Togo First

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Au Togo, l'exportation des déchets issus de la biomasse est désormais soumise à une autorisation préalable de l'autorité publique, précisément le ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Consommation locale. C'est ce qu'indique un communiqué en date du mois dernier (28 mars 2023), en lien avec l'arrêté interministériel pris le même mois, en vue d'encadrer les exportations des déchets de biomasse.

« Le Ministre du commerce, de l'industrie et de la consommation locale porte à la connaissance des opérateurs économiques que, conformément aux dispositions de l'arrêté interministériel N°011/MCICL/MEF/MERF/MDEM du 15 mars 2023, l'exportation des déchets issus de la biomasse est soumise à une autorisation préalable du Ministère chargé du commerce. », indique-t-on en substance, tout en appelant les acteurs concernés « à prendre les dispositions nécessaires pour se conformer à cette mesure ».

Les déchets issus de la biomasse concernent notamment le bois, les déchets des industries de transformation du bois (des déchets forestiers tels que les branches, les feuilles, les copeaux de bois et les sciures) et les déchets végétaux agricoles (la paille, les tiges, les feuilles et les tiges de maïs, ainsi que des déchets alimentaires tels que les restes de fruits et légumes, les déchets de cuisine et les déchets de poisson). On peut également relever les écorces, les coques de noix de coco et les déchets de coton.

La mesure intervient dans un contexte où les acteurs privés et publics du pays réfléchissent à des outils et méthodes pour renforcer la valorisation des déchets, notamment sous forme de biogaz.

Ayi Renaud Dossavi

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Après Blitta, la ville de Dapaong (environ 610 km au nord de Lomé) va abriter une Centrale solaire photovoltaïque.  Le Conseil des ministres a déclaré d’utilité publique, la construction de cette infrastructure énergétique et autorisé les travaux, le mercredi 5 avril 2023.

L'infrastructure annoncée sera dotée d’une puissance de 30 MWc sur une superficie de plus de 115 hectares. Elle est envisagée dans le cadre du projet régional solaire d’intervention d’urgence (RESPITE).

In fine, cette centrale va contribuer à réduire la dépendance et renforcer la souveraineté énergétique du pays qui ambitionne d’ailleurs d’atteindre la couverture universelle à l’horizon 2030. De façon concrète, elle permettra l’électrification d’environ 60 localités rurales dans la région des Savanes, ceci, en droite ligne avec le Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS). 

Sa mise en place va non seulement représenter un pas vers l’objectif 2030 mais aussi participer à la promotion des énergies renouvelables dans le pays ainsi que la feuille de route gouvernementale 2020-2025 le prévoit.

Notons que dans la dynamique de l'accès universel à l’énergie, la capacité de la centrale de Blitta sera augmentée de 50 MW à 70 MW. Les travaux d’extension ont été lancés fin mars dernier par le Président Faure Gnassingbé.

Esaïe Edoh

Le commerce électronique connaît une croissance exponentielle ces dernières années, et les marketplaces en ligne sont devenues des acteurs incontournables dans le domaine. Parmi ces acteurs, DizzitUp, une startup africaine, finaliste d’Ecobank Fintech Challenge 2022, se démarque par ses ambitions de devenir l’Alibaba du continent. Rencontré lors de l’Africa Fintech Tour, étape de Lomé, Togo First a eu l'opportunité d'interviewer Solofo Rafeno, CEO de DizzitUp, pour en savoir plus sur cette jeune pousse innovante ayant ses bases opérationnelles à Lomé et ses projets pour l'avenir du commerce en Afrique. 

Togo First : À quoi sert DizzitUp ?

Solofo Rafeno (SR) : DizzitUp est une plateforme de vente en ligne qui offre aux PME africaines, un accès à des solutions de financement pour développer leurs activités. La startup aide également ces entreprises à accroître leur chiffre d'affaires en leur proposant une plateforme de vente en ligne pour leurs produits et services à la fois localement et à la diaspora, qui compte plus de 40 millions d'Africains.

