Togo First

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Au Togo, deux ans et demi après sa signature, le partenariat entre le ministère du développement à la base et Ecobank a permis de débloquer au total, 1,78 milliard FCFA en faveur de 32 jeunes entrepreneurs togolais, sur un total de 4,72 milliards FCFA de dossiers soumis. 

L'information a été communiquée par Myriam Dossou-d'Almeida, à la faveur d’une réunion qui s'est tenue la semaine dernière entre le ministère et la filiale togolaise de la banque panafricaine, dans le but de faire le point sur cette collaboration. 

La ministre a également encouragé la banque panafricaine à accélérer le déblocage des fonds, bien que de nombreux autres dossiers soient encore en cours d'examen. De plus, elle a suggéré aux jeunes entrepreneurs de maintenir leur sérieux, leurs performances, leur ambition et leur attention vis-à-vis des opportunités du marché. 

Pour rappel, cet accord, conclu en janvier 2021, engage la filiale togolaise d'Ecobank à financer les projets des jeunes et des femmes entrepreneurs accompagnés par le FAIEJ (Fonds d'Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes) avec une enveloppe de 5 milliards FCFA. Cette initiative, lancée par la Première ministre Victoire Dogbé avec le soutien de la Cellule présidentielle d'exécution et de suivi des projets (CPES), vise à garantir un financement pour les projets prometteurs des jeunes.

Ayi Renaud Dossavi

Des directeurs des programmes nationaux de vaccination des pays de l’Afrique de l’Ouest participent depuis le mardi 11 juillet dernier à leur réunion annuelle à Lomé. Objectif :  partager des expériences sur les bonnes pratiques et définir les stratégies pour relever les défis en matière de vaccination.

Concrètement, pendant 4 jours, ces acteurs passeront en revue les stratégies de vaccination en Afrique de l’Ouest, et tirer des leçons apprises des expériences diverses. Ces échanges devront permettre d’aboutir à la réadaptation des stratégies pour atteindre les objectifs régionaux de vaccination, dans un contexte marqué par la levée de l’urgence mondiale que représentait le Covid-19.

En effet, en matière de vaccination, la sous-région ouest africaine connaît véritablement un retard sur les autres régions avec l’augmentation des épidémies entraînant des décès, indique-t-on.

« La pandémie a gravement affaibli les systèmes de santé fragiles existants dans les pays de la sous-région et leur capacité de réponse. Les données de vaccination de ces dernières années montrent une baisse marquée de la couverture vaccinale par rapport à la situation en 2019. Certains pays ont enregistré une baisse continue de la couverture de la troisième dose de vaccin pentavalent (DTC3) depuis 2019 », a souligné la Directrice de Cabinet du ministère de la Santé, Midamegbe Akakpo, à l’entame de la session.

Cette rencontre de Lomé, première en présentiel depuis 2019, a réuni également des partenaires techniques et financiers notamment l’UNICEF, l’OMS et l’Alliance Mondiale GAVI.

Au Togo, le ministère chargé de la Culture va une nouvelle fois accompagner financièrement les projets culturels. De fait, il vient de lancer un appel à soumission de micro-projets artistiques et culturels.

A travers cet appel, les artistes, créateurs et promoteurs culturels, porteurs de projets valorisant la culture togolaise, recevront des financements grâce au Fonds National de Promotion Culturelle (FNPC) qui remplace le Fonds d’Aide à la Culture (FAC).

Cet appel à micro-projets, selon le ministère de la culture, vise à la promotion du patrimoine et des industries culturelles au Togo ainsi qu’à la valorisation des potentialités culturelles en vue d’un développement socioéconomique harmonieux, conformément à l'ambition des autorités du pays d’asseoir une industrie culturelle. 

Notons que l’ancien FAC, fonds qui finançait des initiatives révélant un potentiel socioéconomique, tout comme le FNPC, avait en 2019, alloué 600 millions FCFA pour soutenir environ 250 projets, et en 2021, 300 millions FCFA, pour 512 projets.

