Togo First

Togo First

Au Togo, les autorités publiques viennent de mettre en garde contre les risques de grippe aviaire et de peste porcine au sein des élevages.

Dans un communiqué conjoint en date du lundi 04 juillet, les responsables de l'Agriculture et de l'Élevage d'une part, et de la Santé d'autre part, les ministres Antoine Lekpa Gbegbeni et Moustapha Mijiyawa, ont alerté sur de récents cas de mortalité de volailles et de porcins dans certains élevages. Ces pertes seraient en effet attribuées au non-respect des mesures de prophylaxie et de biosécurité recommandées.

« Nous rappelons aux éleveurs que la période de juin à octobre est généralement propice à l'apparition de la grippe aviaire (GA) et de la peste porcine africaine (PPA). Par conséquent, nous invitons tous les éleveurs à redoubler de vigilance et à respecter strictement les mesures de biosécurité, afin de préserver leurs exploitations de toute infection majeure », indiquent les deux dirigeants  dans leur adresse publique.

De manière générale, ces mesures comprennent notamment le contrôle des mouvements d'animaux, la désinfection régulière des installations, la restriction des visites extérieures aux exploitations et la mise en place d'une surveillance accrue, afin de détecter rapidement tout signe de maladie chez les animaux.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la dette continue à suivre une évolution à la hausse, mais reste conforme dans les clous des prévisions de la politique d'endettement pluriannuelle du pays. À la fin du premier trimestre 2023, la dette totale du Togo s'élevait ainsi à 3 334,9 milliards de FCFA, selon les dernières données rendues publiques par le ministère des finances. En comparaison, cette dette était de 2 197,7 milliards de FCFA en 2019, puis a connu une augmentation régulière au cours des années suivantes, dans un contexte marqué notamment par la pandémie de Covid-19 et les nombreuses sollicitations budgétaires liées aux mesures de résilience et d'accompagnement, passant à 2 555,4 milliards de FCFA en 2020 et 3 337,3 milliards à fin 2022.

Dans le détail, la dette extérieure totale s'élevait à 1 300 milliards de FCFA à cette date, marquant une progression constante depuis 2019, où elle était de 751,3 milliards de FCFA. Entre 2020 et 2022, elle est passée de 981,2 milliards de FCFA à 1 296 milliards de FCFA.

Le service de la dette

Le service de la dette, la somme annuellement versée par l'État pour rémunérer les prêteurs (notamment sous forme d'intérêts, et pour payer le principal), a connu des fluctuations sur la même période. En 2019, le service de la dette totale était de 517,6 milliards de FCFA. 

Cette somme va fluctuer pour rester à peu près autour des 500 milliards de FCFA chaque année sur les trois années qui suivront : légère baisse à 480,8 milliards de FCFA en 2020 pour le service de la dette, puis 506,2 milliards de FCFA en 2021 et 504,19 milliards de FCFA en 2022. 

Pour le premier trimestre de l'année, l'État a décaissé 159,6 milliards de FCFA pour rembourser ses créanciers.

Ayi Renaud Dossavi

Le Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF) organisera la Foire Made In Togo destinée à la promotion des produits locaux du 28 juillet au 6 août 2023, 4 ans après la dernière édition. Elle sera suivie, du 22 novembre au 03 décembre de la 18e Foire Internationale de Lomé (FIL).

Les deux événements ont été lancés ce mercredi 5 juillet 2023 à Lomé par le ministre chargé du commerce, Kodjo Adédzé et le directeur général du CETEF, Alexandre de Souza.

Le premier événement qui sera à sa 4è édition et initié pour encourager la consommation locale, réunira des acteurs de divers secteurs d’activités qui contribuent à valoriser la créativité togolaise.

Le second, considéré depuis quelques années comme la rencontre de “toutes les opportunités”, en raison des multiples retombées économiques pour les participants, sera axé cette année sur la mise à profit des atouts de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) à travers le thème : « connecter les marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux »,

Selon le ministre Adédzé ce thème « est une piste de renforcement des liens économiques entre les pays participants à l’évènement en d’une meilleure exploitation des atouts de la ZLECAf pour une croissance économique durable et inclusive des Etats membres ».

