superficie de 5 683 hectares pour une production annuelle de 3 887 tonnes de coton graine, soit un rendement moyen de 778 kg/ha.
Avec ce résultat, les deux localités ont concentré quelque 7% de la production de coton du pays pendant la période. En effet, pour la campagne 2022-2023 de commercialisation du coton-graine, c'est 52 000 tonnes de l'or blanc qui ont été présentées à la vente sur l'ensemble du territoire.
La campagne de 2022 a mobilisé 3 746 producteurs de l'Ogou et de l'Anié, dont 454 femmes, répartis dans 293 groupements agricoles. Avec ce bilan, la coopérative envisage d'emblaver une superficie de 6 000 hectares pour une production annuelle de 4 800 tonnes, soit un rendement de 1 000 kg/ha pour la campagne agricole 2023-2024.
Cependant, la filière coton continue de faire face à des défis au Togo. Outre une pluviométrie défavorable ces dernières années, elle est confrontée à la concurrence grandissante du soja, considéré comme une culture plus rentable, qui attire de plus en plus de producteurs.
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Le Ghanéen George Agyekum Nana Donkor a été reconduit à la Présidence de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) pour un second mandat de cinq ans. Cette décision a été actée lors de la 21ème session ordinaire du Conseil des gouverneurs qui s’est tenue le 5 avril 2023.
Porté à la tête de cette institution bancaire pour la première fois en janvier 2020, celui qui a occupé pendant sept ans le poste de Vice-président chargé des finances, de l’administration et des services institutionnels de la Banque, va entamer sa nouvelle mandature le 1er février 2024.
Selon un communiqué de l’acteur bancaire sous-régional, le renouvellement du mandat du Ghanéen se justifie au regard des progrès réalisés par la Banque depuis sa prise de fonction. Le Conseil note en effet, la réduction du ratio des prêts non performants (NPL) de la Banque passant de plus de 8 % à 4,28 % et le recouvrement de 77,5 millions USD au titre des arriérés de capital. En termes de résultat, il est relevé également la croissance du bilan de 36,8 % en 2022.
Pour les 5 prochaines années, George Donkor « s'est engagé à continuer à travailler avec les ministres et le Conseil pour faire progresser la Banque, avec l’objectif d’en faire la première institution financière de la région, tout en soutenant les Etats membres pour assurer le développement socio-économique », indique le communiqué.
Esaïe Edoh
Le Togo va déployer un nouveau projet pour renforcer les capacités nationale et régionales, face aux risques climatiques. Dénommée « projet de renforcement des capacités nationales et régionales pour une gestion efficace des risques climatiques au Togo », l'initiative est financée par le Fonds Vert Climat, à hauteur de près de 2,5 millions de dollars, et sera mise en œuvre avec l'accompagnement de la FAO, sur 36 mois.
Le lancement officiel a eu lieu le mardi 25 avril dernier, lors d'une cérémonie sous l'égide du ministre en charge de l'environnement, Foli-Bazi Katari, accompagné de son collègue en charge de l'économie maritime, Edem Kokou Tengue.
En substance, le projet comprend quatre composantes: renforcer l'architecture institutionnelle et la gouvernance pour une gestion des risques climatiques aux niveaux national et régional, améliorer la base de données et de connaissances sur les vulnérabilités aux changements climatiques, promouvoir l'engagement et l'investissement du secteur privé dans l'adaptation, et développer le système de suivi, de rapportage et de gestion du financement en matière d'adaptation aux changements climatiques.

En lançant le nouveau projet, le ministre Foli-Bazi a remercié le FVC et la FAO pour leur soutien au Togo, en matière de renforcement de la résilience des populations et des écosystèmes face aux effets et impacts négatifs des changements climatiques.
« Au vu de l'engagement du gouvernement togolais et de l'importance qu'il a accordée à la gestion durable de l'environnement, la FAO ne ménagera aucun effort pour contribuer à l'atteinte des résultats escomptés », a indiqué pour sa part, Dr Djiwa Oyétoundé, chargé de programme à la FAO.
