Togo First

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Après cinq jours d’échanges à Lomé, des directeurs généraux des douanes des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont signé, le vendredi 9 juin 2023, la mise en œuvre du Système Interconnecté de Gestion des Marchandises en Transit (SIGMAT) au sein de l’espace communautaire. Précisément 9 pays, dont le Togo, se sont engagés à expérimenter ce système d’interconnexion des administrations douanières.

Par cette signature, les 9 régies douanières vont encadrer les opérations de visite des marchandises en cas de soupçon d’irrégularité, veiller à l’envoi des résultats de contrôles au bureau de départ, ceci de manière harmonisée.

Ce projet, qui prévoit également la formation et la sensibilisation des agents de douane et des opérateurs sur l’utilisation du SIGMAT, ouvre la voie à la mise en place d’un mécanisme d’identification unique régional des opérateurs économiques et du règlement sur le mécanisme de garantie de transit communautaire.

« Le SIGMAT participe à la mise en œuvre des instruments majeurs de l’Organisation mondiale des douanes et de l’accord sur la facilitation des échanges en ce qu’il assure une gestion informatisée du transit à l’échelle internationale et impulse ainsi une dynamique réelle de dématérialisation des procédures douanières », a souligné Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministère togolais de l’économie et des finances.

Le projet SIGMAT a pour vocation de sécuriser les échanges internationaux, d’améliorer l’efficacité et l’efficience des procédures de transit, la prévention et la lutte contre la fraude, et de permettre à l’espace CEDEAO de disposer de bases de données pour des besoins statistiques. Le système est désormais opérationnel entre neuf États ouest-africains, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Burkina-Faso, le Mali, la Guinée, le Niger, le Sénégal et le Togo.

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S’agissant des 6 autres pays de la CEDEAO, « un calendrier leur a été proposé pour l’opérationnalisation du SIGMAT », a indiqué Salifou Tiémtore, Directeur de l’Union Douanière et de la Fiscalité de la CEDEAO.

Notons que le SIGMAT est un projet de la Commission de la CEDEAO. Sa mise en œuvre bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale, de la coopération allemande et de l’Union européenne.

Esaïe Edoh

En 2022, le Togo a fait face à un déficit commercial sans précédent, enregistrant une augmentation de 24% pour atteindre 514 milliards de FCFA. Avec une facture pétrolière galopante et un dollar en appréciation par rapport à l’euro, les importations ont bondi, les exportations aussi, mais insuffisantes pour suivre le rythme.

En 2022, le commerce extérieur du Togo a été durement touché. Un déficit commercial en hausse alarmante de 24% a été enregistré en comparaison à l’année précédente, se situant à 514 milliards de FCFA. Cet élargissement du solde a été fortement influencé par l'augmentation significative des importations de biens, qui ont grimpé de 20%, s'élevant à 1 444,6 milliards FCFA, contre 1 202,7 milliards FCFA en 2021.

Le pétrole, acteur clé de cette situation, a vu sa facture augmenter de 59%, passant de 162,8 milliards FCFA à 259,2 milliards FCFA, soit près de 100 milliards FCFA de plus déboursés. La montée des prix du pétrole sur les marchés internationaux, conjuguée à l'appréciation du dollar, a fortement pressurisé le budget d'importation du Togo, imposant une envolée des prix à la pompe. 

Et même si les exportations de biens ont tout aussi augmenté, de 21,89% de surcroît, pour atteindre 900,3 milliards FCFA, ce rythme de croissance n'a pas su équilibrer la hausse des importations.

Le tableau a été encore noirci par la chute de 40% de la balance des services - historiquement excédentaire - qui ne s’est établi qu’à 29,9 milliards FCFA. Cet effondrement est largement attribué à la hausse de la facture du fret et des assurances, essentiels pour le transport des marchandises, dont l’ardoise a bondi de 20,07%, passant de 181,6 milliards FCFA à 218,1 milliards FCFA.

Le dollar fort a joué un rôle de premier plan dans ce paysage commercial. En augmentant le coût des importations libellées en dollars, notamment la facture pétrolière, l'appréciation du dollar a eu un impact non négligeable sur le déficit commercial. Les bénéfices potentiels de cette appréciation pour les exportations - notamment sur le phosphate dont les ventes sont restées confortables, le coton quoique sorti d’une saison morose  - n'ont pas su contrebalancer ses effets sur les importations.

Fiacre E. Kakpo

 

Le Togo qui cumule des succès depuis le mois d’avril sur le Marché des Titres Publics de l’Umoa, va boucler une nouvelle sortie le vendredi 16 juin prochain. Le pays veut à nouveau mobiliser 30 milliards FCFA via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).

Précisément, 10 milliards FCFA devront être collectés auprès des investisseurs de la sous-région via les BAT d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assortis d’un taux d’intérêt multiple. Les 20 milliards FCFA restants seront levés au moyen des OAT dont le nominal est de 10.000 FCFA aux taux d’intérêt de 6% et 6,25%, sur les maturités respectives de 3 et 5 ans.

Les fonds serviront à assurer la couverture des besoins de financement du budget du pays, exercice 2023, établi à 1957 milliards FCFA.

