Au Togo, la commune Binah 2 a son Plan de développement (PDC). Ce document qui définit les actions essentielles du développement de cette collectivité sur la période 2023-2027 a été validé le 31 janvier dernier par le conseil municipal à Kétao (433 km au nord de Lomé).
La mise en œuvre des projets et programmes prévus sur les 5 prochaines années va nécessiter un financement d’un peu plus de 1,5 milliard FCFA. Les actions seront principalement axées sur le renforcement des infrastructures de soutien à la croissance, le développement économique, la gestion durable de l’espace communal et l’amélioration de l’accès des populations aux services essentiels de qualité.
A travers ce plan, le Conseil envisage également la promotion de la gouvernance locale performante et participative, ceci à travers l’association des administrés à la gestion des affaires communales.
Ce plan quinquennal, d’après l’administration de Binah 2, est en cohérence avec les projets prioritaires inscrits dans la feuille de route gouvernementale et va aussi contribuer à l’atteinte des Objectifs du développement durable (ODD).
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement planche sur un meilleur accompagnement des jeunes lauréats, après la première édition de la Semaine de l'Innovation togolaise, qui s'est tenue du mardi 24 au vendredi 27 janvier 2023.
Le Fonds d’Appui aux initiatives de jeunes (FAIEJ), a ainsi organisé hier lundi 13 février 2023, une réunion sur l'accompagnement et le suivi adéquats à mettre en place pour les innovateurs et les entrepreneurs du pays, après l'événement. La rencontre a été présidée par Sahouda Gbadamassi Mivedor, DG du FAEIJ.
Les travaux ont permis d'identifier les modèles économiques qui soutiendront les lauréats et valorisent leur singularité, leur expertise et leur impact social et économique. Il s’agit par-là, apprend-on, de donner aux innovateurs et entrepreneurs togolais, les meilleures chances de succès et d’encourager à la poursuite de leurs projets.
Le Concours d'innovation des jeunes avait permis de sélectionner 4 lauréats, après une phase de pitch avec 30 projets en lice : Kotche Wilfried, promoteur du Projet Wilko (Production et vente de casques protecteurs et intelligents), Ayité Ekoué Fall, promoteur du Projet Viozo, Dzadu Kokouvi Charles, avec le Projet Helium Artworks (une plateforme en ligne de vente de photographies, illustrations de hautes qualités, caricatures, de sample vidéos africaines), Allavo Pamela, promotrice du Projet TIA (une plateforme de santé sexuelle et reproductive).
Pour rappel, la Semaine de l'Innovation togolaise est une initiative visant à permettre aux innovateurs et aux entrepreneurs du pays, de présenter leurs projets et leurs idées, de se connecter avec des investisseurs et des partenaires potentiels, et de bénéficier d'un soutien pour faire avancer leurs projets. Pour le gouvernement, il s’agit notamment de contribuer à renforcer l'écosystème d'innovation dans le pays et à encourager l'entrepreneuriat et l'innovation.
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Au Togo, le fisc centralise et digitalise les dépôts des états financiers pour les entreprises. L'Office togolais des recettes (OTR) a présenté en début de ce mois, son Guichet Unique pour le Dépôt des États Financiers (GUDEF). La plateforme digitale permettra aux opérateurs économiques de déposer les états financiers de leurs entreprises en toute simplicité.
Le Guichet est destiné à tout contribuable soumis à la production des états financiers, ainsi qu'à toutes les entités habilitées à vérifier ces états avant leur dépôt auprès de l'administration fiscale. Celle-ci les centralise et les redistribue aux différents partenaires, tels que la BCEAO, l'INSEED, le tribunal du commerce et l'OTR.
Selon l’OTR, la plateforme numérique permettra de lutter contre la pluralité des états financiers et de garantir la comparabilité des informations financières, améliorant ainsi leur qualité et leur lecture. Ainsi, outre la collecte, le GUDEF aura pour fonction de vérifier la conformité des états. Il est également attendu, un rapport annuel pour la Commission de I'UEMOA.
Le projet de Guichet unique était dans les tuyaux depuis plusieurs mois. En janvier 2022, l'initiative avait été présentée au Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe, par l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés (ONECCA).