Cette année, le nombre de jours dédiés à l’événement sera réduit à 12. « Cette mesure vise principalement à doter l’activité commerciale sur un nombre de jours plus limité et à réduire les charges opérationnelles des exposants », a indiqué le DG de CETEF.  

Esaïe Edoh

L'ambassadeur de la République Fédérale d'Allemagne, Matthias Veltin, est en fin de mission au Togo, après 4 ans de représentation. Le diplomate a rendu ce mardi 05 juillet, une visite d'au revoir à la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé.

« Je voudrais, à cette occasion, exprimer ma gratitude à tous les Togolais et Togolaises pour l'accueil chaleureux et les excellentes relations que j'ai pu entretenir ici. Nous avons eu une longue discussion sur tous les secteurs de notre coopération, en commençant par la décentralisation, la santé, l'énergie, la recherche, la question de la migration, et la sécurité », a déclaré l’officiel allemand, tout en réitérant l'engagement de son pays à coopérer avec le Togo, notamment en ce qui concerne la politique, les élections, les efforts en faveur d'une gestion transparente et la bonne gouvernance du pays.

Rappelons que l'Allemagne est l'un des principaux partenaires bilatéraux du Togo en Europe. À travers sa coopération (l'agence GIZ et la banque de développement KfW) notamment, le pays appuie diverses initiatives de développement, notamment dans le domaine de l'agriculture, la santé, l'éducation et la décentralisation. Depuis la reprise de la coopération bilatérale germano-togolais en 2012, Berlin revendique des subventions financières à hauteur de 425 millions d'euros

Ayi Renaud Dossavi

"Le Togo est un pays qui se transforme rapidement, avec l’objectif de devenir un centre de transit régional essentiel pour l’Afrique de l’Ouest ; une plaque tournante régionale pour le transport aérien, avec ASKY Airlines comme acteur majeur ; une plaque tournante régionale pour le transport maritime et la logistique, le port de Lomé étant désormais un port de transit essentiel." Cette vision ambitieuse a été saluée le 03 juillet dernier par Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD), lors de son allocution  à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale 2023 et du Forum Infra d’Africa50.

Pour le Président de l’institution financière de développement, “la Banque africaine de développement a investi massivement au Togo.”

Concrètement, la BAD, en sa qualité de partenaire majeur du développement au Togo, a alloué plus de 32 millions de dollars au secteur agricole. Ce financement a contribué à promouvoir une croissance inclusive et à renforcer l'autosuffisance alimentaire du pays en réduisant les importations d'aliments de base comme le riz, le maïs et le soja.

Adesina a également évoqué les efforts considérables de son institution pour améliorer les infrastructures de transport. Un investissement de 60 millions d'euros a permis la construction et l'exploitation du terminal à conteneurs LCT au port de Lomé, ce qui a augmenté sa capacité à 1,5 million d'EVP

Au-delà des infrastructures, la BAD joue un rôle clé dans le soutien à l'emploi des jeunes. Un montant de 24 millions de dollars a été alloué à des PME prometteuses créées par des jeunes, selon le Président de la seule institution notée triple A en Afrique. De même, la banque panafricaine s’est engagée à faciliter le développement de 20 000 logements abordables grâce à une assistance technique initiale de 5 millions de dollars destinée à soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de ce projet.

Sur le front de l'électrification rurale, la BAD a investi 3,7 millions de dollars pour alimenter 317 communautés à travers cinq régions en électricité, grâce à des mini-réseaux solaires. Une initiative s'inscrit dans la volonté du Togo d'assurer un accès universel à l'électricité d'ici 2030.

La BAD a également démontré son soutien à l'économie locale en finançant la réhabilitation de divers marchés, dont celui de Kara.

Dans un discours récent à l'Assemblée Générale des actionnaires d'Africa50, le leader nigérian a également salué l'engagement d'Africa50 dans un recyclage d'actifs avec le Togo sur un projet de la route Lomé-Kpalimé, une initiative qui devrait permettre au gouvernement togolais de disposer de nouvelles ressources pour financer d’autres infrastructures dans le pays.

