Au Togo, le recensement électoral, en prélude aux prochaines élections législatives et régionales, s'est officiellement terminé hier mercredi 14 juin sur l'ensemble du territoire national, avec la fin de la prorogation dans la zone 3.
Dans le cadre de cet enrôlement, le territoire avait en effet été subdivisé en trois zones géographiques, comprenant notamment la Région Maritime, le Grand Lomé et ses alentours (Zone 1), et les régions des Plateaux et de la Centrale (Zone 2).
Au niveau de chaque zone, des prorogations de délai ont été faites afin de permettre aux citoyens d'obtenir leurs cartes électorales.
Cette opération désormais close, vient à présent l'étape de la centralisation des données collectées dans les différentes circonscriptions, ainsi que l'établissement des listes provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Conseil d'administration de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) lève la suspension du Togo, et se dit “satisfait” de la publication du dernier rapport du pays. En effet, le Togo avait été suspendu temporairement, quelques mois plus tôt, pour non publication dudit rapport.
« Le Conseil d'administration de l'ITIE a temporairement suspendu le Togo le 1er février 2023 pour ne pas avoir publié son Rapport ITIE 2020. (...) Le Secrétariat peut confirmer que le Togo a publié son Rapport ITIE 2020 le 5 juin 2023. Ainsi, la condition de levée de la suspension a été remplie. », indique l’institution, dans une récente communication.
Le tout récent rapport rendu public par le Togo, faisait du reste, état d’un secteur toujours pourvoyeur de ressources pour l’Etat, avec notamment 17,53 milliards FCFA de revenus collectés auprès des industries extractives en 2020.
Cette réintégration au sein de l'initiative de transparence internationale, intervient deux semaines après un nouvel accord de partenariat signé entre le Togo et l’OCP marcocain, en vue d’obtenir un appui en matière de transformation locale de son phosphate en engrais.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l'Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) forme cette semaine les acteurs locaux de la ville de Kara aux techniques de gestion des marchés publics et de montage de dossiers d'appel à la concurrence. Les travaux ont débuté le mardi 13 juin à Kara et réunissent les représentants des collectivités locales et des autorités contractantes, notamment les maires, les responsables et les membres des cellules de gestion des marchés publics de la région de Kara.
Sous le thème "Procédure de gestion des marchés publics et montage des dossiers simplifiés d'appel à la concurrence", cet atelier de renforcement des capacités d'une durée de cinq jours, est organisé en collaboration avec la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP).
L'objectif principal est de renforcer les compétences des acteurs concernés sur les nouvelles règles de gestion du cycle des marchés publics et les techniques de montage des dossiers simplifiés d'appel à la concurrence.
En ouverture des travaux, Kpemoua Mandjabita, directeur des relations publiques et de la communication de l'ARCOP, a souligné que cette rencontre permettra aux participants d'acquérir les compétences nécessaires pour mieux gérer le processus d'acquisition et la commande publique.
Cette formation à Kara marque la fin d'une série de formations destinées aux autorités communales, ayant débuté le mardi 30 mai dernier.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Commune Lacs 1 a lancé en début de semaine, une opération de recensement général et d'élaboration des fichiers des contribuables des recettes fiscales et non fiscales. L'enregistrement se déroulera du 17 au 24 juin, rapporte l'Agence togolaise de Presse (ATOP).
Cette initiative de la mairie des Lacs 1, vise à améliorer les recettes propres de la municipalité et bénéficie de l'appui technique et financier du Programme Décentralisation et Bonne Gouvernance (ProDeG IV), exécuté dans dix communes partenaires par le service de coopération allemande GIZ.
Il s'agira notamment d'identifier de nouvelles sources de recettes non fiscales de manière concertée, afin de permettre à la commune de disposer de fichiers actualisés des contribuables des recettes fiscales et non fiscales géoréférencés. Ces fichiers seront utilisés pour le recouvrement des recettes propres de la commune. L'enquête concerne tous ceux qui exercent une activité génératrice de revenus dans la commune Lacs 1, tels que les artisans, les commerçants, les prestataires de services, les tenanciers de débits de boissons, les hôtels et les restaurants.
Cette enquête offre également l'opportunité à la municipalité d'évaluer son potentiel fiscal à partir des résultats obtenus. Le Secrétaire général de la mairie des Lacs 1, Klussey Abel, tient à préciser que cette activité n'a pas pour but d'effectuer un recensement électoral ou démographique. Aussi exhorte-t-il les contribuables à fournir des informations véridiques aux agents recenseurs.
Pour Awumey Yao Roland, représentant la GIZ, l'amélioration des recettes communales passe par une meilleure base financière communale, favorisée par une gestion efficace et transparente des recettes et une maîtrise du processus budgétaire. Il souligne également que la mise à jour du fichier des contribuables contribue à la réalisation de la mission de développement de la commune, en permettant une meilleure compréhension des ressources et des prévisions budgétaires plus fiables.
