Togo First

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La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a annoncé le lundi 17 juillet 2023 avoir signé une police d’assurance-crédit de 278 milliards FCFA auprès d’un pool de neuf assureurs privés européens. Cette assurance-crédit, représente 11% du portefeuille global de prêts de l’institution financière régionale.

Ce contrat, selon l’acteur bancaire, va contribuer à rehausser la notation moyenne de son portefeuille global de prêts et par ricochet, influencer positivement son propre “rating investment grade” (obligations émises les mieux notées).

Cette opération qui intervient 18 mois après la signature par la BOAD de ses premières polices d’assurance individuelles, va couvrir l’ensemble des Etats membres de l’UEMOA. « Elle marque une nouvelle étape importante dans le déploiement de la méthode « originate to distribute » adoptée par la Banque dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan stratégique Djoliba », souligne un communiqué de l’institution financière.

 « Cette police d’assurance qui réhausse notre profil de risque et celui de nos emprunteurs, va nous permettre de lever des ressources aux meilleures conditions sur les marchés financiers, et de nous inscrire dans la droite ligne de la mise en œuvre du plan DJOLIBA entamé en 2021 avec pour ambition de financer 3 300 Milliards de FCFA de projets au profit des Etats membres de l’UEMOA au terme de ce plan en 2025 », soutient pour sa part, le Président Serge Ekué (photo).

Notons que cette assurance-crédit servira également d’outil pour renforcer la capacité de financement de la BOAD au profit des Etats membres de l’UEMOA. 

Esaïe Edoh 

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Au Togo, l'Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) souhaite établir un partenariat avec les communes afin de renforcer la protection des droits des consommateurs sur l'ensemble du territoire national. Un cadre de partenariat est ainsi en création, selon le gendarme des télécoms.

Cette information fait suite à une tournée de sensibilisation dans 10 villes du pays, la troisième du genre, au cours de laquelle l'ARCEP a rencontré les associations de consommateurs et les populations pour mieux les informer et les affûter sur leurs droits. Les échanges ont notamment porté sur la problématique de la mauvaise qualité de service, des tarifs élevés pratiqués par les opérateurs mobiles dans l'entrée de gamme, ainsi que sur les dispositifs mis en place pour la protection des consommateurs et la protection contre les rayonnements non ionisants.

Les villes d'Aného, Atakpamé, Bassar, Dapaong, Lomé, Kara, Kpalimé, Mango, Notsè et Sokodé ont accueilli la délégation de l'ARCEP-Togo, accompagnée des associations de défense des droits des consommateurs, à savoir la Ligue Togolaise des Consommateurs (LCT), l'Association Togolaise des Consommateurs (ATC) et le Mouvement Martin Luther King (MMLK).

Dans le cadre de cette tournée nationale, l'ARCEP revendique avoir sensibilisé 234 représentants des 117 communes du Togo, ainsi que plus de 700 représentants locaux des trois associations de consommateurs partenaires.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l'Université de Lomé (UL) travaille sur la mise à jour de son offre de licences et de masters. Un atelier s'est ainsi tenu le vendredi dernier (14 juillet 2023), sur le manuel de procédure LMD (Licence-Master-Doctorat) et les maquettes des offres de licences et de masters, indique l'Université. 

La rencontre, qui s'est déroulée à l'Institut National des Sciences de l'Éducation (INSE) au sein de l'UL, a réuni de nombreux enseignants-chercheurs, dont le conseiller du président de l'université, le professeur Guillaume Ketoh, ainsi que des doyens et directeurs.

Initiée par le Centre de Pédagogie Universitaire (CEPU) de l'UL, la rencontre avait pour principal objectif de renforcer les compétences des chefs de départements et de filières en revisitant les fondamentaux du système LMD et en leur permettant de mieux appréhender les nouvelles exigences de sa mise en œuvre sur le campus de la première université publique du pays.

Cette rencontre intervient alors qu'une revue des offres de masters est en cours sur le campus. 

