Au Togo, le rapport d'audit sur la gestion des Fonds de riposte et de solidarité Covid19 FRSC rendu public par la Cour des comptes le 1er février 2023 dernier a fait réagir le gouvernement. A travers un communiqué en date du 9 février 2023, l’exécutif dit prendre acte.
Alors que le rapport est au centre des débats depuis sa publication, l’équipe de Victoire Tomegah-Dogbé « se réjouit de ce que ce rapport considère que les dépenses relatives aux mesures barrières, de riposte ou sanitaires sont conformes, régulières et sincères ». Elle note également avec satisfaction que les ressources mobilisées à travers le FRSC ont été « utilisées conformément aux clauses des accords de dons et de prêts d’une part, et dans le respect des textes en vigueur et de ceux pris dans le contexte d’urgence sanitaire d’autre part ».
En outre, l’équipe gouvernementale soutient que « le paiement de dépenses inscrites dans le budget de l’État est conforme aux textes en vigueur y compris ceux pris pendant la période d’urgence sanitaire ».
Le gouvernement, prenant acte des insuffisances relevées par la cour des comptes, félicite l’institution qui a fait, selon lui, un travail qui « traduit un fonctionnement normal des institutions de l’État de droit prévu par la Constitution ainsi que la volonté de transparence qui anime les autorités togolaises ».
En effet, pour l’exécutif, les insuffisances dont fait mention le rapport « ne signifient ni que la dépense est fictive ni que les deniers ont été utilisés de manière illégale voire détournés » car la Cour n’a pas établi de rapport de malversations ou de fraudes.
Esaïe Edoh
En 2022, le gouvernement togolais a alloué au ministère en charge de l’Action sociale, une enveloppe financière d’1,27 milliard FCFA. Ces fonds ont été consommés dans leur quasi-totalité (99,28%), et consacrés à des interventions qui ont permis de toucher plus de 800 000 personnes (804 536), dont près de 500 000 femmes et filles (62,11%) sur la période.
C'est ce qu'indique le ministère en charge de l'action sociale, au sortir de sa revue annuelle, qui s'est tenue la semaine dernière à Sokodé. Des travaux auxquels ont pris part, les responsables centraux et déconcentrés du ministère, les représentants des ministères partenaires, des partenaires techniques et financiers (PTF), et ceux des organisations de la société civile.
Plus d’un demi-milliard FCFA des PTF
Il faut également relever un appui des partenaires techniques et financiers (PTF), pour la réalisation d’actions au profit des différents groupes cibles du ministère de l’Action sociale. Une contribution qui, en 2022, s’élève à environ 528 millions FCFA, selon les données rendues publiques.

Des bénéficiaires sur plusieurs chantiers
Dans le détail de ces ressources, la Région des Savanes (dans le Nord du pays), est celle qui a le plus bénéficié des fonds, sur le terrain de l’action sociale.
D'un autre côté, le ministère recense plus de 230 000 bénéficiaires touchés (en termes de prise en charge, de formation et de sensibilisation notamment), en ce qui concerne la lutte contre les vulnérabilités des personnes handicapées et âgées (ainsi que l’assistance aux malades indigents, aux victimes de catastrophes, aux personnes déplacées et aux réfugiés).
Pour ce qui est de la protection de l’enfant, on revendique plus de 314 000 bénéficiaires, en termes de prévention, de prise en charge des violences, la lutte contre la traite des enfants et le développement du leadership des adolescents. Un peu plus de 26 000 personnes ont pour leur part, été enrôlées, en matière d’Alphabétisation et d’éducation non formelle.
Enfin, pour ce qui est de la promotion de la femme, les interventions du ministère dirigé par Adjovi Lolonyo Apédoh Anakoma, ont atteint plus de 232 000.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo s’est doté d’un Comité national de développement durable (CNDD) dans le cadre de la politique gouvernementale de protection de l’environnement. Cet organe a démarré ses activités le mercredi 8 février 2023.
Ce comité, apprend-on, va œuvrer à relever les défis environnementaux, économiques et sociaux qui affectent la gestion des ressources naturelles, conformément à l’initiative de restauration des forêts et des paysages forestiers en Afrique (AFR100). De fait, ses activités seront essentiellement axées sur la restauration des forêts et des paysages forestiers.
