Togo First

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Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, va s’appuyer sur le réseau du Système Panafricain de Paiement et de Règlement (PAPSS) pour faciliter ses échanges financiers transfrontaliers. Les deux acteurs ont conclu le lundi 19 juin 2023, un protocole d'accord visant à faciliter les paiements transfrontaliers en Afrique.

L’accord a été signé par le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, et le directeur général du Groupe Ecobank, Jeremy Awori. C’était lors de la cérémonie d’ouverture de la 30e Assemblée Annuelle d’Afreximbank (AAM) qui s’est tenue à Accra, au Ghana.

Cette initiative vise à améliorer le règlement des transactions transfrontalières du Groupe Ecobank et de ses filiales en utilisant le PAPSS, qui est une infrastructure de marché financier créée par l'Afreximbank et la ZLECAf.

Le réseau PAPSS offre en effet un canal sécurisé et efficace pour le traitement des paiements, favorisant ainsi le commerce intra-africain. À terme, les filiales d'Ecobank dans 33 pays pourront accélérer les transferts de fonds tout en garantissant leur transparence et leur conformité, sous la supervision des régulateurs, selon le PAPSS. Ce partenariat s'inscrit dans la vision de l'Union africaine de promouvoir le commerce intra-africain et l'intégration économique en améliorant la connectivité financière.

« Des partenariats tels que celui que nous avons signé sur le PAPSS sont essentiels pour la mise en œuvre et le succès de la ZLECAf ainsi que pour l'intégration financière et le développement économique de notre continent. Nous tenons à la réussite du PAPSS et nous sommes heureux d'y apporter notre expertise en matière de paiements et d'encaissements, à travers les 33 marchés où nous sommes présents en Afrique », a indiqué Jeremy Awori, DG du Groupe Ecobank.

Pour sa part, Mike Ogbalu III, directeur général du PAPSS, s'est félicité de la coopération de son institution avec Ecobank, en soulignant que celle-ci permettra de transformer la manière dont les Africains effectuent leurs transactions transfrontalières.

Selon les prévisions, la mise en œuvre de ce protocole d'accord se fera progressivement en partenariat avec les Banques Centrales des pays concernés, avec pour objectif de rendre le service disponible à partir de janvier 2024.

Au Togo, le site historique de Kamina (à 20km d’Atakpamé) va abriter un musée d’histoire, a récemment annoncé le ministre de la culture, Kossi Lamadoko, dans le cadre de la restauration des sites touristiques du pays.

Un appel d’offres a été lancé il y a quelques jours, pour recruter une entreprise qui se chargera de la réalisation des travaux. Le chantier devrait durer sept mois, d’après le ministère. 

Ce projet de construction sera financé par l’Etat togolais, conformément aux prévisions budgétaires, exercice 2023.

En rappel, Kamina est une ancienne base militaire allemande, qui abritait une puissante station de radio transcontinentale et un centre émetteur de télégraphie sans fil, reliant Berlin à la colonie namibienne et à la flotte allemande dans l’Atlantique. Le site accueillait périodiquement une exposition d’art qui drainait des visiteurs et touristes.

Notons qu’en droite ligne avec le processus de développement de l’offre touristique nationale, plusieurs sites seront réhabilités, notamment celui des Batamariba de Koutammakou don’t les travaux devraient coûter 3 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

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Le Togo poursuit ses réformes dans le système de passation des marchés publics et va se doter bientôt d’une politique nationale de la commande publique. Au cours d’une rencontre de deux jours ouverte le mardi 20 juin 2023 à Lomé, différents acteurs et experts des marchés publics vont apprécier et valider le document.

Cette réforme stratégique selon l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), va contribuer à la promotion de l’économie locale, à travers une meilleure gestion de l’accès aux marchés publics.

Le document « renferme des mesures et propositions destinées à renforcer la place de la commande publique dans l’économie togolaise », a déclaré le directeur général de l’ARCOP, Aftar Touré Morou.

Pour René Kapou qui représentait la Ministre, Secrétaire générale de la présidence de la République, cette politique permettra au Togo de réaliser son ambition, celle de faire de la commande publique « un catalyseur important de la redynamisation de son activité économique ».

