Depuis Lomé, une nouvelle réglementation se prépare en faveur du secteur touristique dans l’espace CEDEAO. En effet, réunis à Lomé le vendredi 07 avril dernier, les ministres en charge du tourisme dans les pays membres de l’espace communautaire ont adopté de nouveaux textes visant à restructurer le parc des établissements d’hébergement touristique de la sous-région. Ceci couvre notamment les hôtels, les appart’hotels, les motels, auberges, écolodges, les camping et chambres d’hôtes.
Plusieurs objectifs majeurs ont conduit à la formulation des critères réglementaires, notamment la qualité, la création d’emplois qualifiés pour les jeunes et les femmes, la prise en compte des impératifs sécuritaires et environnementaux, ainsi que la valorisation du savoir-faire artisanal de la région.
Pour les ministres de tutelle, ces nouveaux textes visent aussi à renforcer l’attractivité de la “destination CEDEAO”. Ces textes constituent une version actualisée par rapport à ceux en vigueur depuis 1999 et visent à faire gagner le secteur en qualité, en compétitivité et en fréquentation touristique.
La nouvelle réglementation devra désormais être soumise à la conférence des chefs d’État et de gouvernement pour son adoption définitive.
L’Etat du Togo à travers son Trésor public a réussi ce vendredi 7 avril 2023, un emprunt de 32 milliards FCFA sur le marché des titres publics de la sous-région ouest-africaine. Alors que le pays était à la recherche de 30 milliards FCFA via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), son offre a attiré 19 investisseurs qui y ont souscrit à hauteur de 33 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions, évalué à 111,7%.
Selon le compte rendu de l'opération, le Trésor public togolais a collecté 19 milliards FCFA à travers des BAT émis sur la maturité de 182 jours et 1 milliard FCFA et 12 milliards FCFA via des OAT sur respectivement 3 ans et 5 ans.
Toujours selon le rapport, sur les 32 milliards FCFA mobilisés, 26 milliards FCFA ont été levés auprès des investisseurs togolais.
Ces nouvelles ressources collectées, portent désormais à 143 milliards FCFA le cumul des emprunts du Togo sur le marché financier régional cette année alors que la prévision est estimée à 574 milliards.
Esaïe Edoh
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Le ministre togolais de l'Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Edem Kokou Tengue, a eu des échanges avec l'ambassadeur du Brésil, Nei Futuro Bitencourt pour examiner les possibilités de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur maritime.
Ces discussions s'inscrivent dans le cadre des relations bilatérales entre les deux pays qui ont débuté en 1972 et ont permis d’atteindre un niveau record d'échanges économiques de 97 millions de dollars en 2017. Les importations du Togo depuis le Brésil portent essentiellement sur les poissons, crustacés, mollusques, viandes et abats comestibles.
Pour Lomé, l’objectif est de booster ces échanges, grâce au positionnement du Port de Lomé, porte d’entrée dans la sous-région. Une vision partagée par le pays sud-américain a martelé le ministre togolais. « Je me réjouis de nos convergences de vues sur les possibilités de coopération en matière maritime », a-t-il déclaré.
Outre l’économie maritime, le Brésil et le Togo explorent également des coopérations, notamment dans les domaines de la recherche agricole, de l’éducation et de la formation militaire.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la dette publique togolaise à fin décembre 2022 s'élevait à 3 337 milliards FCFA, soit 65,84% du PIB national, selon les services du ministère de l’économie et des finances dans un récent rapport.
Ce pourcentage révèle notamment une augmentation continue et soutenue du niveau de la dette au cours des trois années précédentes. Ainsi, le taux d'endettement est passé de 51,95% en 2019 à 62,43% en 2021 puis à 65,84% en 2022. Cependant, le pays reste dans la norme communautaire de l’espace UEMOA, fixé à 70%. Ainsi, au troisième trimestre de 2022, le ministère des finances estimait que la dette du pays reste « maîtrisée ».
