Togo First

Togo First

L'Ordre National des Ingénieurs du Togo (ONIT) a présenté samedi 1er juillet 2023 à Lomé le tableau des ingénieurs autorisés à exercer la profession d'ingénieur au Togo. Au total, 527 ingénieurs, dont 9 stagiaires, ont obtenu cette autorisation.

Parmi ces 527 ingénieurs, 309 sont spécialisés en génie civil, 100 en génie électrique et électronique, 40 en génie mécanique et industriel, 15 en génie rural et 14 en génie agronomique. La liste comprend 234 diplômés de l'École Nationale Supérieure d'Ingénieurs (ENSI) de l'Université de Lomé, tandis que les autres ont été formés dans des pays voisins tels que le Burkina Faso et le Mali. Ce premier tableau de l'ONIT compte 30 femmes ingénieures pour 497 hommes.

Avec la publication de ce premier tableau, la loi régissant l'exercice de la profession d'ingénieur au Togo, adoptée par l'Assemblée Nationale togolaise en mars 2020, prend désormais effet.

"Dorénavant, toute personne non inscrite sur le Tableau de l'Ordre ne peut exercer la profession d'ingénieur au Togo", a rappelé Dammipi Noupokou, président du Conseil national de Direction de l'ONIT. Il a ensuite invité tous les ingénieurs togolais vivant et/ou travaillant au Togo ou à l'étranger et ne figurant pas sur le tableau à s'inscrire auprès du secrétariat de l'ONIT afin de pouvoir exercer leur profession au Togo en toute sérénité et responsabilité.

Il convient de rappeler que ce tableau sera mis à la disposition des institutions nationales et internationales ainsi que des sociétés publiques et privées pour une utilisation régulière.

Esaïe Edoh

Organisé par la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA), le premier Salon de l'Agroalimentaire et du Financement Agricole (SAFA) a ouvert ses portes avec éclat le 1er juillet 2023 dans la préfecture de Haho. Son lancement a réuni producteurs, institutions financières et acteurs de l'industrie agroalimentaire au Marché de Notsè, ville située à 100 km de Lomé.

Cette première étape de la première édition a vu la participation de personnalités notables telles que le Commandant Sanda Idiola, administrateur général de la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA), et Aristide Agbossoumonde, Directeur du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA). Les discussions qui ont marqué cette première journée de cet événement pionnier ont principalement porté sur la manière de stimuler le secteur agroalimentaire togolais en élargissant l'accès au financement et en renforçant la productivité des agriculteurs. 

Le SAFA : Un levier pour l'économie agricole ? 

Le SAFA, nouvellement lancé, vise à redéfinir le secteur agroalimentaire togolais. Son objectif est de contribuer à augmenter la productivité, renforcer la rentabilité et favoriser l'essor des industries de transformation au Togo. Cela nécessite la mobilisation de tous les acteurs de la chaîne de valeur agricole, depuis les producteurs jusqu'aux consommateurs, en passant par les institutions financières.

L’événement se présente comme une plateforme pour montrer aux agriculteurs et à toutes les parties prenantes du secteur, les avantages et opportunités de ce dernier, les cultures privilégiées, les ambitions de transformation locale des produits, ainsi que les opportunités de financement agricole. 

Ce salon itinérant, cible principalement les régions rurales, véritables centres de la production agricole au Togo. Bien que diverses initiatives aient déjà été mises en place pour promouvoir le secteur agricole, le SAFA se distingue en rassemblant tous les acteurs de ce secteur en un lieu unique : les marchés ruraux. 

"Le SAFA a été initié pour présenter aux producteurs agricoles les opportunités à saisir et les mécanismes mis en place pour dynamiser leurs activités", a déclaré Sanda Idiola, administrateur général de l'autorité de coordination de la PIA.

Solutions de financement : Une discussion ouverte 

Alors que moins de 1% des crédits bancaires est destiné à l'agriculture au Togo, la question du financement a été au centre des débats. Simplice Assih, représentant d'Ecobank, a souligné l'importance de trouver des solutions pour augmenter l'impact des financements agricoles. Parmi ces solutions, la formation de coopératives ou d'agrégateurs par les producteurs pour faciliter les démarches administratives et accroître la crédibilité des projets a été recommandée. Il est à préciser à cet égard que les principaux financiers de l’initiative, au moyen du MIFA, sont notamment Ecobank et IB BANK, pilier de BKG, qui vient de remporter un marché de mécanisation de l’agriculture togolaise.