Ayi Renaud Dossavi
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La CRRH-UEMOA (Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’Uemoa) a un nouveau patron, comme le rapporte l’Agence Ecofin. L’institution basée à Lomé et dédiée au financement de l'habitat dans la sous-région, vient d’annoncer la nomination à sa tête, de Yedau Ogoundele. La nouvelle DG, béninoise, remplace à ce poste, son compatriote Christian Agossa.
La nouvelle Directrice Générale prend ainsi la tête d’une structure qui lutte contre le déficit de logements abordables dans la sous-région, avec de plus en plus de ménages qui ne peuvent pas accéder à la propriété, malgré les efforts consentis par les acteurs du secteur.
Yedau Ogoundele cumule du reste, plus de 20 ans d'expérience en financements structurés, et a occupé des postes de responsabilité chez IXIS CIB, Crédit Agricole, Bloomberg et Southbridge. Elle était déjà administratrice indépendante à la CRRH-UEMOA et membre du Comité des Risques, où elle a piloté l'élaboration du Plan Stratégique 2023-2027 de l'institution.
Pour 2023, la CRRH-UEMOA entend redynamiser ses activités, pour mieux jouer son rôle dans le financement du logement dans la région, en collaboration avec les banques commerciales et les institutions financières régionales et internationales.
En 2021, l'institution basée à Lomé affichait un résultat net en hausse annuelle de 7,1%, passant d’un 1,308 milliard FCFA en 2020 à 1,401 milliard cette année-là.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l'Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD-Aquaculture), un institut dédié à l'aquaculture et premier du genre dans le pays, a validé sa première promotion.
La semaine dernière (le vendredi 10 février 2023), le président togolais Faure Gnassingbé a présidé la remise des diplômes de cette première promotion, appelée "Promotion Danièle Dupuy" et comprenant 113 jeunes, dont 27 filles.
Cette cohorte a ainsi validé trois années de formation professionnelle avant de se lancer dans la création et l'exploitation de fermes aquacoles. Notons qu'en tant que nouveaux acteurs de l'agro-business, ces derniers ont déjà fondé 19 sociétés coopératives et 21 sociétés individuelles sur 26 sites différents à travers le Togo.
Lors de la cérémonie, le président de la République a félicité les formateurs pour leur encadrement et les diplômés pour leur parcours brillant, tout en les encourageant à cultiver l'excellence pour contribuer à la création de richesse et d'emploi.
Pour rappel, l'IFAD-Aquaculture est une initiative du Chef d'État togolais en matière d'éducation et de formation professionnelle. L'Institut est le premier d'une dizaine prévue et se situe dans le village de Landa à Elavagnon, dans la préfecture de l'Est-Mono. 120 apprenants y suivent actuellement une formation pour le Bac professionnel.
Notons que trois IFAD sont opérationnels au Togo et forment dans les domaines de l'aquaculture (IFAD Elavagnon), de l'élevage (IFAD Barkoissi) et des métiers du bâtiment (IFAD de Lomé).
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les producteurs agricoles de la région de Plateaux considérée comme le grenier du pays, ont bénéficié de divers appuis du gouvernement afin de développer leur activité. Les différentes réalisations ont été présentées au cours du 3è acte du Forum de producteurs agricoles togolais (FOPAT) qui s’est tenu à Atakpamé du 8 au 11 février 2023.
Selon les données, l’exécutif a appuyé les producteurs avec 8368 tonnes d’engrais grâce à la subvention, au prix de 14 000 FCFA en 2022.
A travers la politique de désenclavement, 66 km de pistes rurales ont été aménagés pour faciliter le convoiement des récoltes vers les villes. Dans la même dynamique, 88 magasins de stockage de capacité totale de près de 17.000 t sont construits pour assurer la conservation des céréales avant leurs achèvements vers les sites de vente.
La plus grande région du Togo a bénéficié également de la politique de renforcement de la maîtrise d’eau. Les dernières données officielles indiquent le déploiement de 355 kits d’irrigation à base du système de pompage solaire et motopompe. La zone est aussi équipée de retenues d’eau pour le maraîchage des jeunes femmes.
A ces différentes réalisations, s’ajoute l’aménagement de 34 Zones agricoles d’aménagement planifiées (ZAAP). Les autorités ont aussi mis à disposition des producteurs agricoles de la région des Plateaux, 137 conseillers pour former et accompagner les paysans dans l’organisation de leurs activités.
