Au Togo, le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, a échangé mardi 24 janvier 2023 à Kara, avec les directeurs régionaux des services déconcentrés des régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Objectif : faire le point de la mise en œuvre des projets sociaux prioritaires au niveau local.
La rencontre a permis aux acteurs locaux de se prononcer sur la mise en œuvre, l’évaluation et le suivi des projets prioritaires de la feuille de route gouvernementale Togo 2025. Notamment, Faure Gnassingbé et les acteurs locaux ont abordé la stratégie de pilotage ainsi que les facteurs devant concourir à la réussite des projets.

Afin d’accélérer les projets, le dirigeant a annoncé le renforcement des services déconcentrés dans les régions. Il a d’ailleurs indiqué que “le maître-mot demeure l'efficacité et la délivrance de résultats qui ont un impact réel et sensible sur la vie des Togolaises et Togolais, en particulier les plus vulnérables”.
Unte rencontre similaire devrait se tenir également avec d’autres responsables régionaux, impliqués dans la mise en œuvre des projets prioritaires de la feuille de route gouvernementale Togo 2025, a-t-on annoncé.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les réformes engagées sur l’année précédente par le ministère de l'Économie et des Finances en matière de gestion des finances publiques et des réformes au niveau sectoriel, affichent des taux d'exécution physique et financière respectivement de 75% et 68% à fin décembre 2022.
L’information ressort de la dernière revue nationale sur les réformes de l'Etat à fin décembre 2022, une rencontre qui s'est tenue au format virtuel, le 19 janvier dernier, sous la houlette de Kpowbié Tchasso Akaya, Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances, et représentant le Ministre de tutelle.
Notons qu'en termes de pourcentage, la performance de 2022 est sensiblement plus faible qu’en 2021, où le taux d’exécution physique ressortait à 80,02% et celui d’exécution financière à 67,8%, selon les données consultées par Togo First.
Dans le cadre de la rencontre, le représentant du ministre a relevé les progrès du pays et de ses départements, dans la mise en œuvre des réformes. Le fonctionnaire a relevé notamment la récente éligibilité du Togo au programme Compact du Millenium Challenge Corporation (MCC) des Etats-Unis en décembre dernier, une avancée qui est “ [le] fruit d’intenses réformes”, selon la même source.

Des recommandations
Plus globalement, les réformes passées en revue sont de deux ordres, les réformes prioritaires de la feuille de route du gouvernement, et des réformes opérationnelles, au nombre desquelles comptent les réformes de la gestion des finances publiques et les réformes au niveau sectoriel.
Une centaine de participants, membres des différentes départements du gouvernement et ses partenaires, ont pris part aux travaux de restitutions, avec notamment pour recommandation, d’insérer les réformes communautaires UEMOA dans les plans de travail et budget annuel (PTBA 2023) des réformes des ministères, d’opérationnaliser le fonds d’études destiné à la réalisation des études dans la mise en œuvre du programme des investissements publics ; de doter les ministères de lignes budgétaires pour leur permettre de renforcer les capacités des agents ; et renforcer les capacités du Secrétariat Permanent chargé des réformes (SP-PRPF) par la mise en place d’une cellule pour la collecte et l’analyse des informations statistiques sur les réformes.
Les premiers résultats de la phase de sélection du Concours d'innovation, Youth Innov, organisé par le Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l'emploi des jeunes, lancé en fin d’année dernière, ont été dévoilés en début de semaine.
30 projets en ont été présélectionnés pour la phase des Pitchs. Ils couvrent des domaines divers et variés, allant de l'ingénierie, à la santé, en passant par le droit et l’agroalimentaire.
Les 30 projets sélectionnés pour la phase de pitch.
— Semaine de l’Innovation des Jeunes (@innovTg) January 23, 2023
Rendez-vous du 24 au 27 janvier 2023, pour célébrer l'innovation des jeunes.