Le colonel Ouro-Koura Agadazi, Directeur Général de l'Agence nationale de la sécurité alimentaire au Togo (ANSAT), a pour sa part, mis l’accent sur la contractualisation. Cette approche consiste à définir à l'avance avec les producteurs et les agrégateurs, les quantités à produire et à livrer à la PIA. Après Notsè, qui a accueilli la cérémonie d’ouverture, le SAFA continuera sa route dans d'autres villes togolaises à savoir Vogan, Elavagnon, Sotouboua et Kétao. À chaque étape, le message restera le même : revitaliser l'économie agricole togolaise.

Au Togo, l’enquête de satisfaction auprès des clients des opérateurs téléphoniques et des usagers de services de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), prévue pour prendre fin le 7 juillet prochain est prorogée d’une semaine. L’information a été communiquée ce mardi 4 juillet 2023 par le régulateur.

L’opération qui a démarré depuis le 19 juin dernier, permet d’évaluer les services et offres des opérateurs de télécommunication électronique en activité dans le pays.

Concrètement, au cours de cette campagne, les consommateurs se prononcent sur la qualité des prestations des opérateurs de téléphonie mobile et autres services de communication électronique. Ceux-ci sont à cet effet contactés via le centre d’appel de l’ARCEP.

Une enquête similaire avait été réalisée l’année dernière et avait conduit à des sanctions à l’encontre des opérateurs Moov Africa-Togo et Togo cellulaire du Groupe Togocom à cause des insuffisances relevées dans leurs prestations.

Esaïe Edoh 

Dans la préfecture de Blitta, la Caisse mutuelle d'épargne et de crédit pour les femmes (CMECF)-Blitta, a tenu son assemblée générale mixte le lundi 26 juin dans la localité de Blitta (261,6 km de Lomé).

Selon les rapports validés, en 2022, la caisse a accordé des crédits d'un montant de 222,53 millions FCFA à 523 membres, contre 170,90 millions FCFA à adhérents en 2021, soit une progression de 30% en valeur, et 9% en nombre d'emprunteurs.

Dans le détail, les activités financées concernent le commerce, le stockage, l'artisanat, l'éducation, l'agriculture et la transformation des produits locaux. Quant au capital social, il est passé de 24 617 500 FCFA en 2021 à 26 560 500 FCFA à fin 2022, soit une progression de 15%. Après la révision des comptes, la CMECF-Blitta présente un équilibre entre l'actif et le passif au 31 décembre 2022, avec un montant de 258 525 782 FCFA.

Selon le rapport, la CMECF-Blitta regroupe 7 679 adhérents, composés de 2 896 hommes, 4 335 femmes et 428 personnes morales, à fin 2022, contre 7 317 membres en 2021, soit une augmentation de 5%.

Ce fut également l'occasion de renouveler les instances dirigeantes. À l'issue des élections, le Conseil d'administration (CA) compte 5 membres avec à sa tête Mme Kéléou Marie. Le Comité de crédit (CC) et le Conseil de surveillance (CS) sont composés chacun de 3 membres dirigés respectivement par Mmes Télou Angèle et Sim Am-Yadou, comme le rapporte l'ATOP (Agence togolaise de presse). Ces derniers sont élus pour un mandat de 3 ans.

Enregistrée comme SFD agréé au Togo depuis les années 2000, la Caisse Mutuelle d'Épargne et de Crédit pour les Femmes de Blitta fait partie de microfinances actives dans plusieurs localités du centre et du nord du pays, avec des représentatations sœurs à Sokodé, Sotouboua et Tchamba. Elle fait partie de l'Union des Caisses Mutuelles d'Épargne et de Crédit pour Femmes du Togo (UCMECFTO).

L'Office Togolais des Recettes (OTR) accueille cette semaine à Lomé un atelier sous-régional sur l'équité du genre et la diversité en douane. La rencontre, organisée par l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD), du 3 au 7 juillet 2023, vise à sensibiliser les acteurs du secteur douanier sous-régional sur les questions liées au genre au sein des administrations douanières. 

On note la participation de participants venus de pays voisins (du Ghana, de la Côte d'Ivoire) et du Togo.

Ces travaux, sur la semaine, aborderont différents modules relatifs à la problématique du genre, mettant en lumière l'importance de l'égalité entre les hommes et les femmes dans le domaine douanier, indique l'OTR. Les participants auront notamment l'opportunité d'approfondir leurs connaissances et d'échanger sur les meilleures pratiques pour promouvoir l'équité et la diversité au sein de leurs administrations respectives. 

