Togo First

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Au Togo, le prix bord champ des noix de cajou pour cette campagne a été fixé à 325 francs CFA par kilogramme sur toute l'étendue du territoire national jusqu'au 30 septembre 2023. L'information a été rendue publique lors de la cérémonie de lancement officiel de la campagne de commercialisation des noix de cajou et de ses dérivés cette année, à Kara, sous l'égide du Comité de coordination de la filière anacarde (CCFA) en collaboration avec le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde au Togo (CIFAT).

Ce lancement fait suite aux accords interprofessionnels conclus le 09 mars 2023 entre les cinq maillons de la filière anacarde.

Évolution de la filière

Ce fut notamment l'occasion de présenter les données clés du secteur. Ainsi, en 6 ans (de 2016 à 2022), la production d'anacarde est passée de 16 000 tonnes à 33 866 tonnes, en hausse de 112%, ce qui a généré plus de 76 milliards de francs CFA et plus de 200 000 emplois sur la période. En 2023, on envisage une production de plus de 40 000 tonnes.

Rappelons qu'en vue d'assurer une meilleure traçabilité des noix conformément aux textes réglementaires de la filière anacarde sur le territoire, le CIFAT a pris des dispositions pratiques pour mieux orienter les opérations d'achat-vente.

Au cours de l'évènement, le Directeur général du développement du secteur privé, Bilakimwé FEOU, représentant le Ministre en charge du commerce, a invité tous les acteurs de la filière à respecter les accords interprofessionnels ainsi que les textes réglementaires en vigueur tout au long de la campagne de commercialisation.

Et d'indiquer qu'« un dispositif sera mis en place pour suivre, retrouver et sanctionner sévèrement les contrevenants ». Du reste, « le gouvernement fait siennes les préoccupations des acteurs de la filière et des dispositions sont prises pour des investissements structurants au profit des différents maillons de la filière en vue du bon fonctionnement des organes de gestion de la filière anacarde à partir de cette année 2023 », a-t-il conclu.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la filière anacarde est en plein essor. La production a augmenté de plus de 100% entre 2016 et 2022, selon le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde au Togo (CIFAT).

Précisément, la production nationale de l’anacarde est passée de 16 000 t à 22 000 t en 2019, soit une hausse de 37%. La tendance haussière va se poursuivre l’année suivante pour ressortir à 25.000 t en 2021 et à 33 866 t en 2022.

Sur la période, la production a généré plus de 76 milliards de francs CFA et créé 201 289 emplois sur la période, selon la même source.

Cette croissance enregistrée est attribuable aux appuis du gouvernement à la filière grâce notamment à ses partenaires. On note concrètement l’enveloppe de 1,5 milliard FCFA sous forme de crédit, mise à disposition de chaque préfecture en vue de booster la filière anacarde au titre de la campagne 2020.

Ce crédit, dont la gestion est confiée au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA), a permis de relancer cette filière.

Pour le compte de cette année, dont la campagne de commercialisation et de production a été lancée le vendredi 10 mars dernier, les acteurs du secteur tablent sur un rendement de 40 000 t.

Esaïe Edoh

Au Togo, les étudiants pourront désormais accéder à des services financiers via le produit “Coris Academia” proposé par Coris Bank International-Togo (CBI) afin de financer leurs études.

Ceci résulte d’un accord de partenariat d’offre de services financiers aux étudiants togolais, signé ce lundi 13 mars 2023 entre le ministère chargé de l’enseignement supérieur et la filiale togolaise de Coris bank international.

Concrètement, cet accord va permettre à des étudiants togolais des universités publiques et privées de disposer de compte courant particulier à travers lequel ils percevront des allocations et bourses accordées par l’État ou par les organismes internationaux accrédités.

Cette démarche du 3è acteur bancaire du Togo, vient s'ajouter à diverses initiatives qui portent la tendance haussière du taux de bancarisation dans le pays.

En effet, selon le dernier rapport de la Banque Centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) intitulé : « Tableau de bord de l'Inclusion financière dans l'UEMOA au titre de l'année 2021 » publié le 28 septembre 2022, le taux de bancarisation au Togo est passé de 27,0 % en 2020, à 30,1 % en 2021, en progression annuelle de 11%.

Esaïe Edoh

Le Togo accueille cette semaine, un séminaire international de cinq jours, initié par le Centre régional d’assistance technique du Fonds monétaire international pour l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC de l’Ouest) sur le thème « Renforcement de l’intégration de la gestion de la dette et de la gestion de la trésorerie ». 

La rencontre, qui se déroule à l’Hôtel 2 février à Lomé, réunit des experts venus des pays de l’UEMOA, ainsi que de la Guinée et de la Mauritanie. On compte notamment des cadres des services chargés de la gestion de la dette et de la gestion de la trésorerie des dix pays couverts par l’AFRITAC de l’Ouest.