Concrètement, le comité va travailler à la réalisation du programme de restauration de 1 400 000 hectares de terres dégradées et de forêts d’ici à 2030, lancé depuis 2015 par l'exécutif togolais.
L’équipe mise en place va travailler en collaboration avec les différents acteurs impliqués dans la restauration des forêts et des terres dégradées au Togo, ainsi qu’avec les partenaires d’AFR100 au Togo.
En rappel, la mise en place de ce comité vient s’ajouter à de différentes actions entreprises par l’Etat togolais pour la préservation de l’environnement.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Centre d'excellence régional sur les villes durables en Afrique (CERViDA-DOUNEDON) va être doté d’un bloc administratif et pédagogique sur le campus universitaire de Lomé, d'ici à la fin de l'année.
Les travaux ont été lancés à cet effet, le mardi 07 février dernier, à la faveur d’une cérémonie de pose de première pierre. A terme, il devrait en sortir un bâtiment deux étages, qui comprendra notamment une zone publique, pédagogique et administrative.
L’infrastructure permettra au centre d'être plus autonome, et d'accueillir plus de 15 nationalités du continent, indique-t-on. « Disposer de locaux est vraiment un avantage pour le centre, surtout que la formation dispensée est orientée vers l’ensemble des pays de la sous-région », a indiqué le Directeur du centre, Prof. Coffi Aholou.
Dans le cadre de ces travaux, Ihou Wateba, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a indiqué que l'implantation du siège du centre à Lomé contribuait à la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale en matière d'environnement et de développement durable.
Pour rappel, le CERViDA-DOUNEDON est un projet régional d'enseignement supérieur, soutenu par la Banque mondiale et l'Agence française de développement (AFD). Le Centre a pour but de renforcer les capacités des ressources humaines, dans le domaine du développement durable en Afrique subsaharienne. L’université de Lomé abrite un autre centre d’excellence, le CERSA, dédié aux sciences avicoles.
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Au Togo, le ministère chargé de la promotion des investissements a ouvert ce jeudi 09 février 2023, une rencontre de deux jours, avec des investisseurs britanniques présents au Togo.
C’est dans le cadre d’une mission commerciale et d’investissement du fonds d’investissement DMA Invest, à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale, avec l’appui du britannique UK Export Finance (UKEF).

Les travaux de deux jours ont été ouverts par un panel inaugural de haut niveau, dirigé par Rose Kayi Mivedor, avec à ses côtés les représentants des institutions précitées, du patronat togolais, et d’Orabank Togo (Guy Martial Awona). C’était en présence d’une flopée d’acteurs du secteur privé et public togolais, entrepreneurs, fonctionnaires, experts du développement et de la gestion publique, acteurs de la société civile et investisseurs locaux.

« Un programme court mais efficace, fait d'une table-ronde de promotion des investissements et de sessions B2B et BtoG nous permettra d'apporter davantage de lumière et plus d'informations aux chefs d'entreprises britanniques sur les opportunités d'investissement et possibilités de partenariat avec les structures de l'État et le secteur privé, dans les réseaux, les secteurs de l'eau, de l'agriculture, de la construction et de la santé, des mines, des services , de la logistique , etc. », a annoncé Rose Kayi Mivedor, à l’ouverture des travaux.
« L’objectif est de promouvoir l’attractivité du Togo auprès des investisseurs, des institutions clés du Royaume-Uni et exposer la vision de développement durable inclusive à ses patients investisseurs », a ajouté la ministre.
La première journée d'échange a ainsi été marquée par des tables rondes où le secteur privé du Togo, ainsi que les entrepreneurs du pays, ont pu présenter les opportunités d'investissement au Togo.

Le secteur public, à travers les représentants de divers ministères, a présenté des opportunités d’investir, comme sur des Projets de traitement des eaux usées, les projets de dédoublement de la nationale N1, ou encore dans les secteurs de l'énergie.
