Togo First

Togo First

Elle promeut depuis quelques années, sa marque de produits cosmétiques au Togo. Pour la jeune Yasmine Ouro-Bang'na, ce qui a commencé d’abord comme un simple “job” lié à sa propre passion pour la beauté, s’est très vite transformé en une petite entreprise de vente et de distribution, dans un secteur qui fait peu parler de lui dans les grands cercles mainstream, mais qui pourtant, occupe un pan important des actes de consommation au quotidien : les cosmétiques et produits de beauté. Togo First est allé à la rencontre de la marque Onimy Cosmetics, et de sa promotrice. Interview. 

TF : Parlez-nous un peu de votre entreprise 

YOB : Je m'appelle Yasmine Ouro-Bang’na. Je suis entrepreneure dans le domaine cosmétique, et fondatrice de la marque de produits cosmétiques Onimy. Onimy Cosmetics est une marque de produits cosmétiques qui est spécialisée pour le moment dans la vente de produits pour les yeux et pour les lèvres. Pour les yeux, pour les lèvres.

TF : Concrètement, c'est quoi ?

Ce sont les faux-cils, par exemple. Les faux-cils, le maquillage, Eye Liner, la colle à faux-cils, pour les lèvres, il y a les gloss, les rouges à lèvres, le gommage à lèvres, le baume à lèvres. Je suis dans le business depuis bientôt 4 ans.

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TF : Comment êtes-vous rentrée dans ce business ?

YOB : En fait, je parlais une fois avec une amie, et elle me disait qu'elle vendait des “faux-cils”. Donc, elle m'a dit de passer à la maison, voir les modèles qu'elle proposait. Je suis partie la voir, j’ai été intéressée, et l’idée a commencé à germer. A l’époque, c’était “chaud” pour moi, il fallait que moi aussi, je fasse quelque chose pour gérer mes petites dépenses à la maison. Et c’est ainsi que tout a démarré pour moi. J’ai commencé par un petit lot. J'ai pris 15 paires de faux-cils, sur fonds propres. 

Pour le moment, j’importe mes produits, via des fournisseurs à l’étranger. C'est moi qui choisis tout : la boîte, la couleur, le produit, les ingrédients.

Et eux, ils m'envoient ça ici.  Pour le moment, nous ne produisons pas à Lomé. Le “consommer local”, c’est important, mais dans le cosmétique, c'est compliqué pour le moment. Les défis, comme le packaging, sont très importants, surtout pour un petit entrepreneur comme moi.  Pour le moment, j'ai eu la chance d'avoir de très bons fournisseurs qui me font de très bons produits.

TF : Jusqu’à la création de votre marque…

YOB : “Onimy” est le prénom de ma mère. Cela a pris forme doucement et de façon naturelle...Plus les gens achetaient, plus il fallait que je marque la différence avec les autres vendeurs. Parce que, je passais beaucoup par WhatsApp pour vendre, avant de créer une page Instagram. Et j'ai remarqué que les gens commençaient à copier. Ils prenaient mes photos, et créaient eux aussi, une page.

La solution, pour moi, a été de créer ma propre marque, pour me démarquer. Le maquillage, c'est quelque chose que j'ai appris à aimer, en fait, moi-même, je me maquille presque tout le temps, donc je suis mon premier modèle. J'ai pris du plaisir, à choisir les modèles de faux-cils, à vraiment parler avec mes clients, à les convaincre.

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TF : Parlez-nous des étapes clés du développement de votre entreprise 

Au début, ça n’a pas toujours été simple. J’avais même du mal à écouler mon stock. J'ai arrêté de vendre pendant 9 mois, à cause de défis personnels. Mais j’ai repris, et je suis allée à la customisation de mes produits. Vu que c'est quelque chose que j'aimais, j’ai tenu bon. 

YOB : Le terme est très à la mode aujourd'hui, mais est-ce que vous vous considérez comme “une entrepreneure” ?

Je suis en tout cas en chemin ! Enfin, je pense qu'“entrepreneure”, ça doit avoir un sens fort, qu’il faut avoir accompli beaucoup, apporté plus. En tout cas, les autres, les clients, me disent que je suis maintenant “entrepreneure”. Je le prends avec le sourire.  