Fiacre E. Kakpo

La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) souhaite renforcer son portefeuille d'investissements au Togo. C'est l'une des informations qui ressort de la rencontre entre le Chef d’État togolais, Faure Gnassingbé, et le Directeur général de l’institution, Sidi Ould Tah, le mardi 4 juillet à Lomé.

La réunion, organisée en marge du premier Forum Infra for Africa dédié à la mobilisation des investissements dans les infrastructures, a notamment permis de faire le point sur la coopération entre le Togo et ce partenaire de développement, dans le but d'accroître le portefeuille de la BADEA dans le pays.

« Nous avons passé en revue l'état de la coopération entre la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et la République du Togo. C'est une coopération exemplaire que nous souhaitons renforcer davantage afin d'augmenter le volume de financement accordé au gouvernement togolais », a déclaré Sidi Ould Tah.

Le Directeur général de la BADEA a félicité le Chef d’État pour les remarquables progrès économiques réalisés par le Togo et pour sa position en tant que hub logistique et financier sous-régional de premier ordre.

« J'ai félicité Son Excellence Monsieur le Président de la République pour les performances remarquables du Togo, son développement économique et social, ainsi que le rôle important qu'il joue en tant que hub régional, que ce soit dans le domaine de l'aviation, de l'industrie, des infrastructures ou de la logistique. Le Togo est également un important hub financier », a-t-il ajouté.

La BADEA accompagne le Togo dans la mise en œuvre de projets structurants dans les domaines des infrastructures, de la santé, de l'éducation et de l'énergie.

Créée en 1974, la BADEA est une institution financière dédiée au développement de la coopération économique, financière et technique entre les pays arabes et africains. En tant que partenaire au développement, la Banque a été particulièrement active au Togo au cours de la dernière décennie. En octobre 2014, elle a financé à hauteur de 10 millions de dollars un projet de réhabilitation de la route Sokodé-Bassar au Togo, en collaboration avec le Fonds d'Abou Dhabi pour le développement. En février 2015, elle a débloqué 14 millions d'euros pour le développement de la riziculture dans la plaine de Djagblé au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo: 6 milliards FCFA du Fonds d’Abou Dhabi pour le développement pour la réhabilition d’une route 

Coronavirus : La BADEA débloque un fonds de 100 millions $ pour soutenir 44 pays africains

Le Togo veut renforcer son partenariat avec l'Alliance solaire internationale (ASI) afin de promouvoir l'énergie solaire dans le pays et d'attirer des investissements privés. La question a été discutée ce mardi 04 juillet, à la faveur d’une audience accordée par le Président togolais, Faure Gnassingbé, au Directeur général de l'ASI, Dr Ajay Mathur.

« Nous avons discuté des projets en cours, notamment du projet mini-grid visant à fournir une énergie solaire abordable aux populations, à créer des emplois et à contribuer au développement des zones rurales. », a déclaré le responsable à la sortie de la réunion. Les deux parties envisagent ainsi de renforcer leur partenariat, en particulier en ce qui concerne l'attraction d'investisseurs privés.

« Nous envisageons de renforcer le partenariat avec le gouvernement togolais afin que le secteur privé investisse davantage dans les projets du gouvernement, pour parvenir à une couverture universelle en matière d'électricité. », a poursuivi Ajay Mathur. L'objectif du Togo, dans le cadre de cette collaboration, est de créer des opportunités d'emploi et de soutenir son plan de développement.

Il convient de rappeler que l'ASI est une initiative franco-indienne lancée en 2015 lors de la COP 21, visant à promouvoir l'énergie solaire dans tous les États membres. Le Togo, engagé dans le domaine des énergies renouvelables, a occupé à plusieurs reprises la présidence du comité Zone Afrique de l'Alliance solaire internationale (ASI).