L'ouverture de cet atelier, qui s'est tenue le 3 juillet 2023, a été marquée par la présence du Commissaire des douanes, accompagné de la chargée du projet, une experte en égalité du genre et diversité, ainsi que de la Première conseillère, représentante de l'Ambassadeur de la République d'Allemagne. 

Pour le fisc togolais, ces travaux s'inscrivent également dans le cadre de la collaboration, non seulement avec ses pays voisins, mais aussi avec l'OMD, notamment pour promouvoir l'équité et la diversité au sein de leurs administrations douanières.

Lire aussi:

Le Togolais Philippe Tchodié sur une short-list de trois candidats en lice pour la tête de l’OMD

Au Togo, le ministère en charge de l’urbanisme a annoncé il y a quelques jours la signature le 15 juin dernier à Lomé d’un protocole d’accord avec la société Addoha Douja Promotion, en vue de la construction de logements collectifs au cœur de la capitale. Les documents ont été paraphés par le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, Koffi Tsolenyanu et Mehdi Zemmama, directeur exécutif Afrique de Addoha.

Selon les termes de l’accord, la société basée à Rabat (Maroc) et spécialisée dans le bail de biens immobiliers, devra présenter à l’Etat togolais dans un délai de cinq mois, un premier descriptif du projet précisant le parti architectural retenu et les éléments majeurs du programme de construction. In fine, la société construira, via ce partenariat public-privé (PPP) 1000 logements collectifs décents à Lomé.

Ce nouveau partenariat qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de construction de 20 000 logements prévue dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025, vient s’ajouter à celui conclu il y a deux ans avec l’institution panafricaine Shelter et d’autres partenaires tels la SFI, la BAD et BOAD.

« Cet accord va permettre de booster significativement l’exécution du grand programme de construction de 20 000 logements décents à coûts abordables », a déclaré le ministre de l’habitat, rappelant que « les logements collectifs décents à Lomé prévus sur des terrains sous-occupés en zone urbaine et périurbaines va réduire l’écart entre l’offre et la demande d’habitat décent à Lomé, et de limiter l’étalement ».

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : la BAD va débloquer 5,13 millions $ pour les études de faisabilité du projet de 20 000 logements

Le Togo quitte le statut d’Etat observateur de l’Union africaine des télécommunications (UAT) pour en devenir membre à part entière. L’Assemblée nationale a adopté le vendredi 30 juin dernier à l’unanimité, le projet de loi d’adhésion proposé par le gouvernement.

Cette autorisation accordée, selon la ministre de l’économie numérique Cina Lawson, doit permettre au pays de poursuivre son ambition de devenir un hub numérique de premier plan sur la scène régionale et internationale. 

« Cette adhésion constitue une étape très importante dans notre engagement pour l’intégration régionale et le développement des télécommunications en Afrique », a déclaré la responsable.

L’officielle soutient par ailleurs qu’avec son nouveau statut, le pays pourra « solliciter le soutien de l’organisation pour faire valoir ses positions ou défendre ses intérêts au sein de l’Union internationale des télécommunications (UIT) ».

Du reste, le Togo se donne désormais les moyens d’une coopération plus accrue avec d’autres pays du continent notamment dans le cadre d’échanges d’expertise, indique-t-on.

Notons que l’UAT a été officialisée sous sa forme actuelle en décembre 1999 en Afrique du Sud, après avoir été pendant deux décennies une agence spécialisée de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA).

Au Togo, l'Assemblée générale des actionnaires d'Africa50 a débuté ce lundi à Lomé, avec l'ouverture du premier Forum Infra for Africa et la signature d'un accord historique de recyclage des actifs. Cet accord permettra au Togo, de monétiser une infrastructure existante, en l'occurrence le projet routier Lomé-Kpalimé, afin de dégager des ressources financières pour investir dans d'autres infrastructures prioritaires.

"Le recyclage des actifs est une initiative innovante menée par Africa50 qui permet aux gouvernements de monétiser des infrastructures en place par le biais d'une concession au secteur privé, les fonds reçus étant réinvestis dans d'autres projets prioritaires.", indique le Fonds. De plus, en libérant une partie de la dette associée au projet routier, le gouvernement togolais disposera d'une marge de manœuvre budgétaire pour allouer des fonds à d'autres projets d'infrastructures essentiels pour le pays, ajoute-t-on.