DizzitUp est focalisé sur les produits et services de première nécessité, les PSPN, vendus exclusivement par les entreprises africaines dans 6 catégories, l’Alimentaire, l'Énergie renouvelable et Construction, la Santé, l'Éducation, les Tech. (Téléphones, ordinateurs & internet) et dans un futur proche, les nouveaux Services Financiers décentralisés (DeFi).

De ce fait, DizzitUp permet de développer l’inclusion digitale et financière des TPE/PMEs africaines tout en leur apportant des revenus additionnels.

En 4 mois d’exploitation, DizzitUp Marketplace a enregistré 150 marchands et nous prévoyons de dépasser les 1000 marchands de Togo, Bénin, Madagascar et Côte d’Ivoire d'ici à la fin de l'année 2023.

Togo First : Quels sont les principaux profils d’acheteurs auxquels s’adresse DizzitUp ? 

SR : Les acheteurs de DizzitUp Marketplace se divisent en deux groupes principaux :  les locaux, résidant en Afrique, pour leur consommation locale ; les membres de la diaspora africaine, plus de 40 millions de personnes, pour leurs familles basées au Togo, Bénin et Madagascar à ce jour et prochainement en Côte d’Ivoire.

Togo First : Comment résolvez-vous la question de la confiance sur votre place de marché ?

SR : 80% de l'économie africaine est constituée de petites et moyennes entreprises (PMEs) informelles. Pour encourager la confiance entre les commerçants et les consommateurs, une solution consiste à bien sélectionner les marchands, vérifier leur existence et à se concentrer sur les produits et services de première nécessité tels que la nourriture, les équipements de production d’électricité solaire autonome, les matériaux de construction, les téléphones, les ordinateurs et les services de santé et d’éducation. 

Les équipes DizzitUp sur le terrain vérifient si les magasins existent physiquement et proposent des produits conformes aux critères. Des photos et des vidéos sont prises, et seuls les produits sélectionnés sont inclus sur la plateforme. 

D’autre part, la logistique est cruciale pour garantir la qualité du service. En ce sens, notre plateforme propose une prestation de livraison supplémentaire avec des livreurs indépendants. 

Togo First : Comment se font les livraisons ? 

SR : Notre premier objectif est toujours de développer l’activité économique de nos marchands, ainsi nous privilégions la récupération (picking) des marchandises dans leurs boutiques afin d'accroître le flux de passage de clients. Le “picking” est proposé par défaut. Toutefois, chaque marchand a le choix de proposer un service de livraison, assuré par des partenaires locaux de DizzitUp.

Par exemple, un parent habitant à Kara achète sur la plateforme et paie, en TMoney ou Flooz ; le bénéficiaire de la commande, un membre de sa famille à Lomé, peut venir chercher la marchandise à la boutique de Lomé ou se faire livrer par le prestataire partenaire de DizzitUp. 

Un autre cas d’usage est l’achat récurrent de panier alimentaire, “FoodBox”, par un Togolais vivant à New-York pour ses parents vivant à Lomé. L’achat se fait par carte Visa ou Mastercard, les parents récupèrent les marchandises en boutique ou se font livrer et le marchand payé par DizzitUp immédiatement par TMoney ou Flooz ou virement bancaire après cession des marchandises. Il est à noter que toute commande dépassant les 30.000 FCFA bénéficie d’une livraison gratuite dans la zone du Grand Lomé.

Togo First : Vous avez une stratégie axée sur la Blockchain, pensez-vous que les moyens de paiement comme les crypto-monnaies peuvent changer la donne pour les places de marchés comme la vôtre en Afrique ?

SR : Il est important de noter que la blockchain n'est pas une méthode de paiement en elle-même, mais plutôt une infrastructure similaire à Swift. 

À l'heure actuelle, notre place de marché accepte les cartes bancaires internationales Visa et Mastercard et le mobile money de sept pays francophones de l’Afrique de l’ouest.

