Togo First

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Au Togo, le gouvernement prévoit de consacrer 13 milliards FCFA à la sécurité alimentaire 2023, selon la loi de finances. Ces ressources prévisionnelles devraient être destinées à des initiatives visant la production quantitative dans le secteur agricole afin de nourrir la population, sans recours aux importations. Et donc représenter un catalyseur pour l’autosuffisance, la sécurité et la souveraineté alimentaires prônées par les autorités.   

Cette dotation représente 25 % du budget 2023 du ministère de l’agriculture qui s’établit à 52 milliards.

« Nous devons nous nourrir nous-mêmes, vivre de nos activités agricoles, subvenir à nos propres besoins et à ceux de nos familles pour mieux investir dans le développement économique du pays », avait déclaré le Président Faure Gnassingbé à Tsévié, le samedi 28 janvier 2023 à la clôture du Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT).

Ce budget va également permettre à l’Agence nationale de sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) de poursuivre la mise en œuvre de sa politique d’achat et de stockage des céréales.

En rappel, l’exécutif togolais s’est engagé dans la transformation structurelle de l’agriculture et fait du développement de ce secteur, une priorité à travers divers projets et programmes.

Esaïe Edoh

120 stations météos ont été installées dans les 5 régions économiques du Togo au profit des agriculteurs dans le cadre de la phase 2 du projet « Stations Météos Togo », a annoncé le groupe Teolis jeudi 2 février dans un communiqué.

Si à terme, 400 stations météos sont en vue, 120 ont été déployées en 2022 conformément aux prévisions rendues publiques en mai 2020. « Les 120 stations météos sont à ce jour déployées dans les cinq régions du Togo et les équipes doivent finaliser les formations et le réseau de collecte de données dans les semaines à venir », indique le communiqué publié par le groupe.

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Ces « Stations Météos Togo », qui sont des capteurs digitaux d’aide aux agriculteurs, mettront à disposition des producteurs, des données météorologiques. Elles assurent la collecte, toutes les 5 minutes, de la température, l’ensoleillement, la pression, l’humidité de l’air, la direction du vent, sa vitesse, la pluviométrie, la température du sol, son humidité, sa salinité et sa conductivité́.

In fine, le dispositif permettra aux producteurs de booster leurs productions agricoles grâce aux données reçues sur leurs Smartphones et de savoir où, quand et quoi semer.

Pour rappel, « Stations Météos Togo » est l’un des projets prévus dans le programme « AGRITEOLIS » de Teolis, qui intègre plusieurs autres projets numériques et digitaux.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’association “Moi Jeu Tri”, portée par l’entrepreneur Edem d’Almeida, spécialisée dans la valorisation des déchets et l’Agence Française de développement (AFD), s’unissent pour valoriser les déchets solaires et électroniques dans le monde. 

Un accord de subvention d'une durée de 3 ans, à hauteur de 1 125 000 euros, a été signé le mardi 31 janvier 2023 à Lomé entre les deux acteurs, en présence de représentants diplomatiques togolais et des représentants de différentes organisations internationales.

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D’après Edem d’Almeida, Directeur Général de Africa Global Recycling (AGR) et président fondateur de Moi Jeu Tri, cet accord, « marque une étape importante d’un processus commencé il y a près d’un an ». C’était suite au lancement d’un appel à projets de l’AFD dénommé FISONG sur le thème : “L’entrepreneuriat social et inclusif, vecteur de solutions pour la prévention et la gestion des déchets”. 

« Ce processus très sélectif a conduit à la sélection de 02 projets dans le monde dont le nôtre », s’est félicité l’entrepreneur social.

Cette collaboration, indique-t-on, entre en ligne avec les ambitions de Moi Jeu Tri, qui sont notamment de mettre en place une filière de gestion de fin de vie des déchets solaires et électroniques au Togo. Une ambition dont le coût est estimé à 1,3 million d’euros, en vue de structurer les filières de valorisation et de reconditionnement des déchets.

Au Togo, ce nouveau partenariat se positionne parmi les initiatives présentes, pour la gestion durable et rentable des déchets solaires et électroniques.

A terme, les deux acteurs veulent via cette entente, créer 132 emplois et valoriser plus de 1000 tonnes de déchets.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, Société Générale s'ouvre désormais aux Petites et Moyennes entreprises (PME) et aux Très petites entreprises (TPE). L'annonce a été faite cette semaine, sur ses plateformes digitales, où la succursale de Société Générale Bénin. Celle-ci indique accueillir désormais les TMPE, alors qu’elle ne se consacrait jusqu'alors, en tant que banque corporate, qu’aux grandes entreprises, aux instituts financiers et aux ONG.

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Cette ouverture devrait lui ouvrir un plus grand champ d’action au Togo, dans un contexte bancaire dominé par le trio Orabank, Ecobank et Coris bank, banques commerciales qui viennent en tête en termes de taille du bilan, selon les dernières données consultées par Togo first.  

En 2021, ces trois institutions financières représentaient respectivement des actifs de 735 milliards, 558 milliards et 428 milliards FCFA, contre, en comparaison, 72 milliards FCFA pour Société Générale Togo pour la même année.

