Le Togo va ratifier les statuts du Centre africain de développement minier, une institution créée il y a sept ans à Addis-Abeba. Le feu vert a été donné par les députés lors d'une séance plénière qui s'est tenue lundi 09 mai dernier, en présence notamment de Mawunyo Mila Aziable, ministre déléguée auprès du Président de la République chargée de l’énergie et des mines.
Cette ratification permettra au pays de bénéficier d'une assistance pour la mise en œuvre des réformes dans le secteur minier, ainsi que d'un accès à des ressources humaines qualifiées pour approfondir ses recherches minières, indique-t-on. De plus, Lomé pourra harmoniser son code minier avec ceux des autres nations, dans le but de maximiser les avantages tirés de ses ressources.
Ceci intervient dans un contexte où le pays s'est fixé comme objectif de doubler la contribution du secteur minier qui ressortait à 3,17% à la richesse nationale, selon le rapport ITIE de 2017. Dans cette perspective, le gouvernement a récemment pris des mesures concrètes, telles que la création d'une Société d'État dédiée à la valorisation du manganèse.
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Le Togo va enfin ratifier la Convention relative au statut du fleuve Mono et la création de l'Autorité du bassin du Mono (ABM), près de dix ans après l'avoir signée. Le Parlement a donné son accord lors d'une séance plénière tenue en début de semaine, le lundi 8 mai dernier. C’était à la faveur d’une séance séance parlementaire, sous la présidence de Yawa Djigbodi Tsègan, N°1 de l’Assemblée nationale et en présence notamment de Bolidja Tiem, ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise.
L’existence d’accords juridiques entre #États partageant des bassins fluviaux et des aquifères transfrontaliers renforce la #coopération en matière de planification et de gestion et permet de parvenir à la sécurité #hydrique.@CommunicationTg@UNECE_Water@GouvTg@af_ruralwater pic.twitter.com/Ce7cXsfiSU
— Ministère de l'eau et de l'hydraulique villageoise (@eau_tg) May 9, 2023
Cette convention vise à établir un cadre juridique et institutionnel pour la gestion transfrontalière du fleuve, afin d'éviter les conflits. Sa ratification permettra de mettre en place une gestion collective des ressources, essentielles pour les activités agro-pastorales, l'approvisionnement en eau potable, l'industrie, l'hydroélectricité et la préservation des écosystèmes et de la biodiversité.
L’existence d’accords juridiques entre #États partageant des bassins fluviaux et des aquifères transfrontaliers renforce la #coopération en matière de planification et de gestion et permet de parvenir à la sécurité #hydrique.@CommunicationTg@UNECE_Water@GouvTg@af_ruralwater pic.twitter.com/Ce7cXsfiSU
— Ministère de l'eau et de l'hydraulique villageoise (@eau_tg) May 9, 2023
Pour le Togo, il s’agira via la ratification future, de renforcer la coopération avec le voisin béninois, dans le cadre de la gestion de ce bassin commun, mais également de s’inscrire dans l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD). En effet, le pays considère la ratification de cette convention comme un pas supplémentaire vers la réalisation de ces objectifs.

Notons que le bassin du fleuve Mono, d'une superficie de 24 300 km2, s'étend sur une longueur de 530 km. Avec une population estimée à plus de 3 millions d’habitants, cet espace, qui s’étend entre le Togo et le Bénin, abrite également une importante richesse naturelle. Mais elle ne fait pas moins face à des défis majeurs. On compte notamment la dégradation des écosystèmes et de la biodiversité, une préoccupation majeure, tout comme la variabilité des écoulements et la pression anthropique exercée sur la région. Des facteurs qui ont justifié la mise en place d’une entité transnationle pour faciliter sa gestion.
La convention a été signée en décembre 2014 à Cotonou et comprend 20 articles qui établissent les principes et les mécanismes de coopération entre les pays riverains du fleuve Mono.
Ayi Renaud Dossavi
Le projet de boucle ferroviaire au sein de États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), pourrait connaître un nouveau souffle, après plusieurs années sans avancée. Réunis à Abidjan la semaine dernière (vendredi 05 mai 2023), les ministres en charge des transports ont en effet adopté un plan d'action, visant à relancer le projet régional.
