Togo First

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Au Togo, le secteur de l’assurance a connu une progression régulière de chiffre d’affaires, sur les cinq dernières années, plus de 34% de 2017 à 2021, selon les informations du ministère chargé de l’Economie et des Finances. De plus, en 2022, le secteur des assurances a réalisé un chiffre d’affaires de 87 milliards FCFA, dont 14,9%, soit 13 milliards pour l’assurance automobile.

C’est ce qu’a relevé Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, dans son mot d’ouverture des Etats généraux de l’assurance automobile, qui se tiennent durant trois jours à Lomé cette semaine, depuis mercredi 19 juillet 2023. Les experts du secteur de l'assurance se concertent pour discuter des difficultés auxquelles est confronté le secteur afin de le dynamiser et d'améliorer la prise en charge des victimes.

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La représentante a notamment rappelé que « différentes actions se menaient pour apporter de la matière aux sociétés d’assurance afin de permettre au secteur de jouer pleinement le rôle qui est le sien pour le bien de nos populations. », à l’ouverture des travaux.

Le président du Comité des Assureurs du Togo, Simon Pierre Gouem, a évoqué les défis liés à la tenue de ces états généraux. « Il y a eu des difficultés, notamment en ce qui concerne la tarification et les indemnisations, en raison d'un manque d'information et de retards dans les règlements décisifs. C'est pourquoi nous avons souhaité rassembler tous les acteurs afin que nous puissions échanger et rendre l'assurance automobile encore plus bénéfique. », a-t-il indiqué.

Plusieurs thématiques sont à l'ordre du jour, au cours de ces assises, notamment la problématique de la tarification. "Pendant ces 72 heures, nous aborderons la question de la tarification automobile, de l'obligation d'assurance automobile, du contrôle de l'assurance automobile. Nous discuterons également des enjeux et des perspectives en matière d'indemnisation, notamment des sinistres. Des avocats, des magistrats, des médecins et des experts médicaux interviendront, et nous aurons également un troisième panel consacré à la digitalisation et à son potentiel pour faciliter la commercialisation de cette assurance.", ajoute-t-on.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, un nouveau système comptable se dessine pour les organismes à but non lucratif, notamment les ONG et les associations. Jusqu'à présent, ces entités étaient soumises au droit commercial général, mais cela devrait changer à partir de l'année prochaine, le 1er janvier 2024, suite à l'adoption d'un Acte Uniforme dans les 17 États membres de l'OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires) en fin décembre dernier. 

Le nouveau système comptable fait l'objet d'un séminaire de formation sur le : « Système Comptable des Entités à But Non Lucratif (SYCEBNL) », initié par l'ONECCA-Togo (l’Ordre National des Experts-Comptables et Comptables Agréés au Togo) à l’endroit des associations, ordres professionnels, organismes de projets de développement et des ONG à Lomé cette semaine (du 19 au 21 juillet 2023). Les participants prennent connaissance des dispositions pratiques qui impliquent le futur référentiel. 

« Ce système comptable comporte deux composantes : le droit comptable, relatif aux entités à but non lucratif, et le plan comptable, qui va dicter comment on doit dorénavant tenir toute la comptabilité", explique Joel Mabudu, formateur lors des travaux. Il s’agit donc de “parcourir tout le référentiel des opérations qu'ils sont spécifiques à ces entités à but non lucratif. »

Le nouvel outil est spécifique aux entités à but non lucratif, contrairement au SYSCOHADA qui était utilisé jusqu'à présent. 

« Auparavant, il n'y avait pas de comptabilité spécifique pour les entités à but non lucratif. On était obligé d'utiliser le plan comptable d'ordre général. », indique Nubukpo-Agodio Fafavie, présidente de l'ONECCA Togo. « Maintenant, avec ce plan comptable, ils ont quelque chose de spécifique à leurs activités, ce qui facilitera la gestion et la vision globale de leur activité ».