Ce début d'ouverture aux TMPE pourrait également s’expliquer par le fait que ces dernières constituent au Togo, 99 % des entreprises enregistrées, et génèrent environ 80 % de l’activité économique du pays.

Ayi Renaud Dossavi

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Durant l’année 2023, le gouvernement togolais prévoit d’affecter 21 milliards FCFA à la couverture santé universelle, selon la Loi de finances, exercice 2023. Cette enveloppe prévue est en hausse de 10%, rapportée aux 19 milliards FCFA prévus l’année dernière.

Cette dotation représente 16% des ressources allouées au ministère de la santé, soit 127 milliards FCFA, et devrait contribuer à l’accélération de la mise en œuvre du projet d’Assurance Maladie Universelle (AMU) sur le territoire. Elle est annoncée alors que l’Institut national d’assurance maladie du Togo (INAM) qui se charge de ce projet, s’apprête à lancer un nouveau mécanisme : l’assurance-tontine.

Ce produit cible des couches de la population non-couvertes par les mécanismes d'assurance classiques, dans le secteur informel.

Pour rappel, dans la dynamique de garantir les soins de qualité à toute la population, le Togo et la Banque mondiale ont signé en 2021, un accord de financement de 38,5 milliards FCFA. 

Esaïe Edoh 

La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), obtient une ligne de crédit à double monnaie de 50 millions $ et 50 millions d’euros, octroyée par la Banque africaine de développement (BAD).  Ces ressources sont débloquées par l’institution financière panafricaine, en vue de financer le commerce au sein de l'espace communautaire ouest africain.

La facilité a été approuvée par le Conseil d’administration du Groupe BAD, le 24 janvier 2022 dernier à Abidjan. En prime, un cofinancement supplémentaire de 30 millions de dollars proviendra du Fonds « Africa Growing Together » (AGTF), une facilité parrainée par la Banque populaire de Chine,  a indiqué hier 31 janvier 2023, la BAD dans un communiqué.

Agriculture, infrastructures et Transports 

« La BIDC utilisera cette facilité d’une durée de trois ans et demi pour fournir un financement direct aux entreprises locales. », précise la BAD. « Une part de la facilité sera canalisée vers des banques locales sélectionnées pour l’octroi de prêts à des secteurs clés tels que l’agriculture, les infrastructures et les transports. Les bénéficiaires finaux sont les petites et moyennes entreprises (PME), les coopératives d’entreprises locales et les agriculteurs de l’Afrique de l’ouest. », ajoute-t-on.

Pour rappel, depuis sa base de Lomé, la BIDC est le bras financier de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), couvrant quinze États membres. Ses pays membres sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Le Projet régional d'intervention urgente dans le secteur de l’énergie solaire (RESPITE), initiative appuyée par la banque mondiale et dont le Togo est l’un des bénéficiaires, entre dans sa phase opérationnelle. L'initiative a été lancée mardi 31 janvier 2023, à Freetown (Sierra Leone). Son objectif est d'accroître l'accès à l'électricité aux populations, au Liberia, en Sierra Leone, au Tchad et au Togo.

« Aujourd'hui, nos pays font un pas audacieux dans la bonne direction. RESPITE est le début d'une révolution dans l'approvisionnement et l'accès à l'énergie », a indiqué Julius Maada Bio, Président de la Sierra Leone, qui a présidé la signature officielle des accords de financements, en présence de délégations officielles notamment du Togo, du Liberia, du Tchad, du West Africa Power Pool (WAPP).

La cérémonie de signature officielle a été précédée, le lundi 30 janvier d'une réunion du Comité technique régional et d'une table ronde sur le secteur de l'énergie autour du thème : "Réaliser l'accès universel à l'énergie pour la transformation économique"

Pour rappel, le RESPITE est financé par la Banque mondiale à hauteur de 311 millions $. L'initiative couvrira notamment l'installation et l'exploitation d'environ 106 mégawatts d'énergie solaire photovoltaïque avec des systèmes de stockage et d'énergie par batterie, et l'expansion de 41 mégawatts de capacité hydroélectrique, dans ces quatre pays. Le RESPITE se déploie en convergence avec le projet du WAPP, qui est un programme d'intégration énergétique sous-régionale.

Ayi Renaud Dossavi

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Confronté à la pandémie de Covid-19, le Togo pouvait compter sur ses partenaires pour alimenter à hauteur de 178 milliards FCFA, le Fonds de riposte et de solidarité Covid-19 en 2020.

Ces ressources, selon un document de la Cour des Comptes intitulé « Rapport d’audit du fonds de riposte et de solidarité Covid-19 (FRSC), gestion 2020 » consulté par Togo First, ont été collectées essentiellement auprès des organisations et institutions financières sous-régionales, continentales et internationales.

Ainsi, le Fonds Monétaire International (FMI) a octroyé un prêt de 79 milliards FCFA au Togo alors que la Banque Mondiale gratifiait le pays de 23 milliards FCFA (don) et lui allouait un peu plus de 2, 5 milliards FCFA sous forme de prêt, soit près de 26 milliards FCFA au total.