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TF : Avez-vous été confrontée à des difficultés dans votre parcours ? 

YOB : Oui. Elles ont été nombreuses. Par exemple, les gens qui copiaient beaucoup mon business ; les clients qui paient ton produit, mais n'aiment pas mettre de commentaire public, ou le présenter, parce que ce n’est pas “une marque connue”. Les clients achètent et consomment, mais n'ont pas forcément envie d'associer leur image au produit. Or, notre business a besoin de visibilité, ça me fait toujours plaisir que la personne porte le produit et qu'elle me “tague” ou “tague” ma page sur les réseaux. C’est de la reconnaissance pour mon travail. 

Hormis ceci, il y a aussi les périodes de haut et de bas, en termes de ventes ; parce que quand tu entreprends, ce n'est pas chaque jour que tu vends. Tu peux faire deux semaines, sans réaliser de vente significative, mais tu as une affaire à faire tourner. 

TF : Racontez-nous votre expérience de la vente en ligne

J’ai un bon retour d’expérience de la vente en ligne, mais ce n'est pas toujours évident ; en plus, il faut diversifier. A part le fait de vendre en ligne, il faut quand même avoir une boutique physique. Parce que ce n'est pas tout le monde qui est en ligne, par exemple. Ce n'est pas tout le monde qui a un compte Instagram, par exemple. 

YOB : En termes de chiffre d’affaires ? 

Je ne suis pas riche, mais ça va quand-même. Si je me plains, c'est que je ne suis pas reconnaissante. Pour la suite, ma vision, c’est que toutes les filles de Lomé utilisent mes produits. Si j'arrive à prendre au moins, 70% de la population des filles togolaises, je serai trop contente. Ce sera une étape vers de plus grands défis, pourquoi pas, un jour, m’étendre à l’Afrique de l’Ouest. 

TF : Avez-vous été affectée par la hausse des prix ces dernières années, surtout en pleine Covid ?

Énormément, c’était chaud ! Lorsque les prix du fret ont augmenté, cela a beaucoup affecté nos prix à la vente. Les prix au kilo sont par exemple montés de 7000 à 9 000 FCFA, ce qui s’est répercuté sur l’ensemble de ma chaîne. Avec une clientèle frileuse avec son argent, ça n’a pas été évident. J’ai dû m’adapter, trouver d’autres formules pour baisser les coûts d’importation. 

YOB : Un mot pour conclure cet entretien ? 

J'aimerais juste demander humblement, de prêter aussi attention à ce domaine, celui des cosmétiques. Le secteur porte de la valeur, et joue quand même un rôle important dans notre vie de tous les jours. 

Interview réalisée par Ayi Renaud Dossavi

Le Togo lance une vaste campagne de traitement de masse contre les maladies tropicales négligées. L'opération, lancée jeudi 21 juillet, en collaboration avec des partenaires, se déploiera sur l'ensemble du territoire jusqu'au 30 juillet prochain.

Il s'agit, sur la période, d'administrer aux enfants de 5 à 14 ans des doses d'Albendazole contre les vers intestinaux, et aux personnes âgées de 5 ans et plus, de l'Ivermectine contre l'onchocercose, et du Praziquantel contre les schistosomiases.

Dans la pratique, cette initiative d'envergure nécessitera le déploiement d'au moins 13 000 agents de santé communautaires (ASC), selon les informations. Ces derniers effectueront des visites porte-à-porte afin d'atteindre les 3,8 millions de personnes ciblées, dont 2 millions d'enfants.

Appelant les populations à réserver un bon accueil aux agents déployés sur le terrain, le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa, a rappelé que ces médicaments sont totalement gratuits.

Pour rappel, le Togo a été distingué l'an dernier par l'OMS, pour avoir éradiqué 04 maladies tropicales négligées : la dracunculose, la filariose lymphatique, la trypanosomiase humaine africaine (THA), et le trachome. 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo distingué par l'OMS pour avoir éradiqué 04 maladies tropicales négligées

Plusieurs points focaux de la Convention sur la diversité biologique (CDB) des pays africains bouclent ce vendredi 21 juillet à Lomé, une rencontre de réflexion sur les stratégies de mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité (CMB) de Kunming-Montréal en Afrique.

