Togo First

Togo First

Le Togo peut désormais ratifier l’accord de coopération entre les gouvernements des États membres de l’UMOA (Union monétaire ouest africaine, pays ayant le FCFA en commun), et le gouvernement de la République française. Le feu vert a été donné hier jeudi 29 juin 2023 par l’assemblée nationale, par un vote  à l'unanimité, lors de sa sixième séance plénière ordinaire de l’année. Cette adoption s’est déroulée en présence notamment de Sani Yaya, ministre de l’Économie et des Finances du Togo.

Un pas de plus vers l'ÉCO ? 

Le nouvel accord de coopération monétaire, signé le 21 décembre 2019 dans la capitale ivoirienne Abidjan, entre les gouvernements des États membres de l’UMOA et le gouvernement de la République française, représente “une révision significative” de l’accord en vigueur depuis le 4 décembre 1973, indique l’Assemblée. 

Dans le détail, cet accord prépare les États de l’Union à l’introduction de l'ÉCO et “favorise la croissance et l’attractivité du Togo”.

En outre, cette ratification permettra au Togo de notifier aux autres États membres de l’Union, l’achèvement de la procédure interne nécessaire à l’entrée en vigueur de l’accord.

Pour le pays et la sous-région, ceci marque un des derniers développements, dans le sillage d’un processus qui suit son rythme depuis 2019, suite aux nombreux débats autour de l’avenir du Franc CFA, perçu par une partie de l’opinion publique comme une relique coloniale, qui devrait être remplacée

Dans le sillage de ces débats, la BCEAO avait amorcé des réformes au niveau du fonctionnement de la monnaie communautaire, notamment au niveau de ses comptes d'opération.

Notons qu’en 2020 encore, le Togo était le seul pays de la CEDEAO à respecter les critères de convergence établis, pour l’adoption de l'Éco, future monnaie unique de la Zone. 

Si le Togo fait ainsi un nouveau pas dans cette direction convenue par les pays de la sous-région, il faut néanmoins rappeler que certains observateurs, comme l’analyste Standard and Poor's, ont émis des doutes sur l’entrée en vigueur de cette monnaie communautaire, commune aux 15 pays de la sous-région, à moyen terme. 

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Monnaie unique Cedeao : le Togo (toujours), seul à respecter les critères de convergence 

Togo, 3è pays le plus engagé et le mieux préparé pour la LECAf

Une monnaie unique pour les 15 États membres de la CEDEAO est peu probable à moyen terme, selon Standard & Poor's

A ce jour, seul le Togo respecterait les critères de convergence pour l’adoption d’une monnaie unique Cedeao

Monnaie unique Cedeao : Le Nigeria, 70% du PIB de la Communauté, demande un report de l'ÉCO

La BCEAO veut rendre effective l’interopérabilité des services financiers numériques d’ici à juin 2020

Afrobaromètre : Pour 2 Togolais sur 3, le franc CFA devrait être remplacé

La plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) va organiser du 1er juillet au 09 août 2023, le premier Salon de l’agro-alimentaire et du financement agricole (SAFA). L’évènement est organisé en collaboration avec sa branche Chaîne de valeur agricole (AVC) et se déroulera dans plusieurs villes du Togo de façon itinérante et précisément dans des marchés ruraux. La ville de Notsè va accueillir l’ouverture de ce salon le samedi 1er juillet.

Cette rencontre annoncée, selon les dirigeants de la PIA, devrait permettre de lever un coin du voile sur l’amélioration, la productivité et la rentabilité du secteur agricole. Il sera également un cadre de renforcement des industries de transformations agro-alimentaires, d’accès au financement ainsi qu’au marché pour les paysans togolais.

Dans cette dynamique, au cours du Salon, la PIA et ses partenaires iront à la rencontre des populations et des acteurs de la chaîne de valeur agricole qui seront sensibilisés à l’accès au financement.

Cette initiative est en ligne avec la feuille de route du gouvernement togolais, indique l’organisateur qui précise qu’il « sera le reflet de tous les maillons de l’agriculture au Togo ».

