Faure Gnassingbé, le Chef d'État togolais, va inaugurer en personne le nouveau marché de Kara ce lundi 24 avril 2023. C'est l'une des trois activités majeures annoncées pour cette journée, par un communiqué de la présidence togolaise en l'honneur du 63ème anniversaire de l'indépendance du Togo. Le président togolais procédera également à la pose de la première pierre des travaux de construction de l'Université de Kara, et à l'inauguration de l'Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD-Elevage) de Barkoissi dans la préfecture de l'Oti.
Dans l'ordre, on aura la pose de la première pierre pour la construction de l'Université de Kara, la deuxième université publique du pays. Ceci devrait ouvrir la voie à l'implantation d'un campus aux normes, après plus de vingt ans dans des locaux provisoires.
La deuxième cérémonie concernera l'inauguration du nouveau marché central de Kara, un ouvrage implanté sur près de six hectares. L'infrastructure dispose de centaines d'étals, de boutiques, de magasins, et de bâtiments à usage administratif. L'ouvrage est une composante du projet d'appui à la reconstruction des marchés et aux commerçants de Kara et de Lomé (PARMCO). Le grand marché d'Adawlato à Lomé, également en construction, ouvrira bientôt ses portes.
Enfin, la dernière cérémonie de la journée sera l'inauguration de l'IFAD-Elevage à Barkoissi, un institut de formation dédié aux métiers de l'élevage. L'IFAD-Elevage forme les jeunes togolais en création, conduite, gestion, et exploitation de fermes agropastorales, en production et transformation des produits laitiers pour le développement de la filière.
Ces activités dans la deuxième ville du pays feront ainsi, suite au Forum des producteurs agricoles (FOPAT) qui s'y est tenu quelques jours auparavant, et qui a donné la parole aux agriculteurs de cette région, notamment à l’occasion d’une rencontre notamment avec le chef d'État togolais.
Au Togo, le président Faure Gnassingbé a lancé les travaux de construction du Centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Kara le jeudi 20 avril 2023. Il a posé la première pierre à Tchitchao, localité de la région qui va abriter cette infrastructure.

La construction de ce centre est l’une des retombées des Fora régionaux des producteurs agricoles du Togo (FoPAT), qui était à sa dernière étape du 17 au 20 avril derniers à Kara. Le CRMA qui va être bâti sur un domaine de 3 hectares, sera doté de matériels et équipements modernes pour faciliter les différentes étapes de la production agricole et augmenter les surfaces exploitables et la productivité.
Ce local disposera également de plusieurs installations dont un parc d’exposition de matériels agricoles, d’un bâtiment administratif, d’un logement pour les techniciens, d’un magasin de stockage de produits finis, d’un magasin de pièces de rechange, et d’une direction technique pour la maintenance et la formation des techniciens
Cette infrastructure va contribuer à accélérer l’opérationnalisation de la modernisation du secteur agricole. Elle sera, de fait, implantée sur l’ensemble du territoire. 5 autres CRMA sont annoncés dans les autres régions.
Initiative issue d’un partenariat public-privé, les CRMA participeront à la mise en œuvre de la politique gouvernementale d’amélioration de la productivité et de promotion de l’entrepreneuriat agricole.
« Nous sommes en train de matérialiser la promesse du chef de l’Etat aux producteurs agricoles. Ce centre de mécanisation répond à la volonté du Président de la République d’augmenter la production agricole dans le cadre du projet d’amélioration des conditions de travail des producteurs et de la productivité agricole », a indiqué le ministre Antoine Lékpa Gbégbéni.
Esaïe Edoh
Le Togo sera confronté à de fortes pluies, et à des risques potentiels d'inondations jusqu'en juin. Depuis mars, des pluies précoces et abondantes ont été enregistrées dans tout le Togo, notamment à Lomé, la capitale. Selon les prévisions hydrométéorologiques pour avril-mai-juin, la situation ne devrait pas s'apaiser de sitôt, a révélé le ministre de la protection civile mercredi 19 avril.
Dans la foulée, le Gal Yark Damehame, ministre en charge de la sécurité au Togo, a mis en garde contre les risques potentiels d'inondations en raison des fortes pluies et des débordements possibles des bassins de rétention naturels et artificiels, ainsi que des cours d'eau et des plans d'eau. Ces intempéries annoncées pourraient causer des dommages matériels et présenter un risque pour les communautés vivant à proximité.