Depuis la capitale togolaise, ces acteurs des pays en développement, petits pays insulaires et pays à revenu intermédiaire, travaillent à harmoniser leurs stratégies et plans d’action nationaux en matière de biodiversité pour le CMB. Grâce à cette initiative, ces pays pourront plaider unanimement pour un décaissement rapide des fonds promis par les Nation unies, pour la conservation de 30 % des zones terrestres et des mers, la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés, la réduction de moitié de l’introduction d’espèces envahissantes à l’horizon 2030.

Selon le ministre togolais de l’environnement, Katari Foli-Bazi, l’aboutissement de cette démarche devrait permettre au Togo de répondre à la problématique de la protection de la biodiversité et au défi de la restauration de 1,4 million d’hectares de paysages forestiers dégradés. Il favorisera en outre, l’extension par le pays de sa couverture forestière à 25% et la mise en terre de 1 milliard de plants d’ici à 2030.

Notons que le cadre mondial de la biodiversité est un plan stratégique pour la décennie 2020-2030, adopté en décembre 2022 lors de la 15e réunion des parties à la convention sur la diversité biologique. Il vise à stopper et inverser la perte de la nature à travers un soutien financier et technique à 138 pays en développement, petits pays insulaires et pays à revenu intermédiaire.

Esaïe Edoh

Le ministre togolais de l’économie maritime, Edem Kokou Tengue, a eu des discussions avec des responsables du Commonwealth à Marlborough House, le mercredi juillet 2023 sur les opportunités et avantages que présente la Charte Bleue de l’organisation pour son pays. C’était en marge de la 129e session de l’Assemblée générale de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui se tient depuis le 17 juillet 2023 à Londres.

Il s’est agi concrètement pour l’officiel togolais au cours de cette rencontre, de présenter les atouts maritimes de son pays et de plaider pour son intégration à la plateforme unique de la Charte Bleue du Commonwealth. Une plateforme qui prévoit des facilités d’exploration et d’exploitation des ressources marines tout en promouvant la durabilité environnementale et la coopération internationale.

Dans cette dynamique, le ministre togolais et ses hôtes ont évoqué les domaines potentiels de coopération, notamment la gestion durable des pêcheries, la protection de la biodiversité marine, le développement de l’économie bleue et la mise en place de solutions novatrices pour lutter contre la pollution marine

Notons qu’au Togo, 70% des activités économiques sont liées à la façade maritime et le pays en tire plus de 75% de ses recettes fiscales, selon le ministère de l'économie maritime. De fait, depuis quelques années déjà, les autorités du pays ouest africain mettent les bouchées doubles sur le plan juridique pour réguler l’activité maritime et faire de la plateforme portuaire de Lomé, un hub logistique d’excellence dans la sous-région.

Esaïe Edoh

Le Programme alimentaire mondial (PAM) passe en revue ses activités au Togo. Le Chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience à Lomé, jeudi 20 juillet 2023, la nouvelle Directrice exécutive du PAM, Cindy H. McCain,  rapporte la Présidence Togolaise. Lors de cet entretien, les discussions ont porté sur le partenariat entre l’agence onusienne et le Togo, avec un focus particulier sur l'entrepreneuriat agricole.

« Le Togo est un grand partenaire, et nous voulons privilégier cette relation, surtout dans le cadre du renforcement de la résilience du peuple togolais et de l’insertion des jeunes dans le domaine de l’agriculture. Je remercie le chef de l’État pour ce partenariat entre le Programme alimentaire mondial et le Togo. C’est très important de voir un pays qui se soucie vraiment de sa population », a déclaré la représentante.

Au Togo, le PAM intervient actuellement dans le cadre du Plan stratégique pays 2022-2026, avec des actions axées sur le renforcement des capacités nationales de réponse aux situations d'urgence, la fourniture d'assistance alimentaire et l'appui aux efforts de résilience des communautés vulnérables.

