Très impliqué depuis presque une décennie sur la thématique de l’économie sociale et solidaire (ESS), le Togo envisage de se doter d’un cadre juridique et légal. Une proposition de loi est actuellement à l’étude, portée par le ministère du développement à la base, a appris Togo First.
Ce projet intervient, alors même que ce modèle d’économie promu surtout par les organisations et les entreprises, et fondé sur des principes de solidarité et d'intérêt collectif, est désormais définitivement reconnu au niveau mondial. Une résolution a en effet été adoptée en ce sens, ce mardi 18 avril à New York par l’AG des Nations Unies.
Le texte, porté par un groupe de travail inter-agences après plusieurs mois d’élaboration auxquels a activement participé le Togo, reconnaît officiellement l’ESS, encourage les pays du monde à sa promotion et encourage les institutions financières à le soutenir.
Vue de Lomé, cette adoption est une “aubaine” pour véritablement accentuer les actions en faveur de l’ESS, explique-t-on du côté de la Coalition nationale de l’emploi des jeunes (CNEJ). Ceci, d’autant plus que l’un des principaux ambassadeurs de ce modèle, Bemah Gado, a été couronné il y a quelques semaines dans le cadre du concours international Afri-Plastics Challenge, grâce à son projet de collecte, de tri et de recyclage des déchets plastiques, employant des jeunes et des femmes, surtout.
Pour rappel, en 2018 déjà, un autre Togolais, Olowo-n’djo Tchala avait également été distingué par le gouvernement américain, pour son approche d’économie solidaire, axée sur l’autonomisation des femmes.
Octave Bruce
Au Togo, des jeunes sont invités à contribuer à la recherche de solution contre le changement climatique et ses effets, à travers des initiatives scientifiques innovantes. Dans cette dynamique, l’Usine de transformation des déchets en richesse (Utrader) en collaboration avec l’université de Lomé, a lancé ce mardi 18 avril 2023 dans la capitale togolaise, l’Olympiade Nationale de l’Innovation et de la Science du Climat (ONISC 2023).
Il s’agit d’une compétition qui va récompenser les meilleurs étudiants togolais qui auront, à travers la rédaction de projets, proposé des solutions visant à relever des défis liés au changement climatique, tels que la surveillance et la prévision météorologiques, la gestion des catastrophes et les opérations de recherche et de sauvetage.
Selon Olatokunbo Ige, directrice générale de Utrader et du centre Ecovillage, à travers cette olympiade, il s’agit « d’associer la jeunesse à la réflexion pour sortir des idées innovantes ».
Ce challenge est en effet d'envergure internationale. De fait, les lauréats au plan national vont représenter le Togo à la phase mondiale à Dubaï lors de la Cop 28. « C’est une compétition internationale pour préparer la jeunesse sur les débats internationaux sur les questions de l’environnement et du climat. Il est lancé à l’orée de chaque Conférence des Parties des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP). Les étudiants dont les projets seront retenus, participeront à la COP 28 qui se tiendra à Dubaï en novembre 2023. Leurs projets seront subventionnés. », a détaillé Olatokunbo Ige.
En rappel, c’est la première fois que le Togo va participer à ce rendez-vous mondial qui a vu la participation de plus de 55 000 étudiants de plus de 190 pays en 2022.
Esaïe Edoh
Les représentants des pays membres de la CEDEAO sont en travaux à Lomé cette semaine, pour plancher sur les mécanismes d'assistance post-inondation aux victimes de 2022 ainsi que sur la crise alimentaire et nutritionnelle dans la sous-région.
Les travaux réunissent des responsables de la protection civile de l'espace communautaire, qui discutent d'une approche efficace pour accompagner les populations touchées dans leur processus de réintégration et de relèvement, selon l’institution sous-régionale.
La rencontre s'inscrit dans le contexte des pluies diluviennes qui ont frappé plusieurs pays l'an dernier, et ont eu d'importants impacts sur les vies humaines, les terres agricoles et le bétail, exacerbant notamment les difficultés déjà rencontrées par de nombreuses communautés touchées par l'insécurité, les crises alimentaires et les effets du changement climatique.
L’objectif est d’identifier les priorités dans l'écart entre les secours d'urgence et le relèvement durable, après les inondations dans les États membres. Les participants devront également déterminer le rôle de catalyseur que la CEDEAO peut jouer pour soutenir ses États dans le renforcement de la résilience des communautés aux inondations, dans le cadre d'une approche intégrée et multisectorielle.