Ce plan d'action, apprend-on de l'institution sous-régionale, comprend notamment la réalisation d'une étude technique approfondie pour une approche intégrée de la mise en œuvre du projet, et l'accélération de la création d'un centre de formation aux métiers ferroviaires dans l'espace communautaire. Ceci, en tenant compte des compétences existantes.
Un plan ambitieux

Le projet de boucle ferroviaire doit en effet relier cinq capitales ouest-africaines (Abidjan-Ouagadougou-Niamey-Cotonou-Lomé), Pour rappel, la boucle ferroviaire est longue d’environ 3000 km, dont près de 2000 km à réhabiliter, un millier de Kilomètres à construire.
Elle devrait permettre de booster le niveau des échanges commerciaux entre les pays concernés (actuellement entre 12 et 14 % seulement), réduire le coût des transports, et d’améliorer la compétitivité des économies de la région dans le commerce mondial.
Selon une évaluation de 2019, le projet devrait mobiliser plus de 4 000 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Président togolais, Faure Gnassingbé, a été reçu le mercredi 10 mai à l’Elysée par le dirigeant français, Emmanuel Macron. C’est la 2è visite officielle du Togolais en France en 2 ans.

A l’occasion de ce nouveau passage à l’Elysée, le Président ouest-africain et son homologue ont abordé principalement les questions régionales et internationales relatives à la paix et à la sécurité ainsi que la coopération bilatérale entre les deux nations.
Le chef de l'État, SEM @FEGnassingbe, a eu un entretien au palais de l’@Elysee ce 10.05.2023 avec son homologue français, SEM @EmmanuelMacron.
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) May 11, 2023
La coopération bilatérale et les questions régionales et internationales relatives à la paix et à la sécurité ont fait l’objet des… pic.twitter.com/DX2G9f5aqj
La discussion autour de ces différents sujets lors du dîner à l’Élysée le mercredi a été « l’occasion d’évoquer le rôle notable du Togo dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et l’extrémisme violent en Afrique de l’ouest et dans le Sahel, ainsi que l’engagement constant de Faure Essozimna Gnassingbé pour la paix et la stabilité régionales », apprend-on.
Notons qu’avant l’entretien, les deux dirigeants ont posé pour la traditionnelle photo sur le perron du palais présidentiel.
Esaïe Edoh
Au Togo, une délégation de haut niveau de la Millennium Challenge Corporation (MCC), dirigée par James Gerard, Directeur exécutif des programmes Threshold, est en visite cette semaine. La délégation a notamment pris part à une réunion de présentation de l'état d'avancement du programme Threshold, qui s'est tenue ce lundi 08 mai dernier.
L'objectif de la mission est d'analyser avec les acteurs clés, les passerelles pour une synchronisation entre les projets TIC et LRAP du programme Threshold et le programme Compact, en se concentrant notamment sur la durée de la période d'expérimentation du LRAP dans le cadre du Threshold, selon l’OMCA (Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account au Togo).

Il s’agit également de renforcer les mécanismes mis en place pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) et d’assurer le respect des normes environnementales et sociales, dans le cadre du projet.
Pour ces travaux, plusieurs rencontres de haut niveau sont prévues, notamment avec les ministères chargés de la réforme foncière, de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale, ainsi qu'avec le Président du Conseil d'Administration de l'OMCA TOGO et le Coordonnateur du programme Compact du MCC, entre autres parties prenantes clés.
Pour rappel, le Togo bénéficie d'un financement de 35 millions $ dans le cadre du Programme Threshold, dont 8 millions $ pour le programme de réforme du secteur foncier (LRAP). Plus récemment, le pays a également obtenu un fonds de 12 millions $ pour préparer un projet à soumettre à la MCC dans le cadre du programme Compact, qui offre des financements plus conséquents.
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Au Togo, les opérations d'enrôlement des électeurs dans la Zone 1 (regroupant les communes des Lacs, du Bas-Mono, de Vo, de Zio, de Yoto, d'Avé, d'Agoè-Nyivé et du Golfe), qui se sont tenues du 29 avril au 8 mai, se soldent sur une note générale de satisfaction pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI), bien que plusieurs dysfonctionnements et défis aient été relevés.
