Togo First

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Au Togo, la commune de Doufelgou 3, située au sud-ouest de la ville de Niamtougou dans le nord du pays, a validé la semaine dernière son Plan de développement communal (PDC), assorti d'un budget estimé à plus d'un milliard de francs CFA, sur une période de 5 ans allant de 2023 à 2028.

C'est lors d'une rencontre qui s'est tenue le vendredi 2 juin à Alloum, chef-lieu de la commune, que le document de 183 pages a été validé. Il compte 7 grands programmes, 18 projets et 122 activités, représentant un budget total d'environ 1 139 000 000 francs CFA, selon les informations de l'ATOP.

La validation du PDC a réuni tous les acteurs impliqués, notamment le conseil municipal, les chefs de services déconcentrés de l'État, les responsables d'ONG, la chefferie traditionnelle et les leaders communautaires.

Lors de cette rencontre, le directeur régional de la Planification de la région de Kara, Hassim Maliawaï, a rappelé l'obligation pour les collectivités territoriales de planifier leur développement, conformément à la loi sur la décentralisation en vigueur dans le pays.

De son côté, la maire de la commune Doufelgou 3, Abla Yassim, a salué l'adoption du document, soulignant son importance en termes de planification stratégique pour sa commune.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l’ex-footballeur Sheyi Adebayor, à travers sa Fondation SEA, a conclu un accord avec l’Université de Lomé (UL) le mardi 5 juin 2023 dans la capitale togolaise. Via ce partenariat signé avec Dodzi Kokoroko, pour le compte de l’établissement d’enseignement supérieur, la Fondation SEA va participer à la mise en œuvre des réformes en milieu universitaire et à l’amélioration de la qualité des offres de formation.

Selon les clauses de la convention, l’ancien capitaine des Eperviers va financer la construction d’un amphithéâtre qui portera son nom et d’une tribune sur le nouveau terrain de football de l’université, nouvellement construit. Le Ballon d’or africain 2008 va également apporter un appui à des startups du pôle universitaire dans les domaines de l’innovation et de la technologie.

Les centres d’intérêt de la convention sont également étendus à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports de l’UL où il est attendu que Sheyi Adébayor dispense des cours.  Également, l’ex-joueur du Real de Madrid devrait mettre son carnet d’adresses à contribution pour solliciter des stages et obtenir des opportunités d’insertion professionnelle aux étudiants de l’Université de Lomé.

Ce partenariat, selon le Président de l’UL, Professeur Dodzi Komla Kokoroko, « laissera un fort impact auprès de la communauté étudiante car Shéyi Emmanuel Adébayor demeure une icône, un modèle de réussite pour la jeunesse togolaise », a-t-il soutenu.

Esaïe Edoh 

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A Lomé, les acteurs douaniers de huit pays ouest-africains à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, évaluent le système d’interconnexion de leurs administrations douanières. Cette évaluation prévue sur quatre jours pourrait déboucher sur l’adoption du Système Interconnecté de Gestion des Marchandises en Transit (SIGMAT).

Ce mécanisme porté par la CEDEAO avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, est une solution fonctionnelle de facilitation de déclaration de transit entre les Etats membres de l’espace sous régional.  Après son adoption, l’outil sera expérimenté dans les huit pays en conclave dans la capitale togolaise, avant de s’étendre dans les autres pays de la sous-région.

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« Cette réunion vise non seulement à évaluer l’interconnexion des systèmes informatiques des administrations des douanes, mais aussi à examiner les projets de protocoles d’accord et instructions cadres pour rendre effectif le SIGMAT sur les corridors des huit pays, prochainement sur tous les corridors de notre sous-région », a rappelé le Commissaire des douanes et des droits indirects de l’Office Togolais des Recettes (OTR), Essien Kakra Kwawo.

Spécifiquement, le SIGMAT permettra aux services douaniers interconnectés, d’échanger instantanément des informations relatives aux marchandises en transit. Ce processus devrait, indique-t-on, garantir la transparence à tous les niveaux. 

Selon les acteurs douaniers, le SIGMAT présente des avantages aussi bien pour les administrations douanières que pour les opérateurs économiques en raison de la réduction considérable du temps d’attente aux frontières et des retards.

Esaïe Edoh 

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L'Union européenne va injecter 1,8 milliard FCFA (3 millions d'euros) dans un projet de développement des capacités conçu par le FMI, et dénommé "Renforcement de la Gestion des Finances publiques".

L’initiative sera mise en œuvre sur la période 2023-2026 par l’institution financière basée à Washington, avec le soutien financier de l’UE. Elle vise à renforcer les pratiques dans les domaines du budget-programme, ainsi que de la gestion des finances publiques vertes, des investissements publics et des risques budgétaires, indique le FMI. Et globalement, à aider le Ministère togolais de l'Économie et des Finances à mettre en œuvre des réformes clés dans la gestion des finances publiques

Notons que cette initiative triennale s'appuie sur les progrès réalisés dans le cadre des deux projets précédents qui ont permis d’assister les autorités en matière de réformes telles que l'introduction de la budgétisation sensible au genre, et le budget-programme, au cours des périodes 2012-2016 et 2017-2022. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne au Togo cette semaine (du 5 au 8 juin) pour le lancement du projet.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo a accueilli la semaine dernière, un atelier de formation visant à renforcer la sécurité des installations portuaires, en collaboration avec l'Organisation maritime internationale (OMI). Les travaux, qui se sont tenus du lundi 29 mai au vendredi 2 juin dans la capitale togolaise, avait pour objectif de former les formateurs chargés de la sûreté des installations portuaires. 