Dans sa version la plus récente, datant de 2019, le Manuel de procédure « prend en compte les nouveaux standards du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest (REESAO, 2016), les arrêtés portant création et administration des Licences et Masters à l’Université de Lomé et les recommandations de la commission d’audit pédagogique interne de la réforme LMD », selon le Président de l’Université, Professeur Dodzi Komla Kokoroko.

Pour rappel, le système LMD ou 3-5-8 (Licence Bac+3, Master Bac+5, Doctorat Bac+8) est un modèle calqué sur le modèle anglo-saxon (Anglais) : Bachelor, Master, Doctorat. Depuis 2011, ce système est adopté par 32 pays européens.

Le Togo est passé au système LMD il y a près de 14 ans, en septembre 2009, suite à son institution par décret en 2008.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, un plan d'action est en préparation pour stimuler la production du fonio, la cinquième céréale la plus consommée dans le pays (après le maïs, le sorgho, le mil et le riz). L'objectif est de produire 10 000 tonnes de fonio à l’horizon 2028.

« Le but global est de doubler la production actuelle pour atteindre au moins 10 000 tonnes de fonio paddy de qualité, afin de répondre à la fois à la demande locale et à la demande extérieure d'ici à 2028. », indique le Ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement Rural, dans son Plan d'Action d'Investissement pour la filière fonio (2024-2028).

Le projet dans son ensemble, devrait nécessiter un financement d'un peu plus de 5 milliards FCFA, auquel contribueront l'État et ses partenaires.

Les axes stratégiques du plan sont : l’amélioration des capacités de production (Axe 1), le soutien à la transformation (Axe 2), la commercialisation (Axe 3), l’appui à l'organisation et à la gouvernance de la filière (Axe stratégique 4); et enfin, la coordination et suivi-évaluation (Axe stratégique).

Au Togo, la production du fonio pour la campagne agricole 2022-2023 s'élève à 4471 tonnes au niveau national, pour une superficie de 5200 hectares, selon la Direction des Statistiques Agricoles, de l'Information et de la Documentation (DSID). 

Ayi Renaud Dossavi

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Togo : un plan à 9,5 milliards FCFA pour doubler la production d'ananas en 5 ans

Le Togo a validé un plan d'investissement dans la filière ananas, avec pour objectif de stimuler sa croissance et sa durabilité, de 2024 à 2028. Ce document, dénommé Plan d'action d’investissement de la filière Ananas 2024-2028, daté de mai 2023, regroupe les actions prioritaires à mener pour un investissement total de 9,5 milliards FCFA sur cinq ans.

Le plan vise principalement à doubler la production d'ananas, passant de 44 391 tonnes à 88 782 tonnes d'ici 2028. Il s'agit également d'accroître la transformation locale en portant le pourcentage d'ananas transformés de 35% à au moins 75% à l’horizon 2028.

Les sources de financement pour la réalisation de ce plan devraient provenir de l'État togolais, du Conseil interprofessionnel de la filière ananas au Togo (CIFAN) et des partenaires techniques et financiers.

Dans le détail, la mise en œuvre de ce plan d'investissement se concentrera sur trois axes stratégiques majeurs. Tout d'abord, la promotion des modes de production durables qui garantissent de meilleurs revenus. Ensuite, la promotion d'un meilleur accès au marché pour les producteurs togolais. Enfin, l'amélioration du cadre institutionnel et de la gouvernance de la filière ananas.

« La chaîne de valeur ananas est encore peu développée, mais elle offre des perspectives intéressantes pour l'économie agricole togolaise à condition que les acteurs se mobilisent pour la renforcer. », indiquent le ministère de l'Agriculture et les parties prenantes de ce plan.

Dans le développement de cette filière, l'ananas togolais devrait ainsi capitaliser sur des avantages par rapport aux pays concurrents, tels que son arôme et son goût. De plus, le pays dispose d'une capacité d'extension de la culture d'ananas et occupe une place de choix sur le marché des produits biologiques, en forte demande. Cette chaîne de valeur possède suffisamment d'atouts pour s'inscrire dans la dynamique agro-industrielle et des agropoles, promue par les autorités nationales et leurs partenaires.