Parmi les initiatives mises en œuvre cette année, on compte une opération d'assistance alimentaire d'urgence, lancée le 20 février 2023 en faveur des populations vulnérables des régions des Savanes et de la Kara, la réalisation du Projet de renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-SADI), et le Projet d'alimentation scolaire intégrée basée sur la production locale dans les écoles primaires publiques du pays, financé par l'Union européenne (UE).

L'accord de financement de ces deux projets prioritaires a été signé le 21 avril dernier à Kara lors de l’apothéose de la première édition du Forum national des producteurs agricoles (FoPAT).

Annoncé il y a quelques semaines, l’appui de la Banque mondiale en faveur du programme d’Assistance Sociale Transformative pour la Résilience (ASTRE) du Togo baptisé "Novissi", est désormais officiel. Le gouvernement et l’Institution de Bretton Woods ont signé jeudi 20 juillet à Lomé, l’accord de financement de 100 millions de dollars US, soit environ 60 milliards FCFA en faveur de ce programme. 

Les documents ont été paraphés respectivement par le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, et la nouvelle directrice des opérations de la Banque pour le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, en visite dans le pays ouest africain depuis mercredi. 

Octroyé sous la forme d’un crédit accordé par l’Association Internationale de Développement (IDA), l’appui permettra de soutenir le programme national de protection sociale non-contributive, adopté par l’exécutif en juin 2023, et “qui place la lutte contre l'extrême pauvreté et l'extrême vulnérabilité au cœur des préoccupations nationales”, a expliqué Sani Yaya. 

2 millions de Togolais impactés d’ici à 2029

Dans les faits, un système d’identification unique, solide et fiable ainsi qu’un registre social des personnes et des ménages seront mis en place, afin de faciliter des transferts monétaires ciblés. Au total, ce sont quelque 440.000 ménages vulnérables, soit un peu plus de 2 millions de Togolais, qui seront impactés d’ici 2029. 

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Des mesures d'accompagnement seront également mises en œuvre pour favoriser l'inclusion financière et sociale, ainsi que l'accès aux services sociaux de base”, a précisé pour sa part, Myriam Dossou-d’Almeida, ministre du développement à la base, également présente lors de la cérémonie de signature. 

Pour rappel, ces dernières années, le Togo a multiplié les initiatives en matière de protection sociale non-contributive, notamment avec le projet des Filets sociaux de base (FSB). Le programme "Novissi" déployé lors de la pandémie de coronavirus, avait déjà permis d’allouer près de 15 milliards FCFA à plus de 800.000 bénéficiaires sur le territoire. 

Octave A. Bruce 

Le Programme des Nations Unies pour le Développement au Togo (PNUD-TOGO) a financé l’équipement de 10 hôpitaux togolais en échographes. Le lot de matériels destiné aux centres de santé publics, a été remis le mercredi 19 juillet 2023, au ministère de la santé.

Ce nouvel appui en équipement devrait renforcer les formations sanitaires en matière de diagnostic et de prise en charge des femmes. Il devrait contribuer en outre, à l’amélioration des résultats de la morbidité et de la mortalité, selon l’organisme onusien au Togo.

« L’appui au secteur de la santé constitue une thématique importante pour le soutien aux populations, surtout les plus vulnérables, femmes, enfants et personnes âgées », a indiqué lors de la cérémonie, Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo.

Au cours de ces dernières années, le PNUD, à travers divers projets notamment de construction ou de réhabilitation des services de certains hôpitaux publics du Togo, a apporté son appui à la réalisation de la politique gouvernementale d'accès aux services de santé de qualité de la population togolaise.

Esaïe Edoh

Après avoir marqué le coup avec la dernière Coupe du monde de football, New World TV poursuit son offensive sur les marchés sportifs. Le groupe de télévision a annoncé mercredi 19 juillet 2023 à Lomé, la signature d’un accord de diffusion avec Bundesliga International, la filiale de l’entité professionnelle chargée de l’exportation du football allemand dans le monde. 

L’accord, qui s’étale sur une période de trois ans à compter de la prochaine saison (2023-2024), concerne “des droits non exclusifs pour la diffusion en français et en langues locales, dans 22 pays d’Afrique subsaharienne francophone” de la Bundesliga 1 et 2, soit les championnats de première et deuxième divisions. 

