Togo First

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Au Togo, la communauté estudiantine de Lomé se familiarise depuis quelques mois avec une nouvelle application mobile : ‘Miabe Campus’. La solution, développée par ‘Social Informatic’, une start-up locale constituée de jeunes, et spécialisée dans la création et le déploiement d’outils numériques, se veut l’instrument incontournable pour les étudiants désireux de saisir des opportunités économiques avant même d’entrer dans la vie active. Zoom. 

L’Université de Lomé sur votre téléphone portable”. C’est ainsi que se présente sommairement le dernier-né de Social Informatic sur sa page LinkedIn. Et pour cause, la solution, jugée révolutionnaire, s’efforce d’offrir une vue panoramique de la plus vieille université publique du pays. 

Actualité universitaire, localisation des infrastructures clés avec description à l’appui, menu du restaurant, la solution veut apporter une valeur ajoutée aux milliers d’étudiants qui essaiment le campus. 

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Mais, c’est sur un tout autre terrain que “Notre Campus”, pour reprendre la traduction en langue mina (parlée au Sud-Togo), ambitionne vraiment d’apporter la révolution. En effet, l’appli permet aux étudiants de l’UL de consulter aisément les offres de stages et d'emplois, tant internes qu'externes au temple du savoir. Grâce à cette fonctionnalité pratique, ils peuvent postuler directement lorsque des opportunités suscitent leur intérêt, facilitant ainsi leur intégration dans le monde professionnel.

Si elle encourage la collaboration entre les étudiants et les entreprises locales, l'application offre également aux entreprises partenaires, des espaces publicitaires et des opportunités de promotion de leurs produits. Les étudiants ont ainsi la possibilité de découvrir les entreprises de leur région et d'établir des contacts professionnels pertinents. Une interaction entre les étudiants et le tissu économique local, qui devra favoriser la création d'un réseau professionnel solide et offrir aux étudiants, de nouvelles perspectives d’avenir.

Un vide à combler 

Malgré ses nombreux avantages, ‘Miabe Campus’ ne dispose pas actuellement de fonctionnalités spécifiques axées sur l'entrepreneuriat étudiant ou l'accès à des emplois à temps partiel. 

Néanmoins, l'équipe de développement envisage d'explorer ces pistes à l’occasion des futures mises à jour de l'application. « Une fois la section dédiée aux opportunités entrepreneuriales ou aux emplois à temps partiel intégrée, elle facilitera davantage la recherche et la participation des étudiants à ces activités », ont laissé entendre les responsables. 

Une aide précieuse également pour d’autres acteurs 

L'impact économique dépasse largement le cadre des étudiants. L'application peut en outre aider les enseignants à trouver des étudiants intéressés par des sujets spécifiques. 

Par ailleurs, expliquent les promoteurs, les informations sur les différents lieux et services à l'Université fournies par Miabe Campus peuvent être utiles aux administrateurs universitaires pour la gestion des installations et des ressources, contribuant au renforcement de l'ensemble de l'écosystème éducatif. 

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Gratuite, pour l’instant…

Concernant son modèle économique, l’appli est entièrement gratuite, pour l’instant, pour les utilisateurs. Mais l'équipe de développement explore diverses options pour développer des sources de revenus. 

« Des fonctionnalités avancées pourraient être proposées via des abonnements payants, ou des partenariats publicitaires pourraient être établis avec des entreprises ciblant les étudiants », d’après Parfait Toke, responsable de la startup. 

Des projections qui font sens au regard de l’engouement suscité par la solution. Car, depuis son lancement, Miabe Campus a enregistré plus de 10.000 téléchargements, et revendique à ce jour, plus de 4 000 utilisateurs actifs. Une base d'utilisateurs consolidée par les mises à jour régulières et l'expansion continue des fonctionnalités. 

« La publicité de l'application demeure un défi économique important. Promouvoir massivement l’application auprès des étudiants nécessite des ressources financières considérables. Néanmoins, grâce au soutien de Social Informatic, elle a pu offrir une expérience optimale à ses utilisateurs jusqu'à présent, ce qui explique l’engouement », affirme Parfait Toke. 

