Togo First

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Au premier trimestre de 2023, le Togo a validé 4 nouveaux projets d’investissements, pour un montant total de 19 milliards FCFA, selon un récent rapport publié par les autorités togolaises.

Parmi ces projets, 3 ont été agréés au code des investissements (CI), pour un montant total d'environ 18 milliards FCFA, et 1 au statut de Zone franche, pour un montant de 1 milliard FCFA. Ces investissements se concentrent principalement dans les secteurs du bois/construction, de l'agroalimentaire et du bitume, indique-t-on.

Ces ressources sont largement dominées par des investissements directs étrangers (IDE). Dans le détail, environ 80% des investissements agréés au code des investissements, soit 15 milliards FCFA, proviennent de l’Ile Maurice, tandis que l'unique projet en zone franche, est d'origine française (1 milliard FCFA).

Investissements nationaux

De leur côté, les investissements directs nationaux (IDN), portés par 2 projets, s'élèvent à 3 milliards FCFA, représentant 16% du montant total des projets agréés au cours du premier trimestre 2023.

Pour rappel, en 2022, le Comité d'agrément des projets d’investissements avait approuvé un total de 36 projets, dont 18 au code des investissements (CI) et 18 au statut de la zone franche (ZF), pour un montant total prévisionnel de 150,2 milliards FCFA. Parmi ces projets, 24 étaient des investissements directs étrangers (IDE), représentant 83% du montant total des projets agréés en 2022. Le secteur de l'agro-alimentaire/agro-industrie a attiré 67% de l'ensemble des IDE.

Ayi Renaud Dossavi

Après l’expérience des Rencontres Pays RH-Mag en décembre dernier à Lomé, le Togo accueillera les Journées nationales métiers (JNMétiers). L’initiative, conçue sur le modèle de celle organisée en Côte d’Ivoire depuis une décennie, a été officiellement dévoilée en fin de semaine dernière. 

Concrètement, il s’agira de réunir périodiquement et tour à tour, autour de panels, conférences et formations pratiques, les acteurs, professionnels, praticiens et experts, de divers secteurs. 

L’objectif est notamment de permettre à ces derniers de “pouvoir se réunir, partager leurs expériences, échanger sur les difficultés de leur métier, se former et se mettre à jour”, explique Elom Ayedji, Associé Gérant d'Expertise Locale et manager de Kekely Digital, organisateurs de ces journées. 

Des journées de la Communication et du Marketing pour ouvrir le bal 

Le rendez-vous inaugural de ces journées nationales est d’ores et déjà fixé, et concernera du 27 au 28 juillet prochains à Kpalimé (Kloto, Région des Plateaux), le secteur de la communication et du marketing. Y seront débattues, des thématiques liées à la communication publique et territoriale, la communication de crise ou encore la construction de marque employeur.

Nous avons voulu commencer par la communication et le marketing parce que pour nous, c’est une fonction qui est au cœur de l’entreprise. Sans réelle communication, aucune entreprise ou institution ne peut réellement extérioriser ses actions ou ses produits”, assurent les organisateurs. 

D’autres journées sont attendues à l’issue de ce premier raout. 

Octave A. Bruce 

Au Togo, le Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes offre l’opportunité aux associations de jeunes de décrocher des paquets de subventions, allant jusqu'à 500 000 FCFA, dans le cadre de la Journée Internationale de la Jeunesse (JIJ). 

Dans une annonce ce début de semaine, le département ministériel a lancé un appel à projets destiné à soutenir et récompenser les micro-projets portés par les associations de jeunes, en vue de dynamiser ces regroupements à travers toutes les régions du pays et valoriser leur engagement civique.

Les projets devront être conçus dans les domaines d'intervention suivants : la lutte contre le VIH/Sida, la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents, la participation des jeunes au développement communautaire, l'éducation à la citoyenneté et la formation civique, le développement du leadership des jeunes, la protection de l'environnement, et enfin le genre et les droits de l'homme.

Le dépôt des dossiers de candidatures se fera exclusivement par courrier électronique, du 13 juin au 12 juillet 2023

Consulter l’appel complet sur la plateforme du ministère.

Ayi Renaud Dossavi

La France va accompagner le Togo dans sa politique de désenclavement des zones rurales avec une enveloppe de 78 millions d’euros, soit plus de 51 milliards FCFA. Un accord de financement a été signé à cet effet, en fin de semaine dernière entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau.