La rencontre, apprend-on, se tient en deux temps. Une première partie qui porte sur l'impact des inondations de 2022 et la stratégie post-inondation de la CEDEAO pour accompagner les États à mieux assister les populations sinistrées. Et la deuxième partie (jeudi et vendredi), qui se concentrera sur la crise alimentaire et nutritionnelle des populations, en particulier celle des enfants, et sur les efforts de la CEDEAO pour aider à atténuer l'impact de la situation désastreuse par le biais de l'alimentation et de la nutrition.
Les travaux ont été ouverts par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame, qui a salué l'initiative de la direction des Affaires humanitaires de la CEDEAO, un organe sous-régional appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans l'accompagnement des gouvernements dans leurs efforts d'amélioration de la gestion des situations d'urgence.
Le ministre relève que la région a connu des pluies dévastatrices qui ont plongé les familles vulnérables dans une profonde crise, causant des pertes considérables en vies humaines, en biens, en terres agricoles et en bétail, entraînant ainsi le déplacement des populations.
Au Togo, ajoute-t-on, l'évaluation des résultats des fortes pluies de l’an dernier a révélé 5 décès, 17 blessés et 24 889 victimes, soit 6 717 ménages et plus de 2 098 hectares de cultures dévastées.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Au Togo, les acteurs de la région des Plateaux (notamment les maires, les conseillers municipaux, les opérateurs économiques, les responsables des marchés publics et les représentants de la société civile), sont entrés hier, lundi 17 avril, en plein contact avec les nouveaux textes de la commande publique au Togo.
C’était à la faveur d’une session de sensibilisation à l’initiative de l'Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), avec l'appui de la Banque mondiale, dans le cadre du projet d'appui à la gouvernance économique (PAGE).
Lire aussi : Togo: les changements introduits dans la commande publique
Il s’est agi notamment d’outiller les autorités et acteurs locaux sur les changements apportés aux textes issus des réformes relatives à la commande publique au Togo. Ces nouveaux textes couvrant la commande publique, dans un document de 375 pages intitulé "Recueil des textes de la commande publique", introduisent plusieurs innovations, notamment sur le plan juridique et institutionnel, dans le sillage des réformes déjà engagées par l’ARCOP, et couvertes notamment par Togo First.
En marge de ces échanges, Aftar Touré Morou, directeur général de l'ARCOP, a souligné que ces innovations avaient pour finalité de favoriser une transformation structurelle de l'économie nationale, afin d'aider les ministères sectoriels et les communes à exécuter efficacement les projets d'investissement et à améliorer la consommation des crédits publics alloués.
Lire aussi:
L’Université de Lomé (UL) va accueillir le prochain cycle du cours régional de politique commerciale (CRPC) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le choix du Togo a été officialisé le 13 avril dernier par la représentation de l’organisation.
L’établissement d’enseignement supérieur du Togo a été privilégié au détriment de ceux du Gabon et du Cameroun. Selon l’OMC, l’UL a été sélectionnée en raison de la pertinence et la qualité de l’équipe académique et de l’administration, ainsi que des infrastructures devant accueillir l’événement.
« Le Comité de sélection a été très impressionné par le caractère exhaustif de la proposition couvrant les éléments suivants : installations de formation, équipe universitaire qualifiée et personnel administratif suffisant, excellentes formules d’hébergement, arrangement de partage des coûts OMC/UL compétitif, et vision de l’UL considérant le partenariat comme le point de départ concret d’un renforcement des capacités institutionnelles concernant les questions en rapport avec l’OMC dans la région », a détaillé le Directeur Général Adjoint de l’OMC dans une correspondance adressée à l’administration de l’UL.
Ce rendez-vous, selon les autorités universitaires, permettra à l’UL de s'ouvrir davantage à l’international.
Au cours de cet entretien, nous avons eu le privilège d'échanger avec Jean Paul Agboh, promoteur du Festival La Marmite (FESMA), sur la deuxième édition de cet événement culinaire prévue du 26 avril au 9 mai 2023 au Togo. En tant qu'ardent défenseur de la gastronomie africaine en général et togolaise en particulier, Jean Paul Agboh, également patron de l’agence de communication Focus Yakou, a partagé avec nous, ses motivations en lançant ce festival et comment celui-ci contribue à la promotion des savoir-faire culinaires africains ainsi qu'à la reconnaissance d'un label d'excellence pour la cuisine africaine. Nous avons également abordé les différentes activités programmées pour cette deuxième édition, ainsi que les critères d'admissibilité des participants. Interview !