Prochainement, nous allons lancer notre application DizzitApp, s’appuyant sur l’infrastructure Blockchain permettant les paiements par la diaspora et jeunes urbains d’Afrique en Bitcoin et autres crypto-monnaies sachant que les marchands seront toujours payés en monnaie locale, FCFA et Ariary pour Madagascar. Ce 3ème moyen de paiement sur DizzitApp donnera la possibilité à ceux qui disposent d’actifs numériques de ”faire du bien et du réel” avec une partie de leurs avoirs en subvenant aux besoins de leurs familles au pays (leur acheter à manger, payer des frais de scolarité et des actes médicaux, etc…)

Les crypto-monnaies sont en passe de devenir un moyen d'échange à l’échelle mondiale avec 200 à 400 millions d'utilisateurs, dont plus de 40 millions en Afrique. Ces personnes pourront prochainement utiliser leurs avoirs en crypto-monnaies pour acheter des biens essentiels tels que de la nourriture pour leur propre consommation ou leurs familles dans d’autres pays africains. 

Togo First : Comment percevez-vous les questions liées à la réglementation surtout celles liées à l’utilisation des crypto-monnaies ? 

SR : Le Togo est le deuxième pays africain avec le plus grand nombre d'utilisateurs de cryptomonnaies après le Nigeria, ce qui représente d'énormes opportunités pour l'économie africaine

Les réseaux décentralisés blockchain et les crypto-monnaies associées constituent une opportunité pour les pays émergents. Ils peuvent permettre aux pays africains d'accélérer le commerce intracontinental et l’inclusion financière des TPE/PMEs et des citoyens, comme le font depuis une décennie, les services de Mobile Money.  

Mais toutes ces nouvelles technologies ne pourront être bénéfiques aux entreprises et aux citoyens que dans un cadre réglementaire clairement défini, même amendé régulièrement au fil du temps. 

Il y a une prise de conscience palpable de nos jours de la part des régulateurs pour définir ce cadre réglementaire, nous sommes impatients de les voir promulgués pour nous y conformer afin de pérenniser nos investissements et surtout booster les activités de nos marchands. 

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Togo First : Pourquoi avoir choisi le Togo ? Pensez-vous que le Togo peut être un accélérateur pour le déploiement de votre start-up dans la sous-région ? 

SR : Nous avons créé notre première filiale au Togo, qui est un vrai hub financier pour la sous-région. Nous avons choisi de nous implanter au Togo car ce pays dispose d'une infrastructure juridique et d'un environnement favorable aux affaires qui attirent de nombreuses institutions financières. La présence du siège mondial d’Ecobank sur la place de Lomé a été aussi décisive. 

Malgré notre statut de start-up, ils nous ont accueillis dans leur division multinationale. Ce partenariat nous a permis d'intégrer leur gateway de paiement pour gérer les cartes bancaires au niveau mondial et les mobile money de 7 pays de la sous-région.

En conséquence, nous avons pu créer notre filiale en moins d'un mois, ce qui représente un avantage comparatif important.

Togo First : Vous avez été finaliste du concours annuel organisé par votre partenaire Ecobank. L’existence de ce partenariat initial a probablement joué un rôle décisif…

SR : Notre partenariat avec Ecobank n'a pas été le facteur décisif de notre sélection lors du concours, car d'autres start-up ont également eu des partenariats significatifs. Cependant, notre ambition d'expansion dans 21 pays, dont Ecobank n'est absent que dans deux, et notre vision et ambition d’être un acteur économique impactant auprès des TPE/PMEs d’Afrique nous a donné un avantage certain. 

Nous avons été finaliste de Ecobank Fintech Challenge 2022, faisant partie des 6 finalistes qui ont été sélectionnés parmi 700 startups de 59 pays du monde (dépassant le cadre des 54 pays d’Afrique).

Togo First : Vous avez déjà eu recours une fois aux levées de fonds en capital-risque. Comptez-vous lever de nouveaux fonds ?

SR : Effectivement, DizzitUp a déjà réussi à lever 340 000 $ de financement auprès de 44 investisseurs individuels, appelés "business angels". Environ un tiers de ces investisseurs sont des Africains vivant en Afrique ou en Europe. Les fonds levés ont été utilisés pour développer la start-up et sa plateforme technologique durant 3 ans. 