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Agence française de développement (AFD) va financer plusieurs projets visant la protection et la préservation de l’environnement dans la capitale togolaise. Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) vient de lancer à cet effet, la 3è édition de l’appel à projets destiné aux fédérations et associations sportives togolaises opérant sur le territoire du Grand Lomé.

A travers cet appel qui couvre la période du 19 juillet au 21 août 2023, le DAGL va sélectionner des projets de promotion des activités sportives dans le Grand Lomé principalement, ceux des femmes et des filles qui s’exécutent à travers la sensibilisation de la population sur la gestion des déchets en particulier, et la protection de l’environnement, en général.

Pour le compte de cette nouvelle édition, le District dispose d’une enveloppe de 35 millions de FCFA pour financer ou cofinancer les projets qui seront retenus. Les associations ou fédérations sélectionnées recevront entre 2,5 millions FCFA et 5 millions FCFA.

Pour rappel, cet appel à projets s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la 3ème phase du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL 3), précisément sa composante 4. « Sport et Développement ». Un projet financé par l’Agence Française de Développement (AFD) avec une enveloppe globale de 105 millions FCFA.

Esaïe Edoh

L’Université de Lomé (UL) dispose désormais d’un laboratoire de séquençage génomique des pathogènes émergents et ré-émergents. L’infrastructure a été inaugurée le mardi 18 juillet 2023 par le président de l’UL, Dodzi Kokoroko et la Représentante résidente de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo, Fatoumata Binta Diallo. 

Fruit du partenariat avec l’OMS, l'agence américaine pour le développement international (USAID) et le Fonds mondial, la plateforme devrait permettre à la communauté universitaire, précisément aux chercheurs et étudiants d’analyser et étudier les caractéristiques génétiques des pathogènes émergents et ré-émergents.

Le labo est composé de trois compartiments de 40 pieds chacun. Le premier permet de faire l’extraction et les réactions PCR. Le deuxième, la réaction de séquençage et tout ce qui est lié à la bio-informatique pour lire la séquence d’acide nucléique qui compose le matériel génétique du vivant pathogène. S’agissant du troisième compartiment, il servira à la formation.

Selon le président de l’Université, le professeur Kokoroko, cette plateforme de séquençage est « la manifestation concrète d’une université ouverte sur le monde, une université qui se transforme, qui se modernise et surtout une université qui récuse l’assistanat au profit du partenariat ».

Rappelons que l’équipement du laboratoire a coûté 97 000 dollars, soit un peu plus de 56 millions FCFA.

Esaïe Edoh

L’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Togo, Matthias Veltin, a fait le point de la coopération germano-togolaise avec le président Faure Gnassingbé le mardi 18 juillet 2023 à Lomé. C’était à l’occasion d’une audience accordée au diplomate allemand en partance, après 4 années passées au Togo.

« Dans deux jours, je quitte mes fonctions d’ambassadeur au Togo. J’ai rendu visite au chef de l’Etat pour lui faire le point de la coopération. Nous avons échangé de la coopération bilatérale. Les relations sont bonnes entre les deux pays », a indiqué l’Allemand.

Concrètement au cours de ces 4 années de mission du désormais ex-ambassadeur à Lomé, l’Allemagne a accompagné le Togo dans divers domaines notamment économique, social, environnemental, sécuritaire, agricole et énergétique à travers l'agence GIZ et la banque de développement KfW.

On note principalement la participation du pays européen au financement apporté par l'UE au Togo pour soutenir les secteurs de l'agro-industrie et de l'énergie avec une enveloppe de 70 millions d’euros. L’Allemagne s’est associée également à l'UE pour soutenir la réalisation du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) au Togo. 

L'Allemagne, l'un des principaux partenaires bilatéraux du Togo en Europe, revendique des subventions financières à hauteur de 425 millions d'euros depuis la reprise de la coopération bilatérale germano-togolaise en 2012.

Se félicitant de la qualité du partenariat entre Berlin et Lomé, Matthias Veltin a annoncé la poursuite de la coopération avec le Togo, précisément sur le plan sécuritaire.

