Togo First

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Près d’un million de Togolais vivent hors du leur pays natal. C’est ce qu’a annoncé le lundi 8 mai 2023, le ministre des affaires étrangères et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey lors d’un Conseil des ministres.

Précisément, 950.436 Togolais constituent la diaspora du pays selon les résultats du recensement des Togolais de l’Extérieur, réalisé l’année dernière. Parmi eux, 52,82% sont des hommes et 44,18% des femmes.  

Avec ces données communiquées par le ministère chargé des Togolais vivant hors du pays, le gouvernement fera de sa diaspora un acteur clé du développement, indique-t-on. De fait, les autorités du pays vont désormais mieux orienter les politiques et décisions visant à faciliter la contribution de la diaspora au développement du pays.

Dans la même dynamique d’attirer le soutien de la diaspora au développement du pays, le Haut-Commissariat des Togolais de l’Extérieur (HTCE) a été mis en place en 2019, pour servir d’interface entre le gouvernement et la diaspora togolaise sur toutes les questions d’intérêt commun. 

Notons que la contribution de la diaspora togolaise au développement économique du pays est importante. En 2020, elle est évaluée à 441 millions $ (238,3 milliards FCFA) contre 458 millions $ (247 milliards de FCFA) en 2019, soit une baisse de 4%, selon des données communiquées par le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, le gouvernement veut introduire une loi afin de renforcer la lutte contre les changements climatiques. Hier, lundi 08 mai, l'exécutif a adopté en conseil des ministres un avant-projet de loi "portant lutte contre les changements climatiques".

« Il est apparu nécessaire de prendre des mesures visant à renforcer la mise en œuvre des activités à fort potentiel de réduction des gaz à effet de serre ainsi que la promotion du développement des technologies innovantes en matière de changements climatiques », indique le gouvernement dans le communiqué sanctionnant les travaux.

Cette adoption s'inscrit, du reste, « dans le cadre des réformes prioritaires inscrites dans la feuille de route gouvernementale », notamment en lien avec la législation environnementale.

Notons que ce projet de loi, qui devra désormais avoir l'approbation de l'assemblée, fait suite à l'adoption d'un décret par l'exécutif il y a à peine quelques mois pour stimuler le stockage de carbone au Togo, toujours en lien avec la lutte contre les changements climatiques.

Ayi Renaud  Dossavi

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Au Togo, la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) a mobilisé 30,46 milliards FCFA pour l'exercice 2022, dans le cadre de ses activités d'entretien. Ceci représente un taux de réalisation de 92,7 %, légèrement en dessous de la cible initialement fixée à 32,84 milliards FCFA en prévisions. 

L'information a été rendue publique par le gouvernement, à la faveur du dernier conseil des ministres, hier lundi 08 mai 2023. Lors de sa communication, le ministre des travaux publics Zourehatou Kassah-Traoré a notamment souligné l'importance de la modernisation des infrastructures de transports routiers du pays. 

Incidemment, il faut rappeler que l’an dernier, les mobilisations de fonds de la SAFER ont “souffert” des mesures sociales prises par le gouvernement pour atténuer la vie chère, notamment la suspension de la TVM (Taxe sur les Véhicules à Moteurs). Une suspension qui a entraîné une réduction potentielle de près de 2 milliards CFA pour la SAFER, comme le relevait Togo First. Cette taxe, ré-introduite en 2019, avait permis à la SAFER de mobiliser environ 1,32 milliard FCFA en 2020.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l'Agence nationale de la sécurité alimentaire (ANSAT) a ouvert de nouveaux guichets de vente de ses produits.  Plus précisément depuis le mercredi 3 mai 2023. Selon les détails de la direction générale de l'Agence gouvernementale, ces guichets sont destinés aux commandes groupées des personnels des structures publiques et privées de toutes les préfectures du pays, ainsi qu'aux commandes des aviculteurs.

Pour l'Agence nationale, cette opération de vente de céréales vise à renforcer la sécurité alimentaire dans le pays. Les commandes doivent être adressées à la direction générale de l'ANSAT à Lomé ou aux directions générales dans les chefs-lieux des régions, apprend-on.

Notons que cette extension intervient alors que les ventes des produits de l'ANSAT, lancées depuis le 20 mars sur le territoire, se poursuivent sur les différents points de vente. Pour cette opération, le maïs, le riz, le haricot et le sorgho sont en vente par sac de 50 kg et 25 kg. Un volume total de 200 tonnes de maïs est mis à la disposition des populations dans chaque région.

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Une telle décision de la BCEAO pourrait avoir un impact majeur sur les marchés financiers régionaux et reflète la tendance globale au resserrement monétaire des banques centrales mondiales. 

La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pourrait procéder à une nouvelle augmentation de ses taux directeurs lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, prévue en juin 2023, selon les informations de l'Agence Ecofin. Si cette hausse se confirme, ce sera la cinquième augmentation en un an, reflétant une tendance globale de resserrement monétaire chez les principales banques centrales, telles que la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed).