Les récentes pluies abondantes ont déjà entraîné le débordement des bassins de rétention, causant des dommages matériels aux populations environnantes. Pour répondre à la situation, des opérations de pompage et d'assainissement sont en cours dans plusieurs zones, menées par des services techniques coordonnés par l'Agence nationale de la protection civile (ANPC).
« Les principaux acteurs et les populations sont invités à se mobiliser et à faire preuve d'une vigilance extrême. », a alerté le ministre, soulignant notamment l'importance d'une réponse coordonnée pour faire face aux risques liés aux conditions météorologiques actuelles.
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L’union européenne (UE) en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), a conclu le jeudi 20 avril 2023 avec le Togo, un accord de financement du secteur agricole à hauteur 10 millions d’euros, soit plus de 6 milliards FCFA. C’était à la clôture de la 5è et dernière étape des Fora régionaux des producteurs agricoles togolais (FOPAT) à Kara, présidée par le Chef d’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

Cette allocation sera destinée au financement du Projet de renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-SADI) et celui de l’alimentation scolaire intégrée basée sur la production locale dans les écoles primaires publiques du Togo.
Concrètement, ces deux projets permettront de faciliter l’accès aux intrants, aux services de vulgarisation et au marché aux petits producteurs d’une part et d'améliorer l’alimentation des élèves dans 50 écoles primaires dans les régions de la Kara et des Savanes d’autre part.
Cet appui financier, en effet, est en conformité avec l’axe 2 du Document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) 2021-2027 qui prévoit de soutenir le développement des agro-industries durables et la préservation des ressources naturelles.
« L’Equipe Europe est résolument engagée à accompagner le Togo dans ses efforts de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires et au développement des agro-industries durables au Togo », a déclaré Joaquín Tasso Vilallonga, chef de la délégation européenne au Togo lors de la signature de l’accord.
Notons que ce financement est une allocation supplémentaire d’une enveloppe de 114 millions d’euros déjà mise à disposition par la délégation européenne pour soutenir le développement de l’agro-industrie durable au Togo et la protection de l’environnement.
Esaïe Edoh
Au Togo, le contrôle de paiement de la taxe sur les véhicules à moteur a effectivement démarré sur les routes. Cette phase annoncée depuis plusieurs semaines a débuté après la période de prorogation du paiement de cette taxe au 17 avril alors que c’était prévu au 31 mars selon le calendrier fiscal.
Les usagers réticents au paiement sont alors soumis à des pénalités de retard conformément aux dispositions prévues dans le livre des procédures fiscales. Ils devront payer 10% en sus du montant dû, selon la catégorie de leurs véhicules.
“Nous sommes dans le strict respect du calendrier fiscal en vigueur et des textes fiscaux. Tout retard lié au paiement est assorti d’une pénalité de 10% du montant dû, qui évolue progressivement de 1% chaque mois si le contribuable n’a pas régularisé sa situation”, explique Mazamaesso Egbamle, chef de la Section TVM à l’OTR.
Cette taxe est, pour rappel, destinée à l’entretien et à la reconstruction des routes, selon les autorités togolaises qui l’ont instaurée en 2019. Elle devrait être versée par tous les utilisateurs de véhicules à moteur immatriculés au Togo, à l'exception des véhicules affectés au transport de personnes et au transport de marchandises, la perception sur cette catégorie de véhicules ayant été suspendue depuis avril 2022 suite à la flambée de prix de transport, provoquée par la hausse du prix du carburant.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Brasserie du Bénin (BB), une des deux sociétés brassicoles actives sur le territoire, a annoncé l’augmentation des prix de trois de ses produits en format 65 cl, à savoir la Pils, la Lager et la Awooyo, selon un récent communiqué.
Suivant la nouvelle structure des prix communiquée par la compagnie, le casier de Lager sera vendu à 5486 FCFA TTC (prix départ usine), 6034 FCFA TTC (prix de vente TTC grossistes aux détaillants) et 6600 FCFA TTC pour les consommateurs.
La bouteille de Lager sera quant à elle vendue à 550 FCFA TTC.
Pour la Pils, les prix sont fixés à 5205 FCFA TTC le casier (prix départ usine), 5725 FCFA TTC (prix de vente TTC grossistes aux détaillants) et 6600 FCFA TTC pour les consommateurs. La bouteille de Pils sera vendue à 550 FCFA TTC.