Togo First : Qu'est-ce qui vous a motivé à créer le FESMA ?
Jean Paul Agboh (JPA) : Nous sommes partis d’un constat simple. Notre pays regorge d’une variété et d’une diversité de mets et de saveurs comme nulle part ailleurs, dont la qualité gustative et nutritionnelle est établie. Traverser le territoire togolais est un appel et une découverte culinaires aux souvenirs impérissables.

Fort de ce constat et de l’avantage comparatif dont peut se prévaloir notre pays en matière de cuisine, nous avons pris le pari d’une part, de valoriser les richesses, les saveurs et le savoir-faire togolais, de promouvoir le consommer local et une alimentation saine et équilibrée ; et d’autre part, de faire du Togo, une place forte de la gastronomie africaine.
De fait, in fine, en partant du Togo, nous avons voulu donner une dimension continentale au FESMA [Festival la marmite], parce que les objectifs qui sont assignés à l’évènement, notamment plaider en faveur du développement de nouveaux modes d’alimentation construits autour de la sécurité alimentaire, valoriser les filières bio ou encore prendre en compte le développement durable et l’environnement dans les comportements alimentaires, sont des enjeux transnationaux.
Togo First : Quelles sont les grandes activités qui meubleront cette deuxième édition ?
JPA : Cette deuxième édition propose une multitude d'activités qui se dérouleront du 26 avril au 09 mai. Parmi elles, on peut citer une foire/exposition agro-alimentaire et culinaire, un mini salon de l'agriculture, un colloque scientifique et universitaire, ainsi que des tables-rondes, des ateliers et des master class.

De plus, il y aura des rencontres B to B et networking, une compétition culinaire, un concours de production journalistique, ecojogging, des animations, des concerts et un dîner de gala. Elle promet d'être riche en événements et activités pour les participants.
Togo First : Quels sont les critères pour participer au FESMA ?
JPA : Il n’y a pas de critères particuliers pour être éligible à la foire du FESMA. Il faut et il suffit d’être dans la chaîne de valeur qui va de la ferme à l’assiette (notre slogan). De fait, le FESMA est ouvert aussi bien aux restaurateurs, producteurs, transformateurs, distributeurs, artisans, commerçants, qu’aux industriels, investisseurs ou encore aux institutionnels etc.

Pour les exposants, nous offrons la plus grande foire/exposition de la restauration et de l’agro-alimentaire, avec plus de 50 000 visiteurs attendus, une ambiance quotidienne entretenue sur le site, une promotion pour leurs produits et services et une visibilité garantie pour leur entreprise.
L’événement fait déjà ses preuves. Les chiffres de la première édition du Festival témoignent déjà de son succès, avec un total de 50 000 visiteurs sur une période de 6 jours, et un pic de fréquentations le week-end. C'est une performance remarquable pour un festival inédit qui a eu lieu pendant l'année scolaire.
La soirée de gala du FESMA de cette année, une sorte d’apothéose, a rassemblé plus de 250 convives, dont des personnalités telles que le Ministre du Travail Gilbert Bawara, la Ministre du Développement à la Base Myriam Dossou-d’Almeida et l’Ambassadeur de l’Union européenne Joaquin Tasso Vilallonga.

Plusieurs directeurs généraux ont également assisté à l'événement. La soirée a été animée par les musiciens togolais Afia Mala et King Mensah, ainsi que par l'humoriste Professeur Abawoé.
Togo First : Selon vous, comment le FESMA contribue-t-il à la promotion du savoir-faire culinaire africain, en général et à la création d'un label d'excellence pour la cuisine africaine, en particulier ?
JPA : C’est le défi du FESMA. Notre démarche s’inscrit dans le triptyque Créer - Transmettre – Partager.
La première dimension, "Créer", implique la production de repas destinés à des publics multiples, avec un triple objectif. D'abord, soutenir des jeunes cuisiniers porteurs de nouvelles écritures culinaires. Ensuite, favoriser des rencontres créatives avec des acteurs tels que les agriculteurs, les pêcheurs, les chasseurs, les éleveurs, les artistes ou les scientifiques. Enfin, partager ces patrimoines et créations culinaires avec le plus grand nombre afin de promouvoir une démocratie culinaire.