La société est actuellement en train de procéder à une deuxième levée de fonds de 3 millions $ en equity pour financer son extension en Côte d’Ivoire et au Nigeria et développer les nouveaux services de Finance Décentralisée (DeFi) pour les TPE/PMEs marchandes de DizzitUp Marketplace. 

Pour cette nouvelle levée de fonds, DizzitUp ambitionne d'attirer des investisseurs privés africains pour environ 20 % de la somme totale recherchée et des fonds d’investissements internationaux (VCs, institutions internationales et Corporate funds).

Togo First : Quels sont les projets d'expansion futurs de DizzitUp ?

SR : En ce qui concerne nos projets futurs, nous avons décidé de renforcer notre présence à Madagascar, au Togo et au Bénin en 2023, ainsi que d'ouvrir une nouvelle filiale en Côte d'Ivoire. Nous avons pour objectif de nous étendre au Nigeria en 2024 pour consolider notre position en Afrique de l’ouest.

Je suis convaincu que le Nigeria est non seulement le moteur économique de l’Afrique mais aussi la clé de réussite pour une expansion panafricaine. Nul ne peut prétendre être pan-africain sans être présent et opérationnel au Nigeria.

Togo First : Pour atteindre cet objectif, quelle stratégie développez-vous ?

SR :  Notre modèle de place de marché est assez simple : les achats suivent la croissance des marchands et des produits listés. Plus nous avons d'offres, plus nous avons de comptes, car les gens peuvent acheter ce qu'ils souhaitent. Nous investissons dans la publicité pour les marchands et nous avons déjà enregistré des chiffres d'affaires en 2022. Un de nos avantages compétitifs au-delà de notre infrastructure de paiement décentralisée, réside dans notre capacité à évangéliser les marchands en combinant les approches digitales et physiques sur le terrain.

Nous commençons toujours par une approche de présence physique, en déployant des équipes sur le terrain pour recruter des marchands. Nous avons également des recruteurs auprès des étudiants et un système d'incitation pour encourager les recruteurs, qui sont également des gestionnaires de marketing pour les marchands. Nous fournissons une assistance complète et gratuite aux marchands, y compris la création de visuels, de photos et de vidéos que nous publions sur Facebook. Les recruteurs deviennent ainsi des commerciaux de nos marchands.

Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le recensement électoral est prévu du 29 avril au 03 juin 2023 dans le cadre des élections régionales et législatives qui devront se dérouler cette année. Ce calendrier du recensement, proposé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a été entériné ce mercredi 05 avril par le gouvernement, lors du Conseil des ministres via un décret.

Cette phase qui sera précédée de la formation des agents de recensement (opérateurs de saisie), va aboutir à l’établissement des listes électorales, une étape cruciale dans le processus des consultations électorales.

Cette nouvelle étape qui s’annonce, suit la mise en place du bureau de la CENI, et la création des CELI.

S’agissant de l’enrôlement électoral, selon le gouvernement, des détails sur le déroulement seront communiqués plus tard.

Esaïe Edoh

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En quatre ans de déploiement, le dispositif SOFIE (Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau), qui vise à permettre aux populations de signaler rapidement les pannes sur les ouvrages de forage d'eau en utilisant le digital, a touché 366 cantons sur les 394 que compte le pays. 

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Depuis son lancement en 2019, le programme a permis de connecter 9 052 forages publics à sa plateforme de suivi, en deçà des 9 460 prévus initialement, apprend-on.

L’initiative de modernisation des services publics en déployant le dispositif SOFIE pour améliorer l’accès à l’eau dans les milieux ruraux, est conjointement pilotée par les ministères en charge de l’eau et du numérique. Via sa plateforme, elle permet de détecter et de localiser les pannes sur les ouvrages de forage publics, favorisant ainsi une intervention rapide des réparateurs au maximum dans les 72h.