Esaïe Edoh 

Au Togo, l’opération d’enregistrement des parcelles de terrain, fonds de terres et de leurs propriétaires dans les communes Zio 2 (préfecture de Zio) et Avé 2 (préfecture de l’Ave), se poursuivra jusqu’au 31 juillet alors que la date de clôture était fixée au 30 juin 2023. L’information a été rendue publique via un communiqué conjointement signé par 7 ministres qui avaient annoncé le 6 juin dernier ce récemment foncier dans le cadre de la phase pilote de l’exécution des Plans locaux d’Urbanisme (PLU).

Selon les signataires du communiqué, cette prorogation se justifie par « la grande mobilisation et collaboration » des populations concernées.

En effet, « une l’affluence est constatée », dans les bureaux de la mairie de Kovié pour la commune Zio 2 et de la mairie de Noepé pour la commune Avé 2 où les dépôts sont effectués.

Notons que dans le cadre de cette opération, tous les propriétaires, acquéreurs et collectivités détentrices de parcelles de terrain et fonds de terres dans les deux communes doivent envoyer des copies des plans parcellaires, des titres fonciers et des autres droits de propriété de leurs parcelles de terrain et fonds de terre aux bureaux de leurs mairies respectives.

« Les plans parcellaires doivent être conformes aux normes de projection Universal Transverse de Mercator (UTM) », ont indiqué les membres de l'exécutif.

En rappel, le PLU lancé en janvier 2022 est une initiative du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière, financée par la Banque mondiale (BM). Sa mise en œuvre devrait permettre aux collectivités locales de mieux réglementer l’occupation du sol sur leur territoire, et à l’Etat d’assurer une occupation harmonieuse et rationnelle des sols sur le territoire national en vue d’accompagner les collectivités territoriales dans leurs programmes de développement. Ce projet pilote sera dupliqué au reste des 115 communes du Togo.

 Esaïe Edoh 

Comme annoncé il y a quelques mois par Togo First, Lomé, la capitale togolaise, accueillera la semaine prochaine les Assemblées générales d'Africa50, la plateforme panafricaine de développement des infrastructures, les 3 et 4 juillet 2023. Après le sommet sur l'industrie financière en novembre dernier, la rencontre de haut niveau se tiendra sous l'égide du Chef d'État togolais Faure Gnassingbé, qui sera le Keynote speaker.

Ce sera également l'occasion de tenir le premier forum "Infra for Africa Forum" sur le financement des infrastructures sur le continent, avec pour thème "Bankable, Scalable, Replicable". 

Pour cette grande rencontre à Lomé, plus de 50 intervenants sont attendus, parmi lesquels Faure Gnassingbé, président du Togo ; Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances ; Tidjane Thiam, président exécutif de la Freedom Acquisition Corporation ; Paula Ingabire, ministre rwandaise des TIC et de l'Innovation ; Seedy K. M. Keita, ministre gambien des Finances et des Affaires économiques ; Amadou Hott, envoyé spécial de l'Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique ; et Alain Ebobissé, directeur général d'Africa50, selon la BAD

1 africa

À leurs côtés, seront également présents Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce ; Rachel Balsham, directrice générale pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe de Mobile Financial Services Africa ; et Chinua Azubike, directeur général d'Infra credit, ajoute-t-on. 

Africa50 est un fonds panafricain créé par des gouvernements africains et la Banque africaine de développement (BAD). Sa mission principale est de combler le déficit de financement dans les infrastructures sur le continent, avec un focus sur les investissements dans les secteurs de l'énergie, des transports, des TIC et du midstream gazier, les infrastructures de la fintech, de la santé et de l'éducation. 

En début de juin dernier, la BAD a approuvé un décaissement de 20 millions de dollars au profit du Fonds Africa50, avec pour objectif de mobiliser jusqu'à 500 millions de dollars pour des investissements et la création de valeur en Afrique, dans les secteurs comprenant l'énergie, les infrastructures numériques et sociales, les transports, la logistique, l'eau et l'assainissement. 

Cliquez ici pour vous inscrire à l'avance à la rencontre de Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Financement des infrastructures: Lomé accueille une rencontre continentale en juillet prochain

A Lomé, se tient samedi 1er juillet, une journée thématique sur l'intelligence artificielle, organisée par le Réseau des journalistes scientifiques d'Afrique francophone (RJSAF). Hébergée par l'incubateur national Nunya Lab, la rencontre veut "déconstruire les mythes, explorer les réalités et anticiper l'avenir", autour de l’Intelligence artificielle.