?Maison des jeunes d’amadahomé
?️ 24 au 27 janvier 2023
? Accès libre et gratuit#innovtg #semainedelinnovationtogolaise #TgTwittos pic.twitter.com/K82XSGpqJF
Ces projets ont été sélectionnés parmi 301 soumissions, soit 10% de sélectionnés pour cette phase de Pitch, apprend-on. Ils seront évalués, tout au long de la semaine, par une communauté scientifique, composée de représentants d'institutions partenaires comme le Faiej, le ministère du développement à la base, et l’Université de Kara.
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Les critères d’évaluation sont notamment, le modèle économique, le caractère innovant de la solution, l’impact, la clarté du plan de financement, et la faisabilité.
La semaine de l'innovation, s’est ouverte ce mardi 24 janvier 2023, et se poursuit jusqu’au vendredi 27, à la Maison des jeunes d’Amadahomé.
Ayi Renaud Dossavi
Les 30 projets retenus pour la phase de Pitch :
La première édition de la Semaine de l’innovation des jeunes (Togo Youth innovation week) a été officiellement lancée mardi 24 janvier à Lomé. L'événement qui se tient jusqu’au vendredi 27 janvier, vise à célébrer l'innovation des jeunes.
Pendant quatre jours, les activités tourneront autour du thème : “l’innovation au cœur d’une économie forte, inclusive et prospère”. Spécialement pour ce premier jour, les participants ont assisté à une Keynote sur « le concept d’innovation, les enjeux et perspectives », animée par Jonas Daou, président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET).
L’initiative fait partie des priorités du gouvernement pour investir davantage dans le capital humain. “ L'objectif étant de demeurer compétitif avec un vivier de talents humains. La quête de cette transformation structurelle du Togo implique de miser sur l'innovation par le biais du savoir, des compétences techniques et l’expérience des acteurs économiques. L'innovation reste un levier de croissance pour notre pays car elle constitue une réponse pour faire face aux changements rapides de la conjoncture économique mondiale ”, a déclaré Rose Kayi Mivedor, Ministre de la promotion de l’investissement.
Des panels, des échanges B to B, des salons…sont au programme de cette première édition avec à la clé, des prix aux trois meilleurs projets du concours 228 Innov. Selon le délégué national de la Semaine de l’innovation des jeunes, Yvon Koudam, les porteurs de projets retenus dans le cadre de ce concours seront accompagnés par les incubateurs de l’État pour réaliser leurs idées d’entreprise et permettre à ceux qui ont des prototypes de disposer d’un produit fini.
En mai 2023, précisément du 16 au 18, Lomé va accueillir la deuxième édition de la conférence avicole panafricaine (CAP), après la première tenue en 2019. Co-organisée par le Centre d’Excellence régional sur les sciences Aviaires (CERSA) et le World Poultry Science Association (WPSA), la rencontre sera placée sous le thème : "Compétitivité et inclusivité de la chaîne de valeurs de la filière avicole en Afrique".
Cet événement réunira plus de 300 acteurs de la filière avicole de plusieurs pays d’Afrique, notamment des spécialistes, des industriels, des formateurs et des chercheurs. Ils vont principalement plancher sur les défis de la production avicole en Afrique et définir les stratégies pour améliorer la compétitivité de cette filière en Afrique notamment les moyens pour accroître l'inclusivité économique dans la chaîne de valeur avicole.
De fait, ils aborderont des thématiques essentielles : environnement et systèmes de productions avicoles ; alimentation, nutrition et métabolisme ; reproduction et incubation ; qualité des produits, transformation et sécurité sanitaire ; économie de la production avicole.
Selon le comité d’organisation, « cette conférence permettra aux professionnels de l'industrie avicole, aux chercheurs et aux acteurs gouvernementaux de partager leurs connaissances et leurs expériences pour renforcer la compétitivité et l'inclusivité de la filière avicole ».