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Ces ressources serviront concrètement à financer la construction de ponts de désenclavement en zone rurale au Togo afin de faciliter aux populations qui y vivent, l’accès aux infrastructures, équipements et services socioéconomiques de base et à renforcer la politique agricole mise en place par l’exécutif.

Ce financement vient ainsi en appui à la réalisation du projet d’aménagement d’au moins 4000 km de pistes rurales dans l’ensemble des 5 régions économiques, en cohérence avec la feuille de route gouvernementale Togo 2025.

Cette enveloppe, précise-t-on, comprend une tranche prêt direct du trésor français à hauteur de 40 millions d’euros et un emprunt bancaire garanti par la banque publique d'investissement française, BPIFrance, pour 38 millions d’euros.

Notons que cet appui vient s’ajouter à un autre d’un montant de 30 millions d’euros, soit près de 20 milliards FCFA de la Team Europe conclu en mai dernier, pour le financement partiel du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR II).

Esaïe Edoh 

Siméon Ehui, Directeur régional du Développement durable à la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a accordé une interview exclusive à Togo First lors de la Table Ronde de Lomé sur les engrais. Durant l'entrevue, le fonctionnaire, spécialiste de la sous-région, est revenu sur l'importance des engrais et de la santé des sols pour ses pays, les défis du développement du secteur agricole, ainsi que sur les projets futurs de son institution, avec en toile de fond la "déclaration de Lomé" sur les engrais et la santé des sols par les États membres de la CEDEAO.

Togo First : Pouvez-vous revenir sur les enjeux de cette table ronde, pour l'institution que vous représentez, et pourquoi cette réunion de Lomé ? 

S.E. : Tout d'abord, l'insécurité alimentaire en Afrique en général est croissante. Et en Afrique de l'Ouest et du Centre, les défis sont encore plus importants, en raison de la situation au Sahel, des conflits, des problèmes liés au changement climatique. Aujourd'hui, nous parlons d'environ 30 millions de personnes vivant dans l'insécurité alimentaire, et ce nombre pourrait atteindre plus de 40 millions d'ici à août. Donc, les enjeux sont sérieux. De plus, avec la crise russo-ukrainienne, le prix des engrais a presque doublé, voire triplé, ce qui a causé un stress de production agricole dans de nombreux pays. Donc, l'idée de cette table ronde était de voir comment les pays de la région, dans leur ensemble, peuvent s'organiser, aider à financer la restauration des terres et permettre l'accès aux engrais aussi bien chimiques qu'organiques.

Togo First : Après cette rencontre, la Banque mondiale a annoncé qu'elle va augmenter de 1,5 milliard de dollars, ses engagements dans le secteur agricole en Afrique de l'Ouest et centrale d'ici à l'année prochaine. Pouvez-vous nous donner une idée de la destination de ces ressources ? 

S.E. : Pour le moment, notre portefeuille s'élève à plus de 4 milliards de dollars. C'est un engagement total pour le soutien que nous apportons à l'agriculture et à la sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest et du Centre. Jusqu’en juin 2024, nous aurons un financement d'environ 1,5 milliard de dollars, qui s'ajoutera à ces 4 milliards, soit un total de 5,5 milliards de dollars. Et cela financera non seulement les intrants agricoles, mais aussi les investissements liés à l'irrigation, à la gestion intégrée des sols, à l'adoption de nouvelles technologies, à la construction de routes dans les zones rurales, etc. Tout ce qui concerne la sécurité alimentaire en elle-même. Il s'agit d'un financement pour l'ensemble du secteur agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre.

“...nous devons maintenant transformer les pistes identifiées en projets concrets.” 

Ceci viendra compléter ce sur quoi nous investissons déjà. Par exemple, nous avons déjà investi près de 730 millions de dollars dans sept pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire. L'objectif est d'aider les agriculteurs à adopter de nouvelles technologies résilientes aux effets du changement climatique, à promouvoir le commerce interrégional et à renforcer les institutions dans les pays.

En ce qui concerne la feuille de route adoptée, nous devons maintenant transformer les pistes identifiées en projets concrets. Il peut s'agir de projets ou de réformes de politiques simples, telles que l'amélioration de la réglementation sur la qualité des engrais. Nous allons donc continuer à travailler avec les pays et les gouvernements pour traduire la déclaration de Lomé en actions concrètes et en projets dans les années à venir.