Il s'agit notamment de questionner les mutations que les outils d'IA apportent dans le monde du journalisme, les applications qui sont déjà en train d'être déployées par des acteurs locaux, notamment togolais, à partir des outils d'IA, et d'aider les jeunes acteurs à mieux aborder ce nouveau vecteur d'innovation et de transformations technologiques.

« Nous ne sommes plus au stade où il faut considérer l'intelligence artificielle comme un sujet futuriste. C'est une réalité qui fait désormais partie de notre vie quotidienne, un outil que nous utilisons sans parfois nous en rendre compte car les applications sur nos smartphones, sur nos ordinateurs, sur nos machines, en sont dotées. », confie à Togo First Kossi Balao, à la tête du réseau de journalistes, initiateur de la rencontre. « Nous, en tant que Réseau des journalistes scientifiques d'Afrique francophone, organisons cette journée thématique parce que, d'abord, c'est un sujet scientifique, un sujet d'actualité, un sujet qui a un impact sur notre métier, un sujet en constante évolution et qui mérite donc que les mythes qui l'entourent puissent être déconstruits. »

Selon le réseau, l'une des visées est également d'alimenter, au niveau national, les réflexions autour de l'IA, d'explorer les réalités et d'anticiper l'avenir.

« Nous souhaitons aussi faire comprendre à nos Etats africains qu'ils ne doivent pas être le wagon de derrière dans la course vers cette technologie et qu'ils gagneraient à concevoir un cadre réglementaire de ses usages afin de limiter les potentiels risques qu'elle pourrait engendrer. », ajoute-t-on.

La rencontre sera marquée par un panel de discussions, des sessions d'échanges animées par des journalistes et praticiens de l'IA au Togo, des ateliers pratiques, et des expositions scientifiques et technologiques.

En rappel, le RJSAF revendique plus de 300 membres, journalistes et acteurs de média, en Afrique francophone.

S’incrire pour la journée thématique

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : pose de la première pierre du Pôle Universitaire d'Innovation et de Technologie

Au Togo, la société de loterie nationale (Lonato) va introduire à partir du 1er juillet prochain, de profonds changements dans son environnement de jeu. L’annonce a été faite ce jeudi 29 juin 2023 par son directeur général, Essowè Barcola, lors d’un point d'information avec les médias à Lomé. 

Cette mue, qui s’inscrit dans une logique de “changer de système” et de “répondre aux nouvelles exigences du temps”, devrait se répercuter sur les principaux aspects des jeux de Loto, et moderniser considérablement le secteur. 

Nouveaux serveurs, nouvelles machines, plus de points de jeu

Dans le détail, la première salve d’innovations concerne spécifiquement l’environnement de jeu. Deux nouveaux serveurs de production, “de dernière génération” ont été acquis dans le cadre du processus de modernisation, annonce-t-on. Leur rôle, “accélérer le traitement de données”, et permettre le remplacement des quelque 850 terminaux (machines, ndlr) de jeu actuellement en activité, par de nouveaux, “plus rapides et faciles à utiliser pour les opérateurs”. 

Avec ces nouveaux serveurs, nous pourrons déployer progressivement jusqu’à 5.000 terminaux, d’ici les cinq prochaines années”, explique le responsable. 

giz 65ecole

Justement, annonce la société d'État, le réseau de vente va s’étendre désormais, “pour couvrir tout le territoire”.

Des tirages tous les jours  

Pour s’adapter à ces nouvelles capacités de production, les tirages hebdomadaires subissent également des innovations.  

De 4, ils sont portés à 12 (introduction de 8 nouveaux), avec désormais 2 tirages par jour. Surtout, précise la Lonato, “les tirages se feront 5 minutes après la clôture des ventes, au lieu de 3 à 4 heures après la prise des enjeux comme cela se faisait habituellement”.  

Un gain de temps qui, s’il permet de faire passer la Lonato à une nouvelle dimension vis-à-vis de ses homologues de la sous-région, permettra surtout de lutter contre “les sous-marins“, nom donné aux opérateurs illégaux et clandestins qui proposent des paris aux populations et collectent frauduleusement de l’argent.    