Le pays devrait également continuer à bénéficier de l'assistance de l'agence onusienne, sur d'autres projets avec le FEM-8 (Fonds pour l'environnement mondial), plus précisément dans le domaine de la gestion durable des forêts.
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Au Togo, le président Faure Gnassingbé a invité de nouveau les producteurs agricoles à une production quantitative pour garantir une l’auto-suffisance alimentaire et faire face à la vie chère. C’est au cours d’un entretien télévisé, le tout premier accordé à une chaîne togolaise, New World TV, sur satellite, jeudi 27 avril à la faveur de la célébration du 63e anniversaire d’indépendance du pays.
Selon le Président togolais, « une bonne partie du phénomène (vie chère ndlr) trouve sa solution sur le sol togolais ». C’est dans cette dynamique qu'il convie les agriculteurs à « produire davantage pour être moins dépendant de l’extérieur en matière de produits alimentaires ».
C’est une invitation réitérée après un premier appel à Tsévié en janvier 2023 lors de l’acte 2 du Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT). « Nous devons nous nourrir nous-mêmes, vivre de nos activités agricoles, subvenir à nos propres besoins et à ceux de nos familles pour mieux investir dans le développement économique du pays », avait-il déclaré.
D’après le chef d’Etat togolais, les conditions sont créées pour que l’agriculture ne soit plus un métier pénible. Notamment la mise en route de divers projets en faveur du secteur agricole et de mécanismes de facilitation d’accès au financement agricole.
Pour contrer la vie chère, Faure Gnassingbé a également rassuré de la poursuite des mesures sociales prises par le gouvernement pour atténuer son impact sur la vie des populations.
Un long combat contre le terrorisme
Sur la question sécuritaire, le Président Faure Gnassingbé, condamnant les attaques terroristes enregistrées dans le nord du Togo depuis près de deux ans, réaffirmé sa volonté de mettre les bouchées doubles pour venir à bout du phénomène.
Le combat sera long, toutefois, relativise-t-il. « Les Togolais doivent s’attendre à un long combat avec des périodes de drames, parce que c’est inévitable quand il y a la guerre. Mais je peux rassurer mes compatriotes qu’au bout, il y aura la victoire. Nous sommes déterminés à réduire ces bandes armées », a lancé le dirigeant.
Selon Faure Gnassingbé, les attaques menées contre son pays sont une forme de guerre « parce que le Togo a toujours été pacifique ».
Esaïe Edoh
Au Togo, ce jeudi 27 avril 2023, c’est la célébration du 63ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. L'événement est marqué par plusieurs festivités. On compte notamment la traditionnelle ranimation de la flamme de l'indépendance, qui a eu lieu la veille, mercredi soir, en présence des personnalités politiques et civiles invitées, des membres du gouvernement désignés, des membres du bureau de l'Assemblée nationale et des officiers supérieurs des forces armées togolaises (FAT). Cet acte solennel rappelle en effet, la lumière et la liberté obtenues de haute lutte par les héros nationaux.
La journée est surtout marquée par le grand défilé militaire, paramilitaire et civil à Lomé, la capitale, sous l'autorité du Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette manifestation publique, qui a regroupé plus de 4 500 hommes et femmes des forces de défense et de sécurité, est suivie d'une série de manifestations culturelles, sportives et récréatives.
En dehors de Lomé, des défilés ont également eu lieu dans les chefs-lieux des différentes régions pour célébrer l'indépendance du pays.
Notons qu'en amont de cette journée, le Chef d'État a pris part à plusieurs événements notables comme l'inauguration quelques jours plus tôt, du nouveau marché de Kara (412 km au Nord du pays), de l'IFAD élevage de Barkoissi, et de la pose de la première pierre du nouveau site de l'université de Kara, seconde université publique du pays. À Lomé, la veille, on inaugurait également l'hôpital Dogbo Lafiè, nouveau centre de référence du pays.
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