L’élaboration de cette politique nationale, indique-t-on, intervient dans la lignée de l’amélioration du cadre juridique des marchés publics et des contrats de partenariat public-privé.

Esaïe Edoh

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En visite à Lomé, Alice Albright, directrice générale de la Millennium Challenge Corporation (MCC), a été reçue hier par le Chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, mardi 20 juin 2023. Son passage au Togo intervient dans un contexte où le Togo, éligible au programme de financement Compact (depuis décembre dernier), travaille désormais à formaliser sa stratégie pour bénéficier de ces fonds.

Si le pays bénéficie déjà du programme Seuil, pour un montant de 35 millions de dollars, et est déployé dans le domaine du foncier et des TIC, le programme Compact, traditionnellement bien plus conséquent, devrait se concentrer, en plus des TIC, sur l'énergie. C'est ce qu'a rappelé Rose Kayi Mivedor devant Alice Albright, lors d'une rencontre avec le secteur privé togolais, dans la même journée. 

1 Energie

« Les problématiques de l'énergie et des technologies de l'information et de la communication, en particulier leur coût, leur qualité et leur accessibilité, sont indéniables et constituent de véritables freins à la croissance de l'économie togolaise. C'est donc avec raison que les projets retenus par le gouvernement du Togo concernent les secteurs susmentionnés. », a indiqué la ministre.

Il y a deux mois, le Togo a obtenu un fonds de 12 millions de dollars du MCC pour l'aider dans la préparation du Compact.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le ministère chargé de la fonction publique et celui des enseignements ont annoncé ce mardi 20 juin 2023, un concours de recrutement de 4501 enseignants pour renforcer le secteur de l’éducation via un arrêté interministériel.

Selon le document, 850 enseignants seront recrutés pour le compte de l’enseignement du préscolaire, 1680 pour le primaire, 824 pour le 1er cycle du secondaire et 676 pour 2ème cycle du secondaire. Au même moment, 471 enseignants seront engagés pour appuyer le personnel de l’enseignement technique et professionnel.

« Le concours est ouvert aux Togolais âgés de 18 à 40 ans », détaille l’arrêté interministériel qui précise que le dépôt de candidatures couvre la période du 26 juin au 28 juillet 2023 tandis que la date des épreuves écrites est fixée au 2 septembre 2023.

Rappelons que ce concours intervient quelques mois après l’annonce en février dernier par le ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique et de l'Artisanat, Komla Dodzi Kokoroko, des prévisions d'enrôlement d’au moins 3500 enseignants fonctionnaires, cette année 2023.

Esaïe Edoh

Ci-dessous les détails

Au Togo, la Banque islamique de développement (BID) apporte son soutien à la politique d’accès universel aux soins de santé avec une enveloppe de 38 milliards FCFA. Ce fonds va financer la mise en œuvre du Projet de renforcement du système de santé et des soins de santé primaires, (PR4SP), lancé ce mardi 20 juin 2023 à Lomé par le ministère togolais chargé de la santé.

D’une durée de quatre ans, le projet va consister en la construction et la réhabilitation des centres de santé, précisément une trentaine de maternités ainsi que l’acquisition d’équipements et de moyens roulants au profit des formations sanitaires.

Ce projet devrait permettre également le renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles, l’amélioration de la gouvernance du secteur qui est en pleine modernisation et l’appui au contrôle des principales maladies transmissibles (VIH/sida, Tuberculose, Paludisme) et morsures de serpent.

Selon la directrice de cabinet du ministère de la santé, Midamegbe Akakpo, le projet de renforcement du système de santé et des soins de santé, « est en cohérence avec la vision du gouvernement qui met l’accent sur un système de soins de qualité accessible pour tous ».

Rappelons que depuis quelques années, les autorités togolaises multiplient des actions pour garantir l’accès aux soins de santé à toute la population. C’est dans cette dynamique qu’elles travaillent également à la mise en œuvre du projet l’Assurance Maladie Universelle (AMU).