La commune Lacs 1 n'est pas la seule à se lancer dans de telles opérations. Quelques jours auparavant, c'était la commune d'Agou 1 (Agou-Gadzépé) qui avait lancé l’opération de recensement de ses contribuables.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé, la capitale togolaise, après avoir accueilli le lancement en mai dernier de l’Alliance Politique africaine (APA), va abriter les 21 et 22 octobre prochains, la première édition du "Lomé Peace and Security Forum" (Forum de Lomé sur la paix et la sécurité).

Initié par le Togo, ce rendez-vous panafricain sera axé sur « comment renforcer des transitions vers la gouvernance démocratique en Afrique ». De fait, il va regrouper des représentants des gouvernements africains et non-africains, des experts, des acteurs de la société civile, du monde académique, des médias, des organisations internationales, des milieux d'affaires, ainsi que des organisations professionnelles.
Au cours de ces assises de Lomé, des échanges sont également prévus sur la fragilité des institutions en Afrique, le rôle des organisations régionales et internationales dans l'accompagnement des transitions politiques, et les défis liés à la consolidation de la gouvernance démocratique en période de transition sur le continent.
Selon un communiqué officiel, les discussions de Lomé seront sanctionnées par une série de propositions et recommandations pertinentes orientées vers la consolidation de la paix, le renforcement du système sécuritaire africain et la bonne gouvernance démocratique.
En rappel, Lomé Peace and Security Forum" est organisé en droite ligne avec l'Alliance Politique Africaine (APA), qui a pour fondement le leadership africain sur les problèmes du continent et sur les questions liées à la paix et à la sécurité.
Esaïe Edoh
Au Togo, 4 202 candidats prennent part cette semaine à l'examen du Certificat d'aptitude professionnelle (CAP), soit 13% de plus que l'année dernière, où ils étaient un peu plus de 3 714.
Les épreuves pour ces milliers d'aspirants à une qualification professionnelle ont débuté lundi 13 juin 2023, par les épreuves pratiques, qui concernent notamment les filières de la maçonnerie, la mécanique d'entretien, la chaudronnerie, l'électricité d'équipement et la plomberie sanitaire.
L'ouverture de ces épreuves a été marquée par une tournée de visite du ministre délégué chargé de l'Enseignement technique et de l'Artisanat, Kokou Eké Hodin, dans le centre d'écrit du Lycée d'enseignement technique et professionnel (LETP) de Lomé (Adidogomé) et au Centre de construction de logement (CCL).
« Nous avons saisi cette occasion pour féliciter les encadreurs et tous les formateurs du système de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle pour avoir contribué à une année scolaire sereine. », a déclaré le ministre Hodin.
Le ministre a relevé notamment la faible participation féminine, avec moins de 200 filles sur les plus de 4 200 candidats sur l'ensemble du territoire. Ce dernier a ainsi souligné l'importance de promouvoir la formation professionnelle auprès des filles et les a encouragées à choisir cette voie sans crainte du monde professionnel et industriel.
Au Togo, durant les 5 prochaines années, l’Université de Lomé et les communes Golfe 5 et 7 (dans le grand Lomé) vont collaborer en matière de gestion de l’environnement et dans plusieurs autres domaines. Les trois parties ont signé en ce sens une convention-cadre le mardi 13 juin 2023.
L'accord est axé sur les domaines comme la formation, les stages, la gestion de l’environnement, l’énergie durable, la communication. Il s’agit concrètement via ce partenariat, pour l’université de Lomé d’apporter son expertise aux deux communes, à travers un appui en matière de maîtrise de l’eau, de l’électricité, et de promotion du civisme. L’UL devra également assurer la formation et le recyclage du personnel des deux mairies dans divers domaines en lien avec la gestion administrative.
Pour leur part, les deux communes se sont engagées à accompagner l’établissement supérieur de formation dans le placement des étudiants en stage et insertion professionnelle.
« Ce partenariat est une grande opportunité pour nous, les communes parce que nous allons tirer profit des compétences des enseignants universitaires pour combler les insuffisances que nous avons dans nos communes », a souligné le maire de la commune Golfe 5, Kossi Aboka.
Non seulement ce mariage entre les trois entités permettra aux communes de relever les défis auxquels elles font face mais aussi il répond à la politique de la formation par alternance et de promotion de l’emploi que prône l’exécutif togolais.
Esaïe Edoh
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Le Premier ministre du Togo, Victoire Tomégah-Dogbé, a présenté le mercredi 14 juin 2023 à Genève aux représentants de gouvernements et organisations d'employeurs et de travailleurs, la vision de son pays sur la justice sociale. C’était à l’occasion d’un forum axé sur “la Justice sociale pour tous”, organisé en marge des travaux de la 111ème session de la Conférence internationale du travail de l’OIT, ouverts depuis le 05 juin dernier.