Pour précision, le CERSA est un centre d’excellence basé à l’Université de Lomé. Ces activités visant à contribuer à la sécurité alimentaire à travers la filière avicole sont financées par la Banque mondiale.
Esaïe Edoh
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Lomé, la capitale togolaise, va accueillir la prochaine conférence des chefs d’Etats du Conseil de l’Entente, une organisation qui réunit cinq pays de la sous-région, à savoir le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, et le Niger. L'information est confirmée par Marcel Amon-Tanoh, le Secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, après une audience avec le Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, qui est par ailleurs Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement du Conseil de l’Entente.
Lors de cette audience qui s’est tenue vendredi 20 janvier dernier, le Secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente a présenté le rapport annuel de ses activités depuis son élection à la tête de cet organe administratif permanent et opérationnel de l’espace Conseil de l’Entente.
« J’ai fait au Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement du Conseil de l’Entente, le point après un an d’activités. Nous avons parlé des réformes, ainsi que des décisions que les chefs d’État du Conseil auront à prendre lors de la prochaine Conférence des chefs d’État qui aura lieu à Lomé », a indiqué le Secrétaire exécutif, au sortir de son audience.
Créé en 1959, le Conseil de l’Entente reste la première institution sous-régionale ouest-africaine. L’entité a notamment pour but de consolider la paix et la stabilité dans les États membres, ainsi que la promotion de l’intégration économique, politique, culturelle et le bien-être des populations.
Au Togo, la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, a lancé le lundi 23 janvier 2023, les travaux d’aménagement et de réhabilitation de la route nationale RN14 : Sokodé-Tchamba-Kambolé-Frontière Bénin. Ce fut précisément à Birini-Doubouidè, dans la préfecture de Tchaoudjo (340 km au nord de Lomé). Cette cérémonie a été organisée, trois mois après la signature d’un mémorandum d’entente entre le Togo et la UK Export Finance (UKEF), agence de crédit à l'exportation du Royaume-Uni, qui s’est engagée à apporter une garantie de 50 milliards FCFA pour notamment accélérer la realization de ce projet routier.

D’un coût global de 68 milliards FCFA, les travaux seront réalisés par le constructeur britannique Hitech Construction Africa Limited, sous le contrôle et la surveillance du groupement de bureaux African Ways/Mys Idee.
Long de 86 km, ce tronçon, devrait après sa réhabilitation, permettre une réduction du temps de parcours et du coût du transport, avec accès facile aux centres médicaux, aux établissements administratifs et scolaires et aux marches. « Cette route permet à notre pays de jouer son rôle dans les échanges entre les pays de la CEDEAO et particulièrement, entre le Bénin et le Togo », de l’avis de Zouréhatou Kassah-Traoré, ministre des travaux publics.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement envisage d'institutionnaliser le programme national de volontariat, lancé il y a plus d’une décennie. En effet, selon Myriam Dossou d'Almeida, ministre chargée du développement, qui a la tutelle du programme, des réflexions sont en cours pour amplifier le volontariat et étendre sa portée auprès du jeune public.
« Nous envisageons d’institutionnaliser ce programme. », a-t-elle notamment indiqué lors d’une récente sortie publique, tout en se félicitant d’une initiative qui « a tenu toutes ses promesses ».
Retrouvez @DossouMyriam Ministre du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, à partir de 20h45 sur la TVT ainsi que sur radio Lomé et radio Kara, dans RDv avec le @GouvTg Retransmission disponible sur les différents réseaux. pic.twitter.com/Z7SLZASAOp
— Devbase Togo (@Devbase_Tg) January 22, 2023
« Le volontariat ne remplace pas l’emploi ou n’a pas pour vocation d’être un emploi durable. C’est un engagement sur une durée déterminée à apporter sa contribution au développement de son pays et le pays vous le rend bien. Il vous donne des valeurs, vous inculque des savoirs et vous aide à vous repositionner dans votre environnement socio-économique », rappelle la ministre.
