Après avoir lancé ses activités de distribution en Ouganda et au Kenya en 2020, Nutrisource est maintenant prête à inaugurer sa première usine de fabrication d'engrais NPK en Afrique subsaharienne, située sur la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) au Togo.
"La construction est déjà terminée et les équipements sont en cours d'installation. La production pourra démarrer en mai/juin 2023", a déclaré un responsable d'Arise IPP, l'opérateur qui gère la PIA, à Togo First.
Une fois en production, l'usine devrait atteindre une capacité de production de 200 000 tonnes par an, ce qui contribuera à renforcer l'offre d’engrais de qualité pour les agriculteurs locaux. En outre, la société prévoit d'installer trois autres usines en Afrique subsaharienne pour répondre aux besoins de marchés déficitaires en nutriments à fort potentiel agricole. L’ambition est de répliquer l'expérience togolaise dans trois autres régions d'Afrique, et “chaque région sera approvisionnée à partir d'une usine de mélange satellite, ainsi qu'une activité d'importation et de distribution", a déclaré Murari Rakshit, CEO de Nutrisource.
Cette usine est l’un des pions d’un ensemble d’investissements évalué à 4,9 milliards FCFA que Nutrisource prévoit d’engager dans l'agroalimentaire et l'agro-industrie. Une promesse d’investissements qui a reçu l’onction des autorités togolaises au 4e trimestre 2022.
L'installation de cette usine de fabrication d'engrais NPK arrive à point alors que les autorités togolaises tentent à la fois de doper le secteur agricole, premier contributeur au PIB et première source d’emplois, et d’asseoir une industrie agro-alimentaire compétitive. Au Togo, les chiffres officiels révèlent que l'agriculture joue un rôle crucial dans l'économie, avec une part représentant près de 40 % du PIB et environ 65 % de la population active employée dans ce secteur. Avec la mise en place d’un tel investissement, l’exécutif togolais s’attend à un impact significatif sur la production agricole locale. Le renforcement de la capacité de production d'engrais de qualité et l’accès à des coûts abordables pour les agriculteurs, devraient ainsi améliorer la productivité et les revenus des agriculteurs.
Fiacre E. Kakpo
L’université de Lomé va développer des partenariats avec l’université centrafricaine, Atafom de Bangui et l’entreprise Atime S.A, dans le cadre de la promotion de la recherche scientifique. Un accord de partenariat a été signé en ce sens le mardi 21 février 2023 à Lomé avec les deux entités.

Ce partenariat noué avec l’entreprise Atime SA permettra la mise en place avec l’appui de la Plateforme industrielle d’Adéticopé (PIA), d’un cadre d’échanges et de coopération entre le Laboratoire de recherche forestière (LRF) de l’Université de Lomé et la société pour développer et implémenter des solutions écologiques en transformant les déchets issus du bois et du plastique.
J'ai signé 2 conventions majeures pour l'#UniversitédeLomé, la 1ère avec la société #ATIME fera du composite, notamment avec du bois et du plastique recyclé avec l'appui du #LaboratoireRechercheForestière de l'#UL et en partenariat avec #PIA et #IKEA. #recycling #environment. pic.twitter.com/v4flQBI9Yr
— Dodzi Kokoroko (@dodzikokoroko) February 22, 2023
D’après les clauses de la seconde convention, l’Université de Lomé et celle de l’Atafom de Bangui vont réaliser des projets de recherche, dans les domaines de l’enseignement et de la formation continue au profit des étudiants et des enseignants.
Avec ces accords, apprend-on, l’Université de Lomé va poursuivre sa politique d’amélioration de la qualité de l’enseignement et d’adaptation de la formation aux réalités du marché de l’emploi. Dans la même dynamique, elle a signé récemment un accord avec la Chambre de Commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) pour valoriser les résultats des recherches scientifiques des étudiants et enseignants.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement et les acteurs du secteur privé ont tenu leur première réunion de concertation pour le compte de l’année 2023 le jeudi 23 février à Lomé. Les échanges au coeur de la rencontre présidée par la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, ont porté essentiellement sur la « dynamique des investissements privés et le financement des PME/PMI ».
Concrètement, le gouvernement et ses partenaires du secteur privé ont abordé au prime abord les différentes crises mondiales notamment la Covid-19, la guerre russo-ukrainienne et leurs conséquences sur les chaînes d’approvisionnement. Ensuite les deux parties ont analysé l’impact et l'efficacité des diverses mesures prises par le gouvernement pour accompagner et soutenir l’investissement dans le secteur privé face à cette crise.