Cependant, bien que le gouvernement se veut rassurant, l’endettement du pays a repris une trajectoire haussière inquiétante, après les politiques d’assainissement des finances publiques mises en place sous l’égide du FMI avant la Covid-19 et le rebasage à l’issue duquel ce ratio s’était stabilisé autour de 51,9%.
En remontant quatre années plus tôt, on constate une augmentation significative de la dette totale du Togo. En effet, entre 2018 et 2022, la dette est passée de 2 191,04 milliards FCFA à 3 337,36 milliards FCFA, soit une progression de 52% sur cette période de quatre ans. Dans le détail, la dette extérieure a plus que doublé, passant de 600 milliards FCFA en 2018 à 1 296 milliards de FCFA en 2022. La dette intérieure, quant à elle, est passée de 1 590 milliards de FCFA en 2018 à 2 041 milliards de FCFA en 2022, sous l’effet des engagements de l'exécutif dans un contexte marqué par la Covid-19 et les mobilisations de fonds réalisées pour contrer les effets économiques de la pandémie.
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En 2022, l’ensemble du service de la dette payé par le gouvernement s’est élevé à 504 milliards FCFA, selon la même source, dont 107 milliards, soit environ 21%, au titre de la dette extérieure et 396 milliards, soit 79%, consacrés à la dette intérieure.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la représentation nationale a autorisé le jeudi 6 avril 2023 une nouvelle prorogation de l'état d'urgence sécuritaire pour 12 mois dans la région des Savanes.
Cette période supplémentaire, après celle de 6 mois qui a pris fin le 12 mars dernier, a été sollicitée par le gouvernement pour poursuivre et intensifier ses actions contre la menace terroriste qui pèse sur cette zone septentrionale depuis novembre 2021.
Ce temps accordé, à compter du 13 mars 2023 selon le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Yark Damehame, permettra de mettre les forces de défense et de sécurité dans les meilleures dispositions, de maintenir la vigilance des populations et d'adapter la lutte suivant les nouvelles évolutions de la situation sur le terrain.
À terme, les initiatives prévues sur cette nouvelle période devraient, d'après l'officiel, aboutir à la mise hors d'état de nuire les groupes djihadistes et gagner ainsi la guerre contre le terrorisme et l'extrémisme violent.
Pour rappel, le décret d'état d'urgence sécuritaire dans les savanes a été instauré pour la première fois le 13 juin 2022 et déjà prorogé de 6 mois en septembre 2022.
Esaïe Edoh
Élaboré en 2014, le “Guide des exportateurs” mis à la disposition des opérateurs économiques togolais va être actualisé. De nouvelles informations permettant aux hommes d’affaires togolais d’être compétitifs et de répondre aux exigences des marchés internationaux, seront ajoutées au document.
Dans cette optique de mise à jour du document, le ministère du commerce a organisé du 28 au 31 mars derniers, une rencontre d’échanges avec les exportateurs. D’après le ministère, ce Guide actualisé fera « ressortir de façon claire, les outils de facilitation des échanges de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC de 2017, de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) de 2019 et de la Politique nationale du développement du commerce du Togo de 2022. »
A travers ces nouvelles informations, les autorités togolaises orientent les opérateurs vers les marchés potentiels du continent. D’après le ministère, ces différents accords constituent une opportunité de pénétration et de conquête de parts de marchés pour les exportateurs.
Pour rappel, plusieurs initiatives sont mises en branle pour permettre au secteur privé togolais de tirer profit des opportunités d’affaires sur le continent.
Esaïe Edoh
Le Togo poursuit les réformes dans le secteur des TIC et Télécoms, et veut simplifier le régime des redevances. Hier mercredi 5 avril 2023, le Conseil des ministres du Togo a en effet adopté un projet de décret qui fixe les taux, les modalités de recouvrement et d’affectation des frais et redevances dus par les opérateurs et exploitants de réseaux et services de communications électroniques, les fournisseurs d’équipements et terminaux, et les installateurs d’équipements radioélectriques.
