Togo First

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Au Togo, le processus d’opérationnalisation du projet de Filets sociaux et Services de Base (FA-FSB) dans le Grand Lomé a franchi un nouveau palier. L’Agence Nationale d'Appui au Développement à la Base (ANADEB) en charge du pilotage du dossier, a entamé le mardi 11 avril, la validation des listes des bénéficiaires des transferts monétaires dans les dix quartiers pilotes.

Cette phase, selon l’ANADEB, est l’étape qui précède celle du transfert effectif des fonds aux ménages ciblés. Elle consiste à soumettre les résultats de l’enquête réalisée par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) à l’examen et à la discussion des communautés concernées et à obtenir leurs consentement et validation. Elle est la troisième étape du processus après l’enregistrement volontaire et l’enquête des ménages.

Elle sera suivie de l’enregistrement des ménages retenus sur la plateforme de paiement Novissi et des paiements.

Pour rappel, au total, 26 250 ménages seront bénéficiaires dans le Grand Lomé, de ce projet qui vise à assurer aux ménages et aux communautés pauvres, un meilleur accès aux infrastructures socioéconomiques de base, aux filets sociaux et aux opportunités d’inclusion économique. Ces ménages seront appuyés grâce au financement additionnel de la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement à hauteur de 18 milliards FCFA. 

Notons que le projet était initialement prévu pour arriver à terme en décembre 2021, mais court désormais jusqu’en juin 2023.

Esaïe Edoh

Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) du Togo renouvelle ses instances avec un processus lancé officiellement il y a quelques jours à Lomé. Le processus durera trois mois et se terminera par l'élection d'un nouveau bureau exécutif. En tant qu'organe rattaché au ministère de la jeunesse, qui a pour mission d'assurer la participation pleine et effective des jeunes dans le processus de prise de décision et de développement du pays. Le bureau sortant a été reçu par la ministre chargée de la jeunesse, autorité de tutelle, Myriam Dossou, en marge du lancement du processus.

« Nous invitons les associations à s’inscrire dans leurs communes, préfectures et régions respectives. » a indiqué a indiqué Régis Batchassi, à la tête de l’entité depuis 2015. « Le comité ad hoc qui sera mis en place, va conduire l’adoption des textes qui vont régir le renouvellement des instances et retenir les associations et organisations qui vont prendre part aux élections. A la suite, nous aurons l’organisation des campagnes dans les communes, préfectures et régions pour déboucher sur les élections. », a-t-il ajouté.

Dans l'ensemble, le CNJ représente les intérêts des jeunes et des organisations de jeunes, favorise la coordination des programmes et des activités, impulse et coordonne la participation des membres à des actions de développement, facilite la coopération internationale et mobilise les ressources pour soutenir les actions des organisations de jeunes.

Le Togo a participé la semaine dernière à la cinquième session réunion du Conseil international consultatif du cajou (CICC), qui s'est tenue du 5 au 6 avril 2023 à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a rapporté le ministère du commerce

Dans la foulée, le pays était également présent à la quatrième édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l'anacarde (SIETTA), qui s'est déroulée du 6 au 8 avril 2023. Cette rencontre a permis aux ministres chargés de l'agriculture, de l'industrie et du commerce des pays membres du CICC de se rencontrer. 

Le SIETTA a quant à lui, rassemblé différents acteurs du secteur du cajou et a permis d'échanger sur les innovations en matière d'équipements et de technologies de transformation.

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Le Togo, représenté par une délégation composée des directeurs de cabinet des ministres chargés du commerce et de l'agriculture, des points focaux nationaux au CICC, de même que quelques membres du Conseil d'administration de l'interprofession de la filière anacarde, a ainsi participé à la réunion technique des experts de l'organisation. Il s'est agi notamment d'examiner le rapport d'activités du Secrétariat exécutif du CICC, de faire la revue et l'adoption du plan stratégique 2023-2027 du CICC, le budget annuel 2023 et de formuler des projets de résolutions, recommandations ainsi qu'un communiqué final.