Nouveaux types de paris et gains 

Les réformes s’attaquent enfin aux types de paris, avec l’introduction de nouvelles propositions aux populations, et de nouvelles chances de gain. 

La mise minimale est également ramenée de 300 à 100 FCFA, afin de “permettre au plus grand nombre de jouer”, explique-t-on. 

Quant à la collecte des recettes, elle se fera désormais par des canaux digitaux, informe la Lonato. Des partenariats ont été signés dans ce sens avec des opérateurs (Togocom, Moov, Coris Bank, Ecobank et La Poste), afin de “minimiser le risque de maniement des espèces” d’une part, et assurer “l’ouverture en permanence des points de vente”, d’autre part, détaille Essowè Barcola. 

Quant aux gains, “ils pourront désormais être encaissés dans n’importe quel point de vente sur le territoire, quel que soit le lieu de mise”, dans un délai de 7 jours au lieu de 14 auparavant. 

Vers une politique de jeux responsable et une “digitalisation totale”

A moins de six mois de la nouvelle année, le cap est déjà fixé. Pour 2024, l’entité ayant le monopole de l’organisation et de l’exploitation des jeux de hasard dans le pays, envisage de promouvoir une politique de jeux “beaucoup plus responsable”, et foncer vers le tout digital, “conformément aux ambitions fixées dans la feuille de route gouvernementale”. 

Détenue à 100% par l’Etat depuis sa création en 1966, et dotée depuis 1990 d’une gestion de type privé, la Lonato fait partie des entreprises publiques qui génèrent le plus de chiffres d’affaires. En 2021, l’entité avait généré 96,6 milliards FCFA, une performance sur le même trend haussier observé au cours des dernières années : 87,8 milliards FCFA en 2020, et 83,4 milliards FCFA en 2019. 

Octave A. Bruce  

L'Agence Nationale d'Appui au Développement à la Base (ANADEB), bras opérationnel du projet Filets sociaux de Base, organise ces derniers jours (depuis le 22 juin dernier), des séances de validation communautaire de la liste des bénéficiaires, dans les 35 quartiers du District Autonome du Grand-Lomé ciblés par la phase additionnelle du projet. La ministre en charge du Développement à la base, Myriam Doussou-d’Almeida, était sur le terrain en début de semaine, dans les cantons d’Adamavo, de Togblécopé et d’Agoè-Nyivé, pour constater le bon déroulement des opérations.

« Sur le site de Ziliadji, sur plus de 3000 ménages enquêtés, 1150 ont été validés et vont bénéficier de 90 000 FCFA pour leur permettre de faire face à leurs besoins d’alimentation, de soins et d’éducation », a confié Mme Katanga. « Avec ces fonds, certains ménages vont pouvoir réaliser des activités génératrices de revenus. Après cette étape, suivra celle de l’enrôlement des bénéficiaires sur les réseaux de Togocom et de Moov, pour ceux qui ont des cartes SIM en leur nom. Ceux qui ne disposent pas de SIM, pourront utiliser leurs cartes d’électeurs valides de 2018, 2019 et 2020 pour se faire enregistrer sur la plateforme Novissi, en vue de recevoir les transferts monétaires », poursuit-t-elle.

Pour rappel, cette phase additionnelle du programme FSB, vise à prendre en compte en tout, 125 000 ménages, dont 98 750 en milieu rural et 26 250 en zone urbaine. L’initiative est financée à hauteur de 18,92 milliards de FCFA par plusieurs acteurs, dont la Banque Mondiale, l'Agence Française de Développement et l'État togolais. La Banque mondiale vient d'annoncer, le vendredi 23 juin dernier, justement qu'elle injectera 100 millions de dollars dans le domaine de la protection sociale au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

La Banque Mondiale injecte 100 millions $ dans ASTRE, un programme d'assistance sociale au Togo

Projet "Filets sociaux et Services de Base” : phase d'identification des bénéficiaires

Filets sociaux de Base : une enquête sur les conditions de vie des ménages dans 45 quartiers du Grand Lomé

Filets sociaux de base : 178 millions distribués à près de 8000 ménages dans la région centrale - Togo First 

Le Togo peut désormais ratifier la Charte constitutive de l'Organisation de Coopération Educative (OCE), une structure intergouvernementale internationale formée par les pays du Sud, et axée sur l'accès équitable aux ressources éducatives. L'Assemblée nationale togolaise a en effet voté en faveur de cette ratification lors de sa 5e séance plénière de la 1ère session ordinaire de l'année 2023. Cette Charte a été adoptée le 29 janvier 2020 à Djibouti lors du 3e Sommet mondial de l'éducation équilibrée et inclusive (IIIe Forum BIE 2030).