La deuxième dimension, "Transmettre", consiste à organiser des formations et des ateliers à destination de trois types de publics : les jeunes citoyens pour les initier et les guider sur des questions de goût, de santé, d'économie ou d'écologie ; les étudiants et les jeunes professionnels pour cultiver les identités et les créativités des cuisines africaines ; les amateurs ou les professionnels pour enrichir leurs pratiques culinaires.
Enfin, la troisième dimension, "Partager", passe par des rencontres, des échanges et des médiatisations. Le festival s'appuie sur des programmes médiatisés diffusés sur différents réseaux, des réunions et des séminaires autour de questions spécifiques, ainsi que sur des temps forts mobilisant des parcours, des métiers, des disciplines et des niveaux d'expérience multiples.
Ces trois dimensions s’entrecroisent, s’entrechoquent et se fertilisent tout au long du festival.
Togo First : Quelles sont vos perspectives pour l'avenir du FESMA, et comment comptez-vous maintenir l'intérêt du public et des exposants pour cet événement ?
JPA : C’est un évènement qui a du potentiel parce que touchant quelque chose d’essentiel pour les citoyens : leur alimentation. Au surplus, il est conçu et mis en œuvre de façon pluridisciplinaire en questionnant les enjeux actuels.

Pour maintenir l'intérêt du public et des exposants pour cet événement, nous mettons en place diverses actions de promotion et de communication, telles que des campagnes publicitaires, des conférences de presse, des interventions sur les réseaux sociaux, etc. Nous proposons également des animations et des activités pour tous les publics, afin de rendre l'événement attractif et accessible à tous.
Togo First : Comment le FESMA contribue-t-il à la création d'emplois locaux et à la promotion d'une croissance inclusive à travers la valorisation des produits locaux et l'implication des acteurs de l'écosystème agroalimentaire dans la chaîne de valeur ?
JPA : Vous le savez, la valorisation des saveurs et du savoir-faire culinaire africains, le plaidoyer en faveur du développement de nouveaux modes d’alimentation construits autour de la sécurité alimentaire qui sont les principaux objectifs du FESMA, impliquent nécessairement la promotion des produits, du consommer local et celle des circuits courts.
La foire agro-alimentaire et culinaire que nous mettons au cœur du FESMA, c’est la rencontre de toute une chaîne de valeurs qui part de la ferme à l’assiette. Du producteur au consommateur, en passant par le transformateur, le grossiste, le distributeur, l’artisan, l’industriel, le financier ou encore l’institutionnel, c’est une occasion unique, dans un cadre structuré, d’avoir pour tous ces acteurs ensemble une réflexion prospective, de faire du networking et de développer leur business.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les autorités douanières dénoncent de fausses informations concernant des cas de poissons avariés qui auraient été débarqués au Port Autonome de Lomé et se seraient retrouvés sur les marchés. En effet, selon des rumeurs qui ont circulé notamment sur les réseaux sociaux, des cargaisons de maquereaux avariés se seraient retrouvées débarquées du port et auraient causé des décès au sein de la population. Ces allégations sont fausses, clarifie-t-on.
« Nous n’avons pas du tout enregistré, que ce soit cette année ou l’année dernière, une cargaison de cette envergure au Port autonome de Lomé. Nous n’avons pas reçu de conteneurs de produits avariés au Togo », a précisé le Directeur des opérations douanières au niveau de la plateforme portuaire, le Colonel Akaya, dans une intervention sur la chaine télévisée nationale TVT. « Les faits ne se sont pas déroulés au Togo et les médias auraient été invités, comme cela se fait souvent », a ajouté le responsable, avant de rappeler l’une des missions phares dévolues aux services douaniers : « Il s’agit de la sécurité. Cette mission est accomplie à travers tous les contrôles que nous effectuons au cordon douanier, afin de démasquer, constater et relever les envois à risque qui sont soumis à un traitement particulier », a-t-il ainsi ajouté.
L’OTR porte plainte contre X
Du reste, ayant clarifié la situation suite à ces rumeurs, l’Office Togolais des Recettes a annoncé avoir porté plainte contre X, afin que les auteurs de ces allégations répondent de leurs actes.
Notons que les autorités camerounaises ont annoncé début mars la saisie et la destruction de 5 600 cartons, soit 5 tonnes de poissons avariés, saisis au Port autonome de Douala et impropres à la consommation.