Pour rappel, le CICC, créé en 2016, représente 84% de la production africaine du cajou et 57% de la production mondiale. C'est une initiative de huit pays africains, dont le Togo, qui sont les principaux producteurs d’anacarde. Ensemble, ces acteurs représentent environ 60% à 80% de la production mondiale, soit un million trois cent mille tonnes (1 300 000 tonnes) de noix brutes. La structure a pour objectif de mieux maîtriser les cours du marché en rassemblant les principaux producteurs.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) annonce le déploiement prochain de la portabilité des numéros mobiles. Sa mise en œuvre technique a été lancée la semaine dernière, le 7 avril 2023 par l'ARCEP, en présence des deux opérateurs mobiles Togo Cellulaire et Moov Africa Togo.

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Selon le gendarme des télécoms togolais, ceci devrait constituer une avancée pour les consommateurs, en leur permettant de changer d'opérateur tout en conservant leur numéro, offrant ainsi plus de liberté de choix aux utilisateurs.

Ceci devrait faciliter à un client insatisfait pour quelque raison (pour des raisons telles que des tarifs élevés, des offres inadaptées, une mauvaise qualité de service ou de couverture, un service clientèle défaillant ou tout autre motif), le changement d'opérateur téléphonique.

En vue de mettre en œuvre la portabilité des numéros mobiles, l'ARCEP a retenu la solution néerlandaise PortingXS (PXS), qui a d'ailleurs déjà été déployée dans une vingtaine de pays dans le monde, notamment ceux de la sous-région comme le Ghana, le Bénin, le Sénégal et le Nigéria.

Selon le chronogramme convenu avec les deux opérateurs mobiles, la portabilité des numéros mobiles devrait être effective au Togo courant le dernier trimestre 2023.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo est désigné pays invité d’honneur de la 15ème édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) prévue du 25 au 30 avril 2023 à Anoumabo à Abidjan (Côte d’Ivoire). Le choix porté sur le Togo a été officialisé, mardi 11 mars à Lomé par les organisateurs de ce rendez-vous culturel, au cours d’une conférence de presse.

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Cet honneur fait au Togo, se justifie, selon le commissaire général du FEMUA, Salif Traoré, alias A’Salfo, par les liens d’amitié et de fraternité qui lient ce pays et la Côte d’Ivoire. 

“Nous estimons que le Togo a non seulement une forte communauté en Côte d’Ivoire, mais joue un rôle important dans la sous-région. La preuve, la libération de nos 49 militaires dernièrement”, a fait valoir le leader du groupe Magic System.  

Pour marquer la participation du Togo à ce rendez-vous musical et culturel comme invité d’honneur, la musique togolaise sera célébrée le 26 avril au cours de la journée dédiée au pays, ceci, précisément à travers le programme dénommé la “nuit du Togo”.

Au-delà de la célébration des liens d’amitié entre les deux pays, le ministre togolais de la culture, Kossi Lamadoko, a déclaré que le Togo va tout mettre en œuvre pour saisir l’opportunité de cette vitrine internationale pour valoriser sa culture.

En rappel, ce festival va réunir plus de 100 artistes à travers le monde dont ceux du Togo.  

Esaïe Edoh

Cette année, à fin premier trimestre, le total cumulé des emprunts du Togo sur le marché financier régional Umoa-Titres, est évalué à 113 milliards FCFA, selon les compilations effectuées par Togo First. Cette mobilisation de ressources est en baisse de 29% en glissement annuel, comparée aux 160 milliards FCFA collectés sur la même période en 2022.

Précisément, durant les 3 premiers mois de l’année, le Togo a levé sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres basé à Dakar, via les Bons Assimilables du Trésor (BAT) 50 milliards FCFA et le reste soit 63 milliards FCFA, à travers des Obligations Assimilables du Trésor (OAT).

Sur la même période l’année dernière, le Trésor public togolais avait emprunté auprès des investisseurs de la sous-région, 28 milliards FCFA à travers des émissions de BAT et 132 milliards FCFA via des OAT.