Depuis juin 2022, la BCEAO a augmenté ses taux directeurs à quatre reprises, cherchant à contrôler l'inflation, préserver les réserves de change et stabiliser la croissance économique. La dernière hausse en date était en mars. La Banque centrale avait alors porté son taux directeur, le taux de refinancement à 3%. 

Bien que l'inflation ait baissé pendant quatre mois consécutifs, elle s'est stabilisée en mars 2023 à un niveau élevé de 5,7%, toujours nettement supérieur à la cible de 3% fixée par la BCEAO. Selon des analystes du secteur, une nouvelle hausse des taux directeurs enverrait un signal fort au marché, indiquant clairement l'engagement de la Banque centrale à contrôler l'inflation et à préserver la stabilité financière. Cela pourrait renforcer la confiance des investisseurs dans l'économie régionale, et ainsi, affecter également le marché des actions, en favorisant potentiellement les investissements obligataires et d'autres actifs financiers moins risqués. 

Cependant, cet ajustement monétaire suggère également que la BCEAO n'est pas encore convaincue que la récente tendance à la baisse de l'inflation se poursuivra et craint une hausse à long terme. 

Un nouveau tour de vis pourrait être perçu comme « un signe de confiance excessive » dans l'économie de l’union, promise à une croissance de 6% cette année contre 5,5% enregistrée en 2022, d’après le FMI. Selon les prévisions de la BCEAO, en février dernier, le PIB réel de l'UEMOA devrait ressortir à 5,1% au premier trimestre 2023 et 5,3% au deuxième trimestre 2023 après une réalisation de 5,4% au quatrième trimestre 2022. 

Pour rappel, les précédentes augmentations des taux directeurs ont provoqué une hausse des rendements obligataires et une crise de liquidités sur le marché obligataire souverain. Toutefois, la situation s'est stabilisée depuis avril, grâce à une mesure permettant aux banques d'acheter massivement les titres de leurs actionnaires souverains. Le niveau moyen de couverture des émissions est passé à 157,10% la semaine dernière (première semaine de mai) contre moins de 100% durant tout le mois de mars. Il était déjà à 132% la dernière semaine d'avril), témoignant de l'appétit croissant des investisseurs pour les titres publics. 

Une nouvelle augmentation des taux directeurs pourrait être favorablement accueillie par les investisseurs en quête de rendements attractifs sur le marché obligataire. Mais pour les États de la région, déjà coupés des marchés financiers internationaux, les difficultés face à une hausse du coût du financement régional ne feraient que croître. Cette situation pourrait avoir des conséquences sur le financement des déficits budgétaires. Les besoins de financement net des gouvernements sont estimés à plus de 4 300 milliards FCFA (environ 7,2 milliards de dollars) cette année.

D’autre part, les Etats comme le Bénin qui ont réussi à maintenir un taux d’inflation dans la fourchette cible de la BCEAO se retrouvent à subir la hausse des taux directeurs, et le renchérissement des coûts du financement régional. 

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR) va procéder à compter du 22 mai prochain à une campagne nationale de recensement du foncier. Elle démarre dans les communes d’Agoè-Nyivé 1 et 2 qui sont choisies comme des zones pilotes. L’opération dont la première phase va durer 3 mois, s’inscrit dans le cadre de la modernisation du cadastre au Togo.

Durant cette campagne, des informations seront collectées pour constituer un cadastre numérique et moderne qui facilitera la mise en œuvre des plans de développement, apprend-on. Précisément les propriétés non bâties, les immeubles administratifs, les maisons à usage professionnel ou à titre d’habitation et autres seront recensés et géoréférencés.  

Ce recensement foncier, in fine, permettra également « la sécurisation des propriétés foncières afin d’éviter les doubles ventes, sources de nombreux litiges fonciers qui occupent 80% des affaires en jugement devant les tribunaux et Cours d’Appel du Togo », selon la Direction du Cadastre, de la Conservation Foncière et de l’Enregistrement.

« Le but du recensement foncier est de mettre la population à l’abri des litiges. De fait, les informations cadastrales datant d’avant 2007, seront actualisées pour un meilleur développement urbain », a déclaré, le directeur de la communication et des services aux usagers de l’OTR, Afossoro Donko.

Notons que le collecteur des impôts a déclaré 2023, l’année de la fiscalité foncière.

Esaïe Edoh

Le Togo renforce son engagement vis-à-vis de la croissance verte. En fin de semaine dernière, l'Assemblée nationale togolaise a en effet adopté à l'unanimité, un projet de loi portant autorisation d’adhésion du pays à l'Institut mondial de la croissance verte (Global Green Growth Institute). 

Cette décision vise à renforcer la promotion de la croissance verte et de la croissance économique, tout en assurant une meilleure protection de l'environnement.