Lire aussi :
Fake News: non, il n'y a pas de baisse des tarifs des transports
Au Togo, le gouvernement va recruter plus de 1900 personnes pour du personnel médical, paramédical, administratif et d'appui. Ce recrutement est mené par le ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social pour le compte du ministère de la santé en charge de la santé. C’est à travers deux concours, dont les centres d’Ecrits seront à Lomé et Kara, d’une part, et à Dapaong, d’autre part, selon deux communiqués officiels, en date du mois dernier.
Comme à l’accoutumée, ce recrutement est ouvert à tous les Togolais des deux sexes.
Les candidatures peuvent être déposées tous les jours ouvrables au cabinet du ministre de la fonction publique du 11 avril au 12 mai 2023. Les épreuves écrites sont prévues pour le samedi 17 juin 2023.
Il s’agira de combler des besoins en personnel de santé, dans les zones sanitaires de Lomé, Kara et Dapaong. Dans le détail, les centres de Lomé et Kara recruteront notamment 170 personnes pour le personnel médical, 1099 personnes pour le personnel paramédical et 359 personnes pour le personnel administratif et d'appui. Dapaong, quant à elle, recrutera au total 279 personnes, pour l'ensemble des postes.
Cette annonce intervient après celle du recrutement de 3 500 nouveaux enseignants pour l'année 2023, dans le but de renforcer également le système éducatif.
Consulter le détail des recrutements, pour les centres d’Ecrits de Lomé et Kara, et de Dapaong
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Education : l'Etat compte recruter 3 500 nouveaux enseignants en 2023 - Togo First
Au Togo, la deuxième édition de Meet up Togo se tiendra le 6 mai prochain dans la capitale. Cette nouvelle rencontre des acteurs du développement sera axée sur le thème “Oser l’Afrique : le rêve africain ou la redécouverte des opportunités locales”.

Le Meet up Togo, se veut une plateforme d’échanges qui permettrait de renforcer les liens entre la jeunesse togolaise et la jeunesse africaine. De fait, la rencontre va offrir une opportunité de partage des expériences des modèles de réussite made in Africa qui lèvent le voile sur les opportunités locales.
Elle sera également marquée par plusieurs activités notamment les B2B et les réseautages. Cette année, selon Samuel Mmaju, patron d’UK and Partners, initiateur de Meet up Togo, il est prévu une masterclass, « qui sera la grande innovation ».
Plus de 15 panélistes (notamment des figures de réussites d’Afrique) et plus de 1000 acteurs, principalement des banquiers, chefs d’entreprises et acteurs des nouvelles technologies, y sont attendus.
Le Togo consolide sa collaboration avec la Millennium Challenge Corporation (MCC), une agence de développement américaine, à travers la signature de l'accord du Fonds de développement du pacte MCC-Togo, d'une valeur de 12 millions de dollars. Ces Fonds ont fait l'objet d'une signature le vendredi 14 avril dernier, entre Sani Yaya, ministre togolais en charge de l'économie et des finances, et Cameron Alford, Vice-président des opérations du Compact, indique le département ministériel. C'était en présence notamment d'Alice Patterson Albright, Directrice générale du Millennium Challenge Account, et de Mahmoud Bah, Directeur général adjoint de la Millennium Challenge Corporation (MCC).
Cette rencontre a eu lieu en marge des Assemblées de Printemps de la Banque mondiale et du FMI, qui se sont tenues la semaine dernière à Washington.

Ces fonds serviront à appuyer le pays, dans la préparation de son projet à soumettre pour le Compact, le plus gros paquet de financement qu’octroie le MCC aux pays dans le monde. En effet, cette signature intervient dans le sillage de la récente éligibilité du Togo à ce guichet, le 14 décembre 2022, suite à plusieurs années de réformes.
Ainsi, les 12 millions seront positionnés pour permettre au pays de concevoir et formuler des projets qui seront ensuite, le cas échéant, financés par le Compact. Ceci alors que le Threshold est actuellement en déploiement, dans le domaine du foncier et des TIC, pour un financement de 35 millions $.
Pour le Compact, le Togo devrait mobiliser des projets notamment dans le domaine de l'énergie et des Technologies de l'Information et de la Communication.
En effet, la signature de l'accord du Compact entre le Togo et le MCC, "va nous emmener à fédérer les actions pour la formulation de projets dans le secteur de l'énergie et des Technologies de l'Information et de la Communication", a déclaré Sani Yaya dans le cadre de cet accord.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Le Togo participe aux assemblées de printemps de la Banque mondiale et du FMI
Compact : le MCC annonce une mission visant à cibler les projets à financer au Togo