Il en résulte une amélioration de la production agricole de la région, de 1 370 741 t en 2021 à 1 424 916, soit une légère hausse de 3%. Précisément en 2022, la production céréalière de la région est estimée à 588 497 t. Celle des tubercules et plantes à racine est évaluée à 674 946 et celle des légumineuses et oléagineux, à 161 473.
Esaïe Edoh
Initié depuis 2018 par le jeune togolais Fiacre Dagbegnon, Klumer est un réseau social événementiel développé par l’entreprise Eods Communication. La plateforme propose plusieurs services aux promoteurs d’événements pour dématérialiser leurs activités et faciliter aux clients, l’achat des tickets.
En 2019, l’équipe étudie le marché togolais pour détecter les failles que rencontrent les promoteurs d'événements, afin d’y apporter des solutions adéquates. Objectif, associer le digital à l'événementiel. La mise en place de Klumer s’est accélérée avec l'avènement de la pandémie du coronavirus au Togo. La suspension des activités culturelles a renforcé l’équipe qui s’est donné une mission : dématérialiser certaines activités du secteur culturel.
« Klumer a été développé sur le format de Facebook et Instagram. Aujourd'hui, on n’a rien à envier à ce que les développeurs de la Silicon Valley ont réalisé en matière de développement de réseaux sociaux. La seule différence, c’est au niveau de leur logistique que nous n’avons pas encore », estime Fiacre Dagbegnon.

Trois en un
Klumer est structuré en trois grandes composantes : une application mobile, une application web et une agence virtuelle qui sert de back-office pour les promoteurs d'événements. La plateforme fonctionne comme les autres réseaux sociaux en se basant essentiellement sur le comportement de l'organisateur de l’événement, ses démarches avant, pendant et après l’événement et la cible qu’il veut toucher. La solution digitale permet aux promoteurs d’événements de réaliser des sondages en amont pour bien connaître leur cible, d’avoir une idée de ceux qui s’intéressent à leurs événements et de leurs interactions avec le concept.
E-ticket
Pour soutenir les organisateurs et les assister à mieux préparer leurs événements, la start-up a mis en place un service de billetterie pour la vente en ligne des tickets. Avec ce service qui fonctionne avant et pendant l'événement, les promoteurs peuvent collecter directement des fonds et avoir une traçabilité des tickets vendus. Contrairement aux moyens classiques, cette fonctionnalité permet aux organisateurs d'avoir le montant des tickets vendus et le nombre de personnes qui participent à leurs événements

Sur chaque ticket vendu, la société perçoit une commission de 10%. « Aujourd'hui, il y a certaines réalités du marché. Si les entités supérieures nous permettent d'avoir accès à certaines données, nous pouvons faire mieux. Précision importante, les agrégateurs prennent aussi leur part des 10% de commission qui nous sont reversés », explique l’entrepreneur de 26 ans. Selon lui, les promoteurs qui choisissent Klumer ont une longueur d’avance d’un an sur l’édition de leurs événements. La plateforme leur fournit des données comme le nombre d’hommes et de femmes qui participent à l'événement, leur tranche d’âge, ce qui les intéresse à propos de l'événement, leurs interactions avec les artistes…Toutes ces informations permettent au promoteur d’améliorer son événement, d’anticiper ce que le public aime et d’améliorer l'expérience client.
Au Togo, Klumer s’est déjà positionné sur certains grands événements comme « C’est du génie » avec sa solution de E-Score qui permet de digitaliser les scores de la compétition, la « Foire Adjafi », les concerts des artistes comme Etane Blex, Ghettovi… En 2022, la start-up a été sollicitée et a accompagné un total de 8 grands événements d’au moins 2 000 personnes.

Des difficultés
Si la jeune pousse réalise des progrès, elle est aussi confrontée à plusieurs difficultés. Notamment, des difficultés d’accès au marché.
Pour l’instant, Klumer ne travaille pas directement avec les opérateurs de téléphonie, ce qui limite ses actions. En outre, l’adaptation de la population aux solutions digitales proposées par la start up ne se fait que progressivement, ce qui expose du coup, la difficulté des promoteurs à miser exclusivement sur la vente des tickets en ligne.
Qu’à cela ne tienne, Klumer projette de réaliser un chiffre d'affaires de 10 millions FCFA cette année. Sa perspective est de conquérir le Togo et de se positionner à l’international.