Esaïe Edoh

Rencontré lors des BRVM Awards, qui se sont déroulés les 10 et 11 mai 2023 à Lomé, Togo, Ismaël Cissé, le directeur général de Sirius Capital, a confié à Togo First, ses ambitions pour le marché togolais. Sirius Capital, est une Société de Gestion et d'Intermédiation (SGI) ayant son siège social en Côte d'Ivoire, qui continue de se frayer son chemin dans le paysage financier ouest-africain. Ismaël Cissé voit en le Togo, une terre propice à l'expansion de ses activités, surtout dans un contexte de réformes économiques et sociales majeures menées par le gouvernement togolais pour attirer davantage d'investissements et stimuler le secteur privé. 

Togo First : Comment présentez-vous Sirius Capital ?

Ismaël Cissé (IC) : Sirius Capital se positionne principalement en tant que banque d'affaires dont l'objectif est de mobiliser des capitaux pour favoriser le développement de la région. Dans cette optique, notre priorité est d'offrir une large gamme de solutions de financement, y compris des options innovantes pour combler les déficits de financement.

Afin d'atteindre cet objectif, nous avons obtenu des agréments spécifiques. Nous sommes agréés en tant que Société de Gestion et d'Intermédiation (SGI), ce qui nous permet de capter les flux provenant des marchés financiers afin de financer les acteurs de la région. De plus, nous détenons un agrément d'intermédiaire en opération de banque de la BCEAO. Par ailleurs, nous proposons des services de microfinance.

En résumé, notre objectif est de proposer une gamme complète d'options de financement afin de remplir notre mission, qui consiste à mobiliser des financements pour le développement de la région. Pour vous donner une idée de l'ampleur, nous mobilisons chaque année entre 400 et 500 milliards FCFA de capitaux, que ce soit sur le marché financier, en dehors de celui-ci, ou dans les secteurs public et privé.

Togo First : Quels sont vos projets actuellement au Togo ? 

IC : En réalité, ce qui est intéressant au Togo, c'est la volonté politique affirmée de transformer l'économie et de la diriger vers une orientation axée sur les exportations et l'industrialisation. Le pays dispose de zones franches et de plateformes visant à attirer les investissements. Selon les estimations, les investissements directs étrangers devraient augmenter considérablement au Togo dans les années à venir.

En tant qu'intermédiaire financier, notre rôle est de guider ces investissements de manière à ce qu'ils contribuent réellement au développement. Nous cherchons donc à financer l'industrialisation et la transformation de nos produits agricoles. Le Togo est bien positionné pour devenir un acteur important dans la transformation agricole, les exportations et l'industrialisation.

Togo First : En quoi consisteront donc vos interventions ? 

IC : Notre travail consiste à mettre en relation les gouvernements, les acteurs locaux et les investisseurs étrangers intéressés par le Togo. Cependant, notre approche diffère légèrement de celle des autres. Plutôt que d'attendre que les projets soient déjà structurés pour rechercher du financement, nous intervenons dès les premières étapes de co-construction. Nous aidons à structurer les projets afin d'avoir un impact concret sur le terrain, en visant des objectifs précis de transformation industrielle, par exemple.

En tant qu'intermédiaire, nous intervenons très tôt dans le processus de développement pour orienter les projets. Sirius Capital a un solide réseau international et nous nous spécialisons dans les financements innovants, tels que la finance islamique, qui n'est pas très répandue dans la région, mais qui dispose de capitaux importants pour financer des projets. Nous nous intéressons également à la finance d'impact, où les fonds de ce type recherchent des projets dans lesquels investir. Cependant, peu de projets sont actuellement structurés de manière à attirer ces fonds.

Ce boom d'ambition peut parfois rencontrer des obstacles, notamment en raison de la complexité des processus gouvernementaux. C'est pourquoi une présence privée, forte et enracinée est nécessaire pour accompagner ces efforts.

Togo First : Selon vous, quelles mesures ou réformes publiques devraient être prises pour attirer le secteur privé et les investissements vers les projets dont vous avez parlé ?

IC : Trop souvent, nous constatons que l'État remplit à la fois le rôle de créateur du cadre réglementaire et celui de promoteur des grands projets. Je pense qu'il devrait y avoir davantage de collaboration entre le secteur privé et le gouvernement, où le secteur privé prendrait en charge des projets déjà structurés, tandis que le gouvernement se concentrerait sur la création du cadre nécessaire pour favoriser la réussite de ces projets.