Cap sur d’autres marchés 

Pour maintenir son attractivité, Miabe Campus prévoit désormais d'explorer d’autres marchés. Des partenariats stratégiques avec des entreprises ciblées à l'introduction de fonctionnalités avancées, réservées aux abonnés payants, en passant par une expansion vers d'autres marchés universitaires, la jeune pousse ne s’interdit rien. 

C’est notre campus, alors rendons le meilleur”, conclut Parfait. 

En 2022, le Togo a connu la plus forte croissance annuelle de l'offre de crédit bancaire, la quantité de crédit proposée par les institutions financières du pays aux emprunteurs potentiels. Sur la période, l'offre enregistrée dans le pays a dépassé de loin celle des autres membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon les données de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), le pays a enregistré une augmentation exceptionnelle du volume de crédit mis en place de 55,7%, atteignant 1 265,9 milliards de francs CFA au Togo sur la période sous revue, contre 812,9 milliards de FCFA en 2021.

Cette tendance haussière s'aligne sur celle observée dans l'ensemble de l'UEMOA, où le volume de crédit a augmenté de 9,9%, atteignant 19 539,1 milliards FCFA. Les pays voisins qui ont enregistré les progressions les plus significatives en termes de crédit bancaire sont le Togo (+55,7%), le Bénin (+46,6%), le Sénégal (+10,2%) et le Mali (+8,3%).

Tenant compte de la taille de son marché, la progression de l'offre au Togo, peut toutefois être relativisée. Ainsi, le Bénin voisin atteint, en valeur absolue, un montant total des crédits mis en place de 1 491,3 milliards FCFA. Au Burkina Faso, au Nord, où la hausse annuelle a été "seulement" de 8,2%, les volumes ont atteint 2 595,3 milliards de francs CFA. En Côte d'Ivoire, mastodonte de l'Union, la croissance, modérée à 1,3% en 2022, a porté le montant des crédits à 6 463,8 milliards FCFA, soit plus de 5 fois le volume de l'offre au Togo.

Une évolution moins favorable est notée au Niger et en Guinée-Bissau, tant en termes de volume que de progression. Ainsi, le Niger a connu une légère baisse de 3,4%, portant le volume de crédit à 730,3 milliards FCFA, alors que la Guinée-Bissau a enregistré un recul annuel de 22,9% de son volume de crédit, réduit à un montant de 108 milliards FCFA.

Au Togo, en 2022, on recensait 17 établissements de crédits, dont 14 banques (avec en tête Orabank, Ecobank et Coris Bank en termes de volumes d'actifs) et 3 établissements financiers.

Ayi Renaud Dossavi

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A la recherche de 30 milliards FCFA sur le marché financier régional, le Togo devra se contenter de 16 milliards FCFA ce vendredi 14 juillet 2023, à la clôture de sa nouvelle émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT). Une modeste performance pour le pays qui a renoué depuis mars avec le succès lors de ses précédentes sorties sur le marché des titres publics.

D’après le rapport de l’opération, Lomé a emprunté 2 milliards FCFA via les BAT sur la maturité de 182 jours et 14 milliards FCFA sur les OAT stipulées sur 3 et 5 ans.

Cet appel d’offres du Togo a enregistré la participation de 28 investisseurs qui ont proposé 33 milliards FCFA correspondant à un taux de couverture de 110,94%.

Avec ces nouvelles ressources, le Trésor public togolais qui a déjà cumulé 414 milliards FCFA au premier semestre, totalise désormais au titre de fonds levés cette année, 430 milliards FCFA. Sa prévision annuelle est de 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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Au Togo, à fin juin 2023, 8283 nouvelles entreprises ont été enregistrées dans les registres du Centre de formalités des entreprises (CFE). En comparaison, ce bilan dégage une tendance haussière de 15% par rapport aux 7195 créées au premier semestre 2022.