Outre le fait d’assurer un approvisionnement continu en eau potable en limitant les pannes sur les forages, SOFIE vise à réaliser des “économies substantielles”, en termes d’argent et de temps.

Son déploiement au Togo s'inscrit notamment dans la politique de digitalisation des services publics du gouvernement, ainsi que dans l’atteinte des Objectifs de développement durable des Nations unies, en particulier l’ODD 6, qui vise à garantir un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.

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Un pari gagné pour la banque qui augmente sensiblement ses leviers en matière de mobilisation de ressources sur les marchés internationaux alors que les États qu’elle finance, moins bien notés, ont vu leurs besoins de financement pour le développement croître considérablement ces dernières années. 

Le Conseil des ministres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a approuvé la modification des statuts de la Banque ouest-africaine de Développement (BOAD) lors de sa session du 31 mars 2023. Une décision qui intervient après l'approbation de la première étape de l'augmentation de capital de la BOAD, le 30 décembre 2022. 

Vote de confiance, victoire d’étape

A défaut de nouveaux investisseurs notés A, les actionnaires existants de la banque vont injecter pour cette première tranche 554,35 milliards FCFA (920 millions $) pour augmenter le capital de la banque à 1709,35 milliards FCFA. Soit une hausse de plus de 48%. 

Les détails de l'opération n'ont pas été communiqués officiellement, mais selon les informations fournies par Serge Ekué (photo), président de l’institution, au journal français Les Echos, en février 2022, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) souscrira en partie à cette augmentation de capital, mais sa participation de 46,9% devrait être diluée. De leur côté, les huit pays actionnaires régionaux (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) devraient souscrire à parts égales et conserver leur participation inchangée à 5,9%. Ce sont les actionnaires classés par la banque dans sa catégorie A. 

Le reste de ce premier round de l'augmentation de capital est partagé entre les actionnaires de catégorie B, qui comprennent les pays et les institutions financières partenaires de la BOAD, notamment la France (dont la participation devrait augmenter de 3,2% à 3,5%), l'Allemagne, la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque africaine de développement (BAD), la Belgique, la Chine et le Maroc. Dans l'ensemble, il s'agit d'un vote de confiance pour la banque ouest-africaine qui cherche à améliorer sa notation de crédit, ayant reçu une nouvelle confirmation de ses notations Baa1 et BBB de catégorie « Investment Grade » par les agences de notation Moody's et Fitch Ratings lors de leurs dernières évaluations.

Donner les coudées franches 

De quoi doper la banque de développement, l’institution la mieux notée de l’Union, améliorer sa capacité à mobiliser des fonds sur les marchés financiers et accroître sa capacité de prêts aux États membres.

Cette augmentation éloigne un peu la banque de la zone rouge en termes de capacité d’endettement, un mouvement de redressement commencé depuis 2020, lorsqu’un an plus tôt, le ratio d’endettement de la banque publique de développement avait atteint la barre des 255%, contre une limite statutaire de 300%. Si l’institution a poursuivi en 2021 et 2022, « le renforcement de son cadre de gestion des risques » et s’est engagée à veiller « à la consolidation de sa solvabilité et de l’adéquation de ses fonds propres », le ratio est certes descendu, mais reste toujours au-dessus des 200% à fin juillet 2022.

Agriculture, emplois, énergie, eau potable, climat … au menu 

Or, pour financer et accentuer ses interventions, la BOAD a besoin d’accéder aux ressources. Comme tracé dans son programme d’investissement, le plan stratégique Djoliba, l’institution projette d’investir environ 3 300 milliards FCFA sur le quinquennat 2021-2025, dont les trois quarts iront au secteur public et un quart au secteur privé.

Ses interventions devraient s’articuler autour de 5 priorités, dont le renforcement de l’intégration régionale, la création de valeur et d’emploi, le changement climatique, le capital humain, la gouvernance, l’augmentation de sa capacité de financement. A l’horizon 2025, l'objectif de l'institution est de soutenir financièrement la création de plus de 245 000 emplois. Elle prévoit de financer l'aménagement de 12 000 hectares de terres pour la production de 170 000 tonnes de riz par an. Pour le secteur des transports, la banque compte financer la mise en place de 13 000 km de routes pour améliorer les infrastructures et faciliter les déplacements des populations et des biens dans la région. 