Lors de son discours d'ouverture, le Président Faure Gnassingbé a souligné l'importance des infrastructures pour le développement de l'Afrique et la nécessité de promouvoir la participation du secteur privé dans ce domaine. Il a également souligné l'importance d'un environnement économique stable et transparent pour attirer les investissements étrangers.

Dr Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement et Président du Conseil d'administration d'Africa50, a pour sa part salué cet accord comme une avancée audacieuse et visionnaire dans le financement des infrastructures. Adesina a également réaffirmé l'engagement de la BAD envers le Togo.

Le Forum Infra for Africa se poursuit sur deux jours et comprendra d'autres annonces et signatures d'accords. Pour rappel, Africa50 est une plateforme d'investissement créée par les chefs d'État africains et la Banque africaine de développement. Elle vise à mobiliser des fonds publics et privés pour investir dans des projets d'infrastructures à fort impact de développement en Afrique.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo a réussi à mobiliser 110 milliards FCFA sur le marché des titres publics le mardi 27 juin via une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT) alors qu’il recherchait 100 milliards FCFA, a rapporté l’agence Umoa-titres qui annonce également le report de l’émission de mobilisation de 30 milliards FCFA, prévue pour être clôturée ce vendredi 30 juin 2023.

Selon le compte rendu de l’opération consulté par Togo first, le Trésor public togolais a encaissé 92 milliards FCFA sur les OAT stipulées pour 3 et 5 ans, assorties de taux d’intérêt respectifs de 6% et 6,25%.

Le pays a aussi levé 18 milliards FCFA à travers les BAT à maturité de 364 jours et un taux multiple. Le rapport indique également que 38 investisseurs de la sous-région ont participé à l’opération et ont soumissionné à hauteur de 170 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 170,5%.

Désormais, le Togo totalise 404 milliards FCFA de fonds levés cette année sur le marché des titres publics de l’Umoa, alors que la prévision annuelle est estimée à 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Le Togo actualise son cadre juridique en matière de centres de gestion agréés (CGA), des structures spécifiques mises en place pour accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) dans leur gestion comptable, fiscale et sociale. C’est suite à la validation d’une loi en ce sens par l’Assemblée nationale, hier jeudi 29 juin 2023, lors de la sixième séance plénière ordinaire de l'année.

Cette mise à jour intervient après 23 ans d'application du dispositif de 1997, régissant ces structures au Togo, avec un constat mitigé, selon l’Assemblée. Dans le cadre de ces réformes, le pays transpose une directive communautaire (Uemoa) de 2022, qui vise à améliorer la gestion des entreprises en facilitant leur création et leur adhésion aux CGA. 

« Cette nouvelle loi, qui prend en compte les innovations de la nouvelle directive, va apporter plus de flexibilité à la création ainsi qu’à l’adhésion aux Centres de Gestion Agréés (CGA). » a indiqué Sani Yaya, le ministre de l’Économie et des Finances, présent lors de ces travaux. « Elle permet, entre autres, d’améliorer la gouvernance des entreprises et d’apporter aux adhérents ou clients des CGA, une assistance en matière de gestion, de leur offrir des services en termes d’information et de formation, de leur apporter un appui à la prévention et au règlement des difficultés, de tenir et de présenter leur comptabilité et de leur apporter une assistance en matière fiscale et en droit social. », a-t-il ajouté. 

Innovations et mesures incitatives 

12356AC

Une des innovations majeures de ce projet de loi, apprend-on, est la possibilité pour les CGA de fonctionner sous forme de sociétés de capitaux, à l'exception des sociétés unipersonnelles. Cette mesure vise à encourager le développement des CGA au Togo, en offrant notamment de nouvelles opportunités de financement et de croissance. 

L’Etat prévoit également d'autres incitations, telles que des subventions associatives accordées par l'État et une préférence de 5 % en faveur des adhérents dans les procédures de passation des marchés publics, cumulable avec le taux de préférence communautaire de 15 %.

Une structure de surveillance devrait également être créée, au sein de l'administration fiscale, pour assurer le suivi et l'encadrement des CGA

En conclusion de ces avancées, l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dgbé, Sani Yaya, s’est félicité de l’adoption de ces lois qui selon lui, fournissent au pays, les moyens juridiques pour le développement harmonieux des CGA. 

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : révision de la loi sur les transactions électroniques

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.