Selon les données consultées par Togo First, sur la période, 5989 sont portées par des hommes, contre seulement 2294 par les femmes, soit seulement 27%. Cette portion d’entreprises lancées par les femmes est en baisse rapportée aux 2907 dont elles étaient propriétaires durant les 6 premiers mois de 2022.

Les statistiques rapportent également que sur les 8283 structures économiques enregistrées au CFE, 6871 sont à l'initiative des Togolais contre 6.092 l’année dernière, ce qui traduit une progression de 12%. Sur la même période, 1412 sont portées par des étrangers.

Autre détail, la part déclarée par les personnes physiques a évolué de 4379 au premier semestre 2022 à 5015 cette année contre 3268 pour les personnes morales, également en hausse de 16% en glissement annuel.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la ville de Kara (412 km de Lomé) dispose désormais d'une nouvelle gare routière. L'inauguration a eu lieu mercredi 12 juillet en présence de Kodjo Adédzé, ministre en charge du commerce, et de son homologue en charge des transports, Affoh Atcha-Dédji. Ce nouvel aménagement, fruit d'un projet d'investissement de 1,12 milliard de FCFA, vise à moderniser le secteur des transports dans la ville de Kara. Les travaux avaient commencé en 2017.

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Pour Kodjo Adedze, « l’opérationnalisation effective et pérenne de cette gare routière va, j’en reste persuadé, contribuer au renforcement de l’attractivité de la ville de Kara. ». De plus, l'infrastructure devrait permettre « de connecter producteurs, transformateurs, commerçants et consommateurs de nos produits locaux, créer par ricochet des emplois pour nos jeunes et femmes, et améliorer la qualité de vie de nos concitoyens », attend-on.

Notons que la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) a financé les travaux qui se sont déroulés sur une superficie de 11 250 m², avec le concours de la municipalité, qui offert le terrain. 

Dans le détail, la nouvelle gare routière comprend un bâtiment à trois niveaux abritant les services administratifs et un restaurant. Elle compte également 15 boutiques de 45 m² chacune, équipées de magasins et de toilettes intégrés. Deux autres bâtiments sont dédiés aux services de police et de sécurité civile, tandis qu'une esplanade de 2 120 m² a été aménagée. L'infrastructure dispose également d'une cour intérieure de plus de 8 000 m² comprenant un hangar avec cinq guichets, un espace pouvant accueillir plus de 200 voyageurs, ainsi qu'un bloc de latrines pour hommes et femmes et un réservoir d'eau surélevé de 5 m³.

À l'occasion de cette inauguration, le ministre Adédzé a souligné que cette infrastructure routière permettra désormais aux conducteurs de travailler dans des conditions optimales, contribuant ainsi à la croissance de l'économie togolaise. De son côté, la présidente de la délégation spéciale consulaire de la CCI-Togo, Bitho Nathalie, exprime sa conviction que cette nouvelle gare routière stimulera certainement le secteur des transports et les échanges commerciaux dans la région de la Kara.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la vie des communes connaît un nouveau développement, avec le lancement par le gouvernement du “Bureau du citoyen”, une structure de proximité pour aider au dialogue entre les autorités municipales et leurs administrés. 

Le ministre de l'administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, Payadowa Boukpessi, a récemment pris un arrêté visant à mettre en place ces structures, qui auront pour mission de recueillir les attentes, préoccupations et suggestions des citoyens afin de les transmettre au maire et d'encourager la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales.

Selon les informations, le Bureau du Citoyen devrait ainsi être composé d'un coordonnateur et d'un rapporteur, tous deux issus de la société civile et originaires de la commune concernée. Ces derniers travailleront en collaboration avec le maire pour promouvoir la citoyenneté et faciliter la communication entre les citoyens et les autorités locales. Le Bureau du Citoyen mettra également à disposition des informations sur la gestion des affaires locales pour informer les citoyens et les sensibiliser à leurs droits et devoirs.