Animé par Mourad Ghorbel, officier technique et expert de l'OMI, cet événement a permis aux représentants de l'autorité désignés et aux agents de sûreté des différentes installations portuaires du Port autonome de Lomé d'acquérir les connaissances nécessaires pour remplir leur rôle, en conformité avec le code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS, entré en vigueur le 1er juillet 2004).

« Nous avons estimé qu'il était nécessaire de renforcer les capacités des agents chargés de la sûreté de nos installations portuaires. Pour cela, nous avons sollicité l'Organisation maritime internationale afin de bénéficier de son expertise. L'objectif est d'avoir des agents bien formés, familiarisés avec les meilleures pratiques internationales, afin d'éviter tous les risques dans nos ports. », a expliqué le ministre Edem Kokou Tengue, en charge de l'économie maritime au Togo, qui remettra des attestations aux agents ainsi formés, à la clôture des travaux de Lomé.

Notons que cette initiative s'inscrit dans le cadre de la convention SOLAS à laquelle le pays d’Afrique de l’Ouest a adhéré, et qui implique notamment d’appliquer les conventions de l'OMI. En plus de répondre aux obligations internationales du Togo, la mesure vise à renforcer le développement économique du secteur portuaire togolais.

Au Togo, l'exécutif va cette année, préfinancer à hauteur de plus de 800 millions FCFA l’acquisition des engrais au profit des agriculteurs du pays. La campagne de distribution a débuté le samedi 3 juin dernier à Sada (dans la préfecture de Tchaoudjo) en prélude à la nouvelle campagne agricole 2023-2024.

Il s’agit concrètement de la mise à disposition des producteurs vulnérables via l’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) des quantités d’engrais NPK 15-15 et urée pour les accompagner dans le remembrement des espaces cultivables.

Cette démarche qui est une réponse à la sollicitation des agriculteurs selon l’ANSAT, fait suite à une première expérience l’année dernière où 500 millions FCFA avaient été débloqués par le gouvernement pour préfinancer l’achat d’engrais d’une quantité de plus de 1388 tonnes. Comme lors de la campagne écoulée, les bénéficiaires de ce préfinancement pourront rembourser en nature, la valeur des engrais reçus.

Selon le Directeur général de l’ANSAT, Ouro-Koura Agadazi, cette nouvelle opération de mise à disposition des producteurs de fertilisants vise à les soutenir et à les protéger contre les usuriers.

Notons que cette opération est en prélude la campagne officielle de commercialisation de l’engrais subventionné.

Esaïe Edoh

Au Togo, 22 jeunes diplômés de la troisième promotion du Programme présidentiel d’excellence (PPE) rejoignent l’administration publique après 18 mois de formation pratique. La cérémonie de leur accueil et intégration officiels a été présidée le vendredi 2 juin 2023 par la ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson.

Une fois dans l’administration, ces jeunes, grâce à leurs compétences et expériences professionnelles notamment dans les domaines de la communication, gestion de projet, résolution de problèmes, pensée analytique et en esprit critique, devraient contribuer à la mise en œuvre effective des projets structurants de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.

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« Tout bénéficiaire du Programme présidentiel d’excellence doit être entreprenant. Je vous invite à nourrir l’administration par votre dynamisme et votre vivacité. Gardez à l’esprit, le service à la nation et n’hésitez surtout pas à partager votre expertise acquise tout au long de vos parcours avec vos collègues, vos nouveaux alliés sur la route du développement national », a conseillé Sandra Johnson.

A ces nouveaux agents de l’administration publique, la collaboratrice de Faure Gnassingbé a recommandé le dévouement dans leurs nouvelles fonctions et la pérennisation des valeurs républicaines et professionnelles « qu’ils ont acquises au cours de leur formation ».

« Il est question d’apporter de l’innovation, une touche neuve aux questions de résolution des problèmes, de transformation structurelle et productivité dans les secteurs à fort potentiel, bien évidemment apprendre des aînés qui sont sur le terrain », a déclaré la SG de la présidence.

Le Programme présidentiel d’excellence (PPE), initiative du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, est mis en place pour renforcer le capital humain, moderniser l’administration publique et faire de la jeunesse togolaise, un partenaire privilégié du développement du pays. Il est conçu également pour apporter une meilleure réponse aux attentes de l’économie nationale et au développement durable et concerté du Togo.

Depuis son lancement en 2019, 140 jeunes togolais, titulaires d’un Master et étudiants en Master 1 ou 2, ont été enrôlés dont 80 ont déjà intégré l’administration publique tandis que 60 sont en formation.