Notons que Lomé a déjà mobilisé 264 milliards FCFA sur le marché des titres publics coordonné par l’agence Umoa-Titres cette année, sur une prévision annuelle de 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Au Togo, près de 2 millions de plants ont été mis en terre le premier juin 2023, journée nationale de l’arbre, marquant également le lancement de la nouvelle campagne nationale de reboisement.

Ce chiffre (exactement 1.915.204 plants mis en terre sur toute l’étendue du territoire national), rendu public par le ministre de l’environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi Katari, vient marquer la mobilisation grandissante autour de cet évènement, dans un contexte où le pays s’est lancé l’immense défi de mettre en terre 1 milliard de plants d’ici à 2030.

On note dans la foulée, une progression annuelle de 35% du nombre d’arbres plantés, comparé au 1er juin 2022, où 1,4 million de plants avaient été mis en terre.

Ceci a poussé le gouvernement à féliciter l’ensemble des acteurs impliqués (forces vives, acteurs du public, associations, volontaires, secteur privé, particuliers, etc..) pour leur engagement, et à inviter les populations à rester mobilisées.

Cette année, les autorités publiques tablent, pour la campagne de reboisement, sur la mise en terre de 14 millions de plants, près de 3 fois le résultat de l’an dernier. 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo renforce ses partenariats internationaux en matière de lutte contre le terrorisme. Le pays d'Afrique de l'Ouest a officiellement rejoint, jeudi 8 juin dernier, la Coalition mondiale contre Daesh, un partenariat rassemblant plus de 80 gouvernements et institutions engagés dans la lutte contre l'organisation terroriste. C'était à l'occasion d'une réunion ministérielle qui s'est tenue à Riyad, en Arabie saoudite, en présence du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et du secrétaire d'État américain aux Affaires étrangères, Anthony Blinken.

Sous l'impulsion des États-Unis d'Amérique (USA), cette alliance agit de manière coordonnée en utilisant des moyens militaires, mais met également l'accent sur la contre-propagande, la lutte contre le financement du terrorisme et la lutte contre les combattants terroristes étrangers, dans le but de contrer les menaces terroristes. En plus de l'adhésion du Togo, les participants ont discuté de l'émergence des affiliés de Daesh/ISIS opérant en Afrique de l'Ouest, au Sahel, en Afrique de l'Est, en Afrique centrale et en Afrique australe.

La rencontre de Riyad a également été l'occasion d'approuver un Plan d'action du Groupe de travail sur l'Afrique, adopté en mars dernier à Niamey, qui appelle les membres à coopérer pour renforcer les capacités de lutte antiterroriste dirigée par des civils et la communication stratégique des pays africains. 

Pour le Togo, cette adhésion intervient à un moment où le pays fait face à des incursions terroristes dans sa partie nord, proche du Sahel, et cherche à renforcer ses dispositifs de sécurité et ses partenariats. Ceci devrait annoncer des appuis supplémentaires, aux côtés de partenaires comme l’Union européenne, l’Allemagne, ou encore des pays de la sous-région.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le président Faure Gnassingbé a procédé le vendredi 9 juin 2023 à la pose de la première pierre de la construction du Centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Kpalimé à Tové. C’est la 2è ville qui va abriter ce centre après Kara dont les travaux ont été lancés en avril dernier.

Cette infrastructure agricole que va accueillir Kpalimé pour le compte de la région des Plateaux-ouest, sera dotée de matériels et équipements modernes qui serviront à faciliter les différentes étapes de la production agricole pour in fine, augmenter les surfaces exploitables et la productivité.

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A l’instar de celle de Kara, elle devrait disposer également de plusieurs installations dont un parc d’exposition de matériels agricoles.

La construction de ce centre, une des retombées des Fora régionaux des producteurs agricoles du Togo (FoPAT) qui s’étaient déroulés entre janvier et avril 2023, va contribuer à accélérer l’opérationnalisation de la modernisation du secteur agricole au Togo, indique-t-on.

Elle est prévue pour être implantée sur l’ensemble du territoire notamment dans les régions maritime, centrale et savane.

 Esaïe Edoh 

Au Togo, le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale a partagé avec les opérateurs économiques du pays, le contenu du Protocole sur le commerce numérique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). C’était à la faveur d’un atelier de consultation nationale tenu les 7 et 8 juin 2023 à Lomé.

A cette rencontre, concrètement, le protocole sur le commerce électronique a été expliqué aux acteurs économiques qui ont aussi formulé des observations.

Le protocole sur le commerce électronique est un instrument de facilitation du commerce transfrontalier qui offre la possibilité aux Etats membres de l’Union africaine (UA) de créer un marché unique virtuel.  

Il définit l’accès au marché et le traitement des produits numériques, l’inclusion numérique et les micro, petites et moyennes entreprises, la gouvernance des données, l’intelligence artificielle. Il comprend 50 articles relatifs entre autres, aux taxes et droits sur les transmissions et les produits électroniques.

Rappelons que le protocole sur le commerce électronique de la ZLECAF a été mis en place lors de la 33è session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement en février 2020 à Addis -Abeba.