Par ailleurs, selon des données de la GIZ, la production biologique nationale représente actuellement 76% contre 24% pour la production conventionnelle. Les rendements varient quant à eux de 40 à 50 tonnes par hectare, pour une production nationale d'ananas de 44 391 tonnes.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les activités de services (services marchands non financiers) ont connu une progression de 14,6% au mois d'avril, en glissement annuel, selon la Note de Conjoncture économique de juin 2023 dans les pays de l’Uemoa, publiée par la BCEAO. Le pays affiche la progression annuelle la plus importante pour le mois d'avril, juste devant le Sénégal (+7,1%) et le Niger (+5,9%). 

Globalement, au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les services marchands non financiers ont enregistré une progression de 4,5% en glissement annuel en avril 2023, par rapport à 2,5% en mars 2023.

 En ce qui concerne les services financiers (liés aux activités bancaires, d'assurance, d'investissement et de gestion des flux monétaires), le pays affiche une progression à deux chiffres, à 15,9%, en glissement annuel. Dans la sous-région, il se classe juste derrière le Mali (+18,8%), la Côte d'Ivoire (+18,6%) et le Burkina Faso (+16,4%).

 Au sein de l'UEMOA, d'un mois à l'autre, on observe une légère tendance baissière de 0,2% pour les services marchands, après une hausse de 2,6% le mois précédent. Les services financiers, quant à eux, ont progressé de 1,8% en avril 2023, après une réalisation de 0,7% le mois précédent.

 Ayi Renaud Dossavi

 

Les passagers à l'arrivée et au départ de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIEG) de Lomé sont désormais exemptés de la présentation obligatoire de test Covid-19 et de pass sanitaire. Les autorités du pays ont levé cette mesure restrictive prise dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Covid-19.

« Aucun document de voyage en rapport avec la Covid-19 (preuve de vaccination, résultat négatif de test PCR ou de test antigénique) n’est plus requis pour entrer ou sortir du Togo », a communiqué l'exécutif togolais.

Néanmoins, les autorités sanitaires recommandent aux voyageurs, au départ du Togo, de vérifier les conditions sanitaires en lien avec la COVID-19 en vigueur dans leurs pays de destination afin de s’y conformer.

Rappelons que suite à l’apparition de la Covid-19 en 2020, la présentation par le passager au départ comme à l’arrivée, d’un document sanitaire, précisément une preuve de vaccination, un résultat négatif d’un test PCR ou d’un test antigénique, était obligatoire.  

Esaïe Edoh

Ecobank, le premier groupe bancaire panafricain, est désigné pour la 2e année consécutive, meilleure Banque d’Afrique de financement des PME (Petites et moyennes entreprises) aux Euromoney Awards for Excellence.

Ce prix, selon le jury qui a dévoilé la liste des lauréats le 13 juillet dernier, récompense les solutions de financement proposées par la banque basée à Lomé pour répondre aux besoins des PME. En effet, la banque a mis en place plusieurs initiatives en faveur des PME au cours des douze derniers mois.

Concrètement, la banque a créé un espace d’échanges commerciaux au sein du Marché Unique de Ecobank, visant à soutenir les PME dans le cadre de la ZLECAf. Elle a aussi mis en place le produit RapidCollect, grâce auquel les entreprises clientes peuvent recevoir instantanément des paiements de leurs clients dans leur pays d’origine et à travers le réseau Ecobank composé de 33 filiales.

Aux solutions proposées par Ecobank, vient s’ajouter le partenariat avec Mastercard Farm Pass à travers lequel l’acteur bancaire a numérisé la chaîne de valeur agricole pour les petits exploitants, en simplifiant le processus d’obtention d’un prix équitable pour la production et en sécurisant les paiements.

La série de cours d’éducation financière initiée par la banque panafricaine au profit des dirigeants de PME, a été également un facteur déterminant dans le choix du jury.

« Nous avons pour objectif d’être la banque de choix des PME africaines. Il ne fait pas de doute que les PME sont les principaux moteurs de la croissance économique de l’Afrique, alors qu’elles créent des emplois et génèrent de la prospérité tout en éliminant la pauvreté sur l’ensemble du continent », a affirmé Jeremy Awori, Directeur général du Groupe Ecobank suite à l’annonce de cette nouvelle distinction.