S’agissant de la Banque Africaine de Développement (BAD), elle a injecté sur la période, plus de 15 milliards FCFA dans la constitution du Fonds de riposte et de solidarité Covid-19 (dont 4 milliards FCFA de don et 11 milliards FCFA de prêt).

La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a aussi contribué avec un crédit de 21 milliards FCFA à la mise en œuvre de la politique de riposte à la pandémie.

Si sur la même période, la Banque Centrale des États de l'Afrique de l’Ouest (BCEAO) avait fait don de 100 millions FCFA au Togo, des contributeurs nationaux (personnalités et entreprises) et l’UEMOA ont mobilisé 3 milliards FCFA en appui aux autorités togolaises. Et sur le même trend, l'Union européenne et l’Agence française de développement (AFD), respectivement avec 10 milliards FCFA et près de 2 milliards FCFA.

Selon la cour des comptes, sur cette cagnotte constituée, 108 milliards FCFA ont été affectés aux dépenses. Précisément, 26 milliards FCFA ont été mis à disposition des ministères et institutions de la république et 82 milliards FCFA investis dans les mesures de résilience, économique et sociale.

En rappel, dès l'annonce du premier cas de COVID-19 au Togo, le gouvernement togolais a lancé le Fonds de Solidarité Covid-19, avec dans le viseur, la mobilisation de 400 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

Après l’annonce en fin de d’année dernière de son éligibilité au Compact, mécanisme de subventions du Millennium Challenge Corporation (MCC), le Togo planche désormais sur un programme à positionner sur la nouvelle opportunité. Le projet a fait l’objet d’un atelier de consultation des parties prenantes, pour sa formulation dans le cadre de subventions qui se concentrent sur les grands projets, sous la houlette du ministère chargé de l'Economie et des Finances, à l'hôtel Sancta Maria à Lomé.

La rencontre, associant différentes parties prenantes et les partenaires, « s’inscrit dans la phase préparatoire de formulation du programme COMPACT et il nous revient d’identifier les principaux obstacles à la croissance de l’économie togolaise pour permettre la conception du programme d’assistance. », a expliqué ainsi Kpobiew Tchasso Akaya, Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, par ailleurs Coordonnateur National du Programme Compact.

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L'annonce de l’éligibilité du pays, s’est faite le 14 Décembre 2022, en marge du sommet des Chefs d’Etat organisé entre les Etats-Unis et l’Afrique. Ceci après que Lomé a validé 14 indicateurs sur 20, sur 4 années successives, dans le classement MCC.

A ce jour, le Togo implémente deux initiatives au compte du programme Threshold , l’autre guichet de financement du MCC, doté d’une enveloppe de 20 milliards FCFA (35 millions $) : un projet sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), et le Projet de réforme foncière pour l’accroissement de la productivité agricole (LRAP), financé à hauteur de 8 millions $ .

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé accueille cette semaine, une rencontre de trois jours (du 31 janvier au 2 février 2023) réunissant des experts de la lutte contre la prolifération des armes à feu dans l’espace CEDEAO. C’est un atelier régional conjoint Cedeao-UNREC (Centre Régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique), pour l'établissement d’une liste nationale de contrôle par les États membres de la CEDEAO, et l'universalité de l’ATT (Arms Trade Treaty, Traité sur le commerce des armes NDLR) en Afrique de l’Ouest. 

Sont ainsi présentes au Togo, des délégations du Bénin, du Sénégal, Mali, Niger, Libéria et Nigéria, notamment.

La rencontre, appuyée par des acteurs comme la GiZ et Halo Trust (une organisation humanitaire non gouvernementale qui protège les vies et restaure les moyens de subsistance des personnes touchées par le conflit), s’est ouverte sous la houlette de Bouraïma Inoussa, Vice-président de la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération, la circulation et le trafic illicites des Armes Légères et de petit calibre (CNLPAL).

« Le présent atelier se penchera principalement sur l’établissement de la liste nationale de contrôle du Traité sur le Commerce des Armes (TCA). », a indiqué Inoussa Bouraïma. « En effet, l’article 5.2 du traité dispose que « chaque Etat-partie institue et tient à jour un régime de contrôle national, notamment une liste de contrôle nationale afin de mettre en œuvre les dispositions du présent traité » », a-t-il explicité.

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Ces trois jours de travaux vont ainsi servir à « réfléchir sur les obstacles, les défis et les goulots d’étranglement qui handicapent le respect du Traité sur le Commerce des Armes dans la sous-région. », a ajouté dans son propos introductif, Dr Jiaming Miao, adjoint au directeur des affaires politiques à l'UNREC.

Le Togo a pour sa part, signé le traité sur la limitation du commerce des armes, depuis le 3 juin 2013 et l’a ratifié le 08 octobre 2015. Depuis, plusieurs rencontres ont été initiées, pour accélérer sa mise en application effective, sous le pilotage de CNCPAL.

Au niveau national, la rencontre sous-régionale intervient alors que le pays veut renforcer la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme, face à des défis sécuritaires dans le Nord, proche du Sahel. 

Ayi Renaud Dossavi

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