En ce qui concerne l'accès à l'énergie, 380 MW supplémentaires seront ajoutés au réseau, avec une part minimale de 39% affectée aux énergies renouvelables sur des concours de l’institution basée à Lomé.  L’accès à l'eau potable est également un volet important de ce financement.  Les financements de la banque devraient permettre la construction des infrastructures nécessaires pour augmenter de 88 000 m3/jour la production moyenne d'eau potable.

Ressources concessionnelles

Si les ressources de la BOAD sont jugées chères par certains observateurs, l’institution n’élude pas le constat et cherche des voies et moyens pour baisser les coûts de celles-ci. Dans le plan Djoliba, c’est tout un programme qui est prévu pour atteindre ce dont le diagnostic est sans appel. « Les ressources concessionnelles ont été difficiles à mobiliser pendant les deux derniers plans stratégiques et la situation économique difficile post-pandémie ne permet pas d’espérer que cette situation change dans une direction favorable », reconnaît le document. 

Pour la BOAD, le renforcement de ses fonds propres, à l’issue de ce premier closing, « a induit de fait, une baisse substantielle de la tarification des interventions de la BOAD, en faveur des Etats et du secteur privé de l’Union. Il servira également à relever les niveaux d’activité, y compris l’activité concessionnelle ». 80 milliards FCFA seront libérés chaque année pour fournir des prêts concessionnels à des projets à « fort contenu social », prévoit-on. 

Fiacre E. Kakpo

Après 3 ans d'interruption suite à la Covid-19, le Salon International de l'Immobilier et de l'Habitat de Lomé (Fest'immo) est de retour pour sa sixième édition.

L'événement aura lieu cette année, du 12 au 14 mai sur le site du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF, dit "Togo 2000"), selon le comité d'organisation.

Pendant ces trois jours, l'événement veut réunir les acteurs de l'immobilier et services connexes, pour mettre en avant, les offres immobilières du secteur. 

« L'objectif principal de la 6ème édition est de fêter la reprise, de rassembler et de consolider les acteurs et d'offrir de nouvelles palettes de produits immobiliers aux consommateurs », indique Romuald Akitani (Directeur exécutif du salon Fest'immo). « Fest'immo vise à terme, à fédérer tous les acteurs de la chaîne immobilière en vue de créer le plus important événement du secteur dans toute la sous-région et l'Afrique entière. C'est une marche longue et silencieuse, mais elle est inexorable et illustre les ambitions des promoteurs du salon. », a-t-il ajouté.

Au programme, des rencontres B to B, des consultations d'experts, des conférences, des ateliers pratiques et jeux Tombola, ainsi qu'un dîner de gala au cours duquel les lauréats des différentes catégories d'exposants seront choisis et recevront des distinctions honorifiques.

Au total, 50 exposants du secteur seront accueillis à Lomé, sur un espace de 2 000 m², pour quelques 5 000 visiteurs anticipés, pour ce rendez-vous de l'immobilier et de l'habitat.

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Le Togo pourrait accueillir d’ici la fin 2023, une rencontre internationale destinée au désarmement sur le continent africain. L’annonce a été faite mardi par le Haut Représentant de l'Union Africaine pour la réduction des armes, Mohamed Ibn Chambas, actuellement en visite à Lomé. 

Ce séminaire, dont les contours restent encore à préciser avec les autorités gouvernementales, devrait permettre de faire un pas significatif dans la mise en œuvre de l’agenda continental. 

Il est urgent de récupérer les armes légères qui circulent dans notre espace ouest africain et sahélien et un peu partout sur le continent. Ces armes sont une menace réelle pour la paix et la sécurité en Afrique, surtout dans le contexte actuel de flambée du terrorisme”, a indiqué le responsable mardi face à la presse. 