Par ailleurs, l'organisation du Bureau du Citoyen est prévue au chef-lieu de chaque commune, où cette structure disposera d’un local équipé. Le Bureau devra élaborer un plan de travail et un budget annuel, qui seront pris en compte dans le budget communal, sous réserve des ressources disponibles. Il pourra également bénéficier du soutien des partenaires techniques et financiers de la commune, avec l'accord du gouvernement.

Ceci étant, prévient-on, en cas de non-respect des obligations des membres du Bureau, le maire pourra mettre fin à leurs fonctions, après avis du conseil municipal.

Ayi Renaud Dossavi

Un forum sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC FT) s’est tenu le mercredi 12 juillet à Lomé. Initiative de la Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FABEF-UEMOA), cette rencontre de Lomé a réuni les acteurs bancaires qui ont planché sur les stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre ces fléaux dans l’Uemoa.

A ce rendez-vous de Lomé, les stratégies de lutte contre le blanchiment mises en place par les 8 pays de l’Uemoa ont été passées en revue et des discussions menées sur les nouveaux défis et les opportunités émergentes.

Cette assise a été également le cadre pour poser les bases du renforcement de la coopération et de la coordination entre les institutions financières des Etats de la zone en vue de mener autrement et efficacement la bataille contre les phénomènes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

” La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est un défi complexe en constante évolution. Face à cette réalité, il est de notre devoir en tant que banques et établissements financiers de rester en première ligne de cette bataille, en mettant en place des mesures efficaces dans le respect des dispositions de la réglementation et de la surveillance “, a souligné Mamadou Bocar Sy, président de la FABEF-UEMOA.

Ces assises de Lomé, en effet, s’inscrivent en droite ligne avec l'association des établissements de crédit de la zone à la lutte contre la criminalité financière. Elles devraient permettre de susciter au sein du secteur bancaire sous-régional, des échanges sur les dernières tendances, les défis réglementaires ainsi que les meilleures pratiques en matière de LBC FT.

Notons que la tenue de cette rencontre à Lomé, selon Tchaa Bignossi Aquiteme, le président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières du Togo (CENTIF-TOGO) se justifie par l’importance particulière qu’accorde le Togo à la lutte contre les activités financières illégales. 

Esaïe Edoh

Selon des dernières données officielles, l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a généré un revenu de 4 milliards FCFA pour l'État togolais en 2022, soit une augmentation par rapport aux 3,94 milliards FCFA de 2021.

Sous la direction de Michel Yaovi Galley et opérationnelle depuis octobre 2020, l'ARCEP a enclenché une série de procédures de sanctions qui ont abouti à trois mises en demeure et trois pénalités financières conséquentes.

Togo Cellulaire, Moov Africa et Groupe Vivendi Africa (GVA Togo), qui commercialise Canal Box via des offres Internet par fibre à domicile (FTTH), ont été les plus touchés. Togo Cellulaire a reçu deux amendes pour un montant total de 3,4 milliards FCFA, l’une en février 2021 et l’autre en juin 2022, pour différenciation tarifaire intra et extra-réseau et pour manquements graves à l'obligation d'assurer une disponibilité permanente des services de communications électroniques mobiles.

Moov Africa Togo a également été condamné à payer une amende de près de 594 millions de FCFA en mai 2021 pour non-respect de l'obligation de disponibilité des services. GVA, pour sa part, a été mis en demeure pour manquements graves et récurrents à la disponibilité de service, une procédure dont les conclusions n’ont toujours pas été rendues publiques.

Dans le cadre de ses réformes en cours, le Togo cherche à simplifier le régime des redevances, une autre source de recettes pour l'ARCEP. Le Conseil des ministres a adopté le 5 avril 2023 un projet de décret à cet effet. Les détails de ce décret ne sont pas encore connus, mais il devrait faciliter le travail du régulateur.