Esaïe Edoh

Au Togo, la commune Est-Mono 1 a adopté en début de semaine son budget primitif pour l'année 2023, évalué à 145,36 millions FCFA. L'annonce est faite en marge des travaux de la troisième session 2023 du conseil municipal, ouverte lundi 10 juillet à Elavagnon. Dans le détail, le budget de fonctionnement s'élève à 58,85 millions FCFA, soit 40,48 %, tandis que la part dédiée aux investissements représente 85,51 millions FCFA.

La session a été présidée par le maire de la commune Est-Mono 1, Koffi Akaba, en présence des élus, des chefs de services déconcentrés de l'État, des présidents des organisations de la société civile et de développement à la base. Les travaux devraient durer quatre jours et seront consacrés aux échanges sur les défis et préoccupations liés au développement de la commune.

Selon le maire Koffi Akaba, la commune a engagé plusieurs projets conformément aux prévisions de la feuille de route gouvernementale. Ces projets comprennent l'élaboration du Plan de Développement Communal pour les cinq prochaines années, l'élection d'un coordonnateur du bureau du citoyen, la mise en place de comités de suivi de la mobilisation des recettes et du comité de trésorerie, ainsi que la digitalisation des services municipaux. L'élu local a appelé sa municipalité à œuvrer dans cette direction pour le développement local.

Pour rappel, la commune Est-Mono 1 est située dans la Préfecture de l'Est-Mono (dont la population était estimée à plus de 70 000 habitants en début du millénaire), dans la Région des Plateaux.

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Au Togo, l'Agence Nationale d'Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP) vient d'ouvrir sa première antenne régionale à Kara (412 km au Nord de Lomé), dans le but de rapprocher ses services des populations de l'intérieur du pays, rapporte l’Agence togolaise de Presse. Cette ouverture, qui a eu lieu le vendredi 7 juillet, s'inscrit dans le plan d'actions de l'Agence et répond aux sollicitations de certaines communes, dont Kozah 1 et Tône 1, qui ont signé un accord de partenariat avec l'ANASAP l'année dernière.

Cette antenne régionale permettra de travailler en collaboration avec les communes de l'intérieur pour relever les défis liés à l'assainissement et à la salubrité publique, notamment la gestion des domaines d'assainissement et des déchets.

Lors de la cérémonie inaugurale, le directeur de cabinet du ministère en charge de l'Urbanisme, Edoh Komlan, a souligné l'importance de l'assainissement et de la salubrité pour le bien-être des populations, la santé publique, l'environnement et la qualité de vie. Ce dernier a également appelé à une concertation entre les acteurs et à une forte implication des collectivités locales.

Pour rappel, depuis sa création en 2013, l'ANASAP s'est principalement concentrée sur la capitale, Lomé, afin de répondre à l'urgence de faire face à l’insalubrité et à de diverses pollutions. Ce nouveau démembrement annonce donc une expansion de cette agence de la salubrité, et une action plus décentralisée sur le territoire.

Après une tendance à la baisse depuis 2018, les dividendes issus des participations financières de l'État togolais ont enregistré une hausse de 6% en 2022, atteignant 15,5 milliards FCFA contre 14,6 milliards FCFA en 2021, selon les données officielles obtenues par Togo First. La courbe descendante observée depuis 2018, qui a vu les dividendes passer de 27 milliards FCFA à 14,6 milliards FCFA en 2021, a donc connu un retournement cette année.

Cependant, ces résultats restent en deçà des attentes budgétaires, le montant total collecté représentant une contre -performance par rapport à la loi de finances révisée, qui tablait sur 19,75 milliards FCFA.

Malgré l'écart par rapport aux prévisions, la progression de 6% en 2022 se présente comme un signe positif. Cependant, la différence avec les objectifs budgétaires souligne le chemin qui reste à parcourir pour pleinement capitaliser sur ces participations financières. Toutes les attentions se portent désormais sur la stratégie que l'État envisagera pour atteindre ses objectifs de dividendes en 2023, fixés à 21,8 milliards FCFA.

Il est à noter que ces dividendes représentent une part significative des recettes non fiscales de l'État, soit environ 26% en 2022 contre 25% en 2021.