Togo First : Justement, avant cette table ronde, vous aviez déjà des engagements relativement importants dans la région, notamment un projet de sécurité alimentaire qui a été financé à hauteur de plus de 700 millions de dollars pour plusieurs pays de la région. Où en est-on avec ce projet ? Et comment votre soutien va-t-il aider ce type d'initiative ?

S.E. : La Banque mondiale a toujours soutenu le développement du secteur agricole en Afrique en général, et en Afrique de l'Ouest et du Centre en particulier, de manière continue... Ce que nous faisons, c'est nous assurer que les pays et leurs gouvernements puissent prendre une meilleure conscience de la problématique de l'insécurité alimentaire, du changement climatique et de la nécessité d'accroître leur soutien financier au secteur agricole. En général, les pays africains - bien que la question agricole leur tienne à cœur - n'investissent pas beaucoup de ressources dans ce domaine. Nous comptons sur eux et nous les invitons à augmenter leur part d'investissement dans ce secteur. Nous faisons notre part, nous réalisons des études analytiques, nous apportons un financement qui peut permettre aux pays d'appuyer leur agriculture et leur sécurité alimentaire.

“Au Togo aussi, il est possible à l'avenir de produire des engrais à partir du phosphate.” 

Togo First : La rencontre s'est tenue au Togo, pays qui possède du phosphate. Est-ce que la Banque soutiendrait la transformation locale des phosphates pour produire les engrais ? Notamment dans un contexte où l'on a tiré des leçons de la Covid ?

S.E. : Oui, c'est l'idée. D'ailleurs, la feuille de route que nous avons adoptée en parle. Il s'agit d'aider les pays à accroître leur capacité de production. Nous avons invité le PDG de l'OCP, l'Office chérifien des phosphates, à la table ronde. L'OCP produit des engrais à partir des roches phosphatées disponibles au Maroc. Au Togo aussi, il est possible à l'avenir de produire des engrais à partir du phosphate. Et c'est là où le secteur privé doit intervenir. Mais pour que le privé intervienne, le secteur public doit faire ce qu'il faut : c'est-à-dire s'assurer que la recherche peut être financée, que la formation des étudiants peut se faire, que l'infrastructure de base soit développée, par exemple, de stockage, de routes, de desserte, etc. Tout cela fait partie d'un ensemble qui doit être financé.

Togo First : Le Togo vient justement de signer un protocole d'accord avec l'OCP pour étudier la capacité de construire une usine de production d'engrais. Comment voyez-vous ce type de positionnement ?

S.E. : Je pense que l'accord que le Togo a signé avec l'OCP est un pas en avant. Cela permettra à cette entreprise de mettre son expertise au service du Togo pour pouvoir développer la production d'engrais à partir des phosphates. Comme vous l'avez souligné, à la fin de cette table ronde, il s'agit d'avoir des engrais adaptés. C'est une bonne opportunité. Nous le soutenons. Si nous pouvons soutenir le Togo, nous le ferons.

Lire aussi : Togo : un accord avec le Maroc pour implanter une usine locale d'engrais phosphatés

Togo First : On sort de la rencontre avec beaucoup de propositions positives, avec optimisme, mais quelle est la situation des sols dans la région aujourd'hui ? L'appel de Lomé intègre-t-il le défi de la qualité et de la santé des sols dans cette région ?

S.E. : C'est une question très importante. J'aime comparer le sol à un corps humain. Nous ne pouvons pas trouver les solutions appropriées si nous ne faisons pas le bon diagnostic. Il est donc tout à fait légitime et normal d'analyser les sols et d'avoir un bon diagnostic. Alors, quel est l'état de nos sols ? Évidemment, cela varie. En général, les sols africains sont considérés comme vieux et très acides. Ils doivent être rendus beaucoup plus fertiles pour pouvoir produire davantage. Par conséquent, je pense que la réalisation de la cartographie des sols est encore un investissement majeur à réaliser. En le faisant, nous pouvons identifier précisément les types de sol, leur capacité de production et les besoins en minéraux. Nous ne pouvons pas fournir d'engrais à un sol qui n'en a pas besoin. Ce serait du gaspillage. Mais si vous appliquez de l'engrais à un sol qui en a besoin, l'effet sera positif et significatif. Ainsi, en réalisant des cartes de fertilité des sols, nous pouvons apporter le soutien nécessaire aux utilisateurs.