« Nous avons pris les trois dernières années (2019, 2020 et 2021) et nous avons constaté qu’il y a eu un léger fléchissement en 2020 justifié par la COVID-19 avec des replis en termes de stratégies d’investissements des grandes sociétés, puis la tendance est repartie à la hausse en 2021. Ce qui nous a permis de confirmer la résilience du secteur privé et traduit une stabilité économique », a indiqué la ministre de la Promotion de l’Investissement, Rose Kayi Mivédor.
Des suites des échanges, le gouvernement s’est engagé à poursuivre l’accompagnement du secteur privé notamment les PME. « Il est nécessaire de renforcer les capacités des PME, notamment celles qui sont créées par les jeunes pour les aider à mieux structurer leur projet, afin d’accéder au financement viable et adapté à leurs besoins de croissance, car si ces entreprises prospèrent, c’est le Togo qui prospère », a déclaré la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé qui a d’ailleurs insisté sur le fait que « le Togo dispose d’une grande dynamique d’investissement et pour en profiter, il importe que les jeunes soient formés ».
Pour rappel, la concertation Etat-secteur privé est un forum mis en place par le gouvernement pour échanger régulièrement avec le secteur privé sur leur collaboration en vue du développement économique du pays.
Esaïe Edoh
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Lomé accueille depuis le début de cette semaine, les réunions des Comités régionaux de pilotage des projets et des programmes de la politique agricole régionale de la Cedeao (ECOWAP).
Objectif des participants : discuter de la coordination des projets sous-régionaux en matière de sécurité alimentaire

Les travaux de Lomé interviennent dans un contexte d’année 2022 difficile, marqué notamment par des défis d'approvisionnement en engrais, les pressions du conflit russo-ukrainien, et une pression sécuritaire qui ne favorise pas la sécurité alimentaire. Dans le cadre de ces travaux, le Togolais Kako Nubukpo, Commissaire chargé de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a appelé les organisations sous-régionales à davantage de synergie pour lutter contre l'insécurité alimentaire.
Notons que la rencontre de travail de deux semaines (du 20 février au 3 mars), à l’initiative de l'Agence Régionale pour l'Agriculture et l'Alimentation (ARAA), réunit des experts des comités régionaux de pilotage des projets et programmes de la politique agricole de l’espace communautaire. On compte ainsi des membres des commissions de la Cedeao et de l’Uemoa, le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), le Conseil ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) et l’ARAA.
A ce jour, le portefeuille de projets de l’ECOWAP compte plus de 20 projets, regroupés autour de 9 thématiques, à savoir la pêche et l'aquaculture, l'élevage et le pastoralisme, la productivité et la compétitivité agricole, l'adaptation aux changements climatiques et l'agroécologie.

« Nous espérons que des recommandations formulées lors de nos travaux permettront une meilleure coordination régionale dans la mise en œuvre des projets et programmes. », a indiqué Massandje Litsé Touré, Commissaire aux Affaires économiques et à l’agriculture de la Cedeao.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, 7507 cas d’accidents ont été enregistrés en 2022 sur les routes. Ce rapport a été présenté par les ministères de la sécurité et de la protection routière et des transports routier, ferroviaire et aérien, le mardi 21 février 2023. Ce bilan est en légère hausse de 1,5% en comparaison avec les 7 392 cas enregistrés en 2021.
Dans le détail, en 2022, les accidents ont fait 683 morts et 9918 blessés, contre respectivement contre 680 et 9376 une année plus tôt.
S’agissant de la criminalité, les deux ministères rapportent 17 cas de braquage dénombrés, au cours desquels plus de 16 millions FCFA ont été emportés, ainsi que des engins. Également au cours des 12 mois de 2022, 11 cambriolages ont été notifiés aux forces de sécurité. Près de 16,5 millions FCFA, des bijoux de valeur et divers objets volés via cette forme de criminalité.
En vue de réduire les cas d’accidents de circulation, l’exécutif togolais multiplie des initiatives. Mercredi 22 février en conseil des ministres, il a pris un décret encadrant la profession de conducteur routier. Plus tôt en décembre 2022, il avait adopté un projet de loi d’orientation des transports visant à doter le secteur d’un nouveau cadre juridique pour garantir la sécurité et la sûreté des usagers.
A ces mesures, s'ajoutent d'autres prises il y a quelques années, notamment l’interdiction de circulation de nuit pour les véhicules assurant le transport interurbain de passagers de plus de douze places et les camions remorques ou semi-remorques affectées aux transports de marchandises.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement a adopté hier, lors du conseil des ministres du mercredi 22 février 2023, le projet de décret encadrant la profession de conducteur routier, après une première étude lors de la précédente réunion gouvernementale le mercredi 15 février 2023. « L'adoption de ce texte permet de disposer des informations et données nécessaires pour une meilleure organisation du sous-secteur du transport routier, en vue de sa contribution à la réalisation de l'ambition de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. », indique le gouvernement, l'objectif étant à terme d'affirmer la place du pays en tant que hub logistique et de services.