En outre, l’opérateur panafricain récupère des droits sur la Supercoupe d’Allemagne ainsi que sur les barrages de relégation, et “travaillera avec la ligue sur une stratégie de contenus en langues locales pour toucher de nouveaux fans”, expliquent les responsables allemands.

“Renforcer notre position”

Pour le groupe qui, en plus de son bouquet satellitaire a diversifié les partenariats avec les opérateurs télécoms à travers l’Afrique subsaharienne (Orange, Airtel, Moov, Africell, MTN, entre autres), il s’agit de consolider un peu plus son statut de diffuseur de référence sur le continent. 

Avec l’obtention des droits de la Bundesliga, New World TV va désormais diffuser l’un des championnats nationaux de football les plus prestigieux au monde. Ce nouveau partenariat majeur renforce notre position en tant que l’une des principales chaînes sportives du continent qui couvre les plus grandes compétitions internationales de football”, a souligné le directeur général de la télévision, Nimonka Kolani.

Pour rappel, New World, fondé en 2015, possède 17 chaînes de télévision couvrant des thématiques variées, en dehors du sport : divertissement, culture, information, cinéma et musique.

Octave A. Bruce 

Le plan septennal de sécurité alimentaire du Togo sur la période 2024-2030 a été validé le mercredi 19 juillet 2023 à Lomé. Il est axé sur les grandes priorités de la transformation structurelle des systèmes alimentaires au Togo, conformément à l’ambition des autorités déclinée dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Le plan prévoit les actions et moyens à mettre en œuvre pour échapper à l’insécurité alimentaire sur cette période. En effet, selon des experts, l’insécurité alimentaire, stable au niveau mondial entre 2021 et 2022, pourrait s’accentuer en Afrique au regard des crises mondiales actuelles.

« Le nombre de personnes sous-alimentées selon les projections indique que le monde est loin d’être sur la bonne voie pour atteindre l’objectif faim zéro d’ici à 2030, » a rappelé Fatoumata Binta Tidiane Diallo, coordinatrice résidente par intérim du Système des Nations Unies au Togo, qui a d’ailleurs réitéré l’engagement de l’ensemble des agences du système des Nations Unies à soutenir pleinement les efforts du gouvernement togolais dans la transformation des systèmes alimentaires.

A travers ce plan, le Togo prévoit concrètement l’élimination de la faim, la consolidation de la sécurité alimentaire, l’amélioration de la nutrition et la promotion d’une agriculture durable.

Notons que l’exécutif togolais à travers le ministère chargé de l’agriculture, va présenter ce Plan septennal aux partenaires techniques et financiers lors du sommet des systèmes alimentaires de l’ONU prévu du 24 au 26 juillet à Rome en Italie.

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministère en charge de l'agriculture a dorénavant un plan d'investissement visant à développer la filière mangue d'ici à 2028. Le document, en date de mai 2023 et intitulé "Plan d'action d'investissement de la filière mangue - 2024-2028", a été validé en collaboration avec le Conseil interprofessionnel de la filière mangue. Il prévoit un financement global de 1,715 milliard de FCFA. 

Selon les prévisions, l'État devrait couvrir un peu plus de 25 % de ces coûts, soit 438,6 millions de FCFA, les partenaires techniques et financiers, 435,75 millions de FCFA, tandis que près de la moitié des fonds, soit 49 %, sera fournie par le secteur privé, correspondant à 840,9 millions de FCFA. 

Le plan est structuré en quatre axes stratégiques : améliorer la production et la qualité des mangues, développer et valoriser les produits et sous-produits de la mangue, créer un environnement favorable au développement de la filière, et organiser les acteurs pour améliorer la gouvernance dans le secteur. 

À terme, le plan quinquennal vise à aménager 500 hectares de terres dédiées à la culture de la mangue, ce qui permettra de planter près de 773 000 manguiers dans les Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP). Deux ZAAP supplémentaires, spécifiquement dédiées à la mangue et d'une superficie de 100 hectares chacune, sont également prévues afin de stimuler la production et la commercialisation de ce fruit délicieux. 

En 2022, selon les données officielles, la production nationale de mangues était estimée à 50 500 tonnes, avec 718 producteurs recensés.

Ayi Renaud Dossavi

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