La baisse enregistrée cette année peut s’expliquer par la faible mobilisation des investisseurs autours des appels d’offres du Togo. En effet, cette année, le pays ouest-africain a déjà enregistré à 3 reprises, moins de 100 % du taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions. Cette réalité a contraint le Trésor public togolais à collecter des ressources en deçà de ses ambitions.

L’engagement des investisseurs vis-à-vis du Togo n’étant pas suffisamment prononcé, le gouvernement a convié le mardi 21 mars 2023, lors de la première réunion du Conseil national du crédit (CNC), les acteurs financiers en activité au Togo à répondre davantage aux appels d'offres du Togo sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres.

Pour rappel, cette année, le Togo prévoit d'effectuer des emprunts à hauteur de 574 milliards FCFA pour financer son budget national qui s’équilibre à 1 957 milliards FCFA, en recettes et en impôts et taxes.

Esaïe Edoh

Les choses se précisent pour le projet Nigeria-Maroc, un méga projet de pipeline qui parcourt 13 pays, dont le Togo. En effet, le National Petroleum Company Limited (NNPCL) du Nigeria a annoncé récemment qu'il investira 12,5 milliards de dollars pour acquérir une participation de 50% dans l'infrastructure d'une valeur de 25 milliards de dollars, qui s'étendra sur 5 600 kilomètres le long de la côte atlantique.

Le Maroc hébergera 1 672 kilomètres de pipeline, qui devraient bénéficier à plus de 400 millions de personnes en Afrique de l'Ouest.

Le coup de fouet de la guerre en Ukraine

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Le projet énergétique avait été proposé pour la première fois par le Roi Mohammed VI et le Président nigérian Muhammadu Buhari en 2016, mais a récemment gagné en traction en raison de la hausse des prix de l'énergie et de la diminution des approvisionnements en gaz européen du fait de la guerre en Ukraine.

La structure est du reste, déjà en phase d'étude d'impact environnemental et de relevé de droits de passage, a déclaré le PDG du groupe NNPCL, Mallam Mele Kyari.

Si le Togo fait partie des pays prévus pour héberger le Nigeria-Maroc le long de l'Atlantique, il faut rappeler que le pays importe également du gaz naturel du Nigeria pour ses besoins en énergie. Lomé devrait également profiter de ce projet en termes de droits de passage.

Ce dispositif transnational s'ajoutera à des équipements déjà existants, comme le Gazoduc d'Afrique de l'Ouest (WAPCO), qui relie énergétiquement le Nigeria au Ghana, au Bénin et au Togo.

Ceci étant, le début de la construction du gazoduc n'a pas encore été fixé car certaines questions administratives doivent être résolues, a ajouté le ministre nigérian du Pétrole, Timipre Sylva.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la dette extérieure se chiffrait à 1 296,11 milliards de FCFA, à fin décembre 2022, soit 38,84% du portefeuille de la dette publique et plus d'un quart (25,32%) du PIB national, selon le ministère des finances. Cette dette, indique-t-on, est détenue pour plus de la moitié par des créanciers multilatéraux (Institutions de Bretton Woods, banques de développement, etc.), pour 58,6% de l'encours, par des créanciers commerciaux, pour 36,8%, et des créanciers bilatéraux pour "seulement" 4,6%.

Un risque de taux de change toujours modéré

Si dans l'ensemble, la dette publique du pays est peu exposée aux fluctuations de changes à l'international, avec les 4/5 de l'encours libellés en francs CFA et en Euro (83,5%), le portefeuille de la dette extérieure reste tout de même sensible aux fluctuations de certaines devises majeures.

En effet, le portefeuille de la dette extérieure est libellé pour 15,99% en dollar américain et 12,07% pour le yuan renminbi (CNY). L'Euro, qui pour sa part ne fluctue pas par rapport au FCFA, représente 28,93% de la dette extérieure.

Les récentes allocations en DTS du FMI n'ont pas non plus d'impact en termes de risque de changes. En effet, « Il faut signaler également que tous les concours du FMI en DTS dont l'encours représente 15,30% de la dette extérieure n'ont pas d'effet sur le taux de change en raison de l'accord signé entre la BCEAO et l'Etat. », relève le ministère des finances. Enfin, les prêts de la BOAD, institution multilatérale sous-régionale, sont libellés en FCFA et représentent 13,87% de la dette extérieure.