Une "qualification particulière" pour devenir conducteur
Revenant en détail sur le projet, le porte-parole du gouvernement, le ministre de la communication Akodah Ayewouadan, précise que « l'ambition, c'est professionnaliser le secteur des transporteurs routiers ». Il s'agira notamment de rafraîchir les conditions d'accès au métier de transporteur routier, de revoir les qualifications requises pour être transporteur routier. « Aujourd'hui, n'importe qui muni d'un permis de conduire peut se revendiquer transporteur routier. Or, le transport routier est un métier, et parce que c'est un métier, il nécessite une qualification particulière pour pouvoir conduire des véhicules d'un certain gabarit sur les routes de notre pays. », conclut la même source.
En rappel, c’est en décembre dernier que le Parlement a validé une nouvelle loi d’orientation du secteur des transports, annonçant les orientations du pays, en matière de modernisation des secteurs des transports, notamment routier, ferroviaire, aérien, maritime et fluvial.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, depuis la digitalisation du casier judiciaire et de la demande de duplicata du certificat de la nationalité, près de 350 000 bulletins ont été délivrés, contre une moyenne annuelle de 50 000 bulletins, soit une hausse de 600% en moins de deux ans. En effet, c’est en août 2021 que le Togo a lancé la digitalisation du casier judiciaire, via une plateforme numérique dédiée.
L’information a été rendue publique par le ministre de la justice et de la législation Pius Agbetomey, dans une communication lors du conseil des ministres de ce mercredi 22 février 2022.
Selon l’exécutif, cette réforme a recueilli « une forte adhésion de la part des citoyens », poussée par « la célérité du processus et la possibilité de demander le casier judiciaire sans se déplacer, puis de le faire livrer en tout lieu de leur choix ».
Pour ce qui est de la demande de duplicata du certificat de nationalité, qui a également été digitalisée en janvier 2023, elle peut désormais se faire en ligne ou dans cinq chefs-lieux de région et douze préfectures. Ceci vient répondre à un allongement constaté du délai nécessaire pour l'obtention de ce document.
Il s’agit, selon le gouvernement, de donner accès à des services publics plus efficaces et plus rapides, qui permettront aux citoyens de se concentrer sur leurs activités quotidiennes sans avoir à subir les tracas des déplacements et des files d'attente.
Pour rappel, dans cette même veine, le Togo veut digitaliser 75% des démarches administratives, d’ici 2025.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Festival international la Marmite (FESMA), rendez-vous culturel qui promeut la gastronomie togolaise et africaine, sera à sa deuxième édition cette année. L’annonce de l’événement a été faite le mardi 21 février 2023 à Lomé par l’agence Focus Yakou qui en est le promoteur.
Cette année, ce festival se tiendra du 26 avril au 9 mai 2023 à Lomé au Centre togolais des expositions et foires (CETEF) autour du thème « cuisine et ODD : repenser la culture, le partage et la consommation des aliments ».
L’événement va réunir les acteurs de la chaîne culinaire, les décideurs, universitaires, chefs et agriculteurs vont plancher sur le développement durable et les comportements alimentaires. Ceux-ci vont échanger sur la valorisation des richesses et le savoir-faire africains, le développement des filières bio, la promotion du consommer local et sur une alimentation saine et équilibrée.
Ce rendez-vous gastronomique se veut également une vitrine pour la présentation et la valorisation des mets des différentes localités des 5 régions économiques du Togo. A ce titre, il est prévu pour le compte de cette nouvelle édition, des ateliers d’échanges sur les mets locaux, dans les chefs-lieux des 5 régions économiques du Togo.
A travers cette initiative, les promoteurs veulent principalement relever le défi d’inscrire, à terme, un ou plusieurs mets togolais au patrimoine de l’Unesco et faire de Lomé, la capitale de la gastronomie africaine, selon Jean-Paul Agboh-Ahouelete, directeur général de Focus Yakou.
La rencontre sera marquée par une foire culinaire, des expositions et dégustations, des sessions B2B, des master-class et des ateliers de formation avec la participation d’une cinquantaine de chefs togolais et étrangers et près de 200 exposants notamment des cuisiniers, restaurateurs, hôteliers, producteurs, transformateurs, distributeurs, industriels ...)
Esaïe Edoh
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La compagnie téléphonique Togocom a signé hier mardi 21 février, une convention collective avec les organisations syndicales des travailleurs de sa société, pour harmoniser les salaires, primes, indemnités et autres avantages sociaux. Le nouveau cadre marque la fin des négociations entamées depuis avril 2021 et devrait permettre de réduire les écarts entre les deux sociétés de Togocom, Togo Cellulaire et Togo Télécom.
