Togo First

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Démarré en mars 2022, le chantier de l’Institut de formation en alternance pour le développement des énergies renouvelables de Lomé (IFAD-ENR) affiche un taux d’exécution d’environ 72%, et devrait être livré en juillet 2023, indique la Banque africaine de développement (BAD).

Le projet, co-financé par la BAD et le gouvernement du Togo dans le cadre du projet de réhabilitation de la route communautaire Togo-Burkina Faso, a fait l’objet d’une visite de terrain la semaine dernière (8 mars 2023) par Wilfrid Abiola, Représentant Résident de l’institution financière au Togo. Le responsable était accompagné des représentants de plusieurs partenaires, dont la KFW au Togo, l’IFAD Bâtiments, l’Agence éducation et développement (AED), en charge du projet des IFAD au Togo.

À terme, la structure, qui sera érigée dans l’enceinte du Lycée technique d’Adidogomé, devrait avoir une capacité d’accueil de 330 élèves par promotion, formés pour un bac professionnel spécialisé en énergies renouvelables (solaire, photovoltaïque, éolien et bioénergie). Sa mise en place vise à répondre aux besoins en techniciens qualifiés en énergies renouvelables dans le pays et en renforcement de l’enseignement professionnel dans ce domaine.

Le chantier est financé à hauteur de 1,87 milliard FCFA, dont 1,11 milliard de FCFA pour les travaux de construction et 757 millions FCFA pour l’acquisition des équipements.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la commune Yoto 3 (préfecture de Yoto) a validé son Plan de développement communal (PDC) le 15 mars 2023 à Gboto Vodoupé, (chef-lieu de la commune à environ 75 km au nord-est de Lomé).  Le document contient les grandes orientations et stratégies d’actions de développement de la commune pour les cinq prochaines années.

La réalisation de ces actions selon le Conseil communal, nécessite un investissement de 4,16 milliards FCFA. Ces ressources permettront précisément de financer des projets de développement du secteur agricole et de l’entrepreneuriat. Elles vont contribuer également à l’amélioration de la qualité des services sociaux, à la gestion de l’environnement ainsi qu'au renforcement de la cohésion sociale et du système de gouvernance et de gestion des finances locales.

Pour mobiliser ces ressources de financement du Plan quinquennal, les autorités exécutives de Yoto 3 envisagent de nouer des partenariats avec des entreprises en activité au Togo et des organisations internationales.  

Déjà, la commune peut compter sur l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et des sociétés telles que Lome Multipurpose terminal (LMT), l'Établissement de Travaux Géologiques et Miniers (ETGM) et Scan Togo qui ont d’ailleurs financé l’élaboration du plan. 

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la gestion des recettes fiscales sera renforcée à travers la mise en place du Comité national de suivi du programme de transition fiscale (CNPTF), et du Comité national d'évaluation des dépenses fiscales (CONEDEF). Les deux instruments ont été rendus opérationnels le jeudi 16 mars 2023 à Lomé à la suite d’un atelier de leur présentation.

Ils vont se charger d’améliorer le cadre technique de mobilisation des ressources nationales pour le financement des projets de développement, et d’assurer une gestion adéquate des ressources financières du pays, pour une croissance inclusive.

De façon concrète, le CONEDEF se chargera de la collecte et compilation des données fiscales, dans le but d’élaborer les rapports annuels d’évaluation des dépenses fiscales. Quant au CNPTF, il se chargera de l’évaluation des indicateurs de performance et du suivi de l’exécution du programme de transition fiscale, conformément aux exigences communautaires de l’UEMOA.

La mise en place des deux organes, selon la directrice de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances,  Akou Adétou-Afiadényigba, va contribuer à  assainir les finances publiques du pays conformément à la politique fiscale des autorités, inscrite dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Notons que le CONEDEF et le CNPTF sont rendus opérationnels dans le cadre de la mise en œuvre du projet dénommé Bonne Gouvernance Financière (GFG) pour le Togo, financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération Économique sur la période 2022-2025 à hauteur de 6 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

Le Togolais Bemah Gado, promoteur de Green Industry Plast-Togo (GIP), une entreprise spécialisée dans la collecte, le tri et le recyclage des déchets plastiques, vient de remporter le premier prix du concours international Afri-Plastics Challenge, soutenu par le gouvernement canadien.

GIP est le premier des trois finalistes sélectionnés et, pour cette victoire, l'entreprise et son promoteur empochent la somme de 1 million de livres sterling (environ 780 millions FCFA, au taux considéré), pour la mise à l'échelle de leur solution de collecte, de tri et de recyclage des déchets plastiques au Togo, selon Challenge Works, promoteur de la compétition.

La phase finale de cette compétition s'est tenue du 13 au 16 mars 2023 à Nairobi, au Kenya, avec 240 projets soumis en Afrique.

Lancé en juillet 2021, l'Afri-Plastics Challenge a attribué 4,1 millions de livres sterling à neuf équipes d'innovateurs d'Afrique subsaharienne. GIP a remporté la première place devant 1 141 candidatures venues de tout le continent.