Emprunts bilatéraux et commerciaux

L'un dans l'autre, les emprunts bilatéraux représentent une part relativement faible de la dette extérieure (4,61%), avec le Fonds Koweitien comme principal créancier bilatéral (31,51%), suivi de l'Agence Française de Développement (26,64%) et du Fonds d'Abu Dhabi (18,32%). Enfin, la dette commerciale qui s'élève à 476,79 milliards de FCFA représente 36,79% du portefeuille de la dette extérieure, avec l'Eximbank Chine comme principal créancier (56,97%), suivi de la Société Générale (17,91%) et de Bank of Tokyo-MUFG (13,40%).

Pour rappel, en 2021, la dette extérieure du Togo était d'environ 1000 milliards FCFA à fin septembre, contre 550 milliards FCFA en 2017. Les engagements du pays envers l'international, se sont accrus notamment, en lien avec la covid-19, les mesures de résilience et de relance.

Ayi Renaud Dossavi

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Les réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, ouvertes le lundi 10 avril 2023, à Washington, enregistrent la participation du Togo représenté par une délégation conduite par le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya. La présence du Togo à cette rencontre intervient seulement un peu plus d’une semaine après la visite du Président de la Banque mondiale, David Malpass au Togo.

Cette rencontre, prévue sur une semaine, sera consacrée à des discussions sur plusieurs sujets notamment la réforme de la Banque, les défis mondiaux les plus urgents, et la gestion de la dette, qui tutoie désormais des niveaux jamais égalés depuis près d’un demi-siècle, selon les experts.

L’officiel togolais qui prend part à ces assises aux côtés de plusieurs dirigeants politiques et économiques du monde aura des entretiens avec d’autres responsables en marge des travaux. 

En rappel, le Togo avait participé aux Assemblées générales des institutions de Bretton Woods en octobre 2022 à Washington. La délégation togolaise était conduite par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui avait eu des échanges en marge des travaux avec plusieurs responsables des deux institutions, notamment la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva

Esaïe Edoh 

Le transporteur Gozem basé à Lomé et qui poursuit son expansion en Afrique, figure parmi les 40 start-ups du continent, sélectionnées pour participer à la première édition de African Unicorns à Casablanca, le 27 avril 2023. La start-up spécialisée dans le transport des passagers est retenue dans la catégorie “Mobility & Logistics” et pourrait être désignée aux côtés de 7 autres, comme potentiel futur leader de la tech africaine.

Elle est sélectionnée parmi les 40 sur la base de sa performance économique notamment les fonds levés, la croissance de ses revenus générés ou encore le niveau de traction délivré sur le marché. Elle représentera le Togo à cette rencontre qui va réunir des start-ups de 12 autres pays africains qui évoluent dans divers domaines tels que la Biotech, la Medtech, le E-commerce, la Fintech, la Greentech, l'Energie, la Mobilité, ainsi que l'IA ou encore le Big data.

Au cours de cette première édition, African Unicorns va célébrer et valoriser les réussites de ces 40 start-ups.

A cette rencontre organisée grâce à un partenariat avec Boston Consulting Group, Orange, BPI et Africinvest, ces créateurs et entrepreneurs retenus,seront également mis en relation avec « des titans de la technologie, des startups et des investisseurs pour collaborer » sur le segment de la tech. 

Selon African Unicorns, les entreprises identifiées « ont le potentiel dans les cinq prochaines années d'être valorisées à au moins 1 milliard de dollars ».

Notons que Gozem a signé un accord de financement de 10 millions $, soit environ 6 milliards FCFA, avec la Société financière internationale (IFC) afin d’étendre sa flotte. Un financement précisément pour appuyer 6000 chauffeurs de moto-taxi au Togo et au Bénin dans l’acquisition de nouveaux véhicules.

 Esaïe Edoh

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