Il s’agit également de faciliter la tâche à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), le gendarme des télécoms au Togo, dans l’application des textes en vigueur, même si le contenu du décret n’est pas encore divulgué.
Le nouveau texte « prend en compte les meilleures pratiques, tout en veillant à conserver un secteur des communications électroniques compétitif pour faciliter la stratégie de notre pays d’être un hub digital », indique-t-on dans le communiqué sanctionnant la rencontre gouvernementale. De plus, « son adoption permettra de simplifier le régime des redevances et de relever les défis rencontrés par l’ARCEP dans l’application des textes déjà existants. », ajoute-t-on.
Pour le gouvernement Tomegah Dogbe, le nouveau texte est inscrit, dans le cadre de l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale, visant à favoriser le développement des acteurs du secteur des Télécoms.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togolais Gado Bemah, promoteur de la start-up GIP Togo et lauréat du prix Afri-Plastics Challenge, a été reçu hier mercredi 06 avril 2023, par la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomegah Dogbé.
Cette entrevue a permis au jeune entrepreneur, dont la société est spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques, de recevoir les félicitations du Premier ministre togolais pour avoir remporté le 1er prix de ce concours panafricain, avec à la clé une cagnotte de plus de 700 millions de FCFA pour développer ses activités au Togo. En ligne de mire, 20 000 emplois à générer au Togo dans le secteur du recyclage et de la revalorisation des déchets.
« Bravo à M. G. Bemah, promoteur de GIP Togo, une start-up spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques, pour le 1er prix du concours Afri-Plastics Challenge. Avec ce prix de plus de 700 millions de FCFA, il va moderniser sa structure et créer plus de 20 000 emplois. », a félicité le Premier ministre togolais, dans le cadre de cette rencontre, tout en applaudissant la « détermination et l'audace » qui « ont payé », pour inspirer la jeunesse entrepreneuriale togolaise.
Pour rappel, la société GIP-Togo, créée en 2017, met en place des unités de collecte et des installations de tri pour les déchets plastiques dans les principales villes du pays, en collaboration avec les autorités locales. Dans son ascension, la jeune entreprise a bénéficié de l’appui du Fonds d'appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ).
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Au Togo, un nouveau cadre de discussion entre le gouvernement et les opérateurs économiques se dessine. Il s'agit de la “Journée nationale du partenariat” dont les acteurs s’activent à organiser la 1ère édition, selon le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya.
Cette journée annoncée le mercredi 5 avril 2023 lors de la première rencontre du comité technique du cadre de concertation Etat-secteur privé, sera un « espace d’écoute et d’échanges entre le gouvernement et l’ensemble des opérateurs économiques installés au Togo », a indiqué l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé.
Cet espace, sera également, indique-t-on, un pilier du renforcement du partenariat entre l’Etat et le Secteur privé. En effet, le gouvernement veut s’appuyer sur les opérateurs privés pour réaliser ses projets prioritaires inscrits dans la feuille de route Gouvernementale Togo 2020-2025, qui vise le développement socio-économique du pays.
« Nous avons confiance en nos entreprises, petites, moyennes et grandes pour apporter une contribution efficace à la résolution des défis de long terme de notre pays, à savoir la croissance, l’emploi et l’innovation. Notre engagement est d’accompagner, au mieux, leur développement au travers d’un environnement des affaires sain et en constante amélioration », a déclaré Sani Yaya.
Cette initiative viendra compléter des dispositifs existants comme le Cadre de concertation Etat-secteur privé qui sert de lieu de dialogue pour « construire une relation de confiance entre les entreprises et l’administration fiscale ».
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais a annoncé, le mercredi 5 avril 2023, la création de la Société Togolaise de Manganèse (STM), une entité d'État qui sera chargée de valoriser le manganèse du pays.