Enfin, sur Awooyo, le casier sera vendu à 6213 FCFA TTC (prix départ usine), 6841 FCFA TTC (prix de vente TTC grossistes aux détaillants) et 7200 FCFA TTC pour les consommateurs.
Le prix à la bouteille sera de 600 FCFA TTC.

À l'origine de cette augmentation des prix, qui est entrée en application hier mercredi 19 avril 2023, “une flambée forte et généralisée des prix de matières premières et charges d'exploitation”, selon la compagnie appartenant au groupe Castel. Pour l’heure, les associations de consommateurs n’ont pas encore commenté ce repositionnement tarifaire de la société Brassicole.
Créée en 1964, avec actuellement trois sites de production à Lomé, Kara et à Anfoin (eau minérale), la Brasserie BB Lomé est la première industrie de production de boissons gazeuses et de bières au Togo. Longtemps seule sur ce segment, la société doit, depuis 2020, défendre son marché face à la concurrence de la SNB, nouvelle venue sur le terrain.
Ayi Renaud Dossavi
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L’Italie, candidate à l’organisation de l’Exposition Universelle 2030, est en opération de charme au Togo. Objectif : recueillir son soutien à sa candidature. Le mercredi 19 avril 2023, l’Envoyé Spécial du gouvernement italien, Mario Giro, a eu une entrevue avec le président togolais Faure Gnassingbé, à cet effet.
En lice avec Busan, Odessa et Riyad, la capitale italienne veut s’appuyer sur Lomé pour obtenir l’organisation de cet événement planétaire, en raison du statut de membre du Togo au Bureau international des expositions (BIE), organisme chargé de la supervision des expositions.
L’émissaire italien a, de ce fait, présenté principalement au dirigeant togolais, les contours de cette candidature et les innovations que propose son pays à l’événement. « Nous voulons une exposition universelle différente où chaque pays présente son propre pavillon afin de relever les différents défis de notre temps” a informé Mario Giro.
En rappel, le Togo participe régulièrement aux expositions universelles, pour présenter ses atouts et opportunités d’investissement et vendre également la destination Togo.
Esaïe Edoh
Lancée en 2018 et placée sous la coordination du Projet d'appui aux populations vulnérables (PAPV), l'Agropole de Kara (située à 423 kilomètres au nord de la capitale Lomé) a enregistré des résultats "satisfaisants" en cinq ans, selon la Présidence togolaise. L'initiative de développement agro-industriel revendique notamment la mise en valeur des zones d'aménagement agricoles planifiées (ZAAP), la construction d'infrastructures d'appui modernes et le renforcement des capacités des acteurs à la base.
Résultats jugés satisfaisants
Le Parc, premier projet des dix prévus par le Programme de transformation agroalimentaire du Togo, a vu ses travaux démarrer en décembre 2020, après plusieurs mois de tâtonnements. Sur la période, le parc aura permis, indique-t-on, d'identifier les terres cultivables auprès des collectivités locales, de réaliser des levés topographiques et d'organiser les exploitants agricoles. Dans le détail, 11 100 hectares de ZAAP ont été aménagés en blocs de 100 hectares, subdivisés en 20 parcelles de 5 hectares. Des résultats "tangibles" ont été également atteints en matière de sécurisation des terres. 17 400 hectares, indique-t-on, ont ainsi sécurisés.
Le projet est soutenu par plusieurs partenaires au développement, en particulier la Banque africaine de développement (BAD), selon laquelle on avait atteint "la vitesse de croisière", en novembre dernier, ou encore la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Un agro-parc construit sur 16 hectares
Depuis le lancement des travaux, il a également été enregistré la construction d'un agro-parc sur une zone de 16 hectares, visant à doter la région d'infrastructures socio-économiques de base et d'intrants agricoles. Les acteurs du site pilote ont bénéficié d'un appui en intrants agricoles et en équipements agricoles, ainsi qu'à la formation des acteurs en bonnes pratiques agricoles et en coopération.
Le maïs, le soja et le riz ont connu une augmentation de 120% dans les ZAAP de la région. Pour rappel, les agropoles ont pour but d'améliorer les revenus des producteurs agricoles, de développer le tissu industriel et de services, et d'améliorer la compétitivité à l'exportation de l'économie nationale.