Un autre schéma est : au lieu d'avoir un gouvernement qui endosse le rôle de promoteur de projets tout en créant le cadre réglementaire et en régulant le marché, il serait préférable que le secteur privé soit chargé de concevoir ces projets. Le secteur privé est souvent plus flexible et capable d'innover plus rapidement qu'un gouvernement.

En favorisant une plus grande participation du secteur privé, nous pourrions donc bénéficier de son expertise, de sa créativité et de sa capacité à prendre des risques. Cela permettrait également de réduire la charge de travail des gouvernements et de favoriser une collaboration plus efficace entre le public et le privé pour stimuler le développement économique et l'innovation.

Togo First : Dans votre rôle spécifique d’intermédiaire, il est certain que vous faites face à divers obstacles et défis qui bloquent vos activités de mobilisateur de financement. Même avec un intérêt manifeste du secteur privé, quels sont les problèmes et défis auxquels vous êtes confronté qui nécessitent l'intervention des autorités publiques ?

IC : En réalité, l'un des principaux obstacles que nous rencontrons est la prédominance du secteur informel dans le secteur privé. Malheureusement, de nombreux projets ambitieux sont freinés par le manque d'entreprises structurées et capables de prendre en charge ces projets.

Pour surmonter cette problématique, il est essentiel que le gouvernement mette en place un cadre fiscal incitatif qui encourage le secteur privé à sortir de l'informel et à se structurer. Actuellement, de nombreuses entreprises hésitent à se conformer aux réglementations formelles en raison des conséquences fiscales potentiellement lourdes. Cela crée un cercle vicieux où la présence dans le secteur informel limite la mobilisation des ressources nécessaires pour soutenir le secteur privé.

Lorsqu'une entreprise déclare seulement 10% de ses revenus, par exemple, il devient difficile d'envisager avec elle la réalisation d'un projet de grande envergure de 100 milliards. De plus, la charge fiscale souvent élevée ne favorise pas l'émergence du secteur privé de l'informel.

Il est donc essentiel de mettre en place des mesures incitatives fiscales, de créer un environnement réglementaire favorable et de promouvoir un climat des affaires propice. Je suis conscient que le gouvernement togolais a entrepris de nombreuses réformes récemment pour améliorer cette situation.

Togo First : Quel est votre regard sur l'efficacité de ces réformes en termes de stimulation de l'investissement ?

IC : Ces avancées vont dans la bonne direction. Comme je l'ai mentionné précédemment, nous avons choisi d'être présents ici parce que nous constatons que le Togo est en train d'évoluer en termes de mesures réglementaires et de création de cadres favorables.

C'est encourageant pour nous de nous positionner ici, car nous pensons qu'il y aura l'émergence de champions nationaux dans ce contexte propice. Le Togo offre un environnement favorable qui pourrait attirer des entreprises régionales à s'y établir.

Par exemple, la récente réforme dans le secteur immobilier est un développement positif. Ce genre de réforme contribue à créer un environnement propice à l'investissement et peut stimuler le développement du secteur.

Nous sommes optimistes quant à l'avenir du Togo et nous sommes impatients de participer à cette dynamique en apportant notre expertise et notre soutien financier pour accompagner la croissance économique du pays.

Togo First : Quels sont les domaines spécifiques dans lesquels vous avez identifié des projets sur lesquels vous travaillez ? 

IC : Les principales spéculations agricoles dans la région sont axées sur l'anacarde, l'huile de palme et d'autres produits agricoles. Il est donc essentiel de se positionner dans le domaine de la transformation et de l'agro-industrie pour valoriser ces produits.

Togo First : Il est intéressant de noter que vous envisagez de lancer votre propre bourse en ligne, et d'autres institutions prévoient également de se lancer dans ce domaine. Nous sommes conscients que la digitalisation transcende les frontières. Comment comptez-vous vous y prendre au Togo ? 

IC : Au Togo, il existe déjà des structures qui mobilisent l'épargne publique et l'épargne des ménages, mais leur impact est principalement limité aux institutions financières. En conséquence, il y a de l'épargne disponible, mais elle n'est pas suffisamment mobilisée pour stimuler le développement économique, de manière optimale.