La contribution exacte des différentes entreprises n'a pas été précisée dans le rapport. Toutefois, selon une publication récente du ministère de l'Économie et des Finances, l'État togolais détient des participations dans 55 entreprises, qu'elles soient totales, majoritaires ou minoritaires. Parmi ces entreprises, 18 sont totalement contrôlées par l'État, y compris la Lonato, le Port autonome de Lomé (PAL), l'UTB, la SNPT, Togo Invest et plusieurs hôtels comme Sarakawa, Kara, Roc Hôtel, ainsi que la CEET.

De plus, l'État togolais possède des parts majoritaires dans des sociétés telles que la SOTRAL, la SALT, Nosophat, l'Usine d'ananas d'Adétikopé, et T-oil, souvent en partenariat avec des entités privées. Il détient également des parts minoritaires dans des entreprises telles que Togocom, récemment cédée au groupe Axian, ainsi que Sunu Bank, BIA, Orabank, Wacem, NSCT, Scan Togo, entre autres.

Il convient de souligner que le gouvernement togolais a entamé depuis quelques années, une politique de cession d'une partie de ses actifs au secteur privé. L'objectif de cette démarche est d'augmenter la rentabilité de ces actifs, en tirant parti de l'efficacité du secteur privé dans la gestion et l'exploitation de ces entreprises. Il s'agit là d'un pari audacieux qui pourrait, à long terme, contribuer à une hausse des dividendes et des recettes perçus par l'État. Cependant, la réussite de cette stratégie nécessite une supervision attentive et une mise en œuvre rigoureuse afin d'assurer un impact positif sur l'économie nationale.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) annonce l’ouverture depuis le vendredi 7 juillet dernier, du 18ème poste de péage sur le territoire. Ce nouveau point de perception de droit d’usage de la route est installé sur la N16, Kara-Kémérida-Frontière Bénin (Préfecture de la Binah).

Cette nouvelle infrastructure, indique-t-on, devrait permettre au gouvernement par l’entremise de la SAFER, de mobiliser davantage de ressources financières pour la construction et le maintien en bon état de l’ensemble du réseau routier national. 

« Le poste de péage de Kémérida dont l’ouverture se tient aujourd’hui contribuera sans doute à renforcer la capacité de financement de l’entretien routier dont les besoins croissent sans cesse », a rappelé le chargé des affaires juridiques à la SAFER.

Le nouveau poste, équipé de trois sources d’énergie notamment le courant conventionnel, le groupe électrogène et l’alimentation photovoltaïque, est bâti sur une emprise de deux voies.

Notons que depuis sa création il y a une décennie, la SAFER a financé l’entretien d’environ 17 500 km de routes, toutes catégories confondues.

Esaïe Edoh 

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Les Etats-Unis ont annoncé lundi 10 juillet 2023, le décaissement d’une enveloppe d’aide humanitaire de 3 millions de dollars, soit 1,8 milliard FCFA au profit des populations du nord du Togo affectées par des violences et les déplacés fuyant les menaces terroristes dans le sahel. Ce financement est apporté par l'intermédiaire du Bureau d'assistance humanitaire de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID).

Cette aide est essentiellement destinée à l’assistance vitale à plus de 460 000 individus dans le besoin d'une solution nutritionnelle d'urgence.

« Grâce à cette contribution financière, les partenaires de l'USAID, le Programme alimentaire mondial (PAM) et Catholic Relief Services (CRS), travaillant en collaboration étroite avec le gouvernement du Togo, fournissent une assistance vitale aux personnes nouvellement déplacées et aux membres vulnérables de la communauté d'accueil », indique un communiqué de l’Ambassade des USA au Togo. 

Avec cette allocation, 27 000 autres personnes recevront des aides financières afin de couvrir leurs besoins de base. Également, 37 000 personnes bénéficieront, durant 3 mois, d’un appui en vivres. « Ce soutien permettra d'aider les populations vulnérables pendant la période de soudure, au cours de laquelle les familles ont généralement le plus besoin d'aide ».

Notons que ce financement est l’un des deux annoncés récemment par la diplomate américaine. Le second investissement, d'un montant d'un million de dollars, sera octroyé à la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées.

Esaïe Edoh

Le Groupe TogoCom a un nouveau patron, le Français Pierre Antoine Legagneur, qui vient d’être nommé directeur général. Ce dernier vient remplacer Tarik Boudiaf, qui assurait l'intérim depuis la démission de Paulin Alazard en aout 2022. L’information, qui était d’abord une rumeur, a été confirmée le Groupe Axian, qui détient 51% de Togocom, dans un communiqué, le vendredi 07 juillet 2023. 