En effet, l'adhésion du Togo au Global Green Growth Institute lui permettra notamment de bénéficier de l'assistance technique de cette institution, ce qui renforcera les capacités de mobilisation des ressources financières additionnelles au budget de l'État. 

Pour le parlement, il s'agit notamment de la transition vers une économie nationale résiliente, en favorisant la mutation des emplois, la création d'emplois et l'évolution des compétences.

Notons que ce projet d’adhésion est sur la table depuis plusieurs années, avec un avant-projet de loi émis par le gouvernement en octobre 2020.

Le Global Green Growth Institute a été fondé en 2012 à Rio de Janeiro et rassemble une vingtaine de pays dans le monde. En Afrique, il a notamment signé en 2018 un protocole d'accord avec la Banque africaine de développement (BAD), afin de promouvoir, entre autres, des programmes et des études conjointes.

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Le Togo a enregistré un nouveau succès sur le marché ouest-africain des titres publics. Le pays a mobilisé en fin de semaine écoulée, 33 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone Uemoa à la suite de son émission simultanée de Bons et Obligations assimilables du Trésor de 30 milliards FCFA.

Via cette opération, le trésor public a collecté 25,5 milliards FCFA via les Bons Assimilables du Trésor (BAT) émis sur la maturité de 182 jours et 7,5 milliards FCFA via les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) stipulées sur 3 ans.

Le rapport de l’émission relève également la participation de 26 investisseurs à l’appel d’offres du Togo pour une soumission de 57 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 189,69%.

Ce succès est le 3è consécutif du Togo sur le marché régional des titres publics, depuis le début de l’année.2023

Pour rappel, Lomé prévoit de lever 574 milliards FCFA sur le marché financier régional cette année.

Esaïe Edoh

Alors que les travaux de protection de la côte se poursuivent sur une bande transfrontalière Agbodrafo et Hillacondji (côté Togo), le programme de protection côtière WACA devrait bénéficier d'un appui supplémentaire de la France, via l'AFD, qui se positionne pour financer les travaux sur un autre tronçon, entre Agbodrafo et Gbodjomé (environ 8 km). 

Selon plusieurs sources au sein du programme WACA, les discussions seraient bien avancées, avec en ligne de mire un financement additionnel de 35 millions d'euros pour de grands travaux sur cette bande de la côte.

« L'AFD vient abonder le financement du WACA à hauteur de 35 millions d'euros, cela permettra de faire la protection côtière au niveau du segment qui va de Gbodjomé à Agbodrafo. Il s'agira de 18 épis à construire sur ce tronçon. », a confié à Togo First, Abdul Rahimi Alimi, coordonnateur du WACA au Togo.

La signature de la convention de financement, scellant cet appui, est annoncée pour bientôt. « Les discussions sont bien avancées, nous sommes à l'étape de la signature de la convention, qui devrait intervenir certainement dans le courant de la semaine prochaine. », a confié la même source ce vendredi 05 mai.

Boskalis en pole position ?

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Dans le cadre de ces futurs travaux, le Néerlandais Boskalis, déjà à la manœuvre pour les travaux entre la bande Agbodrafo-Hillacondji transfrontalière avec le Bénin, est dans le viseur des coordinateurs du programme de protection côtière, appuyé par la Banque mondiale.

« Nous sommes en discussion avec Boskalis pour un contrat complémentaire parce que la qualité et l'efficacité qu'ils ont mises dans le travail ont été impressionnantes, et nous souhaitons que l'ensemble des travaux puisse respecter une certaine harmonie. », a ajouté le coordonnateur.

Les négociations sont toujours en cours. Les grands travaux de protection côtière ont été menés par Boskalis, suite à des accords à hauteur de 63 millions d'euros (près de 42 milliards FCFA) avec le Togo et le Bénin, pour une bande d'une quarantaine de kilomètres. Ces chantiers de construction et de réhabilitation d'épis de protection, de rechargement en sable d'une partie de la plage, sont déjà achevés à 99%.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le recensement électoral est prolongé de trois jours et devra se poursuivre jusqu'au lundi 08 mai dans la Zone 1, (regroupant les communes des Lacs, du Bas-Mono, de Vo, de Zio, de Yoto, d'Avé, d'Agoè-Nyivé et du Golfe). Initialement, il devait s’achever dans cette zone, le 06 mai.

L’annonce vient d’être faite par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dans une note officielle ce vendredi 05 mai 2023. Ceci permet notamment aux citoyens de 18 ans révolus et jouissant de leurs droits, d'obtenir leur carte. La décision fait suite à la  forte affluence, croissante, dans les différents centres de recensement et de vote (CRV), indique-t-on.

Les heures d'ouverture et de clôture des opérations restent de 07 à 16h GMT. Les populations sont invitées à se mobiliser pour la réussite du recensement

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