GIP-Togo

93370 leves de fonds des start up agrifoodtech africaines ont augment de 22 en 2022 640 millions rapport wak

La solution championne de GIP-Togo, consiste à mettre en place des unités de collecte et des installations de tri pour les déchets plastiques dans les principales villes du Togo, en collaboration avec les autorités locales. Le but est de collecter et de récupérer les déchets plastiques en vue de leur recyclage.

Dans le cadre de son développement et de son positionnement, GIP a été accompagnée par le Fonds d'appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), qui a également soutenu sa participation à ce concours international apprend-on.

La société GIP a été créée en 2017 au Togo et a rapidement connu du succès en matière de collecte et de recyclage des déchets plastiques sur le territoire, et obtenu de nombreuses reconnaissances en la matière.

Ayi Renaud Dossavi

En 2022, le Togo a planté plus de 5 millions d'arbres, sur une superficie de plus de 8 000 hectares, dans le cadre de sa politique de reboisement et de lutte contre le changement climatique. Cette information émane du gouvernement, à l'occasion d'une communication hier mercredi 15 mars 2023, lors du dernier Conseil des ministres.

Le chiffre marque une hausse notable de 57% par rapport à la campagne précédente (en 2021), où l'on recensait 3 300 000 plants mis en terre sur une superficie de 4 500 hectares.

L'exécutif a ainsi « salué la forte adhésion de tous les acteurs lors cette campagne de reboisement et les a encouragés à maintenir la dynamique pour des résultats encore plus bénéfiques à notre pays. », comme l'indique le Communiqué sanctionnant le Conseil.

L’un dans l’autre, cette progression annuelle de près de 60% masque tout de même des résultats en deçà des prévisions initiales de 2022. En effet, les ambitions initiales de cette année tablaient sur 21 millions d’arbres à planter. D’ailleurs, pour 2023, on se montre plus conservateur, avec comme objectif affiché de mettre en terre 14 millions de plants, selon le gouvernement, sur une superficie d'environ 11 000 hectares (dont 2 millions de plants attendus pour la seule journée de l’Arbre, le 1er juin 2023).

Pour rappel, le pays s'est donné pour objectif globale de planter 1 milliard d'arbres sur 10 ans, à l'horizon 2030.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo se dote d'un observatoire national du dividende démographique. La structure a été annoncée hier, mercredi 15 mars 2023, lors du Conseil des ministres. Selon le gouvernement, la structure intervient dans la perspective d'une meilleure exploitation du dividende démographique, qui correspond à l'accélération de la croissance économique en rapport avec la baisse rapide de la fécondité dans un pays et l'évolution de sa démographie.

La structure se veut surtout un outil de veille informationnelle, dans le suivi de la démographie du pays.

La structure « intervient en raison notamment de changements de la structure par âge et de l’amélioration de la productivité conditionnée par des investissements dans la santé, l’autonomisation de la femme, l’éducation et l’emploi des jeunes. », selon le gouvernement. Ainsi, « la mise en place de cet observatoire national permettra d’affiner les analyses démographiques en lien avec les projets et programmes de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. », ajoute-t-on.

1 feuille

Il est à rappeler que le Togo affiche à ce jour, une démographie de 8,6 millions d'habitants, avec une répartition de 49,3% d'hommes contre 50,7% de femmes. Selon les données disponibles, le pays gagne environ un million d'habitants tous les 8 à 10 ans.

Selon les données de la Banque mondiale, le pays a connu une baisse soutenue de sa fécondité depuis les années 80, passant notamment d'une fécondité à environ 7 (chaque femme faisant en moyenne 6 enfants) dans les années 80, à une fécondité à 4,2 en 2020, suivant les dernières estimations.

Ayi Renaud Dossavi

Dans le cadre de son engagement dans la lutte contre le changement climatique, le Togo vient de marquer une nouvelle étape, avec l'adoption par le gouvernement d'un nouveau décret relatif aux mécanismes de gestion du carbone. C'était à la faveur du dernier Conseil des ministres, hier mercredi 15 mars 2023 à Lomé. Le décret vise à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le pays et à renforcer la résilience des populations face aux changements climatiques.

« L’adoption de ce texte, qui fixe les règles relatives aux mécanismes de gestion du carbone, permettra de stimuler le stockage de carbone tout en contribuant au respect des engagements internationaux du Togo en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. », indique le communiqué du Conseil.

Ceci fait référence au mécanisme d'échange monétaire des droits d'émissions de gaz à effet de serre ( "Crédits carbone" ) institué au niveau mondial, et qui se veut une mesure efficace pour lutter contre les changements climatiques.

A terme, l'encadrement du captage et du stockage du carbone vise à permettre au pays de respecter ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ayi Renaud Dossavi

L’Autorité de régulation des communications électroniques et postes (Arcep) a ouvert une nouvelle procédure de sanction à l’encontre des opérateurs de téléphonie mobile, Togo Cellulaire (du groupe Togocom) et Moov Africa. Elle reproche aux deux sociétés la mauvaise qualité de leurs services en dépit des nombreuses interpellations.