Togo First : Il est vrai que l'on parle des cultures d'exportation, des revenus et de l'importance économique, mais il semble que, globalement, ces secteurs soient plus privilégiés par rapport à l'agriculture vivrière, ce qui affecte les conditions de vie des populations rurales. Quelle est votre vision sur cette question ? Comment promouvoir et prioriser l'agriculture vivrière ?

S.E. : La réponse est très simple et très économique ! Les produits d'exportation, en général, génèrent des revenus plus élevés par rapport aux produits vivriers. Il y a une justification pour les agriculteurs d'utiliser des engrais car ils savent qu'en investissant davantage, ils peuvent obtenir un revenu à la hauteur. Les produits vivriers, en revanche, sont principalement produits par de petits agriculteurs, qui ont des ressources limitées, de petites parcelles de terre et qui manquent de formation et de connaissances adéquates. Par conséquent, à mon avis, nous devons trouver des moyens d'atteindre et de former ces nombreux agriculteurs vivriers, et nous assurer que nos recherches et nos investissements leur profitent. Il est important de s'assurer que les investissements réalisés leur sont bénéfiques.

Togo First : La sécurité alimentaire, notamment dans notre région, est également confrontée à des défis liés à la sécurité, en particulier dans une région comme le Sahel. Comment la Banque mondiale, en tant qu'institution axée sur les études analytiques et les investissements, aborde-t-elle la question de la sécurité en collaboration avec les gouvernements, notamment compte tenu de la situation actuelle au Sahel, qui s'étend également vers le Sud-Ouest ?

S.E. : Nous intégrons de manière stratégique les préoccupations de sécurité dans notre approche. Pour nous, la sécurité est également une question de développement. Dans les régions où il y a un manque de développement, de faibles investissements et de cohésion sociale, les jeunes au chômage et désengagés sont souvent recrutés pour des activités djihadistes ou des actes de terrorisme. Notre approche consiste à mettre en œuvre des projets sociaux dans ces régions pour fournir des ressources et améliorer la qualité de vie des jeunes et des femmes. Nous avons des projets de ce type dans la zone nord du Togo, en collaboration avec la Côte d'Ivoire, le Bénin et le Ghana. Par exemple, il y a le projet COSO. De même, nous avons un projet similaire dans la zone tri-frontalière entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Nous développons également un projet dans la vallée du fleuve Sénégal pour prévenir le recrutement de jeunes locaux pour des activités terroristes. Ainsi, à la Banque mondiale, nous investissons dans des activités sociales et économiques qui permettent à ces jeunes de bénéficier des opportunités économiques de leur région.

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Togo First : D’aucuns pourraient dire qu'ils ont déjà entendu ce genre de déclarations qui sonnent bien dans des oreilles confortables, mais qu'il n'y a pas de résultats concrets sur le terrain. Que répondez-vous à cela ?

S.E. : Il y a toujours des sceptiques, mais il faut reconnaître les progrès réalisés. Nous devons faire un suivi et une évaluation, et montrer à la population les investissements que nous faisons. Parfois, nous ne les rendons pas suffisamment visibles, c'est pourquoi il est important d'organiser des séminaires, et de communiquer à tous les niveaux pour que les gens puissent comprendre les résultats de ces activités. Nous faisons beaucoup de choses, beaucoup d'investissements et nous avons réalisé des progrès significatifs. Par exemple, en 2006, nous utilisions seulement 8 kg d'engrais par hectare. Aujourd'hui, nous en utilisons 20. L'objectif était d'atteindre 50 kg par hectare, et nous avons donc réalisé un progrès important en doublant la quantité d'engrais utilisée. Ce n'est peut-être pas perceptible pour tout le monde, mais c'est déjà un bon résultat. Nous visons à nouveau à tripler cette quantité pour atteindre les 60 kg par hectare, en moyenne.

Togo First : Un mot pour conclure ?

S.E. : La question de l'insécurité alimentaire en Afrique est fondamentale. Nous dépensons près de 43 milliards de dollars pour importer des produits alimentaires, alors que nous pourrions utiliser ces fonds pour financer la technologie et l'éducation. Réduire les dépenses d'importation et préserver nos devises pour des besoins plus importants seraient une avancée significative. Les pays africains, les gouvernements et les bailleurs de fonds ont le devoir de travailler dur pour que l'Afrique puisse produire suffisamment d'aliments pour sa population. Nous en avons la capacité avec nos terres, notre écologie et nos ressources. C'est mon souhait qu'à l'avenir, nous soyons autosuffisants en matière alimentaire en Afrique.