Du reste, un “partenariat fort” devrait également voir le jour entre les Nations Unies et l’Union Africaine. 

Pour rappel, le Togo, qui abrite le siège régional du Centre des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), a servi de point de lancement du Mois de l’Amnistie. En 2022, le pays a détruit plus de 1.500 armes légères saisies. 

Octave Bruce 

Au Togo, le Grand Lomé, regroupant la capitale Lomé et ses banlieues, arrive en tête des villes les plus peuplées du Togo, avec une population de 2,18 millions habitants, soit environ 27% de la population totale du pays. C’est selon les premiers résultats du cinquième Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH5) présentés hier mardi 4 avril 2023 à Lomé, par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED), et qui révèlent notamment une population globale d’un peu plus de 8 millions d'habitants sur le territoire en 2022.

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En deuxième position des villes les plus peuplées, on retrouve, loin derrière, Kara, avec une population d'environ 158 000 habitants, suivie de Dapaong avec quelque 117 000 habitants et Sokodé qui compte 115 000 habitants.

Viennent ensuite les villes Atakpamé (environ 98 000 habitants), Kpalimé (environ 87 000 habitants) dans la région des Plateaux, Tsévié (près de 77 000 habitants), Anié (61 000 habitants), Notsé (49 000 habitants), Tagbligbo (près de 37 000 habitants) et Tchamba (36 000 habitants).

Les villes les moins peuplées

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A la même date, les 10 villes les moins peuplées du Togo commencent par Elavanyo, qui occupe la première place avec seulement quelque 11 000 habitants, suivie de Blitta (près de 11 000 habitants), Tohoun avec 8 500 habitants et Djarkpanga avec 8 000 habitants environ.

Les autres villes les moins peuplées sont Amlamé (près de 8000 habitants), Kougnou (7900 habitants), Mandouri (environ 7 700 habitants), Pagouda (7 450 habitants), Danyi Apéyémé (6 600 habitants), Naki-Centre (un peu plus de 6 300 habitants), Kévé (5 000 habitants), Agou Gadzépé (autour de 4 500 habitants). 

Avec seulement 3 000 habitants, Tandjoaré apparaît comme la ville la moins peuplée du Togo, selon les données présentées par l’INSEED.

Pour rappel, le recensement s'est tenu l'an dernier, du 23 octobre au 16 novembre 2022, avec l'appui de partenaires comme le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), ou encore la Banque Mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, de 2013 à 2022, les recettes fiscales collectées par l’Office Togolais des Recettes (OTR) ont doublé, passant de 403 milliards FCFA à 865 milliards FCFA. Une progression qui traduit une tendance haussière de 114%, selon les données communiquées le mardi 4 avril 2023 par l’institution collectrice des taxes et impôts. C’était à l’occasion de son 1er séminaire d’orientation de l’année, dédié à dresser le bilan de l’année écoulée et à décliner le plan d’actions de l’année en cours pour l’atteinte des objectifs

Cette progression, ponctuée en 2022 par un excédent de mobilisation, témoigne, selon l’administration fiscale, de « la bonne collaboration avec les contribuables ».

En effet, sur l’année sous revue, le Fisc a collecté 865 milliards FCFA contre une prévision de 814 milliards FCFA.

Selon l’OTR, l’amélioration de la collecte des taxes est tirée également par la digitalisation des procédures de paiement.

Pour le compte de cette année, le Commissaire Général, Philippe Kokou Tchodie et ses collaborateurs, devront mobiliser 912 milliards FCFA pour financer le budget de l’Etat togolais, exercice 2023, en accord avec la Loi de Finances.

Pour ce faire, l’OTR table sur l’optimisation des recettes fiscales foncières et annonce la modernisation du cadastre et de la conservation foncière. Elle prévoit par ailleurs d’améliorer la relation client et de renforcer les capacités de son personnel.

Ces différentes actions selon le n°1 de cette institution fiscale et douanière, vont contribuer à franchir la barre de 1000 milliards FCFA de recettes en 2024.

Esaïe EDOH  

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