« J’ai le plaisir d’annoncer la nomination de Pierre-Antoine Legagneur en tant que Directeur Général de Togocom. Je suis convaincu qu’il apportera une véritable valeur ajoutée au marché togolais. », annonce ainsi Stéphane Oudin, Directeur Général d’AXIAN Telecom.

Le nouveau venu, Pierre Antoine Legagneur, est un expert des télécommunications, et occupait auparavant le poste de directeur au sein de la société TELCO OI, un opérateur télécom appartenant au groupe Axian (tout comme TogoCom), actif dans les départements français de Réunion et de Mayotte.

Son expérience dans le secteur sera certainement mise à contribution, notamment après les critiques de l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) contre le groupe télécom, issu de la fusion de Togocel et Togo Telecom. Le gendarme des télécoms avait notamment infligé une sanction financière de 2,3 milliards FCFA, en 2021.

Par ailleurs, le 31 mai dernier, l'ARCEP remettait les couverts, avec une mise en demeure contre Togo Cellulaire (branche “mobile” de Togocom) et Moov Africa-Togo, les deux opérateurs de téléphonie mobile présents au Togo, pour "des manquements graves à leurs obligations de qualité de services".

La nouvelle direction devrait ainsi s’atteler à redresser la situation du groupe et renforcer sa position sur le marché de la téléphonie mobile au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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La Compagnie de Réassurance des États membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurance (CICA-RE) basée à Lomé, affiche un chiffre d'affaires de plus de 106 milliards de FCFA pour l'exercice 2022, avec un résultat de 8 milliards de FCFA.

La performance a été présentée au public et aux actionnaires lors de la 41ème Assemblée Générale Ordinaire (AGO), qui s'est tenue à Lomé le vendredi dernier, 7 juillet 2022.

Ce chiffre marque trois années de progression soutenue en termes de chiffre d'affaires. Ainsi, selon la direction générale de la CICA-RE, le chiffre d'affaires est passé de 87 milliards FCFA en 2020 à 96 milliards FCFA en 2021, pour atteindre 106 milliards FCFA en 2022.

Pour le top management, ces résultats jugés encourageants n'ont pas été sans défis, notamment dans un contexte où le résultat net ne suivait pas forcément le chiffre d'affaires.

« Quand nous sommes venus, nous avons audité toutes les souscriptions et il y a beaucoup d'affaires qui vous payent les primes, mais le montant des sinistres est très élevé. Ce qui fait que le chiffre d'affaires est important, mais le résultat ne suit pas. Moi, mon objectif est de corréler le chiffre d'affaires au résultat », a confié à Togo Bresse Karim Diarassouba, directeur général de la compagnie, qui a pris les rênes en janvier 2021.

« Toutes ces prouesses ont permis à la CICA-RE d'être notée par l'AM Best B+, la meilleure notation de la zone et même de l'Afrique. Ce qui a permis d'intégrer la Banque Africaine de Développement (BAD) dans notre actionnariat », s'est réjoui le manager, alors que la société travaille sur un plan stratégique de développement 2024-2028, avec notamment pour objectif d'être plus visible et de renforcer sa structuration interne.

Pour 2023, la CICA-RE table sur un chiffre d'affaires prévisionnel de 110 milliards. Une cible encourageante sachant qu'après 6 mois, près de 70% aurait déjà été atteint, selon la direction.

Fondée en 1987 sous l'égide de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurance (CIMA), la CICA-RE opère dans le secteur de la réassurance, assurant les compagnies d'assurance elles-mêmes. Basée à Lomé, elle réunit des pays d’Afrique de l’Ouest ainsi que des pays d’Afrique centrale. A savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Togo : les opérations d’affacturage et de crédit-bail ont enregistré un bond à fin mars 2023

Prudential Beneficial Life Insurance Togo revendique un chiffre d’affaires de 5 milliards FCFA à fin 2022

26ème forum de la réassurance : Sani Yaya appelle les assureurs africains à soutenir les plans nationaux de développement

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