Esaïe Edoh

Au Togo, l'année 2022 a été marquée par une croissance substantielle dans l'industrie du phosphate, avec une production en hausse et des ventes en augmentation. Cet essor, stimulé par la flambée des prix mondiaux du phosphate brut et l'ambition du pays de renforcer sa chaîne de valeur locale, coïncide avec des initiatives majeures visant à stimuler l'agriculture togolaise.

Selon les statistiques de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), l'industrie du phosphate au Togo a connu une croissance significative en 2022. La production a augmenté de 5,9% pour atteindre 1 541 772 tonnes, tandis que les ventes ont progressé de 14%, passant de 1 386 811 à 1 583 180.

Cette progression a été soutenue par une augmentation exceptionnelle de 116% des prix mondiaux du phosphate brut sur l'année 2022, prolongement d’une tendance à la hausse, observée depuis fin 2020. Le cours au kilo est en effet passé de 48,9 FCFA au premier trimestre 2021 à 197 FCFA le kilo à la fin de l'année. Soit un niveau élevé de 300 dollars la tonne en moyenne tout au long de l’année écoulée. Situation avantageuse pour la SNPT (Société Nouvelle des Phosphates du Togo), en raison de la hausse du cours du dollar.

Cette hausse des prix est attribuable à l'augmentation des coûts des intrants tels que l'ammoniac, le soufre, l'énergie, le transport et les récoltes agricoles, explique-t-on, en raison de la guerre en Ukraine et de la relance de l’économie mondiale après la crise de la Covid.

La dernière fois que le Togo a connu un volume de ventes aussi élevé, c'était en 1999. Avec les prix records du minerai en 2022, il est possible que cette année marque un record en termes de valeur des ventes.

Ce dynamisme intervient alors que le Togo s'efforce de relancer son industrie extractive, le phosphate étant l'un des minéraux stratégiques du pays. Le Togo, qui se situe dans le top 15 des producteurs mondiaux de phosphate, ambitionne de renforcer la chaîne de valeur locale en transformant ses minerais sur place.

Dans cette optique, un ensemble d'accords a été signé avec l'Office chérifien des phosphates (OCP), le géant marocain des engrais phosphatés, en fin mai 2023 pour l'implantation d'une usine d'engrais locale. Ce projet, initialement confié en 2019 à Dangote Industries, dirigé par l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote, n'a pas abouti.

De plus, la société singapourienne d’intrants NutriSource Pte Ltd devrait lancer d’ici-là, la production dans sa nouvelle usine d’engrais NPK d'une capacité de 200 000 tonnes par an, sur la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).

Par ailleurs, le gouvernement togolais a conclu un accord important sur la mécanisation avec le groupe Bonkoungou. Le 5 mai 2023, à Lomé, Bonkoungou Distribution (BKG) et Bank of Africa Togo (BOA-Togo) ont signé une convention de partenariat pour permettre aux agriculteurs de disposer à moindre coût de matériels agricoles de dernière génération auprès de BKG, via la solution BOA-leasing.

Ces développements peuvent être perçus comme un tournant pour l'agriculture togolaise, qui plus que jamais, est au centre des projets du gouvernement.

Fiacre E. Kakpo

Entre janvier et décembre 2020, l’Etat togolais a collecté sur les revenus des industries extractives, 17,53 milliards de FCFA. C’est ce qui ressort du rapport ITIE 2020 du Togo publié en début juin 2023.

Ces ressources sont collectées essentiellement auprès des sociétés d’exploitation minière à grande échelle, soit 14,68 milliards FCFA. Les exploitants de nappe souterraine ont versé 1,19 milliard FCFA, ceux de matériaux de construction, 1,17 milliard FCFA et ceux des mines à petite échelle, 500 millions FCFA.                  

Ces ressources ont contribué à hauteur de 1,5% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Le rapport indique également que le secteur extractif a favorisé la création des emplois à hauteur de 1,4 %.

Notons que les autorités togolaises, pour garantir davantage la transparence dans le secteur minier et doubler sa contribution à la richesse nationale, ont entrepris plusieurs réformes ces dernières années. Il s’agit par exemple de la mise en place du portail web du cadastre minier pour publier tous les contrats miniers ou encore le lancement du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) pour mieux évaluer les potentialités du pays.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la onzième édition de la Foire Adjafi, évènement mettant en avant les jeunes entrepreneurs, se tiendra dans deux mois, du 24 août au 10 septembre 2023, à Agoè-nyivé.

Cette édition est placée sous le thème "Agritech, une niche d'innovations des jeunes entrepreneurs au service du développement agricole", et veut apporter, en plus des expositions traditionnelles, une journée dédiée aux communes invitées d'honneur, une table ronde consacrée aux PME-PMI.

On annonce également une phase régionale, comprenant deux salons : le Salon du riz et le Salon des jus et boissons locaux. Pour ses 18 jours, cette édition veut proposer également une dizaine de spectacles. 

Comme selon sa tradition, l’évènement se tiendra sur le site sportif du lycée Agoè-nyivé.

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