Notons qu’en novembre 2022 à Berlin, les gouvernements allemand et togolais se sont engagés à renforcer leur partenariat.

Esaïe Edoh

Au Togo, les cinq châteaux d'eau supplémentaires dans la région du Grand-Lomé, en construction depuis plusieurs mois, devraient bientôt être opérationnels, selon le ministère en charge de l'eau et de l'hydraulique villageoise. À terme, ces infrastructures vont desservir les quartiers de Zossimé, Alinka, Logoté/Sagbado, Attiégou et Dangbessito, situés dans le Grand Lomé.

« Les travaux, réalisés dans le cadre de la deuxième phase du projet Adductions d'eau potable (AEP), sont à un niveau très avancé, comme constaté en mai 2023. Une fois achevés, les ouvrages desserviront les quartiers de Zossimé (200 m3), Alinka (100 m3), Logoté-Sagbado (1300 m3), Attiégou (400 m3) et Dangbessito (50 m3) », indique le ministère de l'Eau et de l'Hydraulique Villageoise. « Ce sont des installations qui sont censées bénéficier à un total de 200 000 habitants, avec pour objectif de consolider l'alimentation en eau potable dans le Grand Lomé ». 

Cette initiative est appuyée par l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD).

En plus de ces cinq ouvrages, trois autres châteaux d'eau devraient également être construits dans les localités de Fidikpui, Légbassito et au lycée de Sagbado, indique-t-on.

Pour rappel, l'objectif affiché par le gouvernement est de répondre à 80% des besoins en eau potable dans le Grand Lomé d'ici 2025.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l'État et ses partenaires devront mobiliser 2,34 milliards FCFA pour renforcer la filière tubercules, incluant notamment le manioc, l'igname, le taro et la patate douce, sur les cinq prochaines années. C'est ce qui ressort du Plan d'Action d'Investissement de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (PRT) 2024-2028, développé par le Ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement Rural en collaboration avec le Conseil Interprofessionnel de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (CIF PRT).

Selon le document datant de mai 2023, l'objectif général est d'accroître la production nationale des PRT de 15 % sur la période et d'atteindre un niveau de transformation de 10 % d'ici à 2028. Les objectifs spécifiques comprennent l'amélioration de la productivité et de la qualité des PRT, la valorisation des produits et l'amélioration des circuits de commercialisation, ainsi que le renforcement de la gouvernance et du mécanisme de financement de la filière.

Un plan en trois axes

Le programme d'action se divise en trois axes. L'axe 1, qui concerne l'amélioration de la productivité et de la qualité des produits, représente une facture de 755 millions FCFA, dont 306,5 millions FCFA devraient être financés par l'État. L'axe 2, axé sur la valorisation et la commercialisation des produits de la filière PRT, nécessitera un investissement de 726 millions FCFA, dont 106,25 millions FCFA seront pris en charge par l'État, selon les prévisions. Enfin, l'axe 3, dédié au renforcement de la gouvernance et du mécanisme de financement de la filière, exige un financement de 865,2 millions FCFA, dont 202,5 millions FCFA seront alloués par l'État. Le secteur privé et les partenaires techniques et financiers devront contribuer à la couverture du reste des coûts du programme.

Une production en hausse modeste mais soutenue

Ce plan intervient alors que la production de la filière tubercules est en hausse ces dernières années, en réponse à une demande croissante. Pour la campagne agricole 2022-2023, les chiffres montrent une augmentation de 2 % par rapport à l'année précédente, passant de 2,19 millions de tonnes à 2,23 millions de tonnes. Plus précisément, la production de manioc est passée de 1,20 million de tonnes à 1,22 million de tonnes, celle de l'igname d'environ 960 000 tonnes à environ 984 000 tonnes, tandis que le taro et la patate douce ont également connu une légère augmentation.

Ayi Renaud Dossavi

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La Banque mondiale a une nouvelle Directrice des opérations pour le Togo et trois autres pays (le Bénin, la Côte d'Ivoire, la Guinée), la Rwandaise Marie-Chantal Uwanyiligira, qui remplace Coralie Gévers.