Le point de vue du secteur privé a été présenté notamment à travers des discussions avec des acteurs comme Aimée Abra Tenu, entrepreneure togolaise directrice de Kari Kari Africa, Samuel Mivedor, Directeur Général du fonds d'investissement togolais, Togo Invest, Guy Martial Awona, Directeur Général d’Orabank Togo, Thierry Metzger, Directeur pour l'Afrique d’Intertek, Me Martial Akakpo du Bureau d'avocats Martial Akakpo, et Steve Gray, de UKEF Afrique de l'Ouest.

Cette mission d'exploration commerciale et d'investissement intervient quatre mois après la participation du Togo au Forum sur le commerce et l'investissement consacré aux États franco-britanniques de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, en octobre dernier, en marge de l’adhésion du pays au Commonwealth.
Du reste, l’an dernier, à la fin du 3è trimestre 2022, le Togo avait mobilisé environ 107,1 milliards FCFA d'investissements, selon les données du ministère de la promotion de l’investissement, un montant couvrant 24 projets d'investissement.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo qui ambitionne d’améliorer la gestion de ses affaires publiques vient de lancer ce jeudi 9 février 2023, le projet Bonne Gouvernance Financière (GFG). Il sera mis en œuvre au cours des 3 prochaines années pour soutenir les autorités togolaises dans la recherche continue de l’efficacité en matière de gestion des finances publiques.
Dans sa phase d'exécution, il va essentiellement appuyer le processus de pilotage des réformes des finances publiques en accord avec le Ministère de l’économie et des finances et participer au renforcement des capacités de l’Unité de politique fiscale de l’Office togolais des recettes (OTR). L’idée est d’améliorer la mobilisation des recettes propres de l’Etat et gérer les risques dans le système fiscal. Ce projet est financé à hauteur de 9,5 millions d’euros par le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Il permettra également d'appuyer des organes de contrôle des finances publiques et d’améliorer davantage la lutte contre la corruption.
« La bonne gestion des finances publiques est cruciale dans un contexte de ressources publiques limitées et dans une situation marquée par diverses tensions et crises économiques », a indiqué le Secrétaire général du Ministère de l’Economie et des Finances, Tchassow Kpobie Akaya, qui soutient d’ailleurs que le projet GFG permettra de relever de nouveaux défis et de renforcer davantage le partenariat pour les réformes, au vu des priorités de développement.
Esaïe Edoh
Les activités de finance islamique de la filiale togolaise de Coris Bank International (CBI Togo), le troisième acteur bancaire du pays, représentaient à fin 2022, 900 millions FCFA de financements accordés aux clients, et environ 1600 milliards de FCFA de ressources collectées.
L'information émane du Top Management de CBI Togo, à l'occasion d'un point de presse sous la direction d'Ousmane Kaboré, son patron, à la sortie de la 5ème réunion du Conseil de Contrôle interne de CBI Baraka, chargé de la finance islamique au Togo.
Depuis février 2021, CBI Baraka opère dans le domaine de la finance islamique au Togo et revendique un portefeuille de près de 2000 comptes créés pour ce format alternatif de financement, dont 85% des clients sont des personnes physiques et 15% des personnes morales. Elle a clôturé l'année 2022 avec 1889 comptes ouverts, selon Ousmane Tchakpatawo, responsable de la finance islamique chez CBI.

Ousmane Kaboré et son équipe ont présenté leur bilan sur l'offre de finance islamique au Togo et autorisé le lancement de l'Epargne Hadj, qui répond aux règles de la finance islamique et vise à faciliter les démarches pour le pèlerinage du Hadj.
Le Pr Mensah Anani Mensah Nourredine, l'Imam Mako et Dr Khouildi Abdessatar, membres du Comité de Contrôle interne de Coris Bank Baraka, se sont félicités de l'évolution positive de l'offre de finance islamique au Togo.
Rappelons que, basée sur les principes de la Charia, la finance islamique exclut notamment le prêt à intérêt et vise à se démarquer de la finance conventionnelle en mettant en avant des idées d'éthique et de morale islamique, avec un accent sur les notions de responsabilité sociale de l'investissement.