Principalement, l’officielle togolaise a relevé que la justice sociale passait par la sécurité et la souveraineté alimentaires. C’est dans cette dynamique que son pays travaille à travers différentes initiatives pour garantir l’accès des intrants aux agriculteurs. « Dans ce cadre, l'accès aux engrais aux producteurs agricoles est facilité par une subvention de l'État. L'agriculture et l'agro-industrie étant les moteurs de la transformation de notre économie. Au Togo, nous restons convaincus que les solutions sont à notre portée pour faire face aux instabilités", a-t-elle déclaré sur la tribune de l’OIT.
Alors que le Togo est déjà sur la voie de la lutte contre l’injustice sociale via son attachement à l'inclusion et à l'harmonie sociales, la Cheffe du gouvernement a lancé un appel à l'engagement collectif pour une nouvelle ère de co-construction d'un monde plus juste et plus durable. « Il est temps pour le continent africain d'entrer dans une nouvelle ère, soutenu par un engagement déterminé à lutter pour la justice sociale », a-t-elle souligné.
Notons qu’à la même tribune de l’OIT, Victoire Dogbé a exposé également les grands axes de la feuille de route gouvernementale, notamment les initiatives visant à renforcer le capital humain du pays.
Esaïe Edoh
Au Togo, le projet de Gestion des déchets et décentralisation (GEDEC) a été lancé le mardi 13 juin 2023 à Lomé. La mise en œuvre de ce projet initié dans le cadre du Programme de Renforcement des Services Publics Locaux-Assainissement et déchets (PRSPL), bénéficie de l’appui financier de l’Union Européenne (UE) à hauteur de 4,7 millions d’Euros, soit plus de 3 milliards FCFA.
Prévu sur trois ans, ce projet est confié à Expertise France, qui se chargera d’appuyer des collectivités territoriales, en matière de gestion durable des déchets. Il contribuera à l’amélioration de la salubrité urbaine au Togo.
Dans cette dynamique, Expertise France va procéder à la mise en place d’une filière de gestion durable des ordures ménagères, ceci avec la collaboration des acteurs communaux.
« Il s’agit d’établir une filière de gestion durable des ordures ménagères et des boues de vidange réaliste et adaptée au contexte de chaque chef-lieu ciblé par le projet. Cela implique la mise en place de structures efficaces, de processus de collecte et de traitement des déchets, ainsi que de solutions durables pour leur élimination ou leur valorisation » a précisé le chef de coopération de la Délégation de l’UE au Togo, Hugo van Tilborg.

Pour le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, Payadowa Boukpessi, « la gestion efficace des déchets est un défi majeur de toutes les communes de notre pays, y compris le District Autonome du Grand Lomé, qui expérimente, depuis 5 ans, une gestion de déchets à travers l’enfouissement desdits déchets ».
Pour l’officiel, ce nouveau projet est d’une importance capitale, en raison de l’implication directe des activités de gestion des ordures sur la qualité de l’eau, de l’environnement, des aliments, et de la santé humaine.
En rappel, le GEDEC vient en complément du projet Eau et Assainissement (PEAT 1 et 2) lancé en 2015 pour améliorer la gestion des ordures ménagères et des boues de vidange dans le pays.
Esaïe Edoh
Au Togo, les actifs extérieurs nets des banques ont connu une progression annuelle de 32,8%, pour s’établir à 1487,8 milliards FCFA, selon des données publiées récemment par la BCEAO. Ces actifs représentent la valeur des créances sur les non-résidents et les engagements envers les non-résidents, ainsi que les créances sur la banque centrale.
Globalement, les banques ont renforcé leurs créances au cours des trois dernières années. Dans l’ensemble, les actifs extérieurs nets se sont élevés à 905,1 milliards FCFA en 2020, et ont progressé à 1119,7 milliards FCFA en 2021. L'année 2022 sera ainsi marquée par une croissance encore plus significative, pour atteindre 1487,8 milliards de FCFA.
Sur la période, les créances sur les non-résidents ont également augmenté de manière constante, passant de 1118,3 milliards de FCFA en 2020 à 1811,3 milliards de FCFA en 2022, témoignant de la confiance des acteurs bancaires togolais envers les emprunteurs étrangers.
Les créances sur la banque centrale se sont pour leur part, légèrement dégradées au cours des trois années considérées, passant de 219,7 milliards FCFA en 2020 à 188,3 milliards FCFA en 2022.
Au Togo, les actifs totaux des banques togolaises étaient évalués à 2484,8 milliards FCFA, et ont légèrement progressé à 2638,9 milliards FCFA en 2021, puis ont connu une croissance plus forte en 2022, pour atteindre 3239,3 milliards FCFA.
Cette évolution contraste avec celle de l’Etat togolais, qui a pour sa part, vu ses actifs extérieurs nets se dégrader vis-à-vis de la Banque centrale, sur fond de dégradation de la balance des paiements, notamment face à des pressions liées à l’importation de produits essentiels comme les hydrocarbures.
Ayi Renaud Dossavi
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