Ainsi, le texte fixe notamment la grille de classification professionnelle et la grille salariale pour les employés de Togocom.
« Les principaux sujets à retenir de cette convention sont que nous avons énormément réduit les écarts entre les deux sociétés, Togo Cellulaire et Togo Télécom, notamment en termes de rémunération, des primes d'activité et des primes de performance », se félicite Tarik Boudiaf, DG par intérim de Togocom.
Un son de cloche similaire, mais plus prudent, se fait entendre du côté des représentants des employés.
« On a fait un chemin, et de fil en aiguille, les échanges entre la direction générale et l'organisation syndicale, ont permis d’arriver à un point où il fallait s'arrêter et capitaliser sur ce qu'on a obtenu et ouvrir d'autres chantiers. Donc, à ce niveau, c'est un point à marquer et qui est positif pour les deux parties. », résume Bataka Bodjona, SG du syndicat des travailleurs du numérique du Togo (STNT).
« On est arrivé à établir une convention collective qui puisse prendre en compte les acquis et les avantages à améliorer pour les uns et les autres. », ajoute-t-on.
Les représentants du ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social, de la direction générale du travail et les représentants des travailleurs étaient également présents lors de la signature de cet accord.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le gouvernement togolais était face à l'Assemblée nationale hier, mardi 21 février 2022, dans le cadre d’une session extraordinaire pour rendre compte de sa gestion du fonds Covid-19, comme l’indique l’Assemblée. La réunion était une obligation légale pour justifier l'utilisation des fonds, et intervient peu après un rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Covid en 2020.
L’exécutif était représenté par une délégation de haut niveau, dirigée par Payadowa Boukpessi, ministre d'État chargé de l'administration territoriale, en compagnie de ses collègues en charge du commerce, de l’économie et des finances, et de la fonction publique, notamment.
L'équipe gouvernementale s’est ainsi expliquée, sur un audit de la réponse Covid-19 et du fonds de solidarité pour 2020, mené par la Cour des comptes.

« La forte mobilisation de l’équipe gouvernementale à l’hémicycle s’explique par la nécessité pour le gouvernement de communiquer sur le rapport d’audit du fonds de riposte et de solidarité contre la Covid-19, gestion 2020 publié par la Cour des comptes. », relève ainsi l’Assemblée. « Par ailleurs, cette communication fait corps avec l’obligation de redevabilité à l’égard de la représentation nationale et s’inscrit dans les missions régaliennes de l’institution parlementaire, celles de contrôle de l’action gouvernementale. », ajoute-t-on.
« D’importantes ressources financières ont été mobilisées pour donner des résultats tangibles reconnus tant au plan national qu’international par les partenaires en développement comme l’un des rares pays ayant eu la meilleure approche de protection des populations. Toutefois et afin d’apporter des précisions, le gouvernement vient éclairer la Représentation nationale sur les points de la gestion du fonds y relatif. », relève Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale.

Notons que l’Assemblée nationale avait précédemment autorisé le gouvernement à prendre des ordres et des mesures liés à la loi à partir du 16 mars 2020. Le gouvernement a utilisé cette autorisation pour ratifier 11 lois concernant les ordonnances qu'il a prises en réponse à Covid-19. La réunion a donné aux membres de l'Assemblée nationale l'occasion de passer au crible les dépenses des fonds Covid-19 et de demander des informations supplémentaires au gouvernement.
« Les dépenses faites dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 sont régulières, conformes et sincères. Les quelques insuffisances relevées n’entachent en rien les procédures requises en la matière. L’essentiel est que les mesures économiques, sociales et financières ont permis de soulager les populations en difficulté », a expliqué pour sa part le ministre d’État Payadowa Boukpessi.
Les débats ont tourné notamment autour des irrégularités relevées par la Cour des Comptes, avec en toile de fond, une conclusion générale de satisfaction quant à la "sincérité" des dépenses opérées par le gouvernement sur ces fonds.
« Nous étions dans une période où il fallait faire preuve de stratégie et de rapidité », a admis la présidente de l'Assemblée nationale, ajoutant que « même s'il y a eu quelques insuffisances dans le rapport d'audit, l'essentiel était de sauver des vies humaines. Il est extrêmement important de le noter et de témoigner toute notre gratitude au Dieu créateur ».
Rappelons que selon les données de la Cour des Comptes, en 2020, un total de 108,2 milliards de FCFA a été dépensé dans le cadre des Fonds Covid, dont 26,2 milliards FCFA alloués aux structures étatiques, et 82 milliards FCFA consacrés aux mesures de résilience économique et sociale.
Ayi Renaud Dossavi
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