Cette progression des recettes de l'ARCEP s'inscrit dans la dynamique impulsée par le gouvernement togolais pour faire du pays un hub numérique, conformément à sa vision "Togo Digital 2025". En août 2022, la ministre de l'Économie numérique, Cina Lawson, avait d'ailleurs signé un décret fixant seize indicateurs de qualité à respecter par les opérateurs. Le respect de ces indicateurs devrait, à terme, contribuer à améliorer l'expérience des usagers et à renforcer les recettes de l'ARCEP, et par ricochet, celles de l'État.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le processus de numérisation des livres fonciers se poursuit. Après l’adoption en avril 2022 d’un projet de décret sur les règles applicables aux livres fonciers et registres électroniques, le gouvernement togolais, à travers le ministère de l’Economie et des Finances, a lancé récemment un processus de recrutement international d’une personne chargée de la numérisation. 

Le soumissionnaire qui sera retenu devrait, selon l’Avis d’appel d’offres consulté par Togo First, livrer les documents numérisés au plus tard dans les 3 mois suivant l’attribution du marché.

Cet appel lancé dans le cadre de la mise œuvre du Projet d’appui à la gouvernance et au développement du secteur privé (PAFDSP), devrait permettre de moderniser le système national de conservation foncière par le biais de la digitalisation.

De fait, le livre foncier électronique va se présenter sous la forme d’un système de gestion automatisé de données numériques, destiné à l’immatriculation des immeubles et à la publicité des droits réels immobiliers. 

Notons que cette démarche s’inscrit dans la réforme de la gouvernance foncière engagée par l’exécutif togolais depuis quelques années.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la célébration de la Journée Mondiale de la Population a été marquée par le lancement du rapport de l'état de la population mondiale 2023, le mardi 11 juillet 2023. La ministre de l'Action sociale, de la Protection de la femme et de l'Alphabétisation, Adjovi Lolonyo Apédoh-Anakoma, ainsi que d'autres acteurs clés étaient présents lors de la cérémonie, dont la représentation de l’UNFPA (le « Fonds des Nations unies pour la population », à l'initiative du document).

Intitulé "Huit milliards d'humains, un horizon infini de possibilités : Défendre les Droits et la liberté de choix", le rapport présente les plus récentes perspectives démographiques accompagnées de défis spécifiques. 

8 milliards d’habitants

Le rapport souligne notamment que plus de la moitié de la croissance projetée de la population mondiale d'ici à 2050 se concentre dans seulement neuf pays. L'indice synthétique de fécondité global, qui est passé de 3,3 naissances par femme en 1990 à 2,5 en 2019, devrait encore diminuer pour atteindre 2,2 en 2050.

En Afrique subsaharienne, la population devrait doubler d'ici à 2050. Ces perspectives ravivent les débats sur la planification familiale et les dividendes démographiques sur le continent, ainsi que sur les droits des femmes.

« Le corps des femmes ne doit pas servir à atteindre des objectifs démographiques », relève Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA, institution à l’origine du document. Elle ajoute : « Pour bâtir des sociétés prospères et inclusives, quelle que soit la taille de la population, nous devons repenser radicalement la manière dont nous évoquons l’évolution démographique et élaborons des plans dans ce domaine. »

Le rapport appelle également à une réflexion sur l'utilisation des statistiques démographiques. Il invite les responsables politiques et les médias à abandonner les discours alarmistes sur la croissance démographique et à se concentrer plutôt sur la liberté des individus, en particulier celle des femmes, de faire leurs propres choix en matière de procréation.

Les engagements du Togo

Le gouvernement togolais a souligné son engagement en faveur de la promotion des droits des femmes et de l'égalité des sexes. Des réformes juridiques ont été adoptées pour renforcer ces droits dans différents domaines. Le Togo représente environ 0,1% de la population mondiale, avec une population d'environ 8 millions d'habitants, dont 51% de femmes, selon le dernier recensement. Le taux d'accroissement naturel de la population est projeté à 2,3%, avec une population qui doublerait dans les 31 prochaines années.

Ayi Renaud Dossavi

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