D'un coût total de 35,19 milliards FCFA (5,36 millions d'euros), l'Agropole pilote de Kara est financée à hauteur de 47% par la BAD.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le ministère du Développement à la Base a apporté un soutien financier à 160 jeunes artisans vulnérables des 16 communes de la région du Nord Togo, à Mango. Cette initiative intervient dans le cadre du Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS), dont un volet vise notamment à appuyer la jeunesse de cette partie du pays dans l'accès à des activités génératrices de revenus (AGR).
Cet appui s'est réalisé la semaine dernière, le 13 avril 2023, à la faveur d'une cérémonie sous la houlette de Myriam Dossou, ministre de tutelle, qui s'est rendue sur place pour assister à la cérémonie de remise des kits, en présence également des préfets et maires de la localité.

Hormis le fait d’avoir bénéficié de kits de travail, les récipiendaires vont également recevoir une subvention de 50 000 FCFA, au titre de fonds de roulement, pour leur permettre de lancer leurs propres activités. Cette subvention sera versée sur une période de trois mois, via la plateforme d'appui NOVISSI.
Dans le cadre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), le @Devbase_Tg a procédé à la remise de kits ce 13 avril à 160 jeunes artisans vulnérables issus des 16 communes de la région.
— Myriam Dossou-d'Almeida ?? (@DossouMyriam) April 19, 2023
J’ai tenu personnellement à être présente à cette cérémonie qui ⤵️ pic.twitter.com/2HSoNAjNJL
En appuyant financièrement et matériellement ces artisans vulnérables dans le développement de leurs AGR, il s'agit également pour l'État de contribuer à lutter contre l'extrémisme violent dans cette région, qui a été confrontée à des incursions terroristes par sa frontière nord et à une insécurité croissante depuis plusieurs mois.
« J’ai tenu personnellement à être présente à cette cérémonie qui s’est tenue à Mango en présence des préfets et maires, pour exhorter la jeunesse des Savanes à cultiver la paix, à rester vigilante, travailler et vivre ensemble, tout en leur rappelant leur rôle et leur responsabilité dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent. », a ainsi indiqué la Myriam Dossou.

Lancé début 2022, le Programme d'urgence pour la région des Savanes vise à améliorer les conditions de vie de la population de cette région et à renforcer leur résilience. L'initiative a déjà bénéficié d'un appui à hauteur de 50 milliards FCFA, selon le gouvernement togolais, dans des secteurs tels que l'accès à l'eau potable, à l'électricité, la construction d'infrastructures sanitaires et éducatives ainsi que des pistes rurales.
Ayi Renaud Dossavi
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En marge des assemblées de Printemps de la Banque mondiale et du FMI, le Ministre des Finances togolais, Sani Yaya, s'est entretenu la semaine dernière avec une partie du Top management du groupe de la Banque mondiale impliquée dans la coopération avec le Togo. Notamment avec Sergio Pimenta, Vice-président de l'IFC (Société Financière Internationale), branche de l'institution de Bretton Woods en charge du secteur privé.
Excellents échanges avec S.E. Sani Yaya, Ministre de l'Économie & des Finances du #Togo, sur la stratégie d'@IFC_org pour soutenir les secteurs de l'agriculture, l'énergie, l'industrialisation, les services financiers, l'économie numérique et la mise en œuvre de PPP au ??. pic.twitter.com/sL9AYGhYer
— Sergio Pimenta (@SPimentaIFC) April 14, 2023
Leurs échanges, dans un contexte de renforcement des investissements de l'institution au Togo, ont porté ainsi sur la stratégie de l'IFC au Togo.
Les échanges ont ainsi concerné des secteurs clés tels que l'agriculture, l'énergie, l'industrialisation, les services financiers, l'économie numérique et la mise en œuvre de Partenariats Public-Privé au Togo.
La rencontre fait suite aux récentes actions de l'IFC au Togo cette année, y compris une facilité de 77 millions $ en faveur du groupe Bank of Africa pour soutenir les PME dans dix pays africains, dont le Togo, ainsi qu'un partenariat avec l'Association des grandes entreprises du Togo (AGET) pour accompagner les PME/PMI.
Si les initiatives de l'IFC visent à stimuler la croissance économique du Togo, et à améliorer les perspectives d'emplois dans le pays, notamment en soutenant les petites et moyennes entreprises, en quelques années, le portefeuille de l'IFC au Togo - qui a ouvert en 2014 ses bureaux dans le pays, - a considérablement augmenté, passant d'environ 10 millions $ à plus de 300 millions $ aujourd'hui.
Ayi Renaud Dossavi
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