Interview réalisée par Ayi Renaud Dossavi.

Au Togo, les membres de la Commission électorale consulaire (CEC) qui sont chargés d’assurer l'organisation de l'élection du nouveau bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) ont prêté serment le jeudi 08 juin 2023 à Lomé. C’était devant la Cour d’appel de Lomé.

Cette commission de 8 personnes va coordonner le processus électoral consulaire, notamment la préparation et la proclamation des résultats provisoires. De fait, elle se chargera de recevoir les dossiers et les inscriptions des opérateurs économiques sur la liste électorale.

Cette commission est mise en place suite aux réformes réalisées par la Délégation spéciale consulaire dirigée par Nathalie Bitho depuis décembre, après la suspension par le ministère du commerce, du processus électoral, dans un contexte de fortes tensions entre le président sortant Germain Mèba Essohouna, candidat à sa propre succession à l’époque et l’Association togolaise des opérateurs économiques (ATOE) de Wiyaou Tchinde qui s’accusent mutuellement de ne pas jouer franc jeu.

Esaïe Edoh 

Face à une balance des paiements déficitaire et une facture pétrolière en hausse, les actifs extérieurs nets du Togo auprès de la BCEAO ont enregistré une baisse inquiétante en 2022. 

Les actifs extérieurs nets du Togo auprès de la BCEAO ont connu une chute significative l’an dernier. Ces derniers sont passés de 70,5 milliards FCFA en 2020 à un solde négatif de 23 milliards en 2021, avant de chuter drastiquement à 410,2 milliards en 2022, en raison des séries de crises qu’a connues le monde ces trois dernières années et d’une dépendance accrue de l’économie togolaise vis-à-vis de l’extérieur.  

La détérioration de la balance des paiements du pays, passant d'un montant positif de 121 milliards FCFA en 2021 à un solde déficitaire de 19 milliards FCFA l'année dernière, a largement contribué à cette situation. L'augmentation de la facture pétrolière, qui a progressé de 59%, passant de 162,8 à 259,2 milliards FCFA, a été un facteur de poids dans cette conjoncture économique défavorable.

En effet, la hausse de la facture pétrolière, due en partie à l'appréciation du dollar, a fortement pesé sur les importateurs et les finances du Togo. Le Togo, non producteur de pétrole, a vu ses importations grimper de 20% en un an, contribuant à creuser son déficit commercial, qui s'est élargi de 24% pour atteindre 514 milliards FCFA.

Ces défis économiques ne sont pas exclusifs au Togo. Des pays voisins comme le Bénin et le Burkina Faso, également non producteurs de pétrole, sont confrontés à des problèmes similaires. L'appréciation du dollar par rapport au franc CFA a rendu les importations plus coûteuses, tandis que l'effet bénéfique sur les exportations n'a pas suffi à compenser l'impact des importations.

Toutefois, malgré cette situation, le Togo peut trouver un certain réconfort dans son appartenance à l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). En effet, d'autres pays membres de cette union, tels que la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Niger et la Guinée Bissau, affichent des actifs extérieurs nets positifs, formant ainsi un apparent rempart collectif face aux pressions économiques externes.

La Côte d'Ivoire, par exemple, malgré une baisse de ses actifs extérieurs, présente un solde robuste de 2 303,6 milliards FCFA, largement soutenu par ses revenus issus de l'exportation du cacao. De la même façon, le Sénégal et le Niger maintiennent des actifs extérieurs nets importants malgré une tendance baissière, profitant d’un début de manne pétrolière. Toutefois, l'UEMOA se retrouve bien dans une position moins confortable. Une baisse globale de 3 064,1 milliards FCFA de ses actifs extérieurs nets, mais toujours stabilisatrice dans cette période d'incertitude.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, la production vivrière a connu une légère hausse en 2022, par rapport à l’année précédente, selon un rapport de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). 

La production de maïs, principale céréale cultivée et consommée dans le pays avec plus d’1,5 million de cultivateurs, a atteint 977,3 mille tonnes en 2022 (estimations), en augmentation de 5% par rapport aux 929,0 mille tonnes de l'année précédente (et 885 mille tonnes en 2020). Autres céréales, le mil et le sorgho ont connu une progression plus modeste, de 304,6 mille tonnes en 2020 à 317,9 mille tonnes en 2022, en progression annuelle de 4%.