Avec un sous-sol pourtant riche, le secteur minier togolais s’est longtemps reposé sur les phosphates. Cependant, la découverte d'un important gisement de manganèse dont les réserves totales sont estimées à 8,5 millions de tonnes pour une durée de vie d'environ 15 ans, ouvre de nouvelles perspectives pour le pays.
Quatrième métal le plus utilisé au monde, le “minérai noir” est prisé, en particulier pour ses propriétés qui améliorent la résistance de l'acier. Son utilisation dans les batteries est également en augmentation, en particulier pour stabiliser les cathodes des batteries utilisées dans les véhicules électriques et l'électronique. Le marché mondial du manganèse devrait croître de plus de 4,19 % entre 2022 et 2027. De plus, plus de 40 % de l'acier produit à l’échelle mondiale est utilisé dans le secteur de la construction, qui devrait connaître une croissance estimée à 12,9 trillions de dollars d'ici 2030, principalement dans des pays tels que l'Inde, la Chine et les États-Unis. Des perspectives robustes que le Togo compte bien saisir. D’ailleurs, le pays a déjà des acquis.
Le 18 octobre 2019, le Conseil des ministres avait adopté un décret accordant le droit d'exploitation à grande échelle du gisement à la Société Générale des Mines (« SGM »), détenue à 85% par le groupe britannique Keras Resources. Toutefois, si les conditions du permis et des accords qui y sont liés étaient censées conduire à la transformation de SGM en une société publique, Keras ne recevra pas l'approbation requise pour obtenir le permis d'exploitation. Le gouvernement togolais ayant, de son côté, décidé de se donner plus de temps sur une ressource qu’il considère comme stratégique et sur laquelle il fonde de grandes ambitions. Une enquête géophysique nationale entreprise par le ministère togolais des Mines et de l'Énergie a été lancée à cet effet, pour mieux évaluer le sous-sol et identifier les ressources minérales disponibles, afin de mieux planifier l'exploitation pour développer le secteur minier.
Aucune information n'a encore filtré sur les résultats de cette étude. Sur la composition de l'actionnariat de la nouvelle société publique, l’exécutif n’a pas non plus donné de détails. Mais on sait que dans l'ancien deal “non abouti” avec Keras Resources, protocole d’accord que le groupe minier s’est empressé de diffuser pour rassurer ses investisseurs, le gouvernement avait exigé et reçu 10% supplémentaires de parts, ce qui ramenait les intérêts du Britannique à environ 76,5%.
Doubler la contribution du secteur minier au PIB
Lomé, qui ambitionne de doubler la contribution du secteur minier au PIB d'ici 2025, veut exploiter de manière "optimale" “ses ressources minérales, en commençant par les minéraux critiques, notamment le manganèse”, minéral d'avenir en raison de son utilisation croissante dans les technologies de l'énergie propre, notamment dans les batteries rechargeables pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d'énergie à grande échelle.
Pour les autorités togolaises, l'objectif en créant la Société Togolaise de Manganèse (STM) est, in fine, de "développer la chaîne de valeur de l'industrie minière pour dynamiser la création d'emplois, l'économie du pays”, en lui permettant de tirer pleinement profit de ces ressources minières.
Pour rappel, le gisement de manganèse de Nayega est implanté dans la préfecture de Kpendjal Ouest dans la région des Savanes, partie septentrionale du Togo, à environ 30 km de la route nationale N1. Il se compose de quatre permis de recherche, à savoir le permis de Pana, le permis de Tandjoare, le permis de Naki-Est et le permis de Borgou. Le périmètre s’étend sur 29 819 hectares. Le projet qui est la plus grande mine de manganèse du Togo connue, est déjà à un stade avancé, selon les informations de Keras Resources, qui a conduit les étapes d’exploration et d’échantillonnage. “Les résultats des essais de la fonderie de silicomanganèse, menés avec succès à Santander, en Espagne, en juillet 2019, sont disponibles et la capacité de production installée est de 6 500 tonnes par mois,” avait détaillé l’entreprise cotée sur l’AIM, la bourse des PME de Londres.
Fiacre E. Kakpo