Dans un communiqué publié le mercredi 15 mars 2023, l’ARCEP a noté « une faible amélioration de la qualité de service » des deux opérateurs, 18 mois après la dernière campagne nationale de contrôle de conformité qui a relevé une mauvaise qualité des prestations des deux sociétés.

Selon le gendarme des télécommunications au Togo, il a été constaté « une faible amélioration de la qualité de service de l’ordre de 8% pour Togo Cellulaire et de 5% pour Moov Africa Togo ». 

« La qualité des services voix et internet offerts par les deux opérateurs mobiles ne respecte donc toujours pas les seuils de conformité réglementaires pour plus de la moitié des seize indicateurs mesurés. Plus précisément à l’échelle nationale, le taux de conformité est de 48,6% pour Togo Cellulaire et de 37% pour Moov Africa Togo », rapporte par ailleurs le régulateur qui a constaté également des déficits dans les délais d’établissement d’appels voix et de téléchargement de page web en 3G.

La procédure ouverte, selon l’institution dirigée par Michel Galley, va « contraindre les opérateurs concernés (ndlr) à réaliser les investissements nécessaires et à prendre toutes les dispositions pour résoudre les problèmes de qualité de service sur l’ensemble du territoire national sous peine de sanction ». 

Rappelons qu’en 2021, les deux sociétés avaient écopé des sanctions d’ordre financier pour d’une part « manquements graves et durables à son obligation de fourniture permanente et continue de ses réseaux et services de communications électroniques » et d’autre part pour « pratique tarifaire interdite ».

Esaïe Edoh 

Au Togo, la Société Financière Internationale (SFI) va travailler avec l'Association des grandes entreprises (AGET), en accord avec le gouvernement togolais pour accompagner les PME/PMI. L’annonce a été faite par le directeur régional Afrique de l’Ouest de la branche de la Banque Mondiale (BM) dédiée au secteur privé, Olivier Buyoya, le mardi 14 mars 2023 lors d’une entrevue avec la cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbé.

L’annonce fait suite à la participation de la SFI à la deuxième édition des Universités de l’AGET à Lomé ce même jour. Il s’agit concrètement pour l’institution de travailler ensemble avec le gouvernement, les grandes entreprises togolaises et les différentes faîtières pour identifier les PME/PMI en fonction de leur potentiel et les accompagner dans l’accès au financement.

« Nous avons vraiment parcouru les obstacles auxquels sont confrontées les PME/PMI et l’un de ces obstacles, c’est l’accès au financement, mais il y a aussi l’accès aux marchés, l’accès au savoir et aux instruments qui leur permettraient de se développer », a indiqué Buyoya.

Ce soutien se fera via le programme « Initiative d’accompagnement aux champions nationaux » qui vise à accompagner les entreprises détenues par les capitaux locaux togolais et ainsi, leur permettre de se développer. 

Dans la dynamique de soutien au développement économique du pays, la SFI travaille avec des banques. Ce partenariat a permis plus de 600 prêts pour accompagner des petites et moyennes entreprises togolaises, a indiqué récemment Sergio Pimenta, le patron Afrique de l’institution.

Esaïe Edoh 

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Améliorer le taux de particuliers togolais qui investissent dans le placement boursier, c’est l'objectif que se fixe la Société de gestion et d'intermédiation (SGI-Togo). Elle organise à cet effet du 23 au 24 mars 2023 à Lomé des journées portes ouvertes (JPO) autour du thème « à quoi sert un placement pour votre vie ? ».

Durant les deux jours, la structure de placement et de mobilisation de fonds va entretenir le grand public togolais sur le rôle des placements boursiers dans la gestion de la trésorerie ainsi que comment élaborer un plan d’épargne personnel.

La démarche visant à ancrer la culture boursière au sein de la population, selon le Directeur de la SGI, Kokouvi Etsè, part du constat selon lequel peu de particuliers togolais interviennent sur le marché des titres. « Actuellement, nous avons environ 7000 inscrits dans nos registres. Sur ce nombre, plus de 90% sont des entreprises contre moins de 10% qui sont des particuliers », a-t-il confié.

 D’après le n°1 de la SGI-Togo, l'ancrage de la culture boursière va permettre aux particuliers de financer leurs projets et contribuer au développement économique du pays. « Sur chaque placement, il est prélevé l’impôt sur le revenu de bourse mobilière (IRBM) qui est reversé à l’administration fiscale. Ceci permet d’alimenter la caisse de l’Etat », a-t-il indiqué.

Pour rappel, la SGI-Togo est la première société de gestion et d'intermédiation de droit togolais. Elle a reçu en novembre 2021 le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (ex-Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) pour développer l’activité de bourse en ligne sur le marché financier couvert par la BRVM.

Esaïe Edoh

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