En effet, dans un communiqué publié mercredi 10 mai, la Commission a salué la « forte mobilisation des populations » ainsi que leur « grande patience » dans les longues files d'attente observées un peu partout. « Les résultats sont au-delà des prévisions statistiques », relève globalement Yago Dabre, président de l'institution.
Une forte participation qui aura notamment accentué des défis techniques relevés en plusieurs endroits, notamment la lenteur des opérations d'enregistrement au début de l'opération, ce qui aura poussé du reste la CENI à faire des mises au point. Des excuses ont été présentées pour les divers dysfonctionnements enregistrés, et des mesures annoncées pour la suite du recensement.
Au total, 1065 centres, répartis sous l'autorité de 19 CELI, ont été ouverts pendant ces 10 jours d'enrôlement dans la Zone 1. Les opérations se poursuivront dès le 13 mai dans la Zone 2, couvrant les Plateaux et la Centrale.
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Lomé, la capitale togolaise, accueille cette semaine, la 33ème session extraordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CIP-UEMOA). Durant 5 jours (du 8 au 12 mai), les parlementaires des huit pays membres se penchent sur deux thématiques actuelles : le Budget-programme et la Transition fiscale.
Si le Budget-programme est un instrument de modernisation de la gestion des finances publiques, la Transition fiscale est, elle, une stratégie pour le renforcement de l’espace budgétaire des États de l’Union.
A l’ouverture des travaux, l’honorable Adam Efangal, président du CIP-UEMOA, a rappelé l’importance de ces deux sujets pour la bonne gestion des finances publiques dans les États membres. Selon ce dernier, la réforme du Budget-programme a été initiée pour permettre aux États de mieux gérer leurs ressources tandis que la Transition fiscale permet aux pays d’avoir des ressources bien pensées et mobilisées.
La rencontre de Lomé, fait partie des activités habituelles annuelles du CIP-UEMOA. Les travaux permettent aux parlementaires de se familiariser avec les nouvelles techniques de gestion des finances publiques pour un développement économique et social harmonieux de l’espace communautaire.
Le Togo gagnerait à renforcer la participation du secteur privé dans l'agriculture, les transports et la logistique, améliorer ses infrastructures énergétiques et numériques, pour transformer son économie et générer plus d'emplois. C’est ce que préconisent la Société financière internationale (IFC) et la Banque mondiale, dans un rapport rendu public le mois dernier.
« Le CPSD vise à aider le Togo à atteindre ses priorités de développement telles qu'articulées dans la feuille de route 2025. Notamment en stimulant la création d'emplois en s'appuyant sur des secteurs clés, tels que l'agriculture, la logistique et les services, et les industries extractives », déclare Fily Sissoko, représentant de la Banque mondiale pour le Togo.
Cette étude analytique va permettre également de développer la stratégie de partenariat pays 2023-2027 du Groupe de la Banque mondiale. Ses conclusions s’alignent du reste sur la vision du pays, déployée par son précédent Plan national de développement (PND) puis sa feuille de route gouvernementale (Togo 2025), qui veulent faire la part belle au secteur privé pour son financement.
Culture de rente
Dans le secteur agricole, le coton, le soja, la noix de cajou et l'ananas présentent un grand potentiel pour stimuler les exportations et le développement des chaînes de valeur locales.
Transports et Logistiques
Dans son développement, le CPSD recommande également de renforcer et de moderniser les réseaux de transport aérien, routier et maritime, ainsi que les procédures douanières. Il s'agit de faciliter l'accès des investisseurs privés et de soutenir l'ambition du pays de devenir un hub logistique et commercial au niveau sous-régional.
Le financement des PME/PMI
Les autorités togolaises devraient également accroître l'accès au financement pour les particuliers et les micro, petites et moyennes entreprises, selon les deux institutions.
Ceci, dans un contexte où, à ce jour, « l’activité du secteur privé est fortement concentrée ». En effet, relève-t-on, « 0,4% des entreprises réalisent 77% du chiffre d’affaires total des entreprises au Togo. Il s’agit de 303 grandes entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 1,7 million de dollars. », avec une forte domination du secteur bancaire.