Il est donc important de mettre en place des mécanismes et des incitations pour encourager la mobilisation de cette épargne et la diriger vers des investissements productifs. Cela pourrait impliquer des initiatives telles que des programmes d'éducation financière, des mesures incitatives fiscales, ou encore des plateformes d'investissement en ligne pour faciliter l'accès aux opportunités d'investissement et encourager la participation des individus et des ménages dans le développement économique de la région.

Togo First : Justement, malgré l'existence de ces institutions agréées, les cas d’arnaque fleurissent, avec des croissances rapides. On est tenté de dire que les sociétés d’intermédiaires sont dans leur bulle, abandonnant leur territoire aux arnaqueurs dont le discours convainc très vite les ménages. Malgré le développement des activités de bourses en ligne, les SGI peinent à créer la proximité avec le grand public. Qu’est-ce qui explique cela ?

IC : Il y a un problème de positionnement. En effet, je mentionnais précédemment une mobilisation de 400 à 500 milliards chaque année par Sirius Capital, mais malheureusement, 95 à 98 % de ces sommes proviennent d’investisseurs institutionnels. 

Cela n'est pas viable à long terme. Il n'est pas possible de financer tous les développements de notre région sans prendre en compte l'épargne publique. L'épargne publique existe, car dès qu'une nouvelle arnaque ou une nouvelle escroquerie apparaît, des dizaines de milliards sont investis. C'est nous qui sommes fautifs. 

En d'autres termes, le secteur financier n'a pas réussi à proposer de véritables alternatives d'investissement, simples et compréhensibles pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde, afin de capter cette épargne. 

Tant que nous n'y parviendrons pas, le grand public continuera d'être victime de toutes les nouvelles escroqueries en matière d'investissement. C’est un des objectifs de notre application, d’avoir une approche pédagogique et inclusive auprès du grand public pour donner les outils au grand public de s’approprier ces activités tout en sachant éviter les arnaques. Notre application est un espace de confiance et de proximité qui permettra à n’importe qui d’investir sereinement. Un autre objectif de cette application est d'englober toute la sous-région, car je pense que les opportunités sur le marché financier sont insuffisantes. C'est l'un des problèmes, car nos économies ne disposent pas d'un nombre suffisant de sociétés cotées ou de produits financiers. Nous ne pouvons donc pas nous contenter de penser au niveau national, nous sommes obligés de penser au niveau de la sous-région, notamment lorsque nous avons une bourse sous-régionale. 

Togo First : C’est dans cette optique que vous développez une application mobile, car comme on le dit, le digital brouille les frontières. A quoi va-t-elle servir ?

IC : Effectivement, nous comptons lancer bientôt notre propre application de bourse en ligne pour ratisser large, avec en ligne de mire la possibilité de toucher rapidement les populations de tous les pays de la sous-région. 

Le but de cette application est de proposer de manière transparente et intuitive des opportunités d'investissement, utilisant par exemple des comptes Orange Money et d'autres moyens de paiement. Elle permettra d'accéder aux informations nécessaires pour évaluer ces opportunités, car la prise de décision d'investissement nécessite des informations commerciales appropriées. Par exemple, en fonction du profil d'investissement défini, des objectifs peuvent être établis et des recommandations appropriées seront reçues.

Lorsqu'une opportunité d'investissement correspond aux recommandations, une notification sera envoyée, et l'investissement peut être effectué en quelques clics. Tout est conçu pour être transparent, et si des fonds doivent être récupérés, tout sera bien documenté et gérable numériquement. 

Pour conclure, l'ambition de cette application est de rendre les opportunités d'investissement accessibles de manière transparente et intuitive, en utilisant un compte Mobile Money ou d'autres moyens de paiement, afin de faciliter la prise de décisions éclairées et l'investissement en fonction des objectifs définis.

Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo

Victoire Tomégah-Dogbé, la cheffe du gouvernement togolais, a participé la semaine dernière aux travaux du Sommet de l'Organisation internationale du Travail (OIT) sur la justice sociale à Genève, en Suisse. En marge de cet événement, le Premier ministre togolais a eu des entretiens bilatéraux et des séances de travail avec plusieurs acteurs clés, dont, le 14 juin 2023, Gilbert Foussoun Houngbo, Directeur général de l'OIT et ancien Premier ministre togolais.

Ce dernier a notamment salué la politique d'inclusion initiée par le sommet de l’Etat togolais.

« C’est pour moi un grand honneur très particulier d’accueillir ma compatriote, Son Excellence Mme Victoire Tomégah-Dogbé, Premier ministre. Le Togo s’est engagé résolument sur la voie du développement durable fondé sur les valeurs de l’OIT », a indiqué Gilbert Foussoun Houngbo.

« La préparation actuelle d’un pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive en est la dernière manifestation. Les effets de cet engagement au plus haut niveau de l’État sont visibles, avec un taux de pauvreté qui a régressé fortement entre 2006 et 2022. », a reconnu Gilbert Foussoun Houngbo.

La cheffe du gouvernement a également eu une réunion avec Mia Seppo, Assistante du Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), sur l'engagement du Togo dans l'initiative pour un socle de protection sociale.

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Au Togo, les travaux du projet énergétique Kamadama, qui relie 4 villes du Nord du pays, sont presque achevés, et affichent un taux d'achèvement de 90,11%. C’est le constat dressé par la ministre des Mines et de l'Énergie, Mila Aziable, à l'issue de sa visite de terrain effectuée le weekend dernier sur ce projet lancé en mai 2021.

« Aujourd’hui, les travaux sont réalisés à un taux de 90,11% par les équipes techniques mobilisées qui ne ménagent aucun effort pour pouvoir terminer les travaux dans les délais prévus », s’est réjouie la ministre, après la visite des travaux.

Il s'agit d'un projet de ligne à haute tension de 161 KV, sur 310 km, reliant les villes de Kara, Mango, Dapaong, Mandouri, et la frontière Togo/Bénin, en vue de renforcer le réseau électrique national.

L'initiative est appuyée par plusieurs partenaires, notamment la Exim Bank of India, qui a financé le projet à hauteur de 52 millions de $, remboursables par l’Etat Togolais.

Dammipi Noupokou, directeur général adjoint de la CEB, porteur du projet Kamadama, a pour sa part, souligné que la réalisation de ce projet permettra d'alimenter l'ensemble du Togo à partir du corridor de Lomé jusqu'à Cinkassé, tout en renforçant et sécurisant l'alimentation électrique de la région septentrionale. 

Ayi Renaud Dossavi

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La banque panafricaine Ecobank ouvre jusqu’au 21 juillet 2023, les candidatures pour l’édition 2023 de son concours “Ecobank Fintech Challenge”. Les candidatures sont ouvertes aussi bien aux startups en phase de démarrage qu’à celles matures en quête d'un partenariat avec Ecobank sur l'ensemble de ses 35 marchés africains.

Cette 6e édition du Ecobank Fintech Challenge à l’instar des précédentes, offre des opportunités aux fintechs en ligne avec les objectifs stratégiques de Ecobank, leur permettant d'établir des partenariats et de déployer leurs solutions innovantes à travers son vaste réseau de 35 marchés africains.

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Selon un communiqué de la banque basée à Lomé, « les candidats finalistes auront aussi la possibilité d'intégrer le prestigieux programme Ecobank Fintech Fellowship. Pour la deuxième année consécutive, le lauréat se verra attribuer un prix en espèces de 50 000 USD, soit plus de 30 millions FCFA ».

Pour Jeremy Awori, directeur général du Groupe Ecobank, « le Fintech Challenge a accueilli un nombre important de fintechs. Six participants se sont associés avec succès à Ecobank pour lancer des produits innovants qui ont été déployés sur nos marchés. De fait, ces collaborations ont joué un rôle important dans la transformation du paysage numérique de l'Afrique et dans le renforcement de l'inclusion financière ». 

Notons que pour le compte de la 5è édition en 2022, la start-up togolaise DizzitUp, entreprise spécialisée dans la distribution d’équipements d’énergie solaire, était sur la short-list des 6 finalistes.

Esaïe Edoh 

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