Notons qu’Ecobank avait déjà remporté cette distinction en 2022.

Esaïe Edoh

Le Fonds Vert pour le Climat (FVC), au terme de sa 36ème réunion de son Conseil d’Administration tenue du 10 au 13 juillet 2023 en Corée du sud, a réaccrédité la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Le fonds va ainsi octroyer à l’acteur bancaire, des ressources pour lutter contre les changements climatiques conformément à son plan stratégique 2024-2027.

L’approbation de cette réaccréditation a été faite avec une revue à la hausse du niveau sur le plan de la catégorisation environnementale et sociale. De fait, la Banque pourrait mobiliser des ressources jusqu’à hauteur de 250 millions de dollars, soit environ 146 milliards FCFA par projet au profit des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

Ces Etats pourront bénéficier des dons et prêts à des taux compris entre 0 et 1,75% ainsi que des garanties, et des lignes de refinancement pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques.  

« A la BOAD nous demeurons déterminés à accompagner nos Etats membres dans le financement de projets visant l’atténuation et la mitigation des effets néfastes des changements climatiques, et à appuyer leur efforts dans le sens d’un développement économique décarboné, en droite ligne avec les engagements de notre plan stratégique 2021-2025 dont l’un consiste à consacrer 25% de nos financements pour soutenir nos Etats membres en vue du renforcement de leur résilience face aux changements climatiques »,  a déclaré Serge Ekue, Président de la BOAD.

Cette réaccréditation, après la première accréditation datant d’avril 2017, selon le FVC, est motivée par les interventions de la BOAD dans les domaines de résultats du Fonds tels que les infrastructures, la production et l’accès à l’énergie, les moyens de subsistance des personnes et des communautés, les forêts et l’utilisation des terres, les écosystèmes et les services écosystémiques, la santé, l’alimentation et la sécurité hydrique.

A noter que le FVC est un fonds mondial créé pour soutenir les efforts des pays en développement, pour répondre au défi du changement climatique. Il aide les pays en développement à limiter ou réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et à s’adapter aux changements climatiques. 

Esaïe Edoh 

Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, la portabilité des numéros de téléphone devrait être opérationnelle d'ici à la fin de cette année. Cette mesure, prévue avant la fin de l'année 2023, permettra aux abonnés de conserver leur numéro de téléphone lorsqu'ils changent d'opérateur télécom (Togo Cellulaire et Moov Africa, les deux principaux acteurs du marché togolais). C'est ce qu'a indiqué l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), le jeudi dernier. 

En effet, selon Kadiri Ouro-Agoro, directeur juridique et de la protection des consommateurs à l’ARCEP, des mesures techniques sont en cours pour assurer une transition rapide et sans interruption de service.

La mise en œuvre technique de la portabilité des numéros mobiles a débuté en avril dernier, conformément à la réglementation adoptée en juillet 2022 et approuvée par le gouvernement un mois plus tard. Cette décision fait elle-même suite à une étude de marché réalisée par l'ARCEP en octobre 2021, qui a révélé que 95 % des consommateurs togolais étaient favorables à la portabilité des numéros mobiles.

L'initiative est en phase avec la loi togolaise sur les communications électroniques de 2012, qui définit la portabilité des numéros comme la possibilité pour un abonné de conserver le même numéro lorsqu'il change de fournisseur, sans changer de localisation géographique.

À terme, ce déploiement devrait offrir aux consommateurs togolais une plus grande liberté de choix en leur permettant d'opter pour l'opérateur télécom proposant les meilleurs tarifs, la meilleure qualité de service ou les fonctionnalités les plus adaptées à leurs besoins, sans avoir à changer de numéro.

Avec la portabilité, la concurrence devrait également se renforcer entre Togo Cellulaire et Moov Africa Togo, le duopole souvent pointé du doigt par le régulateur pour non-respect des seuils réglementaires de qualité et des obligations de permanence de services.

Ayi Renaud Dossavi

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