Les autres secteurs comptant de grandes entreprises sont l'industrie (produits agroalimentaires et industriels), les services (assurances, hôtellerie, transit et logistique, manutention portuaire), les mines, la construction, les travaux publics et le commerce.
Le rôle du Leadership
L’un des atouts potentiels, reconnus par les rédacteurs du rapport, pour l’implémentation de ses mesures, c’est le rôle leadership politique.
« Le Togo peut s’appuyer sur le leadership fort démontré ces dernières années pour réformer le climat des affaires. Le Togo a obtenu un succès remarquable grâce à une dynamique de réformes qui n’a que peu d’équivalents en Afrique ces dernières années. », indique-t-on.
On note que, d’ores et déjà, des efforts ont été menés sur de multiples fronts, notamment en facilitant la création d’entreprises, en réduisant les frais d’enregistrement et en facilitant l’accès au crédit.
Pour rappel, les engagements de la Banque mondiale au Togo sont à un peu plus d'un milliard de dollars, et ceux de l’IFC à plus de 300 millions de dollars.
Ayi Renaud Dossavi
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La représentation nationale togolaise a autorisé le lundi 8 mai dernier, la ratification du traité portant création de l’Agence africaine du médicament, adopté à Addis-Abeba, le 11 février 2019. Cet acte des députés va permettre aux autorités du pays de renforcer la protection de la santé publique contre les risques liés à l’utilisation de médicaments douteux.
Ce traité adopté en février 2019 à Addis-Abeba, promeut la santé des Africains en travaillant avec les États membres et les Communautés économiques régionales (CER) afin de garantir l’accessibilité des produits médicaux de bonne qualité aux populations. Ratifié, le traité contribuera également à lutter contre la circulation de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés.
Cette ratification devrait donc renforcer la politique pharmaceutique du Togo et permettre de lutter contre les médicaments de qualités douteuses.
En effet, la lutte contre les faux médicaments est une priorité des autorités togolaises qui ont lancé “l’Initiative de Lomé” avec d’autres chefs d’Etat d’Afrique et la Fondation de Brazzaville, à la suite d’un sommet sur le fléau en 2020. Il s’agit d’un accord international, visant à criminaliser le trafic de faux médicaments, à l’origine de plus de 100 000 morts par an en Afrique, selon l'Organisation mondiale de la Santé.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Banque of Africa (BOA) et le Groupe BKG Distribution (spécialisé dans la vente de matériels agricoles) ont signé en fin de semaine écoulée, un accord de partenariat pour soutenir les agriculteurs du pays. Ceci, à travers une facilité d’acquisition d’équipements agricoles.
La convention prévoit la mise à disposition des agriculteurs ou groupements de producteurs, d’un crédit-bail, mis en place par la filiale togolaise de la Banque of Africa. De son côté, le groupe BKG Distribution, nouvellement installé à Lomé, fournira des équipements agricoles (notamment des moissonneuses-batteuses, tracteurs, etc.) aux agriculteurs.
Selon les clauses de l’accord, le remboursement du crédit-bail s'étendra sur une période de trois ans avec « des taux d’intérêt compétitifs ».
D’après Bassirou Bonkoungou, directeur du groupe BKG Distribution, ce partenariat répond aux besoins de financement des agriculteurs. De fait, « ils (agriculteurs, ndlr) bénéficieront d’une procédure simple et rapide pour obtenir du financement grâce à la mise en place de la solution de crédit-bail », a indiqué Youssef Ibrahimi, directeur général de BOA-Togo. Concrètement, les agriculteurs pourront accéder à des financements sans avance de fonds.
Cette convention d'investissement dans le secteur agricole, vient appuyer l’engagement des autorités togolaises de transformer structurellement le secteur et d’en faire un levier de développement.
Notons que le gouvernement, dans la dynamique de promouvoir le développement de l’agriculture dans le pays, a mis en place plusieurs initiatives, récemment le projet de dotation de chaque région économique, d’un Centre régional de mécanisation agricole (CRMA).
Esaïe Edoh