Le secteur rizicole a également connu une évolution positive de 3,8%, avec une production de riz paddy atteignant 171,8 mille tonnes en 2022, comparée à 165,5 mille tonnes en 2021. 

Du côté des tubercules, la production des ignames a progressé de 5%, atteignant 1 million de tonnes en 2022, et 1,258 million de tonnes pour le manioc, en hausse annuelle de 4,5%. 

Les légumineuses comme le haricot et le niébé, ont connu pour leur part, une augmentation, de 211,9 mille tonnes en 2021 à 226,5 tonnes en 2022, en croissance de 6,8%. 

Pour une variété d’autres produits vivriers cultivés dans le pays, la production est passée globalement d'une production de 2,29 millions de tonnes en 2021, à 2,48 millions de tonnes en 2022, en hausse de 8,3%.

Rappelons qu’au Togo, l’agriculture représente plus de 40 % du PIB, et occupe près de 65% de la population active, pour une superficie cultivable évaluée à 3,6 millions d’hectares, soit 60% de la superficie globale du pays.

Ayi Renaud Dossavi

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Panorama de l’agriculture au Togo : aujourd’hui et demain…

Le Togo a enregistré une augmentation significative de ses dépenses en capital en 2022, selon des estimations récemment publiées par la Banque Centrale (BCEAO). Celles-ci ont atteint la somme de 610,8 milliards FCFA, en hausse de 60% par rapport aux 379,8 milliards FCFA de l'année précédente.

Ces dépenses représentent, pour le gouvernement, des investissements réalisés par les ministères dans divers projets, comme dans les infrastructures, l’énergie et les transports, avec pour but de stimuler le développement économique du pays, ainsi que diverses subventions du pouvoir public. Cette hausse marque donc les nouveaux engagements de l'exécutif dans un contexte de relance économique post-covid.

En récapitulatif, les dépenses et recettes du Togo pour les années 2020, 2021 et 2022, les dépenses en capital ont connu une augmentation globalement constante. En 2020, on était à 394,2 millions, puis un creux de 379,8 millions de francs CFA en 2021, avant la remontée significative de 2022.

Globalement, les dépenses de l’Etat ont connu une hausse similaire, passant de 1139,5 milliards en 2021 à 1501,6 milliards FCFA en 2022, selon les estimations de la Banque centrale, en hausse de 31%.

Ayi Renaud Dossavi

Liz Aviation, la compagnie aérienne burkinabé, a inauguré sa nouvelle ligne entre Lomé, la capitale du Togo, et Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le samedi 10 juin 2023.

La compagnie, spécialisée dans l'aviation d'affaires, étend ainsi son réseau commercial, marquant une expansion importante de ses services​​. “La ligne Ouagadougou-Lomé-Ouagadougou est très importante car aujourd'hui, il y a une certaine communauté burkinabé installée au Togo et vice versa", a déclaré Moussa Diarra, responsable de Liz Aviation Togo.

Initialement, Liz Aviation exploite deux avions ATR 72-600, chacun offrant 70 places.

Cependant, la compagnie prévoit d'augmenter sa flotte à quatre avions à partir de septembre, avec l'arrivée de deux nouveaux appareils, pour renforcer ses capacités de service et répondre aux besoins croissants du transport intérieur et régional​​. En ligne de mire : les autres capitales de la sous-région, notamment Cotonou, Abidjan, Dakar, Bamako, Lagos…

En plus de la ligne Ouagadougou-Lomé-Ouagadougou, Liz Aviation prévoit également de lancer des vols intérieurs au Togo. Les vols entre Lomé et Niamtougou, deuxième aéroport du pays, devraient commencer d’ici le 5 juillet 2023, avec d'autres routes intérieures prévues pour l'avenir​​, apprend-on.

Ce développement s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement togolais pour faire de Lomé un hub majeur du transport aérien dans la sous-région ouest-africaine. Le gouvernement vise à augmenter le nombre de passagers accueillis chaque année à Lomé de 900 000 (avant la pandémie de COVID-19) à 1,5 million d'ici 2025​.

La branche commerciale de Liz Aviation, propriété du magnat des BTP burkinabés, Mahamadou Bonkoungou (Groupe Ebomaf), a été officiellement lancée le 27 avril 2023 à Ouagadougou, à travers les vols sur la ligne Ouagadougou-Bobo Dioulasso-Ouagadougou.

Fiacre E. Kakpo


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