Esaïe Edoh

L'industrie de la viande dans la préfecture des Lacs et dans les localités environnantes vient de recevoir un élan significatif avec l'inauguration d'un nouvel abattoir moderne. Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République, et Myriam Dossou d'Alméda, Ministre du Développement à la Base, ont dévoilé ces infrastructures en présence de Me Aquéréburu Coffi Alexis, Maire de la commune des Lacs 1, le 02 juin dernier.  Cette réalisation est le fruit d'une promesse du Chef de l'État en réponse aux besoins de la population locale, a indiqué la SG de la Présidence.

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L'abattoir moderne de Hemazo desservira les préfectures des Lacs, Yoto, Vo, Bas Mono et des localités frontalières, dont Grand Popo au Bénin. L'infrastructure, réalisée par le Programme d'Appui aux Populations Vulnérables (PAPV), comprend des bureaux, une chambre froide, une salle d'abattage, une salle de vente de la viande, une salle de traitement des animaux, ainsi que des installations sanitaires.

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Présentes lors de la cérémonie d'inauguration, les communautés ont exprimé leur gratitude pour cette avancée significative qui facilite le travail des acteurs de la filière viande dans des conditions optimales. Ces nouveaux équipements, qualifiés de "joyaux" par leurs bénéficiaires, sont de véritables leviers de croissance pour l'industrie de la viande régionale, souligne-t-on.

Au-delà de la préfecture des Lacs, la relance de l'industrie de la viande se confirme peu à peu avec l'évolution prometteuse des chantiers d'abattoirs à Kpalimé, Sokodé et Kara. Ces efforts de modernisation, conjugués aux futurs projets à Atakpamé, Niamtougou et Dapaong, traduisent la volonté du gouvernement togolais d'optimiser sa filière viande.

Au Togo, il faudrait environ 10 millions $ par an pour appuyer un mécanisme social en faveur des couches vulnérables parmi les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et atteintes de la tuberculose (patients TB).

Ce sont les estimations issues d'une étude, commanditée par les acteurs de la lutte contre le VIH et la tuberculose, sous la houlette du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS). Le rapport de l'étude a fait l'objet d'une validation vendredi 02 juin à Lomé, à l'occasion d'un atelier organisé conjointement avec l'ONUSIDA et le Programme alimentaire mondial (PAM). La rencontre s'est ouverte en présence de Damien Amoussou, président du comité de pilotage du Rapport d'étude et représentant le Coordonnateur du CNLS, Ennardja Alassani, chargé des Programmes et représentant le PAM au Togo, ainsi que Dr. Akouavi Maboudou, représentant le Directeur pays ONUSIDA Togo-Bénin, Dr. Eric Verschueren.

Le document, qui évalue la faisabilité et le coût de cette opération de soutien à ces couches vulnérables, « sera d'abord un document de mobilisation de ressources. Un document de plaidoyer qui pourrait être présenté aux partenaires classiques », indique Damien Amoussou, à l'ouverture des travaux. « L'appui devrait porter sur le volet alimentaire (ce qui justifie la présence du PAM) et le volet financier. », ajoute la même source.

Dans le détail, environ 75% des patients TB et PVVIH sont considérés comme vulnérables. Pour les intégrer dans un système national de protection sociale, il faudrait un peu plus de 10 millions de dollars chaque année pour pouvoir les soutenir, précise Agossou K. Kokou, Consultant national, présentant les résultats de l'étude.

Dans un premier scénario, la durée envisagée de ce type d'intervention serait de trois ans, soit un coût prévisionnel de 30 millions de dollars.

Si les études se sont concentrées sur les régions Maritime et des Plateaux, considérées comme ayant la plus forte prévalence en VIH, l'initiative prend en compte l'ensemble du territoire. On dénombre notamment un peu plus de 29 000 PVVIH dans ces deux régions, pour un total de patients estimé à 80 000 sur l'ensemble du territoire.

Outre les partenaires classiques, les acteurs de la lutte contre le VIH/Sida et la tuberculose envisagent notamment de mobiliser des appuis internationaux, dont le Fonds mondial de lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose, une institution qui a d'ores et déjà annoncé un financement de 74 milliards FCFA pour la période 2023-2025.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo a réussi à mobiliser ce vendredi 2 juin 2023, 31 milliards FCFA sur le marché ouest-africain des titres publics. La levée de fonds a été réalisée grâce à une émission simultanée de Bons et Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT) de 30 milliards FCFA par la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du pays.

D’après l’agence Umoa-Titres, le Togo a levé 26 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone ouest-africaine via les BAT sur la maturité de 182 jours et 5 milliards FCFA sur les OAT stipulées sur 3 ans et 5 ans.

Selon le compte rendu de l’opération, le montant global des soumissions est évalué à 41 milliards FCFA et correspond à un taux de couverture de 138,44%.

Le compte rendu indique également que sur les 31 milliards FCFA mobilisés, 11 milliards FCFA ont été collectés auprès des investisseurs togolais.

Ce nouvel emprunt (5è succès de suite) porte à 264 milliards FCFA le cumul des fonds levés cette année, alors que la prévision annuelle est estimée à 574 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

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