La rencontre s’est ouverte ce lundi 13 mars 2023 sous l’égide du ministère en charge de l’économie et des finances, représenté par Akou Mawussé Afidenyigba, en présence du représentant résident du FMI au Togo, Maximilien Kaffo.

« Le séminaire qui débute aujourd’hui, a pour objectif principal de vous sensibiliser, vous présenter et vous fournir une formation pratique visant à renforcer vos connaissances sur l’importance de l’intégration de la gestion de la dette avec la gestion de la trésorerie et les actions qui peuvent être mises en œuvre pour améliorer cette intégration », indique la représentante du ministère en charge des finances.

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De son côté, Maximilien Kaffo a souligné que les travaux avaient pour but de renforcer les capacités des pays de la région dans les domaines de la gestion de la dette publique et de la gestion de la trésorerie.

Pour rappel, l’AFRITAC de l’Ouest est une initiative du Fonds monétaire international pour renforcer l’assistance technique aux pays de la sous-région (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo). La structure a été mise sur pied en 2003 à Bamako et son siège a été transféré à Abidjan (Côte d’Ivoire) au milieu de l’année 2012.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, désormais le suivi des marchandises en transit dans le pays se fera par identifiant radio (Radio-Frequency Identification (RFID). Ce nouveau système de tracking a été lancé à Lomé le vendredi 10 mars 2023 par la Chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et l’Office togolais des recettes (OTR).

Ce système vient remplacer celui dénommé SSE qui consiste à apposer des balises émettant des signaux, sur les véhicules transportant les marchandises en transit. Désormais, l’OTR va se servir de la méthode de mémorisation et de récupération des données à distance qu’offre le RFID pour assurer le contrôle.

Précisément, grâce aux radios étiquettes du système collées aux camions, l’administration fiscale pourra recevoir des données de la marchandise qui sont lues au moyen de lecteurs émetteurs récepteurs, fixés tout au long des corridors routiers.

Ce nouveau système adopté par le Togo, indique-t-on, va permettre aux opérateurs économiques et à tous les acteurs de la chaîne du transport et du transit routier de gagner du temps dans les opérations, de disposer des statistiques multicritères et de garantir la sécurité de la marchandise en transit.

Selon la CCI-Togo, la mise en place de ce système est importante pour le Togo qui ambitionne de devenir un hub logistique dans la sous-région.  

« En adéquation avec l’axe 2 de la feuille de route gouvernementale 2025, cet outil vient à point nommé pour contribuer à affirmer la place du Togo en tant que hub logistique et de services », a rappelé la présidente de la délégation spéciale de la CCI-Togo, Nathalie Manzinèwè Bitho.

A travers ce système, le Togo se conforme aux recommandations du Comité National de Facilitation des Échanges (CNFE) en charge de la mise en œuvre de l’Accord sur la Facilitation des Échanges (AFE) de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). 

Esaïe Edoh

Les exportations ivoiriennes de marchandises vers le Togo ont connu une diminution significative de 50% depuis 2017. Les chiffres de la BCEAO montrent que ces exportations sont passées de 66,7 milliards FCFA à 29,2 milliards FCFA entre 2017 et 2021. 

Avec le Bénin, le Togo est l'un des rares pays de l'UEMOA à avoir connu une baisse des échanges commerciaux avec la première économie de l’Union. Le Bénin a vu ses importations en provenance de Côte d'Ivoire diminuer, passant de 43 milliards à 29 milliards FCFA, après une hausse importante en 2020. 

Du côté des achats des biens togolais, le constat est similaire. Les exportations togolaises vers la Côte d'Ivoire ont connu une chute importante, passant de 11,6 milliards FCFA en 2017 à seulement 4,3 milliards FCFA, atteignant l’un de leur plus bas niveau en 2020, au fort de la crise sanitaire liée à la Covid-19. 

Les deux pays échangent essentiellement entre des produits énergétiques, des huiles, parfums, cosmétiques, articles de toilette, savons…

Il convient de noter que les données officielles ne reflètent pas l'intégralité des échanges commerciaux en raison de l'utilisation importante de circuits non officiels dans les échanges entre les pays voisins de la région. Ces circuits, bien qu'informels, sont au cœur du commerce transfrontalier, en particulier dans les zones frontalières où l'activité économique est très dynamique. Les chiffres des Nations Unies montrent que le commerce entre les deux pays est beaucoup plus dynamique que ce que rapporte la Banque centrale.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo a levé ce vendredi 10 mars 2023, 9 milliards FCFA sur le marché des titres publics (MTP) de l’Afrique de l’ouest via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Les fonds mobilisés correspondent à 38% de l’objectif initial du pays, qui s’établit à 25 milliards FCFA.