Bien que CBI Baraka soit le premier acteur à offrir ce type de produit au public au Togo, le Togo au niveau institutionnel a déjà mobilisé des ressources à travers des obligations islamiques, les Sukuks. Ainsi, en 2018, le pays faisait d’ailleurs partie du top 10 des plus importants émetteurs de sukuk d’Afrique, selon Moody’s.
Au niveau mondial, la finance islamique représentait un encours de plus de 2 800 milliards $ en 2021, soit un peu plus de 1 % de la finance classique
Ayi Renaud Dossavi
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Il s’annonce en mars prochain à Lomé, la première édition du Salon de l'Emploi en faveur des jeunes diplômés. Placée sous le thème "L'emploi des jeunes diplômés : une responsabilité sociale", la rencontre est organisée par la Fondation Piscare, en collaboration avec l'Université de Lomé et l'Agence Nationale pour l'Emploi (ANPE), les 17 et 18 mars 2023 à Lomé.
L'objectif de ce salon est de mettre en relation les entreprises en quête de compétences et les jeunes diplômés à la recherche d'emploi, indique-t-on. Sont annoncés au menu de cet événement, des ateliers de formations pratiques, des pôles de recrutement et des expositions de compétences. De leur côté, les entreprises pourraient détecter des talents et compétences parmi les demandeurs d’emplois et les motiver à intégrer leurs équipes.
Pour les organisateurs, ce salon de Lomé se veut également être un cadre de réflexion sur les solutions idoines au problème du chômage des jeunes diplômés au Togo. Les débats seront animés par des experts du monde économique et universitaire, afin d'offrir une perspective complète sur les défis actuels et les opportunités à venir.
Dans le pays, la rencontre va s'inscrire dans le sillage des initiatives menées, pour établir des ponts entre l'emploi et la demande.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de l’Enseignement technique et de l’Artisanat et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) ont signé mardi 7 janvier 2023 à Lomé, un accord de partenariat pour valoriser la recherche et l’innovation. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest » (VaRRIWA).
Avec cet accord, les deux ministères mettront désormais à disposition du secteur privé, les résultats de la recherche et de l’innovation.
Selon les termes de la convention, les parties signataires vont conjointement mener des actions de recherche de financement au profit des projets de recherches et d’innovations. Elles vont également identifier et accompagner des jeunes talents des établissements, centres et écoles de formation technique et professionnelle et centres de recherche universitaire afin de transformer leurs résultats de recherches, innovations et inventions en produits marchands.
Ces jeunes chercheurs, innovateurs et inventeurs bénéficieront aussi d’une insertion professionnelle.
L’idée, selon la présidente de la délégation spéciale consulaire de la CCI-Togo, Nathalie Bitho, est de contribuer à la transformation du secteur artisanal et au développement industriel dans le pays. « Si nous ne nous transformons pas, nous aurons du mal à nous développer. Il faut qu’on casse, aujourd’hui, ce cercle vicieux, pour rentrer dans le cercle vertueux, permettant à nos jeunes d’être financés et encouragés à transformer en produits marchands ce qu’ils sont en train de faire dans leurs coins. Ceci va motiver d’autres jeunes à faire plus et davantage », a-t-elle souligné.
Esaïe Edoh
Après l’étape de la région des Savanes et de la Maritime en janvier dernier, le Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT) pour le compte de la région des Plateaux, s’ouvre ce mercredi 8 février dans la ville d’Atakpamé. La rencontre se tiendra sur quatre jours, du 8 au 11 février 2023.
Comme dans les autres régions, cette rencontre initiée par le Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, sera un cadre d'échanges et d'écoute des acteurs agricoles sur la stratégie gouvernementale pour la transformation du secteur. De fait, les échanges seront axés sur le thème "transformation structurelle de l'agriculture togolaise : défis et perspectives".
Ce rendez-vous agricole dans la plus grande région du Togo sera également marqué par une rencontre d'échanges entre le président Faure Gnassingbé et les producteurs de cette région.
En rappel, la région des Plateaux, est la principale zone agricole du pays. Y sont produits le riz, le soja, des fruits, le café, le cacao et le coton.
Esaïe Edoh