« Le vote de ce projet de loi constitue une arme de construction massive du gouvernement au profit des citoyens. », a indiqué Dodzi Kokoroko, ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique et de l'Artisanat, présent à l’hémicycle au cours de la session parlementaire  

Pour le pays, qui est par ailleurs membre fondateur de l'organisation, il s'agit de bénéficier notamment d'une assistance technique et financière dans le domaine de l'éducation. Cela renforcera les capacités des acteurs de l'éducation et facilitera la mobilisation des ressources nécessaires pour relever les défis éducatifs du pays.

Basée à Addis-Abeba, l'OCE vise à promouvoir la coopération technique et financière pour soutenir les réformes éducatives au sein de ses pays membres. L'organisation souhaite renforcer les systèmes éducatifs afin qu'ils soient plus efficaces et contribuent au développement national en luttant contre les inégalités et en évitant la reproduction des mécanismes d'exclusion.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : lancement d’un concours pour recruter 4500 enseignants

Togo : la construction de nouveaux lycées scientifiques devrait démarrer en 2024

Le Togo et la République Centrafricaine envisagent la création d’une commission mixte de coopération pour renforcer leurs relations dans divers domaines. Ce projet a été évoqué le mardi 27 juin 2023, a l’occasion d’une  visite de travail à Lomé de Faustin-Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine chez son homologue togolais Faure Gnassingbé.

La mise en place de cette commission devrait permettre aux deux pays de matérialiser leur ambition de renforcement des partenariats aux plans économique, commercial, militaire, sécuritaire et de la formation.

Les bases de cette commission mixte, indique-t-on, seront posées par les collaborateurs des deux dirigeants qui ont été « instruits » d’’intensifier les échanges pour la mise en place d’un cadre juridique de coopération.

La création de cette commission pourrait concrétiser l’engagement des deux Etats, pris par leurs diplomates Robert Dussey et Sylvie Baïpo-Témon en avril dernier, d’affermir leur coopération bilatérale.

Au-delà de la consolidation de leurs liens, les deux nations se sont engagées à œuvrer pour la réalisation des objectifs de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

Faure Gnassingbé et Faustin-Archange Touadera ont aussi appelé à la cessation définitive des combats au Soudan et à l’instauration d’une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo.    

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, en collaboration avec l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE), a partagé avec les opérateurs économiques du pays, les opportunités d’affaires liées aux mécanismes de carbone. C’était lors d’une rencontre d’échanges organisée le mardi 27 Juin 2023 à Lomé.

Concrètement, au cours de cette rencontre, les opérateurs ont découvert les différentes convenances d’affaires qu’offrent les activités d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et les nouvelles dispositions réglementaires qui les encadrent au Togo. Les activités éligibles à ces mécanismes et les procédures de mise en œuvre des outils de carbone au niveau national ont été également partagées avec les hommes d'affaires.  

Selon le ministère en charge de l’environnement, les activités éligibles aux mécanismes de carbone notamment la promotion de l’électrification par des systèmes solaires photovoltaïques, la promotion de gaz et de pétrole liquéfiés en milieu urbain et rural, ainsi que l’amélioration et la promotion des modes de transport sobres en carbone, sont une opportunité pour les investisseurs.

La tenue de la rencontre fait suite à l’adoption en mars 2023 du décret relatif aux mécanismes de carbone, qui définit les règles d’homologation des projets à fort potentiel d’atténuation des émissions des gaz à effet de serre, ainsi que celles relatives au partage des bénéfices résultant de la commercialisation des crédits carbone.

Elle est également organisée conformément à l’engagement du pays de mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat qui vise à organiser la riposte mondiale contre la menace des changements climatiques. 

Esaïe Edoh 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.