À ce poste depuis le 1er juillet 2023, la nouvelle directrice sera en visite à Lomé, de ce mercredi 19 au vendredi 21 juillet 2023. L'occasion pour elle de rencontrer les autorités togolaises et de discuter avec elles du partenariat entre la Banque mondiale et le Togo, ainsi que des priorités de son mandat.

En plus des réunions avec les autorités, le programme de la visite comprendra également la signature des accords de financement du programme d'Assistance sociale transformatrice pour la résilience (ASTRE) et une descente sur le terrain pour observer les réalisations du Projet d'investissement pour la résilience des zones côtières d'Afrique de l'Ouest (WACA).

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Économiste de formation, Marie-Chantal Uwanyiligira a plus de vingt-cinq années d'expérience dans le domaine du développement. Ayant rejoint la Banque mondiale en 1995 en tant que chargée d'opérations à Kigali (Rwanda), elle a gravi les échelons et occupé des postes clés au sein de l'institution, notamment en tant que représentante résidente de la Banque mondiale à Madagascar, cheffe de service au pôle mondial d'expertise pour le secteur de l'eau et de l'assainissement, assistante puis cheffe adjointe de cabinet du président du Groupe de la Banque mondiale à Washington.

Dans ses nouvelles fonctions, la Directrice des opérations aura pour priorités de maintenir et renforcer le dialogue sur les politiques de développement avec les gouvernements des pays couverts, d'assurer la mise en œuvre efficace et flexible des projets et programmes financés par la Banque mondiale, ainsi que la coordination et le bon fonctionnement des différentes équipes de la Banque mondiale.

À ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale cumule 1 055,63 millions de dollars, couvrant un total de neuf projets nationaux, d'un montant total de 520,10 millions de dollars, et neuf projets régionaux pour un coût de 535,53 millions de dollars.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) va afficher les listes électorales provisoires, le jeudi 20 juillet 2023 dans les Centres de recensement et de vote (CRV). C’est l’annonce faite lundi 17 juillet 2023 par le président de la CENI, Dago Yabré, dans un communiqué. 

« Les listes doivent impérativement être affichées en un seul jour, c’est-à-dire le 20 juillet 2023 sur toute l’étendue du territoire national », a communiqué la structurel’organe qui organise les élections au Togo.

A la suite de cette publication, « la population dispose de 48 heures pour tout recours » notamment la réclamation de ses inscriptions et la dénonciation des cas d’électeurs indûment inscrits ou indûment radiés de la liste.

Cette nouvelle étape précédée de l’apurement du fichier électoral, sera suivie de la publication des listes électorales définitives.

Notons que cette démarche de la CENI s'inscrit dans la perspective des prochaines consultations électorales, précisément les législatives et les régionales.

Esaïe Edoh 

Cette année, précisément entre janvier et juin, le Trésor public togolais a versé 182 milliards FCFA au titre de l’amortissement de ses dettes, contractées via Umoa-titres. Selon les données consultées par Togo First, ce remboursement effectué par le Togo rapporté aux 131 milliards FCFA payés l’année dernière sur la même période, est en hausse de 39% en glissement annuel.

Précisément, au cours des 6 premiers mois de l’année, parallèlement à ses sorties sur le marché financier régional, le Togo a remboursé pour le compte des Bons assimilables du Trésor (BAT), 20,33 milliards FCFA et 161,39 milliards FCFA au titre des OAT (Obligations Assimilables du Trésor).

Une année plus tôt, des remboursements à hauteur de 131 milliards FCFA ont été effectués sur la ligne des emprunts via les OAT.

Notons que cette année, Lomé qui prévoit d’emprunter auprès des investisseurs de la zone Umoa, 574 milliards FCFA, selon la loi de finances exercice 2023, pour financer son budget national, a déjà collecté à la date du 14 juillet, 430 milliards FCFA, soit environ 75% de son ambition annuelle.

Esaïe Edoh

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