La rédaction
L’Etat togolais a réussi ce vendredi 10 février 2023, en clôture de sa 3è sortie sur le marché financier régional, à lever auprès des investisseurs, 34 milliards FCFA contre 35 milliards FCFA recherchés à travers une émission simultanée. Ce montant correspond à 99% du taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions retenues.
Au total, 25 investisseurs ont participé à cet appel d’offres du Togo et ont soumissionné 56 milliards FCFA, soit 160% du montant mis en adjudication.
Selon le compte rendu de l’opération publié par l’agence Umoa-Titres, Lomé a retenu 15 milliards via l’émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) sur la maturité 91 jours, et 10 milliards FCFA et 9 milliards FCFA sur les souscriptions des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) de maturités respectives 3 et 5 ans.
Ces fonds portent à 80 milliards FCFA le montant déjà collecté par le Trésor Public du Togo cette année sur une prévision de 574 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais et les partenaires techniques et financiers (PTF) ont planché le jeudi 9 février 2023 sur la mise en œuvre du Programme d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS) cette année. Il s’est agi principalement de faire le point des mobilisations de fonds pour accélérer la mise en œuvre du programme qui sera étendu, très prochainement, aux régions de la Kara et de la Centrale.

Alors que le budget global de ce programme est évalué à près de 200 milliards FCFA, le gouvernement devra mobiliser encore un peu plus de 35 milliards FCFA auprès de ses partenaires. En effet, selon le représentant-résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Aliou Mamadou Dia, l’ensemble des interventions des PTF s’élève actuellement à 150 milliards FCFA sur la période 2022-2025,
Pour mobiliser les 35 milliards FCFA, le gouvernement peut compter sur le Système des Nations Unies, les partenaires bilatéraux et multilatéraux, les banques de développement qui, selon Aliou Mamadou Dia, restent engagés, pour accompagner la dynamique du PURS.
Déjà en 2022, 50 milliards ont été engagés et ont permis, selon le gouvernement, d’améliorer de 15 à 20% le réseau de pistes rurales, d’offrir à 80 000 personnes, l’accès à l’eau potable et de l’électricité à 15 mille ménages supplémentaires.
Pour rappel, le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS) a été lancé en 2022, pour renforcer la résilience des populations de cette zone septentrionale qui subissent de fortes pressions sécuritaires dues à des incursions des terroristes depuis novembre 2021.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Programme pour le développement rural et l'agriculture (ProDRA), cofinancé par l’Union Européenne et l'Allemagne, s'est déployé de 2013 à 2023, sous le contrôle opérationnel de la Coopération allemande (GIZ).
A la fin de son déploiement, le programme revendique plusieurs réalisations, notamment une augmentation de revenu pour plus de 12 000 acteurs agricoles (un revenu moyen de 280 000 FCFA) pour 31% de femmes et 42% de jeunes. Pendant la décennie de déploiement, le ProDRA annonce également avoir créé ou amélioré plus de 45 000 emplois dans le secteur rural, selon la GIZ.
Après ? années d’exécution, le #ProDRA Programme Développement Rural&Agriculture ???? au #Togo arrive à sa fin. Il a spécialement axé ses interventions sur les chaînes de valeurs agricoles : l’anacarde, le cacao, le café, les fruits, les légumes/épices. @AgricultureTg @giz_gmbh pic.twitter.com/pItcNzWEel
— Inge Baumgarten (@IngeBaumgarten) February 9, 2023
En matière de planification, le programme a élaboré 4 stratégies nationales de développement de filières agricoles, à savoir la filière mangue, la filière de cacao biologique, la filière d'ananas biologique et une stratégie industrielle pour la transformation des fruits et légumes.
Des produits végétaux améliorés, des semences et des équipements d'une valeur totale de 250 millions FCFA (400 000 euros) ont été mis à disposition des populations.
Selon les informations disponibles, 125 000 exploitants ont bénéficié d'un soutien pour développer leur offre commerciale et améliorer leur organisation (vente et achat groupés, crédit internet, transport de produits, respect des bonnes pratiques, etc.), afin d'améliorer leur compétitivité. Enfin, 30 000 acteurs ont bénéficié d'un soutien sur les plans organisationnel, technique et économique pendant la décennie.
Le ProDRA a représenté un investissement germano-européen global de 21,2 millions d’euros, dont 16,5 millions d'euros viennent de l'Allemagne.
Ayi Renaud Dossavi