Selon la rapport de l’émission, le Trésor public togolais a collecté 5 milliards FCFA à travers les BAT émis sur la maturité 91 jours et 4 milliards FCFA via les OAT sur 5 ans au taux d'intérêt de 5,7%.

Le compte rendu consulté par Togo first, informe que seulement 6 investisseurs ont répondu à l’appel de Lomé avec un montant global de soumission estimé à 9 milliards FCFA.

Ceci porte à 103 milliards FCFA le cumul des emprunts du Togo sur le marché financier régional cette année.

Esaïe Edoh

L'Office Togolais des Recettes (OTR) et la Direction Générale des Impôts (DGI) du Gabon vont renforcer leur coopération en matière fiscale, dans le contexte d’un nouveau cadre de coopération, selon une information rendue publique par le Fisc togolais

La signature du partenariat est intervenue à la faveur d'une mission conduite par la DGI gabonaise à Lomé en début de semaine dernière. Les documents ont été paraphés le mardi 8 mars 2023 par Philippe Kokou Tchodié, Commissaire Général de l'OTR, et Gabin Otha-Ndoumba, Directeur Général des Impôts du Gabon. 

Ce partenariat, apprend-on, permettra aux deux pays d'échanger des expériences et de bonnes pratiques pour améliorer l'efficacité de leurs missions respectives, ainsi que de renforcer les capacités de leurs agents. Une nouvelle mission gabonaise est également prévue pour explorer l'implémentation des bornes de paiement électronique des taxes, en s'inspirant des modèles mis en place pour la Taxe des Véhicules à Moteur (TVM). 

L'administration gabonaise s'intéresse également au modèle togolais de l'Institut de Formation Fiscale et Douanière (IFFD-OTR), qui forme les professionnels des administrations en matière de fiscalité et de management des services.

Au Togo, le projet « Fonds Tinga » consacré à l’électrification des ménages est officiellement entrée dans sa phase de mise en œuvre le jeudi 9 mars 2023, à la suite d’une cérémonie présidée à Atakpamé par la ministre déléguée, chargée des mines et de l’énergie, Mawunyo Mila Aziable.

Le déploiement de ce fonds intervient après la phase pilote en avril 2022 dans les régions des Savanes et de la Kara. Avec ce fonds, des subventions remboursables pour l’accès universel aux réseaux électriques, seront offertes aux ménages. 

Précisément, les ménages pourront avoir de branchements aux réseaux électriques via des modalités souples de paiement. Ils ne devront débourser que 1000 FCFA au lieu de 100 000 F CFA, pour obtenir le branchement. Le reliquat sera remboursé sur une période allant jusqu’à dix (10) ans en fonction du revenu des ménages.

Selon la ministre Aziable, il s’agit d’une « stratégie gouvernementale pour assurer la répartition équitable de l’électricité grâce à une énergie fiable et à moindre coût de façon durable et respectant l’environnement ».

La finalité de ce projet est de parvenir à 100% de couverture de branchement à l’horizon 2030.Ce fonds devrait offrir à terme l’accès à l'électricité à 1 200 000 ménages dans le pays.

Le projet vient compléter d’autres initiatives en cours notamment “CIZO” qui permet de fournir une allocation mensuelle aux ménages dans les zones rurales.

Esaïe Edoh 

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Une délégation d’hommes d’affaires allemands, issus de la Bavière, a entamé une tournée de prospection au Togo. La mission, conduite par l’ancien Vice-président du Bundestag (parlement fédéral allemand), Johannes Singhammer, a rencontré eudi 09 mars à Lomé, le ministère de la promotion de l’investissement, pour une prise de contact. 

L’objectif était notamment de s’enquérir des atouts et facilités qu’offre le pays, ainsi que des pistes éventuelles à explorer. “Nous attendons des autorités togolaises, des orientations afin de voir quelles sont les opportunités à saisir”, a expliqué le chef de délégation.

Si l’industrie et l’agrobusiness sont les deux principaux secteurs ciblés, les investisseurs ne ferment pas la porte aux autres domaines d’activité économique. 

Notre vœu est que ce soit le début d’une série d’échanges qui vous permettent de vous installer durablement au Togo”, a souhaité Rose Mivedor, avant de rappeler que le Togo, fort de sa géographie, de ses différents partenariats et de son intégration régionale, est une porte d’entrée sur un marché de 320 millions de consommateurs. 

Pour la douzaine d’investisseurs bavarois, la prospection devrait durer plusieurs jours.

Octave A. Bruce 

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