Ayi Renaud Dossavi

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Cassa Depositi E Prestiti (CDP), une institution financière italienne détenue par le gouvernement ont conclu, le lundi 3 juillet 2023 à Lomé, une convention de financement au profit des entreprises du secteur privé de la zone UEMOA. Cette convention permettra à l'organisme italien de financement de projets publics de contribuer à la mise en place d'une ligne de crédit d'un montant de 60 millions d'euros (39,3 milliards FCFA). L'accord a été signé par le président de la BOAD, Serge Ekué, et le chargé d'Investissement à la Cassa Depositi E Prestiti, Davide Petrangeli.

Cette ligne de crédit servira concrètement à soutenir le secteur privé des pays de la zone UEMOA dans tous les domaines d'activités, en mettant l'accent sur le secteur agricole, la promotion du genre et l'amélioration des conditions de vie des populations. Serge Ekué a précisé que "10 % au minimum des ressources de cette ligne de crédit seront spécifiquement affectées au financement de projets portés par des femmes entrepreneurs, ou bénéficiant directement à celles-ci".

"C'est un pas de plus dans notre marche résolue vers une croissance économique plus inclusive, durable et équitable en zone UEMOA", a-t-il ajouté.

A noter que cette ligne de crédit a été approuvée en novembre 2021 par le Conseil d'administration de la BOAD. D'un montant de plus de 150 millions d'euros, soit plus de 98 milliards de FCFA, elle sera cofinancée par la CDP et FinDeva, une institution de financement du développement du Canada.

Esaïe Edoh 

La deuxième édition du Dialogue interprofessionnel sur la fiscalité (DIF) se tiendra les 6 et 7 juillet à Lomé, au Togo. Cet événement mettra l'accent sur les conventions fiscales signées par les pays africains, avec la participation d'acteurs de la fiscalité togolaise et d'universitaires. Le thème choisi pour cette édition est "le continent africain à l'épreuve des conventions fiscales".

Cette nouvelle édition offrira l'occasion de revisiter les différentes conventions fiscales en vigueur dans les pays africains. L'objectif est de dresser une cartographie des conventions qui favorisent ou qui sont obsolètes, en lien avec les réalités des activités économiques et la mobilisation des recettes fiscales internes, selon Koffi Agbénoto, Président du comité d'organisation.

L'événement sera marqué par 36 présentations faites par des experts venant de France et du Maroc. 

Organisé par l'OTR (Office Togolais des Recettes) à travers son Institut de formation fiscale et douanière (IFFD), en collaboration avec l'Université Paris Dauphine et l'association dauphinoise d'administration fiscale (ADAF), cette rencontre se déroulera en présentiel et en ligne.

Esaïe Edoh

Sale temps sur le coton togolais. Malgré sa reprise par Olam, le coton poursuit sa traversée du désert. La production de l’or blanc a enregistré une nouvelle baisse de 11 % lors de la campagne 2022-2023, après une chute d'environ 25 % la saison précédente. Selon la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton du Togo (FNGPC), la production est passée de 52 528 tonnes à 46 549 tonnes cette année. Ces chiffres ont été annoncés lors de la présentation du bilan annuel par la FNGPC le vendredi 30 juin 2023 à Kara.

Pendant cette campagne, une superficie de 66 017 hectares a été exploitée, avec un rendement de 705 kg/ha, contre 68 708 hectares et un rendement de 765 kg/ha en 2022.

Cette nouvelle diminution porte à plus de 66 % la tendance à la baisse de la production entre 2019 et 2023. En effet, lors de la campagne 2018-2019, la production atteignait 137 266 tonnes de coton-graine.

La FNGPC explique cette contre-performance par "la démobilisation des producteurs, l'impact des aléas climatiques et surtout l'invasion de nouveaux ravageurs". En effet, certains cotonculteurs se sont tournés vers la culture du soja, en raison des conditions de marché plus favorables pour ce produit de rente, sa demande croissante sur les marchés nationaux et internationaux, et un débouché garanti par la PIA avec l’appui du MIFA (Mécanisme incitatif de finance agricole fondé sur le partage de risques). 

Pour la campagne 2023-2024, le réseau prévoit une production d'au moins 93 500 tonnes de coton-graine sur une superficie de 110 000 hectares, soit un rendement moyen de 850 kg/ha.

Esaïe Edoh

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.