Le mécanisme a en effet pour but de renforcer la citoyenneté auprès des jeunes togolais, tout en leur donnant une première expérience professionnelle, et l'opportunité de déployer leurs talents dans un premier domaine. Il se décline de fait en plusieurs programmes (Volontariat de compétence, engagement citoyen, senior, international), et se déploie en collaboration avec plus de 600 structures sur le territoire. Le programme inspire d’autres pays, qui accueillent les volontaires.
L'initiative lancée en 2011, était pilotée initialement par le PROVONAT (Programme national du volontariat), qui deviendra ensuite Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT). Depuis sa mise en branle, le programme revendique avoir enrôlé plus de 50 000 personnes, dont plus de 50% de femmes.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) veulent définir de nouvelles bases pour leur coopération. A l’initiative du Ministère togolais de la Planification du Développement et de la Coopération, les deux parties ont discuté le jeudi 19 janvier 2023 du prochain cycle de programme 2024 -2026.
A cette rencontre, il était question pour les acteurs impliqués, d’accélérer le processus d’élaboration du nouveau programme pays qui sera axé sur les principaux problèmes auxquels les enfants sont confrontés au Togo. De fait, il s’agira de s'appuyer sur une analyse des enseignements tirés du programme pays 2019-2023.
L’élaboration de ce nouveau cadre de coopération prendra également en compte les axes prioritaires du Cadre de Coopération du Développement Durable des Nations Unies 2023-2026 et de la Feuille de Route Gouvernementale 2020-2025.
« Notre vision commune est de nous assurer que chaque enfant bénéficie de ses droits et qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte. Tant que des enfants souffriront de privations et n’auront pas accès à l’éducation, à la santé, aux infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement, à la protection contre les violences, les exploitations et abus ainsi qu’à la protection sociale, notre tâche commune restera inachevée », a déclaré la Représentante-Résidente de l’UNICEF au Togo, Aissata Ba Sidibé.
Selon les deux parties, la projection sur 2024-2026, intervient alors que le programme de coopération 2019-2023 est dans sa dernière année de mise en œuvre.
Esaïe Edoh
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Le Togo affiche la meilleure performance en matière de progression de l’inclusion financière au sein de l’espace UEMOA (Union économique et monétaire de pays d'Afrique d'Ouest, qui rassemble sept Etats francophones d'Afrique de l'Ouest et la Guinée-Bissau. En effet, selon les données rendues publiques en Conseil des ministres le 18 janvier dernier, par Mazamesso Assih, ministre togolaise chargée de l’Inclusion financière, le taux d’inclusion financière est passé de 82,72% à 85,72% sur l’année en 2021, en hausse de 3 points de pourcentage. Dans l’espace communautaire, ceci positionne le Togo notamment devant son voisin, le Bénin (85,52%), et le géant de l’Uemoa, la Côte d’Ivoire (82,2%).
A côté de cette performance, on relève également que d’après les données de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), Lomé affiche le meilleur taux de bancarisation élargi (qui tient compte des activités de banque et de microfinance) de la sous-région, avec un taux de 84,18%, en progression annuelle de 4,14 points de pourcentage, comparé aux 80% de l'année précédente.
Pour ce qui est de la bancarisation stricte cependant, le taux est passé de 26,95% en 2020 à 30,09% en 2021. Sur ce segment, le Togo vient juste derrière le Bénin (34,73%), et devant la Côte d’Ivoire (26,11%).
Au pays de Faure Gnassingbé, cette performance générale est portée notamment par la “stratégie nationale d'inclusion financière”, un plan adopté en 2021, et qui vient étayer des ambitions marquées déjà depuis 2014, par la mise en place du Fonds national de la finance inclusive (FNFI).
Ce fonds a, depuis sa création, octroyé aux couches défavorisées, des paquets de microcrédits à hauteur de 106 milliards FCFA à fin décembre 2022, avec un taux de remboursement global de près de